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Psychanalyse et animaux.

Les hommes ne savent pas qu'ils sont autistes avec les animaux.

29 Juin 2005, 22:00pm

Publié par jo benchetrit

Vous avez dit humain ? Comme c’est étrange !

 

"Dans le monde, de tous les malheurs attachés à l'homme, la bêtise est le plus grand." Sophocle (in Antigone)

 

 

 

Jamais plus que sur le sujet de son rapport aux autres animaux, l’homme ne démontre la fragilité de la pensée devant les forces considérables de l’illusion.

Jamais plus peut-être que dans les graves états pathologiques où dissociation, clivage et hallucinations imposent au sujet de ne voir du réel que celui qu’il se construit.

Dans son  rapport aux animaux, c'est avec une étrange complaisance et une mauvaise fois sans borne qu'il le reconstruit avec les briques du symbolique et le ciment du l’imaginaire.

 

The wall ! Comment parler autrement de l’incroyable distance qu’il y a entre « l’intolérable cruauté » avec laquelle l’homme traite les autres animaux et la représentation édulcorée qu’il a de ce qu’il leur impose ?

 

Mais il a du mal à vouloir savoir. Au contraire, la fuite lui paraît la solution. Et on le comprend. Jugez en plutôt : de son espèce, il a une image telle qu’il a fait de son nom la plus belle des vertus, celle qui réunit à elle seule toutes les autres, à savoir la compatissante et généreuse… « Humanité ». 

 

Or, pour qui sait se débarrasser des lunettes déformantes de l’auto-agrément, il en est tout autrement. Il n’est que de regarder ce qui se passe, tout simplement, dans le réel. Bien-sûr pas le réel de nos hallucinations.

 

 Bien-sûr, pas dans ce mirage qui fait d’un mensonge quelque chose de tangible pour le sujet qui en est victime, et qu’on appelle la mythomanie. Mais simplement dans le réel de ses actes.

 

La façon dont les hommes parlent d’eux-mêmes s’apparente à la façon dont les croyants intégristes parlent de Dieu. Il est interdit de la mettre en doute sous peine de mort ! C’est une sorte de croyance religieuse qui les place en position de s’aimer si fort qu’on entre dans l’idolâtrie.

 

Cette religion de l’homme s’est trouvé un nom, l’humanisme. Elle consacre le clivage entre ce que fait l’homme, et donc ce qu’il est, et l’image qu’il a de lui.

 

Ce hiatus est tel que le simple acte de le dire peut valoir les foudres de l’enfer. Pourtant, il est temps d'abandonner l'équation délirante suivante : « Je suis un être humain, donc admirable".

 

 

 

Que ce soit à l’abri des regards ou dans la lumière, pour qui a conscience de ce qui se passe vraiment dans notre réalité, les hommes, dans leurs discours, apparaissent amputés d’une partie indispensable d’eux-mêmes et du réel concret par un manque patent de lucidité. Rêvent-ils, délirent-ils ? Font-ils simplement semblant d’être ignorants ? C’est évident. Il y a là un point aveugle, et ce point est énorme. En étendue comme en intensité. Ce n'est plus un point, c'est un épais brouillard.

 

Car ne pas tenir compte de tout ce qui n’est pas son espèce qui représente son moi, c’est faire preuve d’une volonté considérable de ne rien voir ou d’un narcissisme grave.

 

 

 

 

 

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Tristes chiens de Roumanie. adoptez en un; parainez en un; épongez la souffrance.

29 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

On me demande des trucs marrants et bien, autant vous prévenir, je n'en ai pas encore. Désolée. plaignez vous auprès des 6 milliards d'humains trop contents d'apporter tistesse et désolation sur Terre. Mais ça viendra. Patience!

La fourrière de Vulcan : ces chiens enfermés dans une pièce sombre à l’odeur pestilentielle attendaient leur mise à mort

 

 

  Parrainez un chien du refuge
  Situation des animaux errants en Roumanie
  Présentation de Pro Animals
  Lois roumaines
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  Ecrire aux autorités roumaines
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  Lettre d’info

Les stérilisations, essentielles pour lutter contre la surpopulation

La fourrière de Lupeni, ou tout du moins les quelques planches et grillages qui servaient de fourrière...

  Deux pensionnaires du refuge

Des chiots abandonnés dans un carton

Les dernières nouvelles de Roumanie (lettre d’info)

Sommaire -
-  Gestion de la population des chiens errants : signature de 4 nouveaux contrats municipaux de stérilisation-relâche
-  Des nouvelles de la ville de Tg-Jiu et des chiens du refuge
-  Fermeture des fourrières des villes de Vulcan, Lupeni et Petrosani

Gestion de la population des chiens errants : signature de 4 nouveaux contrats municipaux de stérilisation-relâche

Depuis sa création, Pro Animals se bat pour que les autorités roumaines mettent fin à leur politique cruelle d’élimination des chiens errants et encouragent la mise en œuvre de programmes locaux de stérilisation-relâche. Bien que les autorités nationales refusent toujours de promouvoir cette solution, Pro Animals a réussi à convaincre plusieurs maires que seule la stérilisation de masse permet de diminuer durablement la population canine.

Pro Animals, en collaboration avec la fondation FPCC, a ainsi signé depuis le début de l’année 5 contrats de stérilisation-relâche avec les municipalités de Tg-Carbunesti, Ticleni, Rovinari, Motru, et Bumbesti-Jiu. Ces contrats sont signés sur une durée de 10 ans, et prévoient un suivi de la population canine puisque la clinique mobile de la fondation FPCC se rend une ou deux fois par an dans chaque municipalité pour stériliser les nouveaux chiens errants (il y a malheureusement régulièrement abandons). Parallèlement, Pro Animals se déplace régulièrement dans ces municipalités pour contrôler l’évolution de la situation et poursuivre son action d’information et de sensibilisation de la population.

Les médias locaux et régionaux ont largement relayé et appuyé l’action de Pro Animals qui fait un énorme travail d’information et de sensibilisation auprès des maires et de la population. La réalisation de ces programmes de stérilisation-relâche est une grande satisfaction.

Des nouvelles de la ville de Tg-Jiu et des chiens du refuge

Les tueries continuent - A ce jour, la municipalité de Tg-Jiu (où est située Pro Animals) refuse toujours la présence de chiens errants, et continue de faire capturer et tuer des dizaines de chiens et de chiots chaque jour dans des conditions très violentes et par ailleurs illégales.

Cependant, suite au succès des programmes de stérilisation-relâche mis en place dans les municipalités voisines, Pro Animals a engagé de nouvelles négociations avec le maire de Tg-Jiu pour qu’un programme similaire soit mis en place dans la ville. Ce maire est très anti chiens, mais nous conservons l’espoir qu’il comprendra que la stérilisation est la seule solution humaine et efficace pour contrôler la population des chiens errants.

Aidez les chiens du refuge - Parallèlement à l’organisation de programmes de stérilisation-relâche et à ses actions d’information et de sensibilisation, Pro Animals gère le refuge municipal de Tg-Jiu, seul havre de paix pour les chiens. L’association sauve régulièrement des chiens errants, et prend également en charge les chiens et les chiots abandonnés aux portes du refuge.

Pro Animals a grandement besoin de soutien financier pour nourrir et prendre soin de tous ces chiens. Pour seulement 10 Euros par mois, vous pouvez parrainer un chien du refuge. N’hésitez pas à visiter notre site Internet ou celui de Pro Animals pour découvrir quelques uns des chiens sauvés par l’association.

Pro Animals cherche en permanence de bonnes familles d’adoption pour les chiens, mais les abandons sont malheureusement plus nombreux que les adoptions. Conformément à sa politique « Stérilisation, Adoption », tous les chiens donnés à l’adoption sont stérilisés (et vermifugés).

Projet de construction du nouveau refuge - Comme nous vous l’annoncions il y a quelques mois, Pro Animals va devoir quitter le refuge municipal sur décision de la municipalité. L’association a pu acquérir un terrain et a trouvé un architecte qui a accepté de prendre en charge le projet gratuitement. Les démarches administratives sont malheureusement très lourdes en Roumanie et les choses bougent lentement. Pro Animals attend actuellement d’obtenir les divers permis et autorisations nécessaires pour pouvoir poursuivre son projet et, espérons-le, commencer la construction.

Fermeture des fourrières des villes de Vulcan, Lupeni et Petrosani

Les fourrières roumaines sont malheureusement réputées pour être d’épouvantables mouroirs où les chiens sont entassés sans eau ni nourriture, contraints de vivre dans leurs excréments, avant d’être mis à mort par des moyens illégaux et souvent très cruels.

La fourrière de la ville de Vulcan a tristement fait parler d’elle récemment, suite à la découverte, par deux associations de protection animale, des conditions de vie abominables des chiens de cette fourrière.

Les démarches effectuées par ces associations auprès des autorités locales n’ayant rien donné, Pro Animals s’est rendue sur place accompagnée d’un responsable des services vétérinaires locaux. Suite aux constats effectués, et à la demande de Pro Animals, les services vétérinaires ont ordonné la fermeture pure et simple de la fourrière, et la remise en liberté des 72 chiens qui étaient enfermés.

Les mêmes mesures ont par ailleurs été prises pour les fourrières de Lupeni et de Petrosani.

L’action de Pro Animals peut être à nouveau saluée, car grâce à elle l’enfermement inhumain de tous ces chiens a cessé.

S’il vous plait, aidez Pro Animals, seule association de protection animale du comté de Gorj, à poursuivre son action. Les chiens de Roumanie ont besoin de vous !

Solidairement,

L’équipe de l’AFSPA

NB : cette lettre

 

 

 

 

 

 

 

 

AFSPA

 

Présidente, Sophie Olivier

 

Trésorière et Vice-Présidente, Annie Ortavant

 

Secrétaire, Odette Chauve

 

 

Siège Social
11 rue Saint Louis
87 100 LIMOGES
Tel : 05 87 70 09 75

 

Bureau en Grèce

 

Ioanni Foka 123

 

11146 Athènes
Site Internet :
http://afspa.free.fr/

 

Email : assfspa@yahoo.fr

 

 

Coordonnées postales :
La Poste
Centre Financier de Limoges
87900 Limoges Chèques
Numéro de compte : 06030 43 H 027
Code Etablissement : 20 041
Guichet : 01 006
Clef RIP : 69
Code BIC : PSSTFRPPLIM
Identifiant International de Compte :
FR 78 2004 1010 0606 0304 3H02 769

 

 

 

PRO ANIMALS

 

Site Internet : http://www.proanimals.ro/

 

 

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A canoniser comme Jean-Paul II? Les protecteurs des animaux ont une forme de sainteté:la défense des plus bafoués et des plus méprisés du monde depuis l'homme.

27 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

Grandeur et désespérance de la défense des  animaux.

 

Si vous souhaitez vous faire des amis, être populaire, alors, évitez cet engagement. Ici, il faut, comme pour un analyste, selon Lacan : être un saint ! On vous y jette des pierres mais vous devez garder votre calme. Vous défendre est considéré comme une grave atteinte à l'integrité du non protecteur, ou plutôt  du protetceur de lui-même.

 Préparez-vous à un chemin solitaire, car vos semblables en allergie à la barbarie sont si rares que vous aurez peu de possibilités de les rencontrer dans votre quotidienneté. Et, loin de demander à vous canoniser comme Jean Paul II, la foule penserait plutôt à vous diaboliser comme "traître" haîssant votre genre humain, si bon, si aimable! Dans le genre des "infortunes de la vertu", on ne fait guère mieux!

Ici, la formule "2 poids, 2 mesures," s'applique PARFAITEMENT. Ainsi, la moindre incartade est punie démesurément. Les exemples ne manquent pas plus que les injustices dont sont victimes les animaux en question.

Un exemple : les amendes pleuvent pour les donneurs de miettes aux pigeons affamés de nos villes. Les délateurs nostalgiques du bon vieux temps de la collaboration ont trouvé ça comme exutoire. Et le bobo devient facilement bobeauf.

Un autre: un cerf poursuivi par une meute et des chasseurs à courre, épuisé par une longue course avec les tristes cons aux trousses s'était réfugié, souffrant du stress qu'on imagine, dans un village. Blessé, cherchant de l'aide auprès des humains dont des enfants. A coups de pierres, ses poursuivants tenaces l'acculèrent contre un mur et là, l'un d'eux lui tordit les bois pour lui faire baisser la tête jusqu'au sol, pendant qu'un autre lui enfonça une dague dans le cou. Mais le cerf n'était pas encore mort. Il restait debout, ensanglanté et pleurant. Alors les hommes voulurent encore lui enfoncer un poignard mais un des passants écoeuré, jeta une bûche pour le faire fuir.  Mais les assaillants dirent que c'était une tentative d'homicide ! Verdict : 3 mois avec sursis, 1300 euros d'amende, 5 ans de mise à l'épreuve.

Les hommes qui ont participé à ce massacre et qui ont fini par égorger le cerf, eux, non pas été inquiété pour "cruauté envers les animaux". De plus, ils n'avaient pas le droit de le poursuivre dans le village mais il n'y eut, comme d'habitude en pareil cas, très fréquent d'ailleurs, pas de sanction pour eux.

Si vous avez envie de sensations fortes, et si le vide vous plaît, si vous trouvez fade le saut à l'élastique, alors faites de la défense : la cruauté des hommes et le vide de leur pensée au sujet des bêtes et donc au sujet d'eux-mêmes est si abyssal que vous seriez pris d'un vertige vraiment  terrifiant.

Ça vous permettra de vous défoncer à l'adrénaline. Mais, si ce travail ne manque pas de provoquer des décharges de ce neurotransmetteur, c'est peu souvent dans la liesse ! Ce qu'on y découvre dépasse absolument, je vous l'assure, tout ce que votre imagination et celle de Sade réunies pourraient concevoir.

 Encore que, sait-on jamais ? Ce fut quand même imaginé par des hommes, ces choses innommables qui restent dans ma tête comme des images traumatiques dont je ne puis me débarrasser. En particulier celle-ci, qui montre des fermiers australiens aux prises avec des moutons élevés pour la laine.

Vous décrire la scène est très douloureux mais je m'y lance, avec ou sans élastique : ils les prennent avec la violence des brutes qu'ils sont, les basculent sur le dos, les mettent dans une sorte de construction métallique, attachent les membres, seule la tête est pendante dans le vide et le ventre est sous le nez des barbares.

L'homme en premier plan dans le reportage attrape la chair   du "sien" à pleine mains, mais il n'y va pas franchement : il prend tout doucement et coupe  la chair comme les paysans le font d'une miche de pain, doucement, par tranches.

Hallucinés, vous voyez le couteau encore et encore, le sang qui bientît jaillit en bouillon, sur la laine blanche, tout doucement recommencer sur le même mouton. Celui-ci va-t-il enfin s'évanouir ? Ses yeux cherchent le salut, la pitié qui ne viendra pas plus qu'un évanouiisment salutaire. Hélas, il peut encore bouger, bien que de plus en plus faiblement la tête. Et le couteau recommence, encore.

C'est horrible. La bête ne peut se débattre : seule sa tête êut bouger, car il est ligotté fermement.

La souffrance extrême l'empêche de hurler. La bête humaine n'en reste pas là. Elle recommence, encore, avec délectation. L'homme continue à faire des tranches de chair, lentement, encore, sans aucune expression. C'est son boulot. ce qu'oj appelle en Australie le "mueseling".

