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Psychanalyse et animaux.

On vit une époque formidable? Non, ridicule. Et abominable.

11 Décembre 2015, 11:04am

Publié par Jo Benchetrit

il est loin le temps où le Grand Guignol etait pour de rire.A present, il est permanent et pour de vrai.

il est loin le temps où le Grand Guignol etait pour de rire.A present, il est permanent et pour de vrai.

Jai reçu une newsletter d'Europe Israel avec qui je ne suis pas toujours d'accord, mais c'est une autre histoire. Celle de ce matin m'a assez effarée. Et je me suis dit: on vit une epoque ridicule. Je vais en egrainer ici quelques titres.

A priori, l'homme a peur de la mort et a du mal à se savoir mortel. Au Cabaret Le Néant à Paris, au début du siècle dernier, il y avait des spectacles où la mort, les assassinats, étaient à la fois érotisés et ridiculisés. On jouait avec la peur pour la dominer, un peu comme les films d'horreur par la suite. C’était, disons, une sublimation, une mise à distance de la pulsion de mort tout en jouant à la satisfaire, tout en en riant: c'est la fonction du jeu.
 

Il y a peu ce sont les messes noires qui attiraient les jeunes Gothiques habillés tout en noir.

Ils se contentaient de déconner, de danser sur les tombes, mais, parfois aussi, assassinaient des animaux, en particulier des chats noirs.

 

C’était déjà un faux jeu, une satisfaction sadique et, ça va de soi, de bêtise crasse.

En France profonde, il y a une tradition qui va dans ce sens: des chouettes et des chauve-souris ont payé un lourd tribu à la superstition et à la cruauté banale.

Des profanations racistes de tombe ont attiré aussi des jeunes dégradant des cimetières.


Hélas, avec les guerres, cette pulsion de mort revient dans le réel et se satisfait de vrai sang.
La secte EI séduit des jeunes. Leur nombre a doublé en 1 an! C'est énorme et si ça continuait, ce serait les prémisses  de la fin du monde, enfin, d'un monde.


Le morbide, la mort peuvent donc exercer un pouvoir attractif sur des esprits faibles, en vrai, ou sur des esprits plus élaborés, dans le domaine de l'art, de la poésie avec des gens comme Poe, Baudelaire, du cinéma (Hitchcock). De faux artistes (car ils ne subliment pas et tuent pour de vrai) comme les actionnistes autrichiens, et à leur suite un certain nombre d’opportunistes comme le richissime anglais Damien Hirst, s'enrichissent sans se fatiguer, dans le simple fait de présenter des êtres morts, tués de manière souvent cruelle pour les servir, des animaux.

Pour Reiser aux yeux clairs d'enfant  émerveillé , l’époque post 68 arde  était formidable. Pourquoi? Parce qu'à Charlie, la vedette  n’était pas la mort, mais la vie. Le heros était un pauvre gars , ni beau, ni donjuanesque, pas un superman, un simple quidam qui avait des désirs que l'époque lui permettait de satisfaire après une longue période de pudibonderie oppressante.

Cette simplicité était doublée d'intelligence, celle qui montre qu'on a tous les pouvoirs dans son imagination mais  que dans le réel, on a juste l'amour, le corps, pour prendre son pied de maniere MORALE. Le tabou de la violence envers tous, y compris les animaux, remplaçait le tabou du sexe.
Oui, c'est vrai, c'etait formidable.
Mais ce fut éphémère car les forces de l'ombre, les gens qui ne riaient pas, guettaient. Et ce sont ces gens de CHARLIE HEBDO qui ont été les 1° cibles DES DESINTEGRÉS DU BULBE, DITS INTEGRISTES en France. La liberté d'aimer, de penser, de rire irritait les défenseurs de la violence, du viol, de la haine.

 

A présent, le ridicule ne fait rire que ceux qui ont le cœur bien accroché.
En réalité, la mort nous sépare à jamais de ceux qu'on aime.

Mais des allumés croient avoir vaincu la mort et croient que ce n'est qu'un court passage d'une vie médiocre vers un au delà éternellement jouissif. Alors, réaliser le rêve du grand reich musulman dit Kalifat, devient le but des désœuvrés haineux et paranos qui y voient l'occasion de s'en mettre plein les poches, d'avoir des esclaves, de s'amuser un max en debridant ses pulsions, en massacrant, violant, en disant des âneries... et en se donnant de l'importance.

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