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Psychanalyse et animaux.

traffic d'animaux en thailande. medecine chinoise imbecile et traditions idiotes.un tigre coupé en deux. disparition d'espèces.Menacées pour les autres.

29 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

Juste une info sur la situation tragique des espèces victimes de traffic en thaïlande, pour vous servir, m'sieur dame.

Espèces exotiques. Le projet d'une Interpol réunissant les pays d'Asie du Sud-Est est lancé.
Trafic: la Thaïlande sort ses griffes
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Par Solenn HONORINE
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mercredi 28 septembre 2005 (Liberation - 06:00)
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Bangkok correspondance

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mai 2004 : la police thaïlandaise intercepte un véhicule de trafiquants d'animaux sauvages. A son bord, un tigre. Mort et coupé en deux. Pourquoi endommager de la sorte une peau, payée 60 à 100 dollars au tueur de l'animal, mais dont le prix de vente peut atteindre, au final, jusqu'à 15 000 dollars ? La réponse est arrivée de Chine, d'où ces félins ont disparu depuis plusieurs décennies ; cet été, des associations de défense de la nature ont rapporté des photos, prises lors de cérémonies traditionnelles au Sichuan et au Tibet. Les participants étaient revêtus de costumes cousus à partir de morceaux de peau de tigre.

Remèdes. La population mondiale de tigres sauvages a chuté de 95 % en un siècle ; aujourd'hui, on en recense moins de 7 000 dans les forêts d'Inde, d'Indonésie, de Thaïlande, de Birmanie et de Russie. Première responsable, la déforestation mais aussi ­ et surtout depuis ces vingt dernières années ­ le trafic de peau, os et viande de tigre. Direction : la Chine, où les extraits de tigre, supposés avoir des vertus aphrodisiaques, sont utilisés comme remèdes contre les rhumatismes ou l'arthrose. «Vous en trouverez un peu partout sur les frontières», explique le sénateur Kraisak Choonhavan, président de l'ONG Wild Aid en Thaïlande, en brandissant un os blanchâtre. «Encore que, généralement, il s'agit de faux. Par exemple, dans ce prétendu os, il n'y a même pas de trace de calcium.»

Difficile de lutter au niveau national contre des réseaux qui se moquent des frontières. Alors la Thaïlande a invité les pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à coopérer en créant une Interpol régionale spécialisée dans la protection de l'environnement, et offre son expérience pour entraîner les forces de l'ordre des pays voisins dans la lutte contre le trafic d'animaux sauvages, de bois ou de plantes. Leur première réunion aura lieu le mois prochain, avec les Etats-Unis et la Chine comme invités extraordinaires.

Saisies. Quelle réponse sera donnée à cette invitation ? «La Chine doit être incluse dans ce projet, ou celui-ci risque d'être mort-né, insiste Steve Galster, fondateur de WildAid. On commence à voir l'impact de ce pays sur les forêts d'Asie. Tigres, léopards, pangolins, ours et tortues sont aspirés hors des parcs nationaux, là où les contrôles sont faibles.»

Les contrôles faibles : au niveau national, c'est là que le bât blesse. Même en Thaïlande, pourtant en avance sur ses voisins en termes de lutte contre les trafics, puisqu'une unité spécialisée sur l'environnement vient d'y être créée, ainsi qu'un corps de police concentré sur le plus vieux parc national, Khao Yai, récemment classé Patrimoine mondial de l'humanité. «Les gars font leur travail, mais il faut qu'ils soient appuyés au niveau politique», explique Kraisak Choonhavan. En 2004, la police thaïlandaise a saisi plus de 14 000 animaux, majoritairement des oiseaux exotiques, et arrêté 192 trafiquants.

Laxisme. Bon travail, soulignent les associations de défense de l'environnement, sauf que les lois sont encore laxistes et les responsables rarement punis : seuls 15 % de ces trafiquants ont été condamnés à une peine de prison l'an dernier.

Problème de gouvernance : les trafiquants font marcher à plein leurs connexions politiques pour éviter de se retrouver sous les verrous. Problème de mentalité aussi : les juges ne sont pas sensibilisés aux atteintes envers l'environnement. «Lorsqu'un trafiquant est arrêté, il perd sa cargaison... mais généralement ça s'arrête là, souligne Steve Galster. La caution pour éviter la prison est fixée, grand maximum, à 1 000 dollars. Vu les profits générés, c'est une broutille.»

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loin de nous soigner la vivisection ou experimentation animale nous tuerait?

29 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

Vivisection dangereuse pour les hommes?
 
 
En quoi l'expérimentation animale est inacceptable et mortifère pour les humains même si elle peut être apparemment parfois indispensable à la survie des hommes.
 
L'utilisation de l'Autre réifié, sans choix, est dangereuse pour soi, car elle relève de la logique perverse.
Le pervers est sous la domination de ses pulsions partielles. Ce qui signifie que croyant sacrifier au Dieu de la vie, Eros, en tentant de trouver des remèdes à ses maux, l'homme livre un culte au dieu de la mort, Thanatos, qui n'est pas ingrat et le lui rend bien. Voir les catastrophes que la conception utilitariste du monde a produit, de la canicule et ses 15.000morts en France à la recrudescence des cyclones, en passant, et cela est moins souvent perçu, par le terrorisme sous ses diverses formes, terreur sanglante qui attaque l'homme par l'intervention directe d' autres hommes.
 
Il manque à l'homme, non pas une boussole morale car il l'a, mais de savoir la lire. Ou plutôt de désirer la lire. Nuance.
 
Il y a beaucoup à dire sur les justifications que se donnent les chercheurs et par ce biais là la société pour justifier l'expérimentation animale. La plus fréquente est celle-ci: on ne peut faire autrement pour guérir des maladies graves.
Ah ? Et cela devrait nous suffire? Le machiavélisme de cette position ne choque vraiment personne?
La question sous jacente est celle-ci; De quel droit leur faisons nous subir tout ça pour nous?
Est-ce la loi de la Jungle, comme disent à tort les hommes qui doit être notre éthique?
Est-ce que l'homme a tous les droits sur Terre?
 Sous  prétexte qu'il peut le faire(en Anglais: he can) le peut-il? (May he?) Le pouvoir n'est pas le droit. L'homme ne cesse, avec les bêtes, de confondre les deux.
Et c'est ainsi qu'il a adopté avec les bêtes la zone de non-droit qui le maintient dans le niveau d'immaturité psychique fatalement suicidaire car homicide en dernier recours.
La mort est en fait la véritable gagnante des recherches pour notre santé.
Ce qui s'explique comme vous le savez si vous m'avez bien lu par le fait que les pulsions partielles sont dirigées par la pulsion de mort. Seules la sublimation et la maîtrise de nos pulsions doivent nous aider à nous en libérer. Car, en asservissant les autres, il faut dire que le tyran n'est pas libre, mais asservi à son surmoi archaïque, celui qui pousse à la jouissance préoedipienne , celle que l'on peut nommer perverse ou barbare.
 
Pour un homme civilisé, pour autoriser ses actes se pose toujours la question fondamentale   du droit. L'éthique absolue, la seule mais contrariée dans sa compréhension par celle,  utilitariste, que l'on nomme éthique en général, ne se préoccupe pas de l'utilité mais de la nocivité des conséquences de ces actes sur l'Autre.
Ce droit n'est pas celui des lois faites sur mesure pour l'homme par l'homme mais celui, plus fondamental, qui engage la morale au sens absolu du terme. Une loi non écrite, qui se transmet, celle de l'interdit de l'inceste, qui interdit par cela même  la perversion polymorphe et la satisfaction des pulsions d'avant la Loi pose la question du bien et du mal et interdit la jouissance dans  le mal. L'option utilitariste de l'Autre en est de manière évidente une transgression.
En conclusion je dirais que pour sauver son corps des maux que bien souvent il se construit par la soumission à la pulsion de mort, ( par addictions diverses comme cigarettes, mais aussi alimentation ou certains accidents, pour donner qq. exemples où le sujet humain est en position de cause de son malheur), ce dr. Faust a vendu son âme.
Ce n'est qu'en se mettant des limites que la pulsion de mort perdra de son emprise.
Au final, ce n'est qu'en acceptant de ne pas torturer les autres si ça lui est utile ou même simplement agréable comme on le voit dans les corridas ou la chasse par exemple mais aussi avec les chercheurs qui s'amusent à fouiller les corps et les âmes de leurs cobayes jusqu'à plus soif puisque rien ne vient s'interposer entre leur monstrueuse jouissance et leurs sévices, ce n'est qu'en disant no à la tentation de faire tout et n'importe quoi dans ce cadre non borné par les lois, que l'homme aura une chance de se sortir de la maladie la plus dangereuse qu'il a contracté par le régime de non loi, celle dont ne parle ici, la barbarie. Car la barbarie est d'essence kamikaze et, croyant se sauver en l'utilisant, il ne fait que s'y abandonner corps et âme. Retour de bâton visible déjà à l'œil nu pour ceux qui n'ont pas su le voir dans le nazisme et le terrorisme.
Il n'y a que la réponse de la nature qui fait peur à l'homme. Il a tort car il ne voit pas qu'en perdant son âme en oubliant le bien et le mal, c'est lui-même qui va se tuer.
Espérons que la nature s'en relèvera.
 
 
 
 
 

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Azouz Begag contre la tradition de l'Aïd qui consiste à massacrer des moutons pour Allah (qui n'en veut pas, comme disait Isaie.)

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

Petit extrait d'une interview d'Azouz Begag, ministre délégué à la
Promotion de l'Egalité des chances, dans la revue de la SPA de Lyon et du
sud-est :

"Je suis végétarien... Je trouve que tôt ou tard, il faudra mettre fin à
cette pratique de l'Aïd El Kebir, qui ne correspond plus du tout à notre
époque.

[..]

Pourquoi les chasseurs et les aficionados, si prompts à évoquer ces
traditions, ne respectent-ils pas ceux dont la tradition est de respecter la
vie sous toutes ses formes ?"

Ceci doit nous faire penser à cet extrat de la Bible:

Isaïe écrit : « Que me fait la multitude de vos sacrifices ? dit Yahvé. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux gras ; et le sang des taureaux, et des agneaux et des boucs, je n'en veux pas ! (...) Vos noémies et vos solennités, mon âme les hait, elles me sont un fardeau, je suis las de les supporter. Quand vous étendez les mains, je ferme les yeux devant vous ; vous avez beau multiplier la prière, je n'écoute pas !

Vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la malice de vos actions.

Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien.

Recherchez le droit, secourez l'opprimé, rendez justice à l'orphelin, défendez la veuve. » (1 :11-17).

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la barbarie est une, quelque soit la victime...un symptôme, quelque soit la victime.

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par josette benchetrit

Pourquoi, jamais la barbarie ne se guérira et 

Pourquoi, jamais, les hommes  ne sauront penser ce handicap...

 

 

Il ne peut y avoir de réflexion sur le mal qui détruit l'homme et ses victimes de toutes espèces et quelles qu'elles soient, sa barbarie, si on ne se rend pas compte qu'elle est ce qui est entre la victime et le bourreau, comme l'objet a.

 

 


Je m'explique: de même que pour tout symptôme, la responsabilité du symptôme qui s'attaque aux hommes est entière. Car le symptôme, et ce, quel que soit ce symptôme, est barbare, impitoyable et fait souffrir celui qui en est porteur, selon mon observation des souffrances humaines.

 

 

Dans cette optique, il faut bien dire que chaque homme, au départ, n'est pas coupable de son symptôme, mais en revanche il est coupable de ne rien faire contre. Coupable de se complaire dans le malheur qu'il subit et engendre.

 

 

"Tout symptôme est transindividuel". Lacan. Ce qui signifie que tous les humains en jouissent et tous en pâtissent.

 

 

Les animaux eux, se contentent en majorité d'en souffrir, de ce cirque humain qui n'a rien à voir avec leurs préoccupations, plus terre à terre et ...raisonnables que névrotiques encore que ça arrive, tant que l'homme ne les domestique pas, ni ne les attaque.

Conclusion: tant que les hommes montreront patte blanche en se définissant comme humanistes, c'est-à-dire en affirmant que c'est plus grave si c'est un humain qui subit que si c'est un (autre) animal, il n'y aura aucune chance de penser le problème de la barbarie, ce  qui interdit tout espoir pour notre espèce et ses victimes.

Passant, pensez-y avant de jeter ma thèse avec l'eau du bain de Ponce Pilate.

Je le reconnais: il est bien plus facile d'être un barbare pour se faire des amis que d'être un rabat-joie...

Mais si on décidait d'être tous courageux, alors, les emmerdeurs ne seraient plus seuls et, avec un peu de chance, les empêcheurs de jouir sur le malheur des autres pourraient enfin prendre leur pied avec les autres !

 

 

 

 

 

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La défense des bêtes c'est aussi être contre la persécution des animaux espèce hommes.

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par josette benchetrit

La défense des bêtes et la persécution des gens ...« trop » sensibles et compatissants pour être normaux et donc fréquentables... 

 

 

 

 

 

« Les hommes sont prioritaires, bien-sûr ». Ainsi répondit à la radio, Pascal Picq[1][1], pourtant plus proche du monde animal que cette réplique le pourrait faire croire. Il est en effet un des auteurs de « La plus belle histoire des animaux » qui trace pourtant une voie vers une meilleure considération des animaux. 

 

 

 « Il faut d’abord prendre soin des hommes ».   Ainsi s’exprima à la télévision la philosophe Elisabeth de Fontenay[2][2], pourtant auteur du livre « Le silence des Bêtes », fruit d’un travail considérable et passionnant qui parcourt l’histoire du rapport des hommes aux  « bêtes » qu’elle appelle ainsi avec tendresse,  à travers les écrits des philosophes et assimilés. 

« Il ne faut pas être extrémiste, ça nuit à notre cause », dit Brigitte Bardot à Michel Drucker, lors de l’émission Vivement Dimanche à elle consacrée. La « fée des animaux » dont je suis une fan pour sa carrière et son œuvre en faveur des (autres) animaux, et je le dis malgré que cela ne soit plus politiquement correcte, a toujours su  se battre contre les souffrances infligées par cet animal irrespectueux qu’est l’homme aux individus bafoués des autres espèces.

"Il faut bien-sûr s'occuper de la souffrance des hommes d'abord" (citation non garantie dans la forme mais dans l'esprit) d' Alain Finkielkraut.

J'ai choisi ces exemples chez ceux que je considère comme mes amis d'esprit mais dont je suis (presque) inconnue.

Mon ami Cavanna, lui aussi, qui fut un jour battu par des afficionados) lorsqu'il parle de ses révoltes dans Charlie, parle souvent avec humilité: "Vous devez me prendre pour un fou, mais vous me connaissez..." des trucs pour s'excuser d'être normalement sensible dans un monde anestésié à la douleur de l'Autre au mal fait aux bêtes.
Tout cela, on ne peut imaginer qu'on le ferait au sujet de n'importe quelle lutte pour l'égalité des droits. Mais ce serait celles d'hommes.

Pourquoi avoir choisi des gens qui me sont chers ? Parce qu'il faut savoir pister là où elle est le plus absente les traces de l'idéologie humaniste que ces mêmes personnes m'ont montré qu'il fallait la critiquer résolument. Car ce que j'y vois, c'est que quelque part...ils se font avoir par le régime tyrannique humain.

Ce dont il s'agit dans ce genre de piège, c'est qu'on nous demande de montrer que nous aussi, nous sommes des humains, avec nos faiblesses et nos préférences pour nous-mêmes, qu'ainsi, nous en sommes et que  nous ne trahissons pas notre espèce, comme il nous en est fait reproche.

Ainsi, avec des questions stupides et insidieuses, du genre: "Et toi, si un homme était en même  temps qu'un chien dans un incendie, tu sauverais qui?" peu à peu, on peut se laisser intimider. Erreur fatale car si on tombe dans ce piège de la préférence à l'homme, on entre dans la logique humaniste, à l'origine de la barbarie.

On est sommé de montrer patte blanche, de se renier, comme le fit Galilée pour ne pas être tué, car la mort sociale guette celui qui n'obtempère pas au terrorisme intellectuel de ceux qui veulent protéger leur emprise sur le monde.

N'oublions pas ceci, qui est d'ordinaire ignoré: L'HUMANISME EST UNE RELIGION ET SES INTEGRISTES EN SONT AUSSI VIRULENTS QUE CEUX DES AUTRES RELIGIONS. A CECI PRES QUE LA MAJORITE DES HUMAINS, TOUTES RELIGIONS CONFONDUES, EN SONT AFFECTES.

Alors, on peut parfois se renier. Ca se comprend, vu l'enjeu. Mais du coup, on ne rend service à personne: on est assuré de continuer à faire ce que j'appelle du patinage autistique dans la boue de nos pulsions partielles. Car le mal se soigne à la racine, et pas avec des thérapies comportementales où pointent le retour du mal dès la "guérison" comme dans "Orange Mécanique".

J’ai pris ces exemples un peu au hasard parmi ceux que j’admire, pour bien mettre en évidence qu’aucun discours construit n’est encore implanté pour servir de colonne vertébrale à la défense des animaux, même chez les plus brillants, même chez les plus conscients.

Et, de plus, on perçoit dans toute cette prudence oratoire une difficulté qui concerne l’image qu’ont les (autres) animaux dans notre espèce.

 Image dévalorisée d’une animalité à notre service, inférieure, et donc, dans un tel contexte, il est bien difficile de dire ce qu’il convient de saisir de ce réel qui nous entoure mais aussi que nous sommes.

Ainsi, il est actuellement quasi-impossible à la plupart de parler d'égalité et de droits des (autres) animaux ! Alors, parler d’égalité de droit entre les espèces paraît aussi périlleux que de soutenir celle qui existe de droit entre noirs et blancs dans un pays comme le fut l’Afrique du Sud, au temps de l'apartheid.

Nous sommes au cœur de la même logique. Car une chose est certaine, c’est que dans notre façon de considérer la nature nous sommes politiquement placés dans la case tyrannie.

Se battre contre la souffrance infligée à des êtres sans défense est déjà assez difficile et, il faut le dire, est si démoralisant que ceux qui le font ont peu le loisir de prendre le recul nécessaire à la conceptualisation.

Mais, me direz-vous, si on refuse toute stratégie, on ne peut atteindre ceux qui ont le pouvoir--tous le monde--et qui se ferlmet.

Certes, mais ils se fermeront de toutes façons car le mur est indestructible avec des boulettes de papier et déjà là. les hommes s'arqueboutent de toute les façons sur leurs avantages acquis sur la peau des autres.

Je crois plus en la vertu de l'interprétation psy qui, même refusée, fera son  chemin que dans celle du glissement progressif de l'éthique. En tout cas il ne faut pas céder sur son désir anti-humaniste si on veut faire avancer l'éthique.

 Sinon, l’idéologie en cause n’est jamais combattue efficacement. Comment remonter à contre-courant quand on se sent déjà si faible et qu'on donne des armes au camp qui jouit des biens issus du malheur ?

Être minoritaire n’est pas chose facile. Bien-sûr, en général, les défenseurs des animaux ne risquent pas d’être tués, bien que dans certains pays, il ne fait pas bon s’opposer aux braconniers, et la courageuse Diane Fossey[3][3] paya de sa vie son engagement pour la dignité humaine, car il s’agit de ça, dans la défense des animaux persécutés (pléonasme).

Mais les défenseurs souffrent d’un meurtre social. Ils sont eux-mêmes ridiculisés, bafoués dans leur droit à vivre dans un monde conforme à leur éthique, qui serait juste, et où la cruauté ne saurait être considérée comme banale et normale donc acceptable, cruauté qui fait force de loi dans notre humanité. Leur souffrance compassionnelle est aggravée par celle de devoir s’identifier comme humains alors même que cette espèce les déçoit et les rejette.

Ceux qui aspirent à une humanité à la hauteur de la qualité morale que ce nom suppute, sont méprisés dans leurs convictions par des us et coutumes qui les agressent.

Ces habitudes de vie sont appuyés par des lois qui contredisent ce droit et vont jusqu’à les persécuter, les punir, comme lorsqu’ils sont coupables du crime de nourrissage de telle espèce, comme celle des pigeons des villes, qu’il faut laisser mourir de faim car elle est de trop aux yeux des hommes, bien qu’elle ne soit pas même pas classée nuisible.

les défenseurs sont féminisés parce queleurs valeurs sont traditionnellement féminines: sensibilité, amour.