Le monstre decerebré impitoyable ne fait qu'obéir aux ordres tout en parlant au centaines d'autres "travailleurs" de la chair et en rigolant.

Il s'est fait sa main sur des milliers d'autres. La souffrance du mouton? trop drôle! Vous faites de la sensiblerie dirait-il. Hi!hi!hi!

NON, en fait, IL S'EST FAIT "L'ÊTRE", PAS SEULEMENT LA MAIN CAR  C'EST AINSI QU'ON DEVIENT BARBARE Comme C'EST "EN FORGEANT QU'ON DEVIENT FORGERON".

Ne plus porter de laine. Hurler son désespoir. Des idées folles viennent : Et pourquoi Dieu n'existe-t- pas qu'on puisse le traîner dans la boue de permettre ça ? Je n'ai pu voir jusqu'à la fin. A la 6 ° fois, j'ai dû arrêter. Lâcheté humaine. Je retournerai peut-être sur le site car il faut savoir ce qui se passe, c'est un devoir.

Peut-être pas. C'est trop dur ! La laine pas plus que la fourrure n'est donc respectable. En fait, tout ce qui a un origine animale est produit dans des conditions en principe sans éthique. C'est ça, la défense: des infos défilent, peu ragoûtantes.

Bienheureux les pauvres d'esprit qui vivent sans savoir sur quelle planète. Le royaume de la Terre leur est ouvert. Ils mourront vieux, non stressés, gavés de foie de malheur ou d'autres monstruosités, mais la conscience en paix.

Le visiteur courant de la vie n'a rien donné, rien appris, tout pris. Mort, il ne sera pas plus inutile que vif.

Mais il sera bien plus content de sa vie que les défenseurs qui se sont défoncés. Sauf que j'ai envie de dire avec Camus:" Il faut imaginer Sisyphe heureux."

 

 

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Barbarie= premier des droits de l'homme?la déclaration des droits de l'aficionado: ce n'est pas un gag!

25 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

 

NO COMMENT.

 

Sur UN SUJET AUSSI TRISTE que la corrida, ON  A PEU L'OCCASION 

de rire. J'ai trouvé ça sur un site pro-corrida.

C'est moi qui surligne et qui renvoie à des notes par ça:*

===========================

 

DÉCLARATION DES DROITS DE L'AFICION

" Entre le pays d'Arles et le Pays Basque, entre garrigue et Méditerranée, entre Pyrénées et Gascogne, en Provence, Languedoc, Catalogne, Gascogne, Aquitaine, Landes et Pays Basque, existe une tradition taurine qui se manifeste par l'organisation de corridas à l'occasion des fêtes locales ou votives, ainsi que par des activités culturelles* tout au long de l'année, dans ces mêmes régions et un peu partout en France.

Cette civilisation est à la fois le produit et le reflet d'une sensibilité, d'un art de vivre et d'une culture riche, patrimoine commun hérité du passé dans les régions de l'Europe du Sud où la tauromachie constitue le noyau des fêtes et joue un rôle majeur dans le tissu social, le secteur économique et la protection d'un écosystème unique, dans lequel l'homme préserve le taureau en respectant son intégrité*.

Depuis les débuts de notre Histoire, la tauromachie a toujours inspiré les écrivains et les artistes qui ont perçu son sens caché : à l'image de la tragédie antique, la tauromachie sublime les passions humaines en reproduisant le spectacle de la vie,* dans un raccourci codifié dont le déroulement en champ clos interdit toute fuite**. À ce titre, sa dimension philosophique, voire spirituelle est indéniable, et la corrida, dont la modernité est évidente car elle symbolise l'irruption du réel dans des sociétés cédant au vertige du virtuel, doit être considérée comme un art possédant ses propres valeurs esthétiques. ***

L'Europe qui se construit ne sera fidèle à sa vocation que dans le respect de sa diversité. Et parce que nous refusons l'uniformité des modes de vie qui aurait pour effet de faire disparaître les cultures minoritaires, nous affirmons que la tauromachie doit garder sa place là où elle continue d'être une culture populaire et vivante, en raison de l'exemplarité des valeurs de solidarité, courage, et générosité qu'elle véhicule, ainsi que de son exigence esthétique qui tend à faire régner la sérénité et la grâce dans l'affrontement entre l'homme et le taureau.

Etant entendu qu' il ne saurait être question d'exporter la corrida hors des régions où elle possède ses racines historiques et profondes, nous revendiquons le droit de perpétuer la tauromachie dans le respect de la légalité et de la jurisprudence existante. Nous affirmons qu'il ne convient plus d'insulter dans leur sensibilité les peuples qui, se reconnaissant en elle, méritent le respect****, et nous appelons à la reconnaissance explicite du fait culturel taurin par l'Etat français."

===================================

* là, on rigolerait si on n'avait pas en tête de quoi il s'agit!

**Tu l'as dit, mon salaud!

***moi c'est le vertige devant le maniérisme de ces pervers qui me prend plutôt! T'auras beau causer, mon con, tu ne seras jamais qu'un petit pourri, rien de plus.

