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Psychanalyse et animaux.

Finkielkraut au Tribunal des flagrants delires d'ONPC. Ruquier et ses procureurs.

4 Octobre 2015, 07:48am

Publié par Jo Benchetrit

ONPC, la fievre du tribunal du samedi soir.

ONPC, la fievre du tribunal du samedi soir.

Je zappe hier soir (3/10/15) au lieu d’éteindre la télé. Et là, je vois Finkielkraut. Sauf quand il a déliré sur José Thomas, le torero qui l'a "rapté" au sens du ravissement de Lol V Stein de Duras, mais promis, il n'ira plus aux corridas(en fait il n'a rien promis à ma connaissance, c'est pas son genre, mais il a dit qu'il pense qu'il y retournera pas... je pense qu'il n'y ira plus), donc sauf cet accident subjectif où le corps a pris la place de la pensée, et l'a mise en echec, je trouve toujours intéressant ce que dit ce mec. Il a peut être aussi un côté vieille France qui, même si ce n'est pas sans le charme suranné des livres que le temps a rendu couleur sépia, m'etonne un peu; Par exemple, il trouve qu'on le tutoie trop facilement. Il a pu en parler il y a quelques années. quelle affaire!


Oui je digresse sans degraisser, c'est mal. Mais la realité des gens est complexe et faite de tas de petites choses, de ce qu'on dit petits riens. Un puzzle qui montre que nul n'est tout un.

C'est comme certains tableaux du peintre Lazar. Vous ne verrez jamais la même chose selon l'heure et la lumière.

Sinon, à ONPC, On N'est Pas Con. on sait detecter le "méchant raciste fourbe qui se cache sous de belles phrases."..et On N'est Pas Coupable de provoquer des bashings sur la Toile avide.


Bon j'y viens, hier soir, Yann Moix et la petite dame qui monte sur son grand cheval sans beaucoup de raison, Lea Salamé, aidé par un certain politologue Guenolé, guettaient en essayant de le provoquer avec leur habituelle delectation de chasseurs tapis dans l'ombre, le moindre dérapage de Finkie.

Faut dire que , pas de chance, la fois d'avant, le passage de Morano avait agité le monde des medias, puis politique, car elle avait cité De Gaulle disant que la France était de race blanche.

De Gaulle etait reac, pas etonnant. Mais bon, c'est pas faux non plus. Le Congo est plus noir que la France pour le moment et plus dans certains lieux. C'est ni mal ni bien. C'est juste que dans une photo, l'appareil n'est pas coupable de ce qui est photographié.

Ce qui est faux est de confondre arabes et "race" noire. De Gaulle se gourait bien sur ce point car c’était son argument pour se défaire de l’Algérie, et je peux vous dire que le racisme anti-noirs sévit aussi chez les algeriens, car la connerie est universelle comme le racisme qui en est une des expressions les plus evidentes. De Gaulle n'avait pas prevu que des algeriens viendraient en France, après leur indépendance . donc que les melanges allaient faire de la France un pays un peu plus doré au soleil.

bien sûr, le probleme est non seulement de métaboliser une population nouvelle, mais une culture visiblement de plus en plus différente. C'est l'assimilation à l'envers qui se donne à voir, écrasant les autres arabo-musulmans parfaitement français..
plus ça va, plus on croise des voiles et moins on voit que c'est encore minoritaire.

===

Les procureurs Moix et Salamé ont donné le la du niveau d'absence de reflexion requis pour participer à cette emission.

les inquisiteurs du courageux Giordano Bruno avaient le pouvoir de tuer. Heureusement ce n'est pas le cas du tribunal de samedi soir et du Net pas toujours net.

Le coeur voulait que l'on soit le centre du monde, à l'epoque de Bruno et aussi de Galilée, plus prudent face à la saloperie humaine qui écoute trop ses emotions et pas son intelligence. Donc émettre la these de son excentricité topique etait dangereux et il en est mort.
Bruno se battait contre ceux qui "pensaient" avec leur coeur. Les élans du cœur sont parfois très bons. Mais le coeur ne peut etre suffisant pour attester d'une pensée.
celui qui a fait bcp de mal, c'est Hessel et son "Indignez vous". car s'indigner sans penser, ça mene au lynchage, comme on peut dire ici, ou pire au carnage car le printemps arabe a debouché aussi sur des massacres; Penser, c'est deduire, c'est donc la logique, et ça mène à prevoir; Quand on entendait allah akbar contre les dictateurs, on pouvait prevoir la suite.