Mais moi, ici, je pose les bases d'une approche bisexuelle, où la loi, l'éthique, et le désir ont une place au moins aussi importante.

 


[1][1] A l’occasion d’une interview le 30.1202004, post-raz de marée du 26.12.2004 sur l’Asie du Sud. Il était interrogé sur le comportement des animaux avant les catastrophes naturelles. Il a dit qu’aux informations sur cette catastrophe on ne voyait guère d’animaux, mais que cela ne voulait rien dire, car il était normal qu’on filme plutôt  des hommes.

[2][2] Lors d’une émission à la télé, où  était conviée Brigitte Bardot, qui exprima sa surprise à ce propos inattendu.

[3][3] 26.12.1985 : assassinat au Rwanda de Diane Fossey, née en 1932 aux USA. Une image restera d’elle : elle fut la première de notre espèce à lier amitié avec un gorille qui lui a pris la main avec affection et une confiance remarquables dans un pays qui a décimé son espèce. Ce gorille fut assassiné avant quelle le soit à son tour.

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Alain Finkielkraut, les écolo, Bové et les animaux.

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit

http://www.lefigaro.fr/debats/20050919.FIG0420.html?071117


IDÉES Le philosophe revisite les paradoxes de notre époque désemparée
Alain Finkielkraut : «Le désarroi des modernes»
Intempestif et mélancolique, le philosophe Alain Finkielkraut marque cette rentrée avec quatre leçons sur notre époque, intitulées Nous autres, modernes, qui paraissent demain aux éditions Ellipses (1). LeFigaro l'a interrogé sur les thèmes et les hantises qui parcourent ce nouveau livre.

Propos recueillis par Frédéric Fritscher, Marie-Laure Germon et Alexis Lacroix
[19 septembre 2005]


 
(Illustration Redon) 

 


LE FIGARO. – Après le passage de Katrina, l'immense majorité des éditorialistes a insisté sur les responsabilités du gouvernement américain. Trop, à votre avis ?


Alain FINKIELKRAUT. – A ne voir dans cette catastrophe que le symptôme de l'incurie du président américain et de son Administration, on manque l'essentiel. Il y a peu encore, les prévisions météorologiques précédaient les informations. De plus en plus, la météo fait l'actualité. Nous sommes entrés dans l'ère des événements climatiques extrêmes, et cela ne fera que s'aggraver à cause du réchauffement de la planète par l'émission de gaz à effet de serre. Tout désormais nous compromet, même les caprices du ciel : l'histoire physique relève chaque jour davantage de l'histoire humaine. Et si j'ai un reproche à adresser à l'Amérique, c'est de persister dans son refus de signer le protocole de Kyoto. L'american way of life n'est pas négociable, comme l'a dit Bush père, mais ce mode de vie met en péril le monde et l'Amérique elle-même.


Justement. Pourquoi les habitants de la Vieille Europe sont-ils plus à même d'en prendre acte ?



L'Amérique incarne, mieux qu'aucune autre nation, le projet moderne. Elle n'a jamais été encombrée d'un ancien régime. Elle s'est donc adonnée sans réserve et sans relâche à la grande tâche de maîtriser la nature pour soulager le sort des hommes. Le rêve d'abondance la définit, il lui est donc plus difficile qu'à d'autres sinon d'y renoncer – ce qu'on ne lui demande pas –, du moins de le modérer. Mais je ne suis pas sûr non plus que l'Europe ait des leçons à donner à l'Amérique, parce que si nous voulons être à la hauteur des défis qui nous attendent, si nous voulons entrer vraiment dans une ère post-prométhéenne, nous ne pouvons pas nous contenter de dénoncer les carences et les folies des politiques. En Europe, on a du mal à faire entrer dans nos moeurs ce que Jonas appelle le «principe responsabilité», parce qu'on est incapable de faire vraiment émerger un «nous». A peine la prise de conscience se fait-elle que renaît le partage entre un pouvoir coupable de tous les maux et une société innocente, tout entière arc-boutée sur ses griefs et sur ses revendications.


Cette tentation de la doléance, est-ce la déclinaison européenne du prométhéisme ?


C'est un problème auquel tout le monde est confronté. Si nous voulons efficacement combattre le réchauffement climatique, alors nous devons tous nous y mettre – politiques comme touristes. Avec l'explosion des transports, le tourisme joue un rôle crucial dans les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi dans l'enlaidissement du monde : le tourisme, non le pouvoir. Ce qui me préoccupe, c'est la cassure très prononcée, notamment en France, entre une société où chaque groupe brandit ses droits, et des boucs émissaires politiques de tout ce qui ne va pas dans le monde.



Un temps, vous avez soutenu José Bové et la Confédération paysanne contre le productivisme. Le regrettez-vous ?



Je ne me suis jamais enthousiasmé pour José Bové. J'ai participé au premier colloque organisé par la Confédération paysanne, au début des années 90, à Saint-Lô. J'ai aimé ce syndicat, parce qu'il voulait rompre avec le productivisme, qu'il s'opposait à l'élevage en batterie et que j'étais agacé par le mépris automatique des intellectuels envers les paysans. Il y a une sorte de réflexe pavlovien en France qui, depuis qu'a été prononcée la fameuse phrase «La terre, elle au moins ne ment pas», consiste à tracer un signe d'équivalence entre les paysans et Pétain. Peter Sloterdijk, dans Les Battements du monde (2), dit qu'il a été saisi un jour du désir de vieillir vio lemment, et d'avoir 3 000 ans. Ce désir, je l'ai eu aussi, et il m'a amené à remonter à l'origine de la culture. Nous avons appris de Cicéron que le mot de culture était lui-même emprunté au vocabulaire agricole. La culture de l'esprit s'est pensée à l'image de la culture des champs. Et je crois profondément que ces deux soucis ont partie liée. C'est ce qui m'a conduit à faire un bout de chemin avec la Confédération paysanne. José Bové, hélas, a quitté la terre. Affairé, hyperconnecté, il n'habite plus le Larzac mais les avions. Et, sous son égide, le message paysan se dilue dans une radicalité banale et passe-partout. J'aurais aimé voir les écologistes reprendre le flambeau.

Or, les seuls animaux qui les intéressent sont les loups ou les ours. Et ils laissent les bêtes non sauvages à leur horrible destin. Mais les pauvres herbivores ne méritent pas moins notre attention que les nobles plantigrades. Et au nom d'une défense tous azimuts des droits de l'homme, les Verts sont du côté des ravers contre l'herbe que ceux-ci piétinent et contre le silence qu'ils saccagent.



D'accord. Mais le principe de précaution, n'est-ce pas un progrès ?


Nous ne pouvons plus nous placer, comme naguère, dans la perspective d'un temps prometteur. Nous ne pouvons plus croire, avec la même naïveté, au progrès. Au fond, le mot d'ordre qui était le nôtre jusqu'à récemment était celui de Voltaire : au lieu de sombrer dans l'optimisme béat, «cultivons notre jardin». Le problème, c'est que nous l'avons cultivé jusqu'au point où la terre ressemble de moins en moins à un jardin. Et la question, c'est de savoir si, précisément, nous avons encore la capacité d'enrayer les processus que nous avons déclenchés. Il est permis d'avoir des doutes.


Walter Benjamin a évoqué l'image d'un homme «actionnant le frein d'urgence». Est-ce un geste que vous vous appropriez ?



Le sport est très emblématique de cette nécessité de ralentir. La grande devise des Jeux olympiques, c'était «Altius, citius, fortius». Et si Pierre de Coubertin a pu galvaniser les énergies, c'est bien parce que le sport était la grande allégorie de la modernité. Au moment même où les modernes semblent reprendre contact avec l'Antiquité en exhumant les Jeux olympiques, ils révèlent leur originalité. Pour eux, le sport n'est plus le lieu par excellence de l'accomplissement, mais du dépassement de l'homme.

 A force de répliquer à la limite par l'enjambée, comme dit, avec enthousiasme, Victor Hugo, on est arrivé à la situation où tout va trop vite, trop haut, trop fort. On aimerait par exemple que les moyennes du Tour de France soient moins élevées. Ce serait la preuve que les coureurs ne se dopent plus. Leurs performances suscitent le soupçon, et même la peur de voir demain les thérapies géniques prendre la relève des substances chimiques. Il en va du sport comme du reste. Nous aimerions trouver la formule qui nous permette enfin de lever le pied.


Payons-nous aujourd'hui la technophilie des générations passées ?


La génération présente est aussi engagée dans cette démesure. Avec Internet et son mot d'ordre «Si je veux, quand je veux, où je veux», elle est plus impatiente encore que les générations antérieures devant les délais, les médiations et les formes. Et voici qu'apparaît la grande difficulté : comment faire entendre raison et faire aimer la lenteur à ceux-là mêmes que la technique a habitués à vivre dans le monde de l'immédiateté et de la satisfaction séance tenante ?


Comment leur faire entendre raison sans donner le sentiment de céder à une déploration apocalyptique ?



Je ne suis pas apocalyptique, je suis mélancolique. Car je me heurte sans cesse à ceux que Renaud Camus a superbement appelés les «amis du désastre». Nous vivons aujourd'hui la mort du silence. Un bruit incessant vrombit de toutes parts.


 Or la droite et la gauche sont d'accord pour sponsoriser les rave parties et les technoparades. Car on ne veut pas se couper de ceux des jeunes qui réclament leur droit au vacarme et à la fête.


De même, je suis d'autant plus attristé par la disparition de la culture à l'école que ce désastre a énor mément d'amis : les chercheurs en sciences sociales qui bâtissent le village Potemkine du «niveau qui monte», qui voient dans l'exercice de l'autorité et dans l'évaluation des élèves une insupportable humiliation, qui dénoncent enfin la violence symbolique d'une «langue normée» ;

mais aussi les politiques qui, pour ne pas mettre en pétard les jeunes, les fédérations de parents d'élèves et les syndicats d'enseignants, ou simplement parce qu'ils sont intoxiqués par le mensonge ambiant, refusent de regarder la réalité en face.