 

**** parce qu'un mec qui s'amuse de la souffrance d'autrui, ça a une sensibilité? On m'aurait donc menti?

Ce tecte inélarable se trouve sur un site: corrida.net

vous pouvez écrire à son auteur: andre.viard@corridas.net

Chaque mot ou presque mérite d'être surligné et suivie d'un méga SIC.

Je croyais que la pub pour les assassinats était interdite. Et vous?

??????????????????????????????????????????????????????

Lettre-type à envoyer aux mairies de Fenouillet - Saint
Sever - Tarascon

 


Je vous propose d'envoyer la lettre-type ci-dessous aux adresses mails
suivantes:

f.julia@mairie-fenouillet.fr
cabinet-maire@mairiesaintsever.9tel.com
courrier@mairie-tarascon13.fr
tourisme@tarascon.org
accueil@feriafenouillet.com
i.albo@a-la-une.fr
stagiaire@feriafenouillet.com
billetterie@feriafenouillet.com

Cette lettre-type regroupe trois mails.

Merci de bien vouloir faire un copier-collé dans un nouveau message et de
l'envoyer aux 8 adresses mails indiquées ci-dessus,
sans oublier de joindre les 2 photos SVP.  Il faut que ces inconscients
voient la souffrance qu'ils générent !!!

Début du texte à copier / coller:
  Objet: votre commune fait honte à la France

  Bonjour,

   Enseignante et chercheur en culture française aux Pays-Bas,je travaille à
l'analyse des textes pro-corrida. Les auteurs ont recours au procédé
d'inversion des valeurs dans une systématique ahurissante qui serait comique
si elle ne servait pas de caution à un sadisme intolérable pour des gens
sains d'esprit. Le taureau, un « fauve assoiffé de sang » désire sa mort
glorieuse dans l'arène et adore son bourreau, la pénétration de sa chair par
les lances à crochets est un acte érotique, les tauromachiques sont des
sauveurs de l'humanité,des démocrates. Les taureaux élevés pour la torture
et dans les sévices (nous avons les preuves), pleurent la mort de tonton
l'éleveur et prient pour qu'il aille au paradis! Enfin à l'acte de supplice
sur herbivore, est conférée une dimension métaphysique, le matador et ses
commentateurs hagiographes, voient seuls "l'essence des choses" (Marmande,
Durand, Casas, Lacouture, Zocato).
  Hier soir l'ignoble séance a commencé.Demain 24 herbivores seront torturés
à mort. Ce soir, dans la peur et la souffrance ils seront préparés à la
séance finale.
  HONTE A VOUS. Vous véhiculez l'obscurantisme de ceux qui s'enrichissent
sur le mensonge et le sadisme lâche car encore impuni. Pas pour longtemps.

  Connaissez-vous l'étendue des protestations en Europe du Nord contre cette
infâmie?  Voir
www.stieren.net
  A votre service pour infos aux Pays-Bas.

  Salutations consternées
  Michèle Breut


 Monsieur le Maire

Permettez moi d'être vraiment attristée à l'idée que vous organisiez des
corridas dans votre ville..Comment l'homme du 21ème siècle peut il faire la
fête autour de la torture d'un animal? cela me parait d'une barbarie
insoutenable.. Je pensais que la France était un pays civilisé.. ce genre de
spectacles me montre que je me trompe..
Espérant qu'un jour un homme tel que vous pour qui des citoyens votent ,
puisse prendre conscience du respect de la vie...que j'ai cour à enseigner à
mes élèves.. je vous prie de croire, Monsieur le maire, à mes sentiments
attristés.     Françoise Gérardin - Bordeaux.
Bonjour,

Comme des milliers de défenseurs des animaux,  je viens d'apprendre que
vous organisiez des corridas dans vos communes respectives.

Vous n'avez donc pas conscience des souffrances que ces "réjouissances"
barbares imposent aux taureaux,  mais je peux vous dire que ces tortures
sont indignes d'une population dite "civilisée", et si vos élus n'ont pas
trouvé d'autres sources de revenus pour attirer les touristes,  c'est
vraiment la preuve d'un manque d'imagination et d'une bien maigre compétence
!

En fin "de saison", je vous conseille tout de même de calculer la
rentabilité
de ces opérations, car vous risquez d'être énormément déçus par les
bénéfices
réels qui en découlent !

Je termine en vous signalant que vous êtes maintenant répertoriés dans les
"villes de sang" du sud de la France, ce qui implique que des milliers
d'adhérents
des associations de défense animale boycotterons vos communes, tant que vous
maintiendrez ces spectacles de la honte !

 

voilà: donc bon copié collé et ne vous laissez JAMAIS prendre au jeu du:"Tas jamais vu alors tu peux pas parler."
Il faut savoir que les millions d 'euros que

rapportent les corridas, ces fêtes sadiques

proviennent en majorité des touristes

qui n'y vont qu'une fois "pour voir".


ATTENTION DONC ET DITES BIEN

QU' ON N A PAS BESOIN DE VOIR UNE TORTURE

 POUR LA CONDAMNER.



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salon de l'agriculture. manque d'égards dans les couloirs de la mort.

