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Psychanalyse et animaux.

AIR BUS A320: suicidé tueur. Culpabilité d'un systeme qui ne protege pas assez.

26 Mars 2015, 14:42pm

Publié par Jo Benchetrit

Un garçon qui courait beaucoup. Pour fuir quoi?

Un garçon qui courait beaucoup. Pour fuir quoi?

Il y a de quoi être effondré de savoir que les problèmes psychiques ne sont pas assez pris en compte en partie à cause du secret médical. Pourtant on sait que les antidépresseurs ne sont pas anodins, et, comme là, peuvent jouer un rôle désinhibiteur propice aux passages à l'acte. A cela peut s'ajouter que ce jeune homme fragile, peut être en passe de devenir psychotique, n'avait pas à obtenir le droit d'être pilote. il y a suffisamment de boulots pour les fragiles; je connais d'ailleurs peu de gens ayant un moral suffisamment d'acier...mais justement, on ne doit pas être pilote si on est inapte à l’être. Un quelconque doute sur le plan psychologique devrait être un élément déterminant pour refuser l' accès aux commandes et même au cockpit.

Quand j’entends que la solution est d'y faire pénétrer un membre de l’équipage pour qu'il n'y ait jamais un mec seul dedans ça ne me rassure pas.

Une solution est d’être hyper selectif, et que les médecins envoient des infos aux employeurs quand il y a charge d'âmes.

Un pipi room dans le cockpit, comme dans les 727, une reconnaissance par l'iris et l'empreinte, pour ouvrir la porte, des solutions très logiques et simples.

Mais que se passe t il dans la tête d'un candidat au suicide-meurtre?

Le besoin de se faire mourir en tuant est sans doute la plus grande marque de narcissisme qu'on puisse avoir.

Vouloir se fondre dans le grand tout, tel est le kamikaze, aliéné dans son envie de retour au sein de sa mère. Dans ce cas, l'Autre est fait des autres, un endroit où se lover, pas fait de subjectivités qui n'en ont rien à foutre de sa problématique. Ou alors, il est fait d’êtres qui n'ont pas le droit d'etre heureux s'il est, lui, le sujet suicidaire, un pauvre petit Calimero.
Le suicide est déjà souvent un assassinat civilisé car retourné contre soi. A defaut de tuer celui qui vous a blessé.
Mais là, il s'agit de tuer en se suicidant et ça, c’est une mort assez particulière;

C'est un orgasme fantasmé qui ferait dire à Lacan: il y a du rapport sexuel dès qu'il y a de l'inceste. donc pas d'interdit. car, en effet, vouloir embarquer dans la mort l'Autre , c’est vouloir commettre l'inceste, le retour au paradis perdu.

Ce "tous ensemble" amoureux ne doit pas nous faire excuser les grands pervers qui mettent en acte ce désir-là.
D’ailleurs, les barbares kamikazes en savent quelque chose, parlant de coït après la mort. Baise promise, en tout cas, chez les islamistes "martyrs"(de qui? Sinon deux-mêmes?).

Bien entendu, au fond, on préfèrerait que ce soit un terroriste. Comme ça, on ne serait pas dans l’énigme angoissante d'un crime individuel.
Il faut savoir que ce genre de meurtre suicidaire sans autre mobile que son ego et ses bobos, ce ne serait pas une 1°.

Les suicides en plein vol de pilotes dont on se demande comment on ne les a pas detectés avant. extrait d'un art. de Metro:

► 1999 : "J'ai pris ma décision maintenant"...

En octobre 1999, le vol 990 de la compagnie Egyptair s'écrase dans l'océan Atlantique avec 217 personnes à bord. L’analyse des boîtes noires montrera que le pilote a provoqué l'accident et a déclaré peu avant le crash : "J'ai pris ma décision maintenant. Je remets ma foi dans les mains de Dieu".

► 1997 : le pilote criblé de dettes
Autre crash délibérément provoqué par le pilote : celui du vol Silkair 185 reliant Jakarta à Singapour. Le 19 décembre 1997, l’appareil, un Boeing 737, s'écrase en Indonésie, faisant 104 morts. Après des semaines d’enquête, et malgré des boîtes noires inutiles – elles ont été débranchées peu avant le piqué de l’avion –, les experts concluent à un suicide. Motif invoqué par le bureau américain : le pilote avait d’importantes dettes. Une explication contestée, toutefois, par le bureau d'enquête indonésien.

1994 : le pilote fait piquer l'avion dans l’Atlas
Le 21 août 1994, un avion ATR-42 de la Royal Air Maroc s’écrase dans les montagnes de l’Atlas, peu de temps après avoir décollé d’Agadir, faisant 44 morts. L’enquête conclura, ici aussi, à un suicide du pilote : celui-ci aurait en effet volontairement déconnecté le pilotage automatique et repris les commandes pour s’écraser sur le sol.

À LIRE AUSSI
>> Ce que l’on sait du copilote, Andreas Lubitz
>> Crash de l'A320 : comment le copilote a-t-il pu s'enfermer dans le cockpit ?

► 2014 : une des hypothèses de la disparition du MH370

L’an dernier, quelques semaines après la disparition du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, qui s’est très probablement écrasé en mer de Chine méridionale avec 239 personnes à bord, la thèse du suicide du pilote avait été citée parmi d’autres pour tenter de percer le mystère qui entoure toujours, un an après, la disparition de l’appareil.

Geoffrey Bonnefoy

metronews.fr

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honorius 03/04/2015 17:32

dans quel monde on vit !!! c'est hallucinant !!! gros bisous du vieux sorcier

Jo benchetrit 03/04/2015 17:43

oui, jai sur FB des "amies" hôtesses et qui disent que c'est la roulette russe tant il y a de barges.
Tjrs contente de te lire, je t'espere en bonne forme; bises, Jo