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Psychanalyse et animaux.

Le Chant du cavalier bleu , Olivier Dejours, Scharapan, Sandre, Fontenay, 17/11/14, cité de la musique

24 Octobre 2014, 04:16am

Publié par Jo Benchetrit

Comme Michele Scharapan est une superbe pianiste néanmoins engagée dans cette lutte si difficile et si fondamentale qui nous réunit, celle contre la  trop "normale" barbarie anti-animaux ,

Alors que Franz Marc est un sublime peintre des animaux vus comme sujets de leurs affects et non objets "bô" à mater,

Puisque le texte est de Mme Elisabeth de Fontenay, auteur philosophique du travail incomparable et tresor pour nous tous, "Le silence des betes", et de bien d'autres textes,

Tandis que Didier Sandre est ce comedien plein de  charme (sisisi!) qui allie la classe à la pertinence d'un jeu sensible et sobre,

  Ceux qui peuvent aller voir écouter cette creation

devraient le faire, le 20 nov.2014 à 20h.

Amphithéâtre de la Cité de la musique. 

Je l'avoue, je ne connais pas  Olivier Dejours. Ce sera donc pour moi une découverte.

Le Chant du cavalier bleu
Mélodrame
Création à la Cité de la musique, Paris
Lundi 17 novembre 2014 à 20h00
Didier Sandre, récitant
Michèle Scharapan, piano
Musique : Olivier Dejours
Texte : Elisabeth de Fontenay
Amphithéâtre de la Cité de la musique
http://www.citedelamusique.fr/francais/activite/concert/14411-le-chant-du-cavalier-bleu-
Elisabeth de Fontenay et Olivier Dejours se sont attachés à renouveler le mélodrame, genre lyrique qui entend mêler ou faire alterner les voix du texte et celles de la musique.
A partir des Lettres du front que le peintre allemand Franz Marc fit parvenir à sa femme entre 1914 et 1916, avant de tomber devant Verdun, ils ont mis en scène le contraste saisissant entre ce peintre qui fonda le Blaue Reiter avec Kandinsky et ce soldat, étrangement proche du Chevalier de Dürer et du Cornette Christoph Rilke en un chant "de l'amour et de la mort" à l'écoute de la terrible modernité européenne.
Mettre en présence la voix parlée et celle des instruments, est sans doute non seulement un paradoxe, mais aussi un scandale. Ce n'est pas sans danger que la voix du récitant peut s'opposer ou s'unir au piano. Ce cavalier bleu marchant à la frontière de deux mondes, de deux langues, entre la vie et la mort, semble nous annoncer des temps nouveaux dont les mystères ne nous réjouissent pas toujours. Franz Marc disait : "Je vois clairement la nouvelle musique, tout le nouveau contrepoint dans le ciel étoilé...", mais il disait aussi : "Dur est le temps où nous vivons. Dures sont nos idées. Tout doit devenir plus dur encore."

Franz Marc, a peint essentiellement des animaux..
Voici une phrase extraite du texte du " Chant du cavalier bleu "..
Franz Marc disait:" Je n 'ai jamais eu le désir de peindre les animaux tels que je les vois mais plutôt tels qu'ils sont, tels qu' eux mêmes regardent le monde et regardent leur être.
Il m' est impossible de peindre des êtres humains"

Participe
Le chant du cavalier bleu / Création à la Cité de la musique

http://www.citedelamusique.fr/francais/activite/concert/14411-le-chant-du-cavalier-bleu-

Définition du mouvement :


Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu), est un groupe d'artistes fondé à Munich, en 1911, qui marqua une étape importante dans l'évolution de l'expressionnisme. Ce mouvement, reposant sur la revue du même nom, créée par Gabriele Münter, Franz Marc et Wassily Kandinsky, sera rejoint par Auguste Macke, des peintres russes comme Alexeï von Jawlensky (ou Natalia Gontcharova et Kazimir Malevitch), des français avec notamment Robert Delaunay et également certains membres de Die Brücke par la suite.

Comme le groupe Die Brücke, Der Blaue Reiter rejetait les conventions académiques et la recherche d'une expression réaliste. En général, la nouvelle esthétique proposée avait pour base le besoin impérieux d'échapper à un conformisme social désespérant dont Marc parlera en ces termes : " L'homme vit toujours parmi les tombes et, selon la dignité qu'il met à se mouvoir parmi elles, on peut augurer de son comportement futur. " On reproche à la peinture de manquer d'âme et l'on conjure l'artiste de renoncer aux fallacieuses promesses d'une civilisation uniquement préoccupée de technique et volontiers satisfaite d'une paresse spirituelle qui lui interdit toute noblesse de pensée, toute hauteur de vues artistiques. Quant aux règles esthétiques, elles ne sont pas encore exactement formulées ; elles attestent quelque valeur dès qu'elles échappent aux formules, conventionnelles du passé et que l'artiste tire son inspiration de son être intérieur. Héritier du mouvement symboliste, Der blaue reiter célébrait la force de l'instinct et revendiquait l'expression de ce que le catalogue de leur exposition décrivit comme leur " nécessité intérieure ".

Ce groupe s'intéressa particulièrement aux affinités entre la peinture et la musique (le compositeur Arnold Schoenberg participa aux expositions du groupe) ainsi qu'aux rapports avec le théâtre. Dans ce domaine et bien après sa dissolution au début de la Première Guerre mondiale, il eut une influence certaine sur le Bauhaus, où Kandinsky et Klee enseignèrent par la suite.

Extrait de " Peinture Moderne"
modifié par Stéphen Moysan

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