25 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

Comment faire cohabiter la certitude auto- hypnotique que nous serions le « seul être sur Terre à avoir un sens moral » alors qu’on s’autorise dans le même temps des sévices que jamais nous n’accepterions de qualifier de conformes à la morale s’il s’agissait d’êtres humains ? Ce qui se passe dans les couloirs de la mort où sont confinées les bêtes n’a pas droit à la lucidité de la raison de la critique pure... 

 

Un exemple ? On se bouscule dans ce lieu de stress qu’est pour les bêtes le salon de l’Agriculture, mangeant la chair grillée de leurs semblables devant les futures victimes de nos orgies alimentaires.

 

Son manque de délicatesse fait que le visiteur se livre à sa passion : manger à l’oeil, sans se demander une seconde ce que ça a comme impact sur ceux et celles qui ne doivent pas trop savoir à quel moment le couperet va s’abattre.

Mais ça ne saurait tarder. « J’aimerais revoir ma Normandie … » ? Aucun espoir pour la plupart, sauf les laitières. Et encore, si un boucher leur offre un bon prix… les éleveurs sont des hommes, que diable ! Les boucheries se disputent le privilège de vendre les gagnantes.

Les gagnantes des concours, drôles de miss, en général, ne feront pas l’année, et aucune mme de Fontenay ne prendra soin d’elles pour les accompagner dans l’abattoir ensanglanté, où se mêlent les affects les plus lourds, les larmes, les cris, les coups, la terreur  et les  souffrances et dont la sortie ne sert qu’aux hommes. Le billet retour n’est pas acheté pour celles qui vont quitter l’atmosphère irrespirable, bruyante et angoissante du salon où le champion en contradictions les regarde avec affection, jusqu’à la bise sur la joue tendre, un hamburger ou une côtelette à la main.

La bête  du salon n’a pas le billet retour à l’étable et quitte ces lieux  de folie et l’homme qui dit : « tu es belle à croquer » ne la mangera plus de baisers. Elles partent dans des camions où elles entrent sous les coups sans bénéficier de plus aucun égard, faire la queue pour se faire assassiner…

Tabou ! Ne causons pas de ça ! L’homme est un ogre sensible qui ne veut voir de cette chair fraîche qu’un regard doux, une belle croupe et… le steak, mais surtout rien de ce qui se passe entre les deux !

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l'homme! quelques citations.

24 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

Détournement: "L'homme, unique objet de mon ressentiment!"
Corneille revu par Bibi. (Corneille s'était contenté de Rome. Tirade de Camille. In Horace.)

Du côté du leurre :

    "l'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête."
Pascal, Pensées.

En face :

 L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes.
Hegel, Encyclopédie.

 Comment a-t-on pu dire que l'homme est un animal raisonnable! Il est tout ce qu'on veut, sauf raisonnable.
Oscar Wilde, Phrases et Philosophies.

A ces mots l'animal pervers (C'est le serpent que je veux dire Et non l'homme : on pourrait aisément s'y tromper).
La Fontaine, L'Homme et la Couleuvre.

Doux leurre pour certains seulement :

 

L'égalité entre les hommes est une règle qui ne compte que des exceptions.
Ernest Jaubert

 

 

 Je ne m'étonne jamais de voir les hommes mauvais, mais je m'étonne souvent de ne les point voir honteux.

Swift, Pensés sur divers sujets

 

 

PS:je suis preneuse si vous en avez d'autres.

 

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Conséquences d'un choix éthique: la barbarie au lieu de la civilisation.

23 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

Il suffit qu'une civilisation admette comme sienne un peu de barbarie pour que cette  civilisation n'existe plus.

 

Le rôle de la civilisation est de se prémunir de la barbarie. Cette ennemie extime, au coeur intime d'elle-même, la nie.

 

La barbarie est derrière la porte et cette porte ne doit pas pouvoir s'ouvrir. La laisser ouverte est une façon de se suicider en tant que civilisé.

 

A cause de son rapport abusif aux bêtes, l'homme a choisi la barbarie. Il ne veut pas mûrir car alors, il devrait se priver.

Pour un homme grandir, c'est quitter définitivement le temps du "tout est possible" et "tout est permis" des pulsions destructrices estampillées de la perversion polymorphe.

 

 Il ne peut donc pas grandir. Donc, ne pas avoir à se priver.Donc, ne pas se mettre de limites.

 

D'où la barbarie comme symptôme chronique qui entrave les civilisations dont le rôle serait de maintenir hors de cette boue pulsionnelle, alors qu'elles en sont entièrement imprégnées!

 

 D'où les états régressifs puisque  les névroses, psychoses et perversions sont les différentes structures et astructures humaines. 

 

Les symptômes dont on souffre sont des barbaries interindividuelles contre soi et les autres.


 On ne peut atteindre en général la "normalité", et si cela arrive, Lacan montre que c'est là que le sujet est le plus en danger de se dissoudre dans la psychose.

 

D'où  le constat qu'on est dans la m...  dès qu'on est un humain. Cela tient au fait que nul progrès moral n'est irréversible et que les pulsions barbares, comme nous l'a montré le nazisme peuvent faire retour et submerger les sujets en les assujettissant à nouveau, comme dans  la petite enfance mais avec les moyens qu'offrent la technique et la force des adultes.