"L'enfer est pavé de bonnes intentions." Pensez y.
ça ne signifie en rien qu'il faille oublier ses bonnes intentions, mais avant de parler, il faut se livrer à un petit exercice: se méfier de ne pas etre pire que ce qu'on croit utile de denoncer.

Pauvre France, indignée sans jamais rien comprendre de ce qui est dit quand on pense. Et non quand on attend l'autre avec le filet à papillon du racisme prêt à etre degainé.
C'est l'effet que Moix me fait. Salamé n'en est pas loin.

J'ai noté qu'au final, Fink s'en est bien sorti. Il a dû faire de l'equilibrisme pour passer à travers ces obstacles. sans tomber dans les pièges. Et Samuel Benchetrit, assez nuancé, a peut etre contribué à calmer le jeu.

Je sais, aujourd'hui, c'est la tempête sur le 06 qui passionne tout un chacun. Moi aussi, mais à part dire et redire qu'il faut arrêter tout elevage si on veut ralentir le rechauffement climatique, que les animaux sont les plus grandes victimes de nos folies, car dans les catastrophes, cest eux les plus nombreux à mourir, mais que ces phénomènes tuent aussi des hommes, et ce, de plus en plus...Donc Go vegan ou crevons.

Bon, laissons causer Jaccard. C'est bon et reposant pour moi:

Et pour conclure, je pique une jolie citation dans un de ses commentaires :

Octobre 2015 à 20h34

Parseval dit

Relisant le Journal de Matthieu Galey, 30 décembre 1980 :
« A Paris, où je suis rentré deux jours. Alain Finkielkraut vient déjeuner. J’attendais un intello en blouson râpé, poil hirsute et barbe de trois jours, c’est un bon élève de Sciences po qui arrive, chemise bleue, pull jaune, pantalon marron et veste de sport grise, de bonne qualité. L’œil est bleu, rieur, les cheveux mi-longs, le visage long, avec des traits fins corsés par une mâchoire forte et une bouche dessinée, large, gourmande, de garçon qui ne dédaigne pas les joies de ce monde.

L’intellectuel pas desséché. Du reste, par miracle ce Saint-Cloudien, ancien élève de Barthes aux Hautes Études, n’est pas licencié de philosophie. Juste, si l’on peut dire, agrégé de lettres. Ex-mao, ex-gauchiste, encore un peu rocardien, il n’a jamais été en carte nulle part, et se démarque un peu de tout le monde dans ses opinions sémito-réformistes, qui heurtent la gauche parce que trop « sionistes » et la droite, parce que trop favorables néanmoins à la gauche… Il vit tout de même dans un monde conventionnel où l’univers est borné par le Monde, l’Obs, Libé et — éventuellement — l’Express. Mais là encore ce Cancer se sent brimé par Jean Daniel, Revel, Todd et même July, comme si ses exigences d’absolu étaient une conduite d’échec — un rien talmudiques car, pour rejoindre la judaïté perdue, il se plonge dans le Talmud, livre où, dit-il, « le touche ce mélange de la plus haute spéculation avec le matériel le plus quotidien ». Pas croyant — quel juif l’est vraiment ? — ni pratiquant, il respecte cependant toujours Roshashana et Yom Kippour, passées entre papa qui a fait les camps, et maman, émigrée (de Pologne ?) après guerre. Croyant, du reste, comment l’eût-il été ? Son père, après l’expérience nazie, a perdu toute foi en Dieu.

Lui, dans sa quête, est un passéiste modéré, très pessimiste sur l’avenir d’Israël qui risque d’être détruit un jour par une guerre civile entre juifs, à laquelle ils ne résisteront pas.

Aime Kundera — et Philip Roth, qu’il va aller voir à Londres, prochainement.

Trente et un ans, toutes ses dents, mais dans son sourire quelque chose d’espiègle qui fait passer l’ambition. L’intelligence est encore incertaine d’elle-même, prête à s’étonner, à brûler, à se surprendre ? Sa jeunesse n’est pas dominée, heureusement. Et le monde qui sera à ses pieds, sans qu’il en ait la tête enflée, c’est une variété intéressante. A suivre. »

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