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Psychanalyse et animaux.

Gérard Depardieu, grandeur nature: Par forcément sublime, pourtant sublime

22 Mai 2015, 15:02pm

Publié par Jo Benchetrit

Guillaume photographie son pere, pas encore enorme...car Guillaume etait encore vivant.

Guillaume photographie son pere, pas encore enorme...car Guillaume etait encore vivant.

J'ai vu le 21/5/15 sur la 5 un film du photographe Richard Melloul, un sacré docu: "Gérard Depardieu, grandeur nature".

Depardieu comme jamais. Bravo pour ces 53mn de méandres à l’intérieur (ou pas) de Gérard D. qui donne sa mesure à l'expression "monstre sacré".

Présenté à Cannes 2015. Vous l'avez en replay un peu partout au moins cette semaine.
J'ai pour ma part été scotchée par ce docu.

Je rajoute: tout ce que cet homme blessé dit sur la mort et les morts est incroyable de folie (ou pas) raisonnée (pas si sûr)...Vraiment court pour accéder à la vérité de quelqu'un, ce docu en apprend plus que bien des blablas sur l'univers déroutant et obscur, mais aussi lumineux, comme du Rembrandt, de G.Depardieu .
Plus qu'une mise à nu comme pourrait nous l'indiquer le plan final...un voyage à l’intérieur d’une subjectivité qui reste malgré tout énigmatique. Sa subjectivité, certes, comme aussi la nôtre.

Qui donc nous échappe.

En tout cas, des photos de Guillaume et Gerard en costards noirs...Extraordinaires.
Le regard de Guillaume ...Quel regard magnifique et puissant en echo à celui de son père presque plus doux..Quelle violence! dit à son sujet Gérard Depardieu.
Mais aussi...Quelle classe, leur classe...oui, tout cela est bouleversant.
Comment ne rien avoir pu percevoir d'autre qu'un désir de réhabilitation dans cette oeuvre-là comme le fait un journaliste de Telerama?

On touche à l'être. Et l'être, le réel, c'est là où ça séduit, fascine, mais aussi où ça fait mal, où ça vous tue.
On se souvient:"Tu me tues, tu me fais du bien" M.Duras, in Hiroshima mon amour.
Souffrance, jouissance, 2 faces de la médaille.
Mais en regardant ce docu, j'ai été hantée par ce savoir par ailleurs: Gérard Depardieu n'est pas sensible à la souffrance animale, c'est un aficionado qui a aussi tué des animaux et ce n'est pas pour cette facette de cet homme que je suis épatée par ce film. Sait-on jamais si c'est le sujet ou le film qui vous touche, ou encore la musique de la voix, mais aussi la musique du film ?

Ce n'est pas le boucher qui pourrait attirer la vegan par sens éthique que je suis mais le "dentelier"... l'homme tout en finesse et insights car le monstre boucher est aussi une âme subtile qui n'a pas peur de montrer son grain, pas peur de dire que son fils comme Pialat, dans leurs cercueils, étaient vivants.

Ceux qui s'enferment dans un discours convenu, eux, n’accéderont jamais à leur vérité cachée...

L'association libre de la psychanalyse, c'est vers ça que ça ouvre.

Comme quoi, je n'en aurai jamais fini de m’épater devant la multiplicité des personnalités de chacun.

Il n'y a aucune gloire à tirer du fait d'aimer la viande! la gloire, c'est de se priver de ce qu'on aime par sens moral; Et là, on est loin.
malgré ceci qu'il a dit chez Drucker:
« J’aime la viande…Evidemment un petit cochon c’est très attachant, si vous l’élevez vous-même, on peut pas… Mais j’aime la viande, j’aime le partage, d’ailleurs j’aime tous les métiers de bouche… »

Messieurs les mangeurs de victimes animales: on peut aimer le partage sans partager un corps assassiné après avoir été torturé par des élevages, tous abominables même les bios, etc etc..

Depardieu, cest ça aussi. Vivre avec des morts, quoi!

Depardieu, cest ça aussi. Vivre avec des morts, quoi!

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