 


La psychanalyse mène le sujet régressé d'un assujettissement aux pulsions destructrices  à la   position  de sujet désirant, position  que le moment de la castration et de la Loi lui avait , s'il n'est pas psychotique, permis d'atteindre, pour le perdre ensuite.

 

C'est ainsi, qu'en faisant parler par association libre, elle donne la possibilité de sortir de la souffrance, qui n'est que de la jouissance préoedipienne.

 

En dépassant le temps de la jouissance dans le mal, aura-t-elle la possibilité de permettre au sujet de le rester, sujet de son désir? "Il ne faut pas céder sur son désir", conseillait Lacan aux analystes.

 

Comme on sait qu'il s'agit du désir du mal interdit par la Loi de l'Œdipe, on peut se demander si cela suffit à se vacciner contre le retour du refoulé, ou plus précisément du sujet à son état d'avant le refoulé. Etat barbare, donc.

 

Une analyse menée à son terme, après la passe, ce qui signifie la traversée du fantasme, est-elle LA recette pour ne pas céder à son monstrueux désir?

 

 

Je ne peux répondre à cette question fondamentale. En théorie, on aurait envie de répondre que oui.

 

Mais il me paraît évident que ce serait ignorer le contexte et la force hypnotique des idéologies.

 

 

Donc, en théorie, à ce moment, le sujet est comme les Justes, capables de résister aux sirènes du mal.

 

 

 

C'est donc une science dont l'éthique est partie prenante. Car elle fait passer l'assujetti au mal à la position du sujet qui se contente de désirer le mal mais ne le fait qu'en fantasme.

 

Et peut-être même qu'après la passe, la fin de l'analyse,  ce désir du mal est-il moins dangereux et moins susceptible de l'emporter sous le joug, donc sous la voix du surmoi pousse-au-jouir.

 

 

 

Comment opère-t-elle ? En permettant au sujet de refaire le trajet en question qui va du "mal", sous la domination de la pulsion de mort au "bien", respectueux de la vie : ce qu'on appelle la civilisation.

 

Et qui signifie la maturité en tant que les étapes sont passées et, espère-t-on irréversiblement.


Mon sujet de travail s'installe dans l'aporie du désir humain, celui de bien faire et de faire le bien qui est doublé de celui de la jouissance dans le mal.

 

 

Pourquoi notre espèce rencontre-t-elle ce pb ? Pourquoi est elle dans une impasse éthique ? Pourquoi fait-elle du patinage dans la boue de ses pulsions partielles ?

 

 Parce qu'elle est autiste, puisqu'elle ignore la subjectivité des autres espèces et que ce patinage est autistique.

 

 

La psychanalyse est donc la seule science avec conscience : Conscience morale et perceptive.

 

C'est une science complète en tant que le sujet n'y est pas forclos.

 

 

 Pour en finir avec la barbarie où nous sommes enlisés, il faut  l'analyser. Pour cela, il faut d'abord prendre conscience que la barbarie, non seulement existe mais encore qu'elle affecte l'espèce humaine toute entière, de manière plus ou moins grave selon l'individu, la culture, etc.

 

 

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tabou: rapprocher la barbarie nazie de celle faite aux bêtes est un pêché: on ne peut pas appeler un chat un chat!

22 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Josette Benchetrit

Nazisme et rapport aux bêtes :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi le tabou de comparer le commun à un nazi envers les (autres) animaux est-il si virulent ??

Mais tout simplement parce que rien ne peut être aussi dégradant que d’être comparé à un nazi. Et, si l’homme est capable d’agir en barbare, il n’est en rien capable d’assumer de se le dire. Le faire, oui, mais le dire, impossible !

 

Sinon, il serait contraint de …horrible mot…changer !

 

Aussi, il n’est surtout pas question pour lui de se rendre compte que ce qu’il fait le consacre Homo SS, bien plus que Sage Sage, comme le lui confère son identité scientifique d’Homo Sapiens Sapiens.

 Mais il y autre chose d'encore plus fort. La peur d'être reconnu pour ce qu'on dénie être, un animal, d'où la crainte que l'homme soit mis sur le plan des bêtes.

 Mais justement c'est en faisant cela que le nazisme opéra. C'est donc en traitant les juifs comme des bêtes. Mais alors, cette proposition est reversible, non? C'est là qu'est le tabou: on ne veut rien en entendre dans le sens de: traiter des animaux comme le furent les juifs par les nazis.Alors que la 1°proposition ne pose pas de problème!

Le rejet d'être ce qu'on dénie être est si fort qu'on serait prêt à casser le miroir si l'image renvoyée ne nous convient pas.

Et Tartuffe?Le pauvre homme!

 

 

 

 

 

 

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avertissement:la beauté des morts du necrophile homo sapiens

22 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Josette Benchetrit

 

Avertissement

Le spectacle offert par le Grand Cirque Homo Sapiens Sapiens....

Filet entomologique

Le beauf s'amuse à empoisonner des insectes: c'est vrai: il attrappera des papillons et les mettra dans un produit qui tue. C'est bien, la beauté des morts!

 ....est à déconseiller

aux âmes

normalement sensibles.

(Denrée rare chez les humains, je vous rassure.)

Cependant, si vous ne voulez pas dire:

" Tu seras un barbare, mon fils",

 

il vous faudra en passer par une décision qui découle de ce que vous en direz et en ferez

de ce show où vous êtes tout autant acteur que spectateur.