Vous vous alarmez de la «mort du silence». N'est-ce pas une figure de style de la «rhétorique réactionnaire» ?



On n'est pas un ci-devant parce qu'on regarde derrière soi. Il faut relire Tocqueville, mieux que l'ont fait les penseurs de ma génération. Pour eux, l'étoile de Tocqueville est montée quand celle de Marx pâlissait.

En un mot, ils ont redécouvert Tocqueville dans le cadre de la critique du système totalitaire et d'une réhabilitation de la démocratie. Or, Tocqueville, s'il est émerveillé par le processus d'égalisation des conditions, est aussi affolé par les formes barbares que celui-ci peut prendre. On voudrait aujourd'hui nous persuader que cet affolement est passéiste et aristocratique.

 Il est seulement moral, car il relève d'une haute idée de la démocratie. «Rien ne révolte plus l'esprit humain dans les temps d'égalité que l'idée de se soumettre à des formes», dit Tocqueville. Les formes, les cérémonies et les rituels avaient toute leur place dans un monde où les hiérarchies paraissaient naturelles. Lorsque la hiérarchie est au principe du vivre ensemble, on fait des salamalecs.

 Mais quand règne l'égalité, les rangs et les statuts apparaissent conventionnels, voire arbitraires, et la tendance est de dénoncer l'insincérité des formes. Or il y a un danger dans cet hymne à la sincérité : c'est celui d'une muflerie et d'une désinstitutionnalisation généralisées. L'aspiration la plus commune est de ne pas s'identifier à son propre rôle. Les «amis du désastre» proclament leur attachement aux «profs», comme ils disent, en les photographiant «relax max», la chemise sur le pantalon. Bref, on vous aime, non parce que vous êtes professeur, mais parce que vous êtes vous-même. Chacun est désormais lui-même en toute occasion, et ce n'est pas l'idylle qui résulte de cette libération, mais la violence, à tel point que resurgit, dans le désarroi, le vieux vocable d'«incivilité». La modernité avait inventé le mot de civilisation pour qualifier une dynamique globale de progrès des sciences, d'augmentation des commodités et d'adoucissement des moeurs. Pari non tenu : plus les sociétés se développent, plus les moeurs se brutalisent. Il est désormais impossible de raisonner en termes de civilisation. Et, en un geste d'invocation impuissante, l'on va rechercher un vieux mot statique abandonné en raison de son immobilité même. Avec la courtoisie, c'est aussi le goût de la beauté qui nous abandonne.


Vous pointez l'«illimitation» qu'implique le culte des droits de l'homme. Pourquoi ?


Dans un séminaire clandestin tenu au plus fort de la répression, en Tchécoslovaquie, le philosophe Jan Patocka, celui que Ricoeur a appelé «notre Socrate», demandait : «A quoi sommes-nous accoutumés à l'ère technique ? A reven diquer constamment et à en appeler à nos «droits». Nous croyons avoir le droit d'exploiter le monde entier, précisément nous qui existons maintenant, sans tenir compte de ceux qui viendront ; nous croyons avoir le droit d'user et d'abuser de ce que le travail assidu des soleils et des étoiles a accumulé depuis des milliards d'années. Ce droit ne fait pas question pour nous, et nous ne demandons pas non plus dans quel but nous gaspillons tout cela.» L'intelligence extraordinaire des dissidents, c'était de défendre, face à un pouvoir écrasant, les droits de l'homme et, en même temps, d'élaborer une critique de l'idéologie des droits de l'homme, en établissant un lien entre cette idéologie et ce que Heidegger appelle la «technique déchaînée». Soyons à la hauteur de leur lucidité.

(1) Ellipses, 360 p., 19,50 €. (2) Pauvert.





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L'art n'est pas de l'art quand il fait souffrir. Pulsions partielles meurtrières dans le bas art contemporain. Animaux martyrs;pas d'art si sublimation absente; le cas Damien Hirst.

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par josette benchetrit

Art contemporain Ou Esbroufe contente-pourris?

L'éthique des  esthètes étêtés qui s'extasient sur les dérives délinquantes d'un art "comptant pour Hun" est aussi famélique que leur sens esthétique est étique.

 

 

 

 

 

 http://www.renewal.org.au/artcrime/pages/hirst.htmlClick to view full-sized imagehttp://www.grefsen.vgs.no/Kunst/kunst.html

Damien Hirst et ses cadavres: comment les a-t-il tués?cette question, je n'en ai aucune réponse, sauf pour les papillons ou les poissons mixés vivants par le visiteur de musée !

 Certains, pour faire des "œuvres" à peu de frais, utilisent des animaux qu'ils maltraitent sans s'en soucier, ni en être plus que ça inquiétés. Leur statut d'artistes est utilisé pour que le n'importe quoi puisse s'associer avec un a priori selon lequel les "créateurs" (Dieux???) doivent être au-dessus des lois.

La complicité des directeurs de musée, le soutien peut-être pas si désintéressé de certains critiques, et la passivité des pouvoirs publics qui laissent les fonds obtenus par impôts partir au profit de cette mouvance plus que suspecte les y confortent.

Il semble que nombre de ceux qui sont payés pour exposer ces compositions et de ceux qui le sont pour les juger, aient perdu la tête, et/ou veuillent se payer la nôtre.

Il y a en effet là dedans de quoi satisfaire autre chose que le sens artistique. Ces "créations" tiennent plus du bas art  que du grand.

Que dire en effet de gens reconnus pour artistes dans un milieu qui usurpe celui d'averti, lorsqu'ils ont l'audace d'utiliser... des êtres vivants comme des natures mortes? 

 On ose présenter au lieu de représenter, ce qui revient à avouer ne rien savoir de l'art. Il ne suffit pas d'oser pour être dans les hauts arts!

Mais les contents- pourris montent au pinacle ces basses oeuvres. Ils s'enthousiasment sur des choses où des sévices tant moraux que physiques sont infligés à des animaux.

Ces mises à mal d'êtres sensibles portent pourtant plus à pleurer, du moins si son sens moral n'est pas un effroyable… bazar.

Chagall...Le rouge n'est pas du vrai sang comme avec l'infâme nazion aimé de la gauche snob et sans coeur, l'autrichien Herman Nitsch.  qui peint avec le sang de ses animaux eventrés. 

Je rappelle que l'art en tant que sublimation (exemple, Chagall...) devrait caractériser l'homme qui a su civiliser ses pulsions, à opposer au barbare, dût-il s'écrire… b'art b'art.

Au même titre que la compassion et le sens du bien et du mal. 

Il utile de se rappeler cette question, dès qu'on vous désigne telle chose pour de l'art:


C'est du l'art ou c'est du gros con?

 Nous ne sommes cependant pas étonnés que le même laxisme qu'ailleurs sévisse ici au sujet de la souffrance imposée aux animaux.
Mais il faut rappeler que l'art, ainsi que la science, de par leur spécificité, c'est-à-dire le recours à la sublimation, sont supposés échapper au pire de l'homme. La sublimation est un mécanisme que l'inconscient a inventé pour, qu'après qu'un enfant ait atteint l'âge où les limites imposées lui interdisent une satisfaction directe des pulsions partielles, il puisse, conformément au principe de plaisir; décharger le trop- plein d'énergie qui en découle. Cette satisfaction est d'une autre consistance que celle, sauvage et perverse qui hante les fantasmes des petits.
 

 

 

 

 

 

 

La sublimation est ce par quoi la pulsion débarrassée de sa nocivité peut tenter la jouissance sans déroger aux règles élémentaires de la morale. Or la sublimation est une condition nécessaire à  l'art. Pourtant, certains esprits faibles se laissent berner dès qu'un type plus ou moins habile leur fait gober que leurs montages de pure cruauté sont dignes de figurer au catalogue des œuvres d'art, alors même qu'ils ne relèvent que de celui des perversions.

 

 

 

 

 

 

 

N'étiquettent- ils pas artistes des psychopathes dont les produits sont des passages à l'acte violents sur des animaux comptants- pour-rien (à leurs yeux)? Qu'ici encore la souffrance imposée puisse rendre extatique m'estomaque. Y a un truc: le monde du toc est un tic. Il revient toujours à la même grimace… inesthétique. Tic, tac. Barbare, civilisé, tic tac encore, ici comme ailleurs. Un pied dans le pire, un autre sur le vernis de civilisation. Ça explique que leur conscience éthique soit aussi élastique que leur esthétique est dysharmonique. Impuissants à penser, ces équilibristes ont… la trique. Est-ce pour le fric qu'ils l'ont? Ou peut-être, de même qu'il existe dans le milieu des arts un certain nombre, et pas des moindres, à aimer voir un être vivant se faire découper vif dans ces jeux indignes que sont les corridas, sont- ils prêts à confondre excitation sadique et émotion artistique? 

 Le corps est en jeu dans l'art. Mais il ne faut jamais oublier ceci: Lorsque l'émotion naît du spectacle de réelles tortures, on ne peut sortir de la perversion, et ce, quelques soient les victimes. On n'est donc pas dans l'art, qui se spécifie, comme la psychanalyse nous l'apprend, d'être ce par quoi l'homme peut échapper à sa barbarie. Dès que la satisfaction des pulsions se fait directement, on peut dire que la sublimation, donc l'art, est impossible, et que la perversion est difficilement évitable.L'Artiste Hirst Conçoit le CD D'Aide De Bande D.Hirst aurait  avouer ne pas savoir peindre!

Jamais plus que dans l'art, il est bon de garder à l'esprit cette question: est-ce du" réel réel" qu'il s'agit ou du "réel virtuel"? Ou, comme disent les petits: réalité vécue par l'homme est transformée par la capacité humaine de "fictionner" tout ce qu'il vit, au point que Freud recommandait d'entendre les récits d'anecdotes des patients comme on entend un rêve, c'est à dire comme une construction de l'inconscient. Autant le dire: dans l'art, c'est du réel réellement virtuel qu'il doit s'agir! On ne tue pas pour de vrai, ni on ne torture. On se contente donc de permettre la présentification du réel par une magie qui tient de l'hallucination.

Francis Bacon, qui l'aurait dit-on inspiré est pourtant à l'opposé, un artiste quand il fait ce qui suit.
 Car il peint et ne tue point. il y a du sang mais il est représenté:

Blood on the Floor
- Painting, 1986

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est édifiant qu'à l'époque de l'art abstrait, une tendance comme cet "art" concret, qui accentue le figuratif en prenant le modèle pour l'œuvre elle-même, soit apparue. L'abstrait aurait-il, en s'éloignant de l'objet- modèle fonction de refoulement du réel? Ce qui expliquerait que le retour du refoulé, sous cette forme de symptôme barbare (pléonasme!) puisse se produire maintenant? C'est du moins cette hypothèse qui me semble éclairer le mieux cette intrusion hors la loi dans le champ même de la loi. L'art abstrait aurait donc une fonction similaire à la période de latence. C'est le moment où l'investissement intellectuel vient recouvrir le temps où les pulsions sont maîtresses, et vont en fait se métaboliser dans les jeux et les dessins d'enfants.

On retrouve, en effet, cette transformation des dessins vers l'âge d'entrée dans l'adolescence, qui rend difficiles les associations sur ces dessins dont le sujet  ne peut plus rien dire oriente la création picturale vers la recherche du beau. L'art commence là. Parallèlement les jeux qui vont attirer pendant les séances seront des jeux de société, où se joueront les soucis de ne pas laisser ses pulsions trop lisibles, mêlés au désir de réussir. Doit-on situer le temps barbare du" bas art"concret au temps de la crise d'originalité juvénile? C'est possible. Cette revendication de liberté tout terrain, là même où la loi s'exerce, ressemble fort à ce que l'on connaît de l'adolescence. On sait que l'adolescence est un temps dangereux, où le jeune peut suivre n'importe quel leader, qui, se substituant aux parents en place d'idéal du moi, peut alors occuper la place dangereuse du "surmoi qui dit: Jouis!" en opposition à celui qui dit: "Assume ton désir, donc le manque dû à l'absence de satisfaction directe de tes pulsions". Faut dire qu'après la période de latence, vécue comme un carcan, le jeune, veut "gérer" sa vie tout seul. Il est pressé de s'extirper du cocon familial, et de voler de ses propres ailes. Il pense, qu'atteignant bientôt l'âge adulte, il se verra obtenir enfin le droit de faire tout ce qu'on lui interdisait et qu'enfant, il croyait réservé aux grands. Quelle ne sera pas sa déception quand il réalisera que la réalité est celle-ci:une Loi pour tous!

Le second surmoi, celui  que Lacan baptise "Nom du père"rappelle que la Loi qui interdit l'inceste est celle là même qui interdit tout abus. Cette orientation ascétique n'est pas seule, puisque la satisfaction sexuelle est sous entendue dans le fameux:"tu ne désireras pas celle qui a été mon désir" (Lacan) de l'interdit de l'inceste. Ce qui est donc l'ouverture, c'est une sexualité non incestueuse, donc non abusive, où chacun est consentant. En matière de sexualité, c'est le minimum exigible, après le passage de la loi. Ce qui n'interdit en rien qu'il s'agisse d'une sublimation de …l'inceste, chacun cherchant sa mère, ou son père, ou les deux! Ça sert à ça, le fantasme, que diable!

 

 

 

 

 

 

 

Mais à l'adolescence, il y a un retour possible au temps du narcissisme primaire, d'avant le nom du père, et contemporain…du "surmoi obscène et féroce" qui pousse à la jouissance sans sublimation. C'est de ça qu'il s'agit, dans le "bas art" concret ou actionniste.

Or l'art ne supporte pas ça. Il ne peut admettre en son sein que ce qu'il combat, et qu'il utilise, certes, mais en le transformant, puisse entraîner dans une régression  ce  domaine qui appartient à  l'évolution humaine. Ce serait faire l'inverse de la sublimation, qui est l'essence de l'art. Mais ceux qui bazardent l'art font comme si ils l'ignoraient. Or "nul n'est sensé, d'ignorer la loi", comme disait Jacques Hassoun. Et la sublimation, c'est un effet de la loi. On peut donc dire:

"Nul n'est artiste d'ignorer la Loi."

 

 

 

 

Un coeur rose-berk: cake pompier de st Valentin? 

Il y a  des papillons collés dedans comme des mouches sur un tue-mouches: Farce de collégien débile? Non..."OEUVRE d'art"!!!! et ça se vend très cher.

 

Il y a  des papillons collés dedans comme des mouches sur un tue-mouches: Farce de collégien débile? Non...OEUVRE d'art!!!!

Le coeur, ça représente l'amour.

Celui-ci sans avoir tué personne ne suffirait-il pas?...

 

 

 

 

 

 

Grand carré vert ...encore des petits corps suppliciés dessus...si vous trouvez ça beau, c'est que vous ne voyez pas qu'il s'agit de corps. Ou alors vous êtes nécrophiles. En soi, ce n'est pas pour moi si grave. A condition ne pas se faire complices de tortures.

 

Des papillons collés vivants et mourant sur la peinture fraîche, méfait d'un petit salaud qu'on va assigner en justice ? Non. D'un artiste reconnu en Angleterre et vendant les cimetières de ses martyrs à prix d'or… Damien Hirst ! Mais il aurait été infoutu de les représenter en peinture!

Qui peut acheter ça? Des snobs aussi marteaux que piqués, sans doute. Complices de l'horreur car ces messieurs de cette école de la facilité sadique ne cessent de perpétrer des choses de la même veine sans que la justice ne les inquiète beaucoup, et ils les vendent de même.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, c'est de l'art ou c'est du gros con ? Quand on sait que la frontière entre la névrose et la perversion est aussi ténu que celle entre l'art et la psychopathie, on a raison de se poser la question.

 

 

Si l'humanisme existait comme garant de l'éthique en tant que propre à l'humanité comme elle le prétend, on le trouverait là, à faire rempart pour empêcher ces perversions comme tout ce qui freine l'évolution, c'est-à-dire l'adéquation de la dite humanité à ses ambitions morales. Mais il n'en est rien.Alors qu'il s'en fait complice, au nom de la liberté, en ne voyant pas qu'il s'agit de la liberté du tyran et pas de celle qu'on reconnaît à ce qui la caractérise et qui est la condition de son existence de liberté : elle est celle de tous en même temps et pas d'un au détriment d'un autre.  La liberté de l'artiste est donc celle de tout vivant, dans une optique de véritable démocratie, en un mot de la loi de la création qui ne pourrait suivre celle de tout le monde. Ce qui est trahi quand, dans certains départements le législateur complice des bassesses humaines prévoit des dérogations aux lois pour cause de tradition, où la cruauté interdite ailleurs se voit autorisée.

La sublimation a été inventée par l'homme pour "ça", c'est à dire pour satisfaire les pulsions (le ça ) sans porter atteinte à la vie.

 

 

 

 

 

 

 

Ça veut dire que dans l'art, "le pour de vrai" est exclu. Les esprits aussi faibles que la chair s'émeuvent quand ils voient se dessiner une passe esthétique sous le soleil andalou, accompagnée d'un paso doble stimulant. Mais cette émotion n'empêche pas les êtres de chair et de sang que sont les animaux d'exister, le temps que leurs bourreaux leur laissent encore à souffrir, "sous le soleil de Satan".

 

 Le sourire avenant, la coupe de champ' à la main, leur bazar (marché de dupes) exposé, les b'art b'art qu'ont tant pourri ramassent le fric des caves qui craquent sans sniffer l'arnaque.

 

 

 

 

 

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Flying rats! Coup de gueule contre l'art contemporain. Biennale de Lyon : Kader Attia et les pigeons martyrs transformés en bourreaux.Négationnisme.

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par Jo benchetrit



 

Flying rats! Coup de gueule contre l'art contemporain. Biennale de

En bas de cet article, il y a la lettre à copier avec les adresses pour protester  contre les conséquences néfastes de ce qui se présente comme oeuvre avec un titre qui est pousse-au-crime: Flying Rats.

L'objet de ce qui suit? Une installation "artistique" sic. à la bIennale de Lyon.

J'explique ici mon sic.

Il s'agit donc d'une re/présentation d'une sorte de cour de récré avec des tas d'enfants charmants et des pigeons. Les pigeons sont vrais mais les enfants sont des représentations en céréales agglomérées et comme il n'y a que ça à manger, les pigeons, devant les yeux des spectateurs vont manger les ceréales .

Mais le badaud, il verra quoi? Ben... des enfants en train de se faire dévorer par des oiseaux et...Peur...haine...désir...jouissance...


Appel au meurtre.


 

Il ne s'agit pas de prendre Kader Attia comme bouc émissaire de notre combat pour les pigeons mais de le rallier à celui-ci en lui montrant que

 toutes les victimes sont unies

par la même haine, et

la même méconnaissance

que les autres leur portent et  ne songent

qu'à les éliminer sous le même prétexte

d 'auto-défense à une agression imaginaire et mensongère !

Des enfants dévorés sont un stimulus pousse- au-crime déjà connu dans l'histoire de la délation et diffamation.

(En Russie et en Pologne les pogroms en furent déclenchés en ce nom: on accusait les juifs d'opérer ce à quoi ils répugnent le plus, à savoir d'utiliser le sang des enfants qu'ils tuaient(sic)pour faire leur matzots.


Quand on  sait  le tabou du sang de la religion juive, leur adoration pour les enfants( souvent rois), c'est un comble!)


Car ici, non seulement le mauvais objet tue mais encore il tue ce qui, dans l'imaginaire représente l'innocence. Il agresse ce qu'il y a de plus cher en nous, et pas toujours pour les meilleures raisons car l'enfant, c'est aussi notre narcissisme primaire.

 

C'est aussi le temps d'avant la castration. C'est aussi ce que nous devons "tuer" en nous pour grandir et devenir un adulte sans perversion. Ce qui donne à cette scène un grand retentissement inconscient. On y retrouve l'horreur de ce qui va instaurer le prototype du deuil et des séparations divrses imposées par la vie, le temps de la Loi qui interdit l'inceste et vous propulse dans le monde de l'humanité, monde structurellement insatisfaisant.C'est l'horreur de la castration.

