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Psychanalyse et animaux.

Je ne suis pas homophobe, mais...que penser du 13h15 du 22 mai 2016, parlant des enfants pour homos?

22 Mai 2016, 14:04pm

Publié par Jo Benchetrit

Je ne suis pas homophobe, mais...que penser du  13h15 du 22 mai 2016, parlant des enfants pour homos?

Combien de fois suis je irritée d'entendre: je ne suis pas raciste, mais...


Et pourtant, il faut laisser parler pour pouvoir analyser. Chacun de nous n'est il pas divisé, clivé? Notre société est devenue anti-psychanalyse, entre autres grâce à des résistants comme Onfray que l'inconscient effraie. Son tort? il a aidé à fermer l'inconscient des gens qui n'osait pas l'ouvrir à ce sujet, hem, sujet du desir, ben oui.

ça nous entraine à faire comme si on pouvait etre soit le mechant, soit le gentil, sans voir que la verité ne peut que se midire, que tout est compliqué malgré que notre société joue à simplifier de maniere assez effrayante, et que chacun de nous peut etre à la fois raciste involontairement et sciemment anti-raciste.

Homophobe, c'est pas bien, mais l'inverse est bien. Surtout si ça l'homophobie se traduit par des propos et des actes blessants, voire pire.

Force est de constater que la complexité fait que chacun se positionne comme il le peut face à certains problemes. AInsi, un homo ne l'est pas par choix mais parce que pour lui, c'est comme ça, il n'a pas de desir pour l'autre sexe, pour l'autre, n'aime donc pas ce qui lui rappelle la différence. en principe c'est la différence des sexes. Et parfois, les homos en couple se ressemblent. Attention! des heteros aussi, ça arrive qu'on les croit frère et soeur...

Mais l'homo croit à cette différence qui l'éloigne de l'autre sexe comme s'il existait vraiment en soi, tout entier dans son genre... Un homo "pur", pas bisexuel au sens de pouvoir desirer un peu au moins l'autre sexe, un homo donc croit en la difference des sexes dont, pourtant, il a une certaine horreur.

Je ne veux pour preuve que ce que j'ai vu qui a reveillé un certain malaise en moi, malaise dont je ne suis pas fiere, je l'avoue. Car, consciemment, je suis pour que chacun fasse comme il le veut s'il ne nuit pas à un tiers. Or le sujet des postulants à être parents homos par la GPA dont traitait ce docu m'a semblé un peu dur à approuver du point de vue, disons, de ma névrose.
Bon, je vous en parle pour chercher à savoir pourquoi.
qq hypotheses : une femme est utilisée comme porteuse, je dis bien utilisée même si ces jeunes gens l'ont intégrée à leur famille.
MAis...tout de même, ça revient à dire qu'une femme peut être remplacée un jour par ce qu'elle est du coup...une couveuse.

Et si c'est une femme lesbienne qui portera son propre enfant, on utilisera le sperme d'un mec comme s'il n'etait que ça, reductible à ça. Ben voilà, ça ne me plait guère, cette reification des sujets avec la bénédiction de la science.

bon, j'avoue utiliser la science quand je prends des medicaments, donc, je n'ai qu'à me taire car si sans la science certains gays n'auraient pas d'enfants, sans elle, pas mal de monde serait mort. Dans les 2 cas, la nature est bafouée.

Alors? ALors que reste t il de ma reticence si je ne peux evoquer la nature inviolable?
pourquoi ces 2 garçons heureux de pouponner m'ont mis mal à l'aise, enfin, un peu car jai pleuré avec eux à certains moments?

je ne sais pas bien. Mais ces enfants qui ne diront jamais maman, peut etre que c'est ça aussi qui me gene.
Des hommes veulent faire un enfant sans mère, des femmes des sans père. Rassurez vous, ça n'est pas du tout un probleme pour les enfants, notez le bien, car lls joueront parfaitement ces rôles maternel et paternel aussi, et ce comme les heteros le font!

Je ne cherche pas l'intérêt des enfants, notez le bien, du fait que je ne suis pas plus inquiète pour eux, et peut être moins, que pour ceux de tout autre couple... Moins inquiète parce qu'ils idéalisent tellement le rôle de parents qu'on peut jurer qu'ils feront de leur mieux. Ceux du docu sont de vraiment bons parents si tant est qu'on puisse l'être.
Je crois avoir trouvé ce qui m'enerve:
J'ai juste le sentiment que si on choisit d'assumer son homosexualité,il n'est pas utile de vouloir etre tout. Personne n'est tout, et tout choix signifie une perte de ce qui n'est pas choisi.
Et pourtant, les homos nont pas le choix, c'est même moi qui vous l'ai dit. En effet. Mais ils avaient le choix de continuer la comedie. Une fois choisi d'être au grand jour, pourquoi faut il devenir des bobonnes comme tout le monde?

Mais d'abord, cest quoi, un homo? Cest quelqu'un pour qui la différence des sexes crée une situation incontournable: une femme est une femme et un homme, un homme. Oubliant, en créant cette muraille, et vous le noterez, tout comme l'homophobe, que nous sommes un peu des 2 à proportion variable.

La femme, ne l'utilise pas pour être banal.
Quoi, c'est réac?
N vous inquietez pas. Je défendrai les homos pour qu'ils aient des enfants comme ils ont trouvé mon appui pour leur mariage. Neanmoins, je comprends que l'on soit mal à l'aise de cette recherche effrénée de normalité, qui mene à celle de la parentalité.

Pourtant les homos le sont aussi,mal à l'aise, puisque certains recherchent des mères porteuses qui restent dans leur vie comme dans le docu en question ou encore ceux ci:

Bon, alors, qu'est ce qui me gêne? Peut-etre le manque de creativité. Chacun ne veut qu'être comme tout le monde. C'est plan plan comme ambition et un chouia ridicule, y compris chez les heteros!

Mea culpa.

Fin de confession. Que dit le curé?

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