Pour cela, il vous sera nécessaire de repenser votre vie de A à Z.

Laissez donc tout de suite au vestiaire vos préjugés confortables comme de vieilles charentaises.

Il sera toujours temps de les remettre après, hélas!

 

Donc, le futur est entre nos mains. Si nous le voulons tel que notre présent, ben on peut s'en passer... et laes autres vivants s'en porteront mieux sans nous: il faudra quand même 10.000 ans à la Terre pour se remettre de notre passage!(chiffre d'une commision de l'ONU.)

Alors, toujours là, les "humains"?

 

 

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lorsque la norme c'est le nazisme, alors, le nazi est normal!

22 Juin 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

 

Emmanuel Levinas Quelques réflexions sur
la philosophie de l'hitlérisme
Rivages poche / Petite Bibliothèque (1997)
"Quelques réflexions sur la philosophie de l'hitlérisme"
ont paru dans la revue ESprit, en 1934, presque au lendemain
de l'arrivée de Hitler au pouvoir, et un an après
le "Discours du rectorat" de Heidegger.
"L'article procède -écrit
 Levinas dans un post-scriptum de 1990-
d'une conviction que
 la source de la barbarie sanglante
du national-socialisme n'est pas
dans une quelconque anomalie contingente
 du raisonnement humain, ni
dans quelque malentendu idéologique occidental.
 IL y a dans cet article la conviction que cette source
tient à une possibilité essentielle du Mal élémental
où bonne logique peut mener et
 contre laquelle la philosophie occidentale
ne s'était pas assez assurée."

 

Je copie ici mon commentaire sur le blog de Pierre Assouline.

Voici le texte auquel je réponds, une citation de Georges Steiner:

 

ENIGME DU MAL ABSOLU
"Je n'arrive pas à comprendre comment le pire des hommes peut créer une oeuvre d'amour. C'est une obsession maladive chez moi que de me poser cette question. L'officier SS à la tête d'un camp, qui dans la journée torturait à mort des déportés, et le soir écoutait des lieder de Schubert avec leurs enfants en leur lisant des poèmes de Rilke et de Schiller. Je ne comprends pas et personne n'a pu m'expliquer, ni les lacaniens, ni les déconstructionnistes, rien ni personne. Pas une tentative de comprendre le grand mystère de l'âme humaine. Je ne crois pas au dédoublement du cerveau, la partie archaïque et ... C'est de la blague. Si vraiment au bord de la fosse près des chambres à gaz on a joué des partitas de Bach, permettez-moi cette remarque d'une bêtise totale : pourquoi la musique n'a pas dit non ? Ca me hante. J'ai 77 ans et je mourrais bientôt sans savoir. La musique n'a pas dit non, la peinture non plus, la poésie n'a pas dit non. Ca reste la question des questions."

 

 

 Voici mon commentaire:

Pourquoi en effet personne ne semble intéressé à élucider l'énigme du bon père du soir qui fait bourreau nazi comme boulot dans la journée?
Question sur le passé glauque ou question actuelle? On ne peut y répondre que si on est conscient que c'est une énigme qui nous concerne tous au présent.
Mais pour cela il faut accepter de ça-voir ce qui se passe dans le réel actuel. Malgré ce que dit Steiner, il me semble que la théorie lacanienne permet d'y répondre.
On est en plein dans la problématique du désir humain que Castoriadis disait monstrueux et
dans la question de la jouissance inassouvissable, de la sublimation scientifique et artistique qui ne permet pas de tout satisfaire, toutes choses qui ont rapport avec l'Ethique, titre également d'un séminaire de Lacan, , dont je recommande la lecture ainsi que celle d'Encore.
Mais surtout, je considère que la pathologie humaine, la structure acquise et donc non innée! de l'espèce, c'est la barbarie. Je crois qu'il a attrappé ça, l'homme, par ce qui s'est passé au néolithique, avec la naissance de l'agriculture. Si!si!si!Je ne m'étendrai pas là-dessus ici.
Du coup, le barbare n'a pas nécessairement un couteau entre les dents. Il est aussi banal qu'Eichmann l'était pour les autres nazis, quand il est dans la norme.
Voilà peut-être la piste: C'est parce que la barbarie était la norme que le nazi pouvait être un bon père... normal.
Je soutiens pour ma part, qu'à l'insu de la plupart, ça n'a pas changé, que la barbarie est toujours la norme, ce qui n'empêche pas les messieurs tout le monde d'ignorer l'être et d'être de bons parents.Au contraire, la norme crée l'habitude et l'habitude l'invisibilité.
A ceci près que les victimes ne sont pas de la même espèce. A ceci près aussi que ceux qui en sont conscients risquent moins leur vie que les résistants et les justes de l'époque. Mais ils sont tout autant perçus comme des...anormaux.
Ce qu'ils sont en fait pour une société où la norme est toute autre. Ai-je réussi à vous faire percevoir ce dont il s'agit?
Ce qu'il faut savoir, c'est que le barbare ne sait jamais qu'il en est un, car le barbare, c'est toujours l'autre. Et d'autant plus quand la norme dilue le scandale dans la sauce insipide de la banalité.

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