Il s'agit ici d'interpréter et non d'agresser même si parfois mon ton pourrait le faire penser, pour essayer de montrer que

la voie éthique est ailleurs, dans la réhabilitation de l'image des pigeons et non dans l'appui aux pires fantasmes qui ne peut qu'aboutir à l'inverse.

donc ce  garçon de St Denis, bien de chez nous, Kader Attia, nous la joue à l'américaine en intitulant son  installation  "Flying rats". Donc, "rats volants". Sachant que le rat est l'animal (martyrisé dans le silence général) servant d'étalon-or à la détestation humaine, il y a peu de chances que cette expression soit bienveillante à l'égard de ceux qu'elle désigne, les pigeons.

 
Je suis très en colère de voir que ce monsieur Kader Attia, juif et arabe, donc de ceux qui ont pu souffrir au cours de l'histoire récente    des conséquences mortelles du fait d'être traité de "rat"en vienne à donner ce titre à son installation. Cette  expression de "rats volants"est utilisée par les gens de peu, les spécistes, persuadés qu'ainsi ils se gonflent eux-mêmes d'importance en dévalorisant de manière radicale

ces innofensifs granivores

martyrs

de notre domestication

irresponsable de notre abandon

et de notre haine égale à notre amour fasciné pour ce bel oiseau intelligent et très proche de l'homme.  Oui, intelligent. Je peux vous assurer pour en avoir sauvés et soignés que leur réceptivité et leur entendement de ce que je leur dis est pour moi un emerveillement renouvelé à chaque fois que je me suis vue comprise au quart de tour, et sans apprentissage aucun,  par eux.


 N'oublions pas que les malheureux rats, très inteligents comme tous les exclus qui n'ont que cette arme pour survivre et passer à travers les gouttes de la haine, sont tellement persécutés dans nos villes qu'ils n'ont comme unique possibilité de survie

que les lieux les plus sombres, les égoûts.

 Là où vont les tonnes

des excréments humains

avant d'aller polluer la nature.

Les rats, dans l'ombre menaçante,

 les miasmes de nos excréments,

sont ainsi en position

d'être transformés dans nos fantasmes en maîtres des étrons

en mauvais objets, en mangeurs d'enfants,

en ogres dangereux !

 Cette identification au rat, étalon-or de la détestation, n'est utilisée que dans le but 

de rabaisser au rang d'objet anal 

celui qui, de ce fait, sera considéré comme objet -déchet, petit a,

de trop, à jeter car à faire disparaître

comme repoussant et dangereux.

Pour rendre haïssable un groupe de vivants, c'est un moyen  très usité.

C'est en cela que je soutiens que 

le racisme est toujours un "ratisme",

et je suis presque sûre que sans spécisme, le racisme ne serait peut-être pas, en tous cas  il ne saurait se servir de l'animalisation de l'autre pour en faire un mauvais objet.

Les pigeons qui sont effroyablement mal traités par l'ingrat humain, crèvent de dénutrition. Il est interdit de les nourrir, du moins dans les pays comme la France.

Dans d'autres, ils sont encore symboles de richesse, de paix , d'amour, de fidélité et de beauté. Dans des pays arabes, par exemple !  

Il ne faut jamais oublier

notre responsabilité

car c'est l'homme

qui les a mis dans cette situation de dépendance par l'effet pernicieux de la domestication.

Cette domestication, de plus, a sélectionné des pigeons prolixes !

Elle a créé l'infantilisation propre à ce processus de "d'hommestication" qui rend tout animal trempé dans le bain-là ,  ainsi que sa plus lointaine descendance, "en mal d'homme"(Lacan) inapte à se débrouiller sans hommes. 

 Dépendants, les pigeons le sont aussi par la destruction de leurs habitats et lieux de nourrissage, affamés par la loi et la haine des hommes, diffamés à qui mieux mieux, afin de les exterminer. Comme ils sont très intelligents, malgré ce que nous en croyons par ignorance crasse, ils ont compris que leur seule chance de survie, même mauvaise, est de rester dans l'ombre de leur ancien "maître", celui  qui les a séduits puis abandonnés, l'homme.

 Ils n'avaient pas besoin qu'on enfonce le clou sur une image déjà bien injustement mais gravement détériorée..


Ici, la "plaisanterie" qui consiste à présenter des pigeons, paisibles granivores,  comme des anthropophages, en leur donnant pour toute pitance des figurines à l'image d'enfants en amalgame de céreales n'est pas sans conséquence néfaste sur la gente colombine.

Ce spectacle de Grand guignol frappe l'imagination, vise l'effet au lieu de viser l'intellect malgré l'objet pompeux de l'exposition sur "le temps".
Ici pourtant, les pigeons   n'y souffrent peut-être pas trop en dehors du stress de ce genre de lieux de passage, de la chaleur, la poussière, les transports d'une ville à l'autre dont on ne sait rien. Certes, ils sont nourris et logés...rêve de pigeon des villes, animal domestique abandonné sans toit ni graines. Il y aurait aussi à vérifier que les couleurs soient comestibles, ce dont je doute, vu que de sa haine des pigeons, Kader  parle sans vergogne dans ses interwievs.


 Dans cette installation, ce qui, a priori, me  pose le plus problème est l'idéologie fortement spéciste. C'est le fait que les pigeons martyrs de nos villes ingrates soient transformés en bourreaux! C'est une inversion de rôle qui confine au  négationnisme. Négationnisme qui mène à dire que ce qui est n'est pas, que les pigeons ne sont pas des indigents qui souffrent mais des nantis qui nous vampirisent...


De même, les révisionnistes négationnistes affirment au sujet de la Shoah que les juifs ne furent pas tués.

Mais qu' ils ont tout inventé pour se faire plaindre et surtout accuser les innocents aryens du monde "civilisé" aux fins de les dominer par la culpabilité et de les déposséder par les réparations que ça implique.

Bové en fit autant lorsqu'en l'an 2000 (que nous attendions avec une sorte d'illusion de paradis retrouvable), les agressions antisémtes faisaient rage. Il assura avec aplomb que tout était inventé par les juifs pour se faire plaindre, donc manipuler l'opinion en leur faveur. Blabla sur fond de soutien à Arrafat, comme chacun sait.Quelques

mois plus tard, il fut contraint de demander pardon aux juifs, mais le mal était fait.


Lance une rumeur, il en restera toujours quelque chose, au nom de l'inepte proverbe paranoïaque: "il n'y a pas de fumée sans  feu."


C'est le coup de la pseudo-victime qui est en fait bourreau, qu'on nous ressert allègrement, du côté gauche, à propos d'Israël, d'ailleurs. Car le négationnisme est loin d'être l'apanage de la droite. Et, comme on le voit avec les oiseaux "RATisés" afin de les RATiboiser, c'est un mécanisme mental qui est loin de se limiter au champ de la Shoah. C'est ce qui, en terme psychanalytique est désigné du mécanisme de défense cher aux pervers, le déni.


Il serait bon, pour continuer sur cette lancée, de RATionaliser un peu l'homme, propice à gober tous les messages pousse-au-crime, même les plus saugrenus.


Monsieur Kader Attia, coincé entre 2 identifications hélas peu compatibles de nos jours mais toutes deux de "races" assimilées à des rats pour mieux les asservir et les mépriser,  rejoue quelque chose de cette méprisable méprise sur le dos des pigeons, peuple diffamé et chaque jour exterminé par les municipalités de notre "douce" France.


Les victimes granivores du spécisme transformées en mangeurs d'enfants, cela ne peut pas ne pas évoquer les juifs accusés d'être buveurs de sang d'enfants,   pousse -au-délire diffamatoire imaginé pour les rendre effrayants et détestables, et justifier les pires pogromes à leur encontre. Surtout que les juifs ont aussi une forme de phobie religieuse: le sang leur est interdit.


Ainsi, les juifs furent d'abord diffamés, ensuite exterminés, comme le sont les pigeons accusés entre autres choses --toutes fausses-- de donner des maladies. Jusque là, qui connaît une seule personne malade d'une maladie de pigeons? Pas la DSV en tous cas. (Direction des services vétérinaires).


Cependant, c'est toujours au nom de l'hygiène et de la protection contre les maladies imaginaires que chaque matin des milliers de ces beaux oiseaux partent dans des cages se faire "traiter" dans des chambres à gaz, ou pire dans des caissons à vide d'air.


Non, on ne dit pas    "traiter" au public, expression nazie, on dit euthanasier…expression à connotation généreuse, car l'euthanasie a ceci de particulier qu'elle est là pour soulager une souffrance insupportable et ne se justifie que du fait qu'on ne peut rien faire d'autre car l'issue fatale est inéluctable.

Mais la même hypocrisie criminelle est là, montrant que le déni du crime est tout aussi présent. Ils n'ont pas besoin qu'on en rajoute. Ils souffrent déjà assez. La loi les affame. Les maires les font tuer de la pire des façons dans ces chambres à gaz ou à vide d'air. Ils sont empoisonnés par des tueurs urbains et non menacés de sanction car ici règne une grande indulgence, contrairement à ce qui se passe à l'encontre de ceux qui font leur devoir en les nourrissant.

Je suis convaincue que ce monsieur est à des années-lumière de savoir tout ça. Je ne l'accuse en rien d'être nazi. Je sais bien qu'il doit être simplement ignorant de ce qui se passe. Il ne sait pas que les pigeons ont besoin qu'on les aide. Il faut qu'il se responsabilise. Les pigeons sont les mal aimés de notre société  hygiéniste   soumise à Thanatos plus qu'à la pulsion de vie.

Ces petites victimes de la domestication sont des êtres aussi spoliés et massacrés que les chiens et chats errants des pays barbares de Serbie , par exemple, mais aussi du nôtre dans les DOM TOM, entre autres mais aussi dans nos associations saturées d'animaux abandonnés ou par leurs maîtres qui, sous n'importe quel prétexte (déménagement, comportement, etc.) s'en débarrassent en les assassinant ou le faisant faire par des vétérinaires patentés.

Et pourtant, il serait bon de les reconnaître enfin pour ce qu'ils sont, des animaux abandonnés afin que la loi qui interdit de les nourrir, l'article 120 de la préfecture de Paris soit abrogée. Je prends connaissance à cet instant d'une interview.  Interview où m. K.Attia avoue une phobie des oiseaux. D'autre part, il utilise un terme à propos des pigeons des villes, terme aux relents nauséabonds et même "naziabonds". Jugez en plutôt: "Dégénérescence de la race "!!!!!!!

Ceci montre la complexité de notre rapport aux animaux, lieu de projection et de fantasmes à gogo où l(on se donne le droit de dire des choses dont on rougirait de le proferer au sujet d'hommes!!!

 

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Je crois pouvoir, par ailleurs, vous montrer en quoi l'art qui utilise des vivants non volontaires ne peut être de l'art.
Cet art comptant pour rien, ou pour Hun, est dans la ligne des monstruosités de ceux qui, comme l'innommable imposteur Damien Hirst   utilisent les vivants pour les torturer en opposant à ceux qui veulent arrêter la main de ce bourreau d' animaux : "C'est possible. Liberté de l'artiste. Tout lui est permis!"

Non, utiliser du vivant n'est pas permis au regard de la Loi  de l'Oedipe, dont l'intériorisation est la condition de la morale chez les hommes.

C'est elle  qui interdit la satisfaction telles quelles des pulsions destructrices et demande pour cette décharge indispensable de la sublimation. Celle-ci est la condition de l'art. Sans sublimation, on est dans le passage à l'acte pervers. De même,  on sait avec Freud que  "la perversion est l'envers de la névrose". Le pervers réalise en acte ce que le névrosé se contente de réaliser en fantasme.

La perversion réifie l'autre pour le réduire à l'objet de pure jouissance désiré.

 C'est l'envers de la sublimation qui, elle, permet d'atteindre de manière détournée la satisfaction sans altérer le vivant, ni le réifier en lui ôtant toute subjectivité. L'accès à l'Autre en tant qu'alter ego est une marque de maturation indispensable pour en finir avec la barbarie de la petite enfance, dite par Freud, "perversion polymorphe de la petite enfance". C'est le temps où l'Autre, la mère est perçu psychologiquement comme ce qu'elle est physiquement: le lieu de la satisfaction de toutes les pulsions. Sans la mère, le petit d'homme n'est rien. Il meurt. Il a un fantasme de toute-puissance, croit qu'elle n'est là que pour lui. Il ne se pose pas la question du désir de sa mère car il est dans la problématique de la Jouissance mais le moindre retard de celle-ci à répondre à ses demandes, à son cri, le mettra en rage. Tout lui dit qu'il est "l'aimé" et se convainc ainsi qu'elle-même ne peut désirer autre chose que lui. C'est une position érotomaniaque. Ce qui est paradoxal, car, en fait le bébé est l'impuissance -même.Mais il est le lieu de pulsions partielles extrêmement  fortes, aussi fortes qu'elles le seront plus tard mais non limitées par la Loi dans  leur réalisation. Vous me direz qu'elles le sont par son impuissance. C'est vrai. Mais il n'est pas sans agir! Avec sa bouche, il dévore sa mère. Avec ce qui sort de son corps, urine et excréments, il peut détruire ce qui le gêne.

C'est là que l'acte hallucinatoire va venir à la rescousse. Satisfaisant son fantasme d'amour fusionnel qui lui donne faim de sa mère. ("L'amour, c'est miam-miam". Lacan.) Mais aussi fantasme destructeur quand il veut se venger des retards de celle-ci ou de ses incompréhensions de son état, de sa souffrance parfois. Car la mère ne peut objectivement pas tout et il prend ça pour de la mauvaise volonté intolérable de sa part. Elle devient alors un mauvais objet à faire disparaître et réapparaître à la demande !

Grâce à la Loi de l'oedipe, l'enfant sait bien qu'il ne peut aller aussi loin que ses fantasmes le demande pour satisfaire ses pulsions perverses, donc mortifères. Car la pulsion ne peut se rassasier et irait bien jusqu'à la destruction pure et simple de l'objet, destruction qui le laisserait néanmoins sur sa faim.

 

Le  désir humain ne se satisfait pas complètement, n'a pas de satiété, n'a pas de fin…d'où l'expression: "ça se mange sans faim." En effet, l'objet a est contourné, et donc jamais atteint dans la satisfaction de la  pulsion. La cause en vient de ce fait que l'homme parle le symbolique. C'est là qu'il habite imaginairement. Il en oublie que son réel, c'est qu'il habite la Nature et pas les constructions imaginaires qu'il en fait.

 La brèche que l'homme a laissé ouverte vers la barbarie, c'est le rapport aux bêtes. Là, il juge qu'il n'a pas à utiliser la même limite qu'il est contraint par la Loi de l'Œdipe de mettre entre lui et la destruction de l'autre humain.

Mais, me direz-vous, il s'agit aussi d'autre. L'autre humain comme l'autre animal est un vivant sensible et à ce titre, la morale veut qu'il soit épargné de ses pulsions barbares par la sublimation. C'est ainsi que l'homme se civilise. Mais au fur et à mesure que l'homme se protégeait de la nature par la technique, au fur et à mesure qu'il remplaçait la Nature par des constructions réelles, afin d'aller dans le sens de ses constructions imaginaires où il refaisait le monde en reniant sa propre nature, à savoir son animalité, il entrait dans un processus inverse à la civilisation: il devenait avec les (autres) animaux au plus proche de ce qu'exigeaient ses pulsions barbares et mortelles. La satisfaction de ces pulsions que la Loi de l'Œdipe lui avait fait abandonner était alors possible et, vous l'aurez deviné, la régression au stade de la perversion polymorphe de la petite enfance était alors fatale.

Tout cela à cause de son rapport aux (autres) animaux.

Rapport qu'il a choisi hors Loi, car il a désigné l'animal comme équivalent à un objet sans subjectivité, non alter ego. La sublimation, on l'a vu, permet la décharge de jouissance sans la destruction du sujet porteur de l'objet. Le respect de l'Autre est la condition de la maturation humaine. La création artistique va dans  ce sens en permettant satisfaction sans nuire à un autre imaginairement réifié. On ne peut donc utiliser des êtres sensibles morts ou vifs, pour faire un homme mature.

La civilisation ne peut prétendre à la fois être un barrage contre la barbarie et installer cette même barbarie comme principe d'une humanité qui, en rejetant son animalité, prétend que les bêtes ne sont pas des sujets. Au fins de les utiliser à sa guise, ou plutôt à la guise de ses pulsions non castrées (d'avant la Loi). L'art  est un des moyens de se rendre civilisé.  Tout y autoriser   ne peut être qu'imposture au regard de cette condition que l'art est une des issues non barbares à la perversion polymorphe et destructrice de la petite enfance... condition qui va dans le sens de la limite, au contraire!

 L'art b'art b'art n'en est donc pas. L'humain ne peut sortir de la perversion en gardant des secteurs de son activité dans la perversion. On ne peut être non-fumeur tout en continuant à fumer dans le fumoir, même si c'est uniquement dans ce fumoir. Et ceux qui ont lu Sade savent bien que dans le boudoir, on ne faisait pas que de la philo... Donc, les installations et autres performances modernes ne peuvent être de l'art, lorsqu'elles forcent des vivants, les rabaissant à l'état de choses non subjectives et non libres de leur destin.

Ce n'est  pas de la sublimation, donc pas de l'art. Cf. aussi cet article sur l'art b'art b'art: http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/article-254076.html  
 

 Et je rajouterai, personnellement:de l'art sans morale n'est pas de l'art. Cf. pourquoi dans mon texte plus haut.

 

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Repas totémique, Corrida, l'échec du Christ, de la civilisation et de l'humanisme devant la barbarie?

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par jo benchetrit

 

Isaïe

« Qu’ai-Je à faire de cette multitude de victimes que vous M’offrez ? dit le Seigneur. Tout cela M’est à dégoût. Je n’aime point les holocaustes de vos béliers, ni la graisse de vos troupeaux, ni le sang des veaux, des agneaux et des boucs. Lorsque vous veniez devant Moi pour entrer dans Mon temple, qui vous a demandé que vous eussiez ces dons dans les mains ? »

Isaïe 1,11-12

 
 
La maladie infantile de la civilisation:
elle admet la barbarie comme faisant partie d'elle-même. 
 
 
Une tradition d'un autre âge?
 
Non, nos contemporains y vont aussi!
80% n'aiment pas...20% d'entre nous AIMENT ça: ceux qui peuvent regarder ça sans hurler de douleur...mais en appréciant sont-ils vraiment aussi honorables que les autres?
 
 

Le monde avait déjà commencé depuis 15 milliards d’années, la terre avait 4 milliards d’années et demi, la vie, 3 milliards et demi…la plupart des espèces avaient pour certaines des milliards d’années, pour beaucoup des centaines de millions d’années, quand l’homme s’est annoncé, il y a une virgule de temps, d’abord sous la forme rustique de nos nombreux ancêtres hominidés, il y a 2,5 millions d’années.

Puis notre sous –espèce de sapiens, homo Sapiens Sapiens, il y a peut-être 30.000ans seulement, donc très récemment, sous la forme que nous connaissons dite aussi d’homme moderne.

Les autres hommes disparurent comme notre cousin et contemporain Neandertal et nous sommes actuellement la seule espèce survivante de la famille des hommes.

Il fallut à la Terre entre 500millions d'années et 1 milliard d’années pour créer la vie. Il ne faudra peut-être pas 100.000 ans à l’homme pour rendre la vie si ce n’est impossible, du moins très hypothétique.

Nous aurions pu nous appeler l’homme du néant tant notre destructivité est grande.

S’il est une explication à cette destructivité, c’est ce qui fait de l’homme un être nihiliste : ses pulsions. C’est une grande différence par rapport aux autres du monde animal. Nous avons en fait remplacés nos instincts par des pulsions partielles.

Les conséquences sont assez catastrophiques. En effet, ces pulsions dites partielles, nous verrons pourquoi, sont au service de la pulsion de mort exclusivement. Les instincts le sont parfois un peu mais en grande partie sous la dépendance de la pulsion de vie.

« Il n'y a pas, d'apparence, chez les animaux, ni de viols, ni non plus de toutes ces complications, tout ce baratin qu'on fait autour. Ça se passe chez eux d'une façon pour tout dire civilisée.
Chez l'homme, ça fait ce qu'on appelle des drames [...]. Par quoi bien sûr tout le malentendu [...]. Plût au ciel que les hommes fassent l'amour comme les animaux, ça serait agréable. » Lacan. Lors d’une conférence à Milan.

C’est ainsi que les hommes sont, et ce sans doute depuis qu’ils parlent un langage symbolique qui « tue» le réel  et qui en construit un autre, des bêtes particulièrement tordues.

Le mot tue et fait la chose, en résumé. L’homme est capable de se passer, du moins subjectivement, du réel réel, pour le remplacer par un réel imaginé, et symbolisé.

En d’autres termes, un réel rêvé, qui n’a plus rien avoir avec le réel d’origine, lui, toujours là, mais invisible à notre rêveur. Si bien que pour le percevoir, il lui faut combattre ce principe qui lui fait fuir toute source de réveil, donc de stress : le principe du plaisir.  

Ce principe est lui-même au service de la pulsion de mort. Il entraîne vers la néantisation de ce qui excite. Donc, en lui obéissant le sujet tend vers le plus grand calme.

La civilisation, selon « Totem et Tabou » de Freud, a commencé par un repas. Le « repas totémique », cette identification archaïque par incorporation au père barbare et donc jouisseur, égoïste et égocentriste tué de la Horde primitive ouvrait une page plus policée dans le monde des hommes qui prirent ainsi conscience de leur dangerosité.

La Loi fit sentir sa nécessité, pour se protéger les uns des autres de leurs propres pulsions barbares. Ils ont en effet tout juste eu le temps de voir qu’ils étaient comme le père, barbares, pour comprendre que ce serait invivable s’ils ne trouvaient de parade, et pour conclure sur la nécessité de la Loi.

 La mort du père comme clé pour sauver les hommes est certes un mythe, mais tout de même il est troublant d’en rencontrer un écho si parfait dans l’histoire religieuse du christ.

On y trouve à peu près tout, mais déformé comme on l’observe dans le travail du rêve, avec, dans le désordre le père, ici Dieu, son fils, qui est en même temps ce père et le père de ses disciples d’abord.

 On en trouve un, Judas, qui représente en fait tous les disciples, ses fils, le meurtre du père-fils et le repas totémique.

Certes, le repas, dite la cène, se passe avant sa mort, mais tout de même, avec l’incorporation du père fait homme sous la forme de son fils et dont on se souvient les paroles : « Ceci est mon corps. Ceci est mon sang ».

Offrande troublante du père à la dent des fils, cette cène a quelque chose de primitif. Elle vise à déculpabiliser les fils du meurtre du père.

Tout est prévu par Dieu. Il faut qu’il meure afin de libérer sa parole dans le monde. Et cette parole, c’est la Loi du père celle qui interdit aux fils de jouir de leurs pulsions partielles non sublimées.

Car, ne l’oublions pas, ce n’est pas réellement le corps du Christ, ce pain n’est que du pain, pas un être vivant, ce vin n’est pas du sang, mais du raisin. Mais l’homme n’est pas raisonnable, et la mort réelle du christ n’annonça pas, de par le fait de la jouissance associée à cette mise à mort, cette paix que son sacrifice prévoyait.

La souffrance est une forme de la jouissance et la religion qui idolâtre un supplicié et non un Dieu vivant peut très bien trahir l’esprit qui pourtant présidait à ce meurtre du père, et qui ouvrait sur la civilisation.

Il disait que, par son sacrifice, il était venu pour sauver les hommes…de leurs péchés… Mais on l’observe, ça a raté comme toutes les tentatives de débarrasser la Terre du propre de l’homme qui, ma foi, ne manque pas d’être sale, puisqu’il s’agit de ses pulsions à l’état brut, les barbares.

On ne donne pas à voir l’impensable d’une mise à mal d’un vivant, Dieu ou un animal comme un taureau, sans que la jouissance n’en demande encore.

Ce qui fait que contrairement à la légende entretenue par ceux qui y ont intérêt, la corrida n’a aucun effet cathartique.

Au contraire, elle provoque chez l’individu capable de jouir d’un tel spectacle une envie d’encore, en voir encore, tuer encore.

Ce n’est pas un hasard si la religion du christ est si présente dans les arènes et leurs coulisses. Les bénédictions de ces actes sacrilèges ne manquent pas pour exorciser le péché de cette répétition du meurtre du père.

Et l’inquisition peut témoigner de la difficulté de se déprendre de la souffrance, jouissance imposée par la force de ceux qui voulait du bien aux autres, bien entendu.

Loin de faire haïr la souffrance comme il le voulait, en voulant être le dernier sacrifié, le sacrifice du Christ ne servit qu’à entretenir la flamme de la jouissance que cet acte a fait naître. Que ceux qui ne savent pas qu’une croix est un instrument de torture me jettent la première pierre.

On est loin de la seule façon de satisfaire nos pulsions d’une manière civilisée, : la sublimation. En physique, c’est le passage d’un corps solide à l’état gazeux. Une métamorphose qui le rend méconnaissable et léger ! En psychanalyse, la sublimation des pulsions partielles les allège de la destructivité de la pulsion de mort et les met au service du beau, ou du vrai. En un mot du bien.
Les pulsions, une fois sublimées, trouvent leurs lettres de noblesse, en contribuant à la création artistique et à la découverte scientifique.
Mais pourquoi n’est-ce pas suffisant ?
Pourquoi la sublimation n’est-elle pas la règle ?
Pourquoi la civilisation échoue-t-elle à éliminer
de l’humain sa destructivité apparemment constitutionnelle ?
 
Je dis apparemment parce qu’au fond, si, avec Lacan, on soutient que l’homme n’a pas de nature et avec Sartre et les existentialiste que
"l’homme n’a pas d’essence", mais que ce qu’il fait le fait,
on peut penser que l’homme est libre de ce choix
et que sa barbarie est un accident de l’histoire.
Donc éliminable.
« C’est en forgeant qu’on devient forgeron » et c’est donc en se conduisant comme un monstre sans scrupule, égoïste et acéphale que l’on devient un barbare.
Après ça, on peut toujours faire comme si.
 

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Selon le traité sur la constitution européenne, toute personne a droit à la vie. Or l'animal est une personne.Les aficionados ont peur!

28 Septembre 2005, 22:00pm

Publié par Josette benchetrit

...Donc l'animal a droit à la vie.
Quoi de plus naturel en somme?

Mais, me direz-vous les animaux ne sont pas

des personnes. "Ils sont... personne."

De la merde ou de l'or selon, pour leur propriétaire...car s'ils ne sont personne ils ne sont pas à tout le monde, s'ils sont domestiques. les sauvages, eux le sont, et rien en France ne vient les défendre;, sinon qu'ils sont quand même eux aussi reconnus par le code pénal comme êtres sensibles. Toutes sces notions cohabitent tranquillement alors même qu'on ne veut tirer aucun conséquence du fait qu'en les reconnaissant comme sensibles, ils sont de facto des personnes!

Mais dans le méli mélo des esprits;, certains sont plus niés que d'autres...élevages et labos en particuliers... où ils sont

des choses...

Tandis que ceux qu'on chouchoute, c'est plutôt...

du tout affectif, tout-à-l'égoût de nos demandes d'amour inassouvies ailleurs...de nos désirs de frime ou tout autre raison mauvaise de cohabiter avec un animal. Les seules qui se tiennent: l'adoption et le fait de les recueillir. Ceux achetés, déjà, partent avec le handicape d'être considérés comme un bien, meuble immeuble ou pas, mais "bien" quand même.( Variante de la devise de l'homme: "Mes biens, c'est mon bien."

Ce qui fait dire à leurs "propriétaires" qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent avec leur bête.

Sale mentalité! Ils oublient que la loi est pour tout le monde. Mais ils le peuvent car la loi qui sanctionne la cruauté est peu appliquée. Car, cette loi arrachée de haute lutte, loi Gramont d'abord, est en fait une sorte d'OVNI dans la cour des autres lois qui, elles, ne voient pas les choses de cette manière, mais plutôt comme ce qui suit:

En résumé des objets partiels du phallus au sein en passant par le RIEN.

Et le bébé/ogre humain a le droit de réaliser TOUS ses désirs les + monstrueux sur eux. Donc, c'est la preuve que ce ne sont pas des personnes.
Voilà où la belle humanité en est rendue: à croire que son autisme lui dit la vérité sur le réel!!!!
Et bien, non, de même que les noirs, les femmes, les juifs et tous les hommes méprisés de la Terre ont pu se démontrer aux yeux des tyrans pour ce qu'ils sont, des personnes, ils faudra admettre que les animaux le sont au sens où ils sont une subjectivité pensante --et oui --et sensibles, c'est si évident que le démontrer est une perte de temps.

La cause animale sera celle du 21° siècle qui ne sortira de ses dérives barbaresques que par cette porte de la dignité humaine. Et de sa propre sécurité. A force de considérer tout le reste du monde comme il considère les bêtes;, l'homme a abouti à se figer dans la position régressive du narcissisme primaire d'où tout lui paraît sans subjectivité, et tout serait à ses yeux des objets à sa disposition...ainsi la terre aux richesses s'épuisera et lui, comme un imbécile, se retrouvera bien dépourvu quand la bise sera venue.

La vie humaine risque fort de ne pas s'en remettre car bien des indicateurs sont au rouge. Du point de vue des écosystèmes, déjà, et aussi de celui du terrorisme. Car si la nature est parfois dangereuse toute seule, le coup de pouce que lui donne l'homme va peut-être la rendre invivable.

Et si l'homme est assez fou pour tuer l'autre homme pour des questions de fanatisme religieux, en considérant l'incroyant comme un chien...si celui-ci n'est pas considéré pour ce qu'il est, une personne, et bien je ne donne pas cher de la vie de l'infidèle que les non-islamistes est aux yeux des fous d'Allah.

Les adeptes de la religion funeste des coroidas ont du sang sur les yeux mais ont peur de la constitution européenne: ils ne veulent pas que cette horreur soit menacée par elle.

 

 

RESTE CECI/

Article-III-121

Lorsqu'ils formulent et mettent en oeuvre la politique de l'Union dans les domaines de l'agriculture, de la pêche, des transports, du marché intérieur, de la recherche et développement technologique et de l'espace, l'Union et les États membres tiennent pleinement compte des exigences du bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles, tout en respectant les dispositions législatives ou administratives et les usages des États membres, notamment en matière de rites religieux, de traditions culturelles et de patrimoines régionaux.

 

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