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Psychanalyse et animaux.

Le chaînon manquant contre la barbarie.Ilan Halimi jeune mais juif...assassiné par des Narcisse. Europe 1. Réponse à Cyril Koupernic : Pourquoi la culture est impuissante contre la cruauté humaine,

28 Février 2006, 22:10pm

Publié par Jo benchetrit

Le  28.02.2006 au soir sur Europe 1, (vous pouvez encore écouter cette émission de haute tenue)le très charmant et compétent psychiatre  Cyril Koupernic    répondant à l'interessant   Pierre-louis Basse dans sa passionnante émission  : "A l'air libre", a dit : "Oui. La violence   est naturelle. Elle est contrôlée par la culture." J'y réponds qu'ici s'explique que la violence soit plutôt...culturelle. on ne retrouve d'ailleurs jamais celà dans la nature, je crois.
Le sujet ? Un malheureux jeune-homme de 23 ans massacré par des êtres innommables.
 Ilan Halimi est le pauvre  martyr d'une idéologie glauque de voyous multicolorés, idéologie qui fait retour en passant des allumés aryens et fiers de l'être aux non moins allumés des banlieues de toutes races, y compris blanche "bon teint", tout autant fiers de l'être.
Comme quoi, il n'y a pas de quoi être fier d'être ce qu'on est ou plutôt de ce que le sort veut que nous soyons et qui n'est en rien dû à notre mérite.
Comment un homme qui a subi les sévices de la société culturellement élevée qu'était l'Allemagne de l'époque, ainsi que la France, peut-il encore s'illusionner ainsi sur le pouvoir de la culture ?
Je ne le crois pas qu'il le puisse vraiment, en fait. Je pense que c'est une réponse à l'attente de solution dans une émission sur le point de finir, où, pris par la vitesse obligée, on essaie de passer un message, quand même...Car comment pourrait-il y adhérer?

Il est évident qu'on ne peut conserver cette même réponse à la barbarie qui n'a déjà pas marché dans le passé, car c'est un leurre.
Et de ce leurre naît le creuset de la dite barbarie, qui, non débusquée, bien à l'abri, peut continuer à se répéter.
J'explique plus bas pourquoi.
Car la violence est en fait contrôlée par ce qui fait d'un enfant un homme civilisé et libre de son désir mais pas de sa jouissance: la Loi de l'Oedipe, par le 2° surmoi dit nom du père, Loi dite de l'interdiction de l'inceste, bafouée par l'attitude de l'homme en tant qu'incestueur de  la nature, vécue comme mère-bonne à tout faire, corne d'abondance jamais tarie, selon son fantaslme mais hélas, pas selon la réalité.
 
Tant que l'on ne voudra pas affronter ce qui se passe en vrai, à savoir ceci, le fait  que la culture, commencée avec l'art-- la sublimation  donc, sans doute les dessins des grottes de nos lointains ancêtres-- que la culture donc a dévié il y a environ 10.000 ans, au néolithique  vers l'agriculture, on ne comprendra pas l'impuissance de ce qui aurait dû être remède contre la barbarie.
Qu'est-ce que l'agriculture ? On peut dire que c'est la soumission forcée de la nature et le détournement de ses lois au seul profit de l'humanité.
Ce qui est la définition d'un viol.

C'est d'autant plus vrai que c'est bien la reproduction sexuée qui est ainsi confisquée, pour aboutir à ce qu'on sait, le viol par insémination artificielle  qui prive nos animaux prisonniers du moindre plaisir, y compris du plaisir sexuel. Pour le remplacer par le déplaisir et la souffrance. Car les inséminations ne se font pas en douceur.
 Avez-vous déjà vu les poules attachées par milliers en rond d'oignons, les pattes en l'air, la tête coincée, en bas, le cul fouillé par les doigts sans soin des "techniciens "avec du sperme obtenu avec autant de cruauté, vite, le temps c'est de l'argent ? C'est pour votre poulet, ou vos oeufs, avec ou pas le label de " vie en  liberté".
En ces temps de grippe aviaire, la liberté est terminée…Reste le déplaisir ajouté à la souffrance.
 
Le fruit de leurs entrailles confisquées leur est dérobé, mis en couveuse puis on garde les oiseaux du sexe voulu, les autres poussins à peine nés et sexés sans plus de ménagement, étant massacrés à la broyeuse ou étouffés dans des sacs plastiques.
 Ou encore pour les mammifères, ils sont soit tués presque dans l'instant, ainsi des agneaux de lait, des foetus astrakans, et des porcelets, soit allaités au biberon de lait écrémé en poudre reconstitué, avec de la graisse d'équarrissage rajoutée pour les veaux...Tout cela pour les tuer, les dépecer, les dévorer à la fin d'une simili-vie de souffrance intense le plus souvent. Ou encore pour leur faire subir d'atroces expériences. Ou même dans le cas des  animaux de compagnie produits dans des batteries… pour choyer ces bêtes issus d'un forçage.

Ne l'avons-nous pas ici, au coeur de la culture humaine, cette violence pas si naturelle que ça, que C. Koupernic --   ce survivant hautement résilient de ce pire qu'il sait pour le dénoncer par ailleurs, il est vrai, que nous le faisons subir aux (autres) (autres) animaux --  voudrait éradiquer  à jamais, comme nous tous… du moins officiellement ?
Comment le violeur de la nature, l'homme de la culture qui jouit sans la stigmatiser de l'ère " agricultivée",  peut-il est perçu comme l'anti-viol ?
C'est impossible.
C'est pourquoi je l'affirme avec force : la culture de l'humanité "agriculturelle" est le maquillage de la barbarie, ou, si vous le préférez, son cheval de Troie.
De plus, merci Lacan, l'effet des mots symboliques, c'est de construire un nouveau monde imaginaire avec eux.
Je dis...et c'est. Conviction délirante mais pas sans effet sur le Réel !
Comme ceux de Dieu, imaginé à son image, les mots de l'homme sont créationnistes de la façon dont les hommes voient le monde, la nature et lui-même. Or, qui dira que la culture est sans mots ?
 Et, si vous me permettez ce glissement, qui affirmerait que pour les (autres) animaux, l'agriculture est sans maux ?
Mais avec des mots, on referait le monde, et donc, si on dit que les (autres) animaux ne souffrent pas, on croit que c'est vrai.
Et, au salon de l'agriculture, on le transmet aux enfants, en même temps qu'un clivage psychotique, qui mangent des morceaux des congénères des bêtes qu'ils caressent, pour bien apprendre que c'est comme ça, le réel des hommes, une façon de biaiser avec le réel des autres, avec ses propres affects et sa propre intelligence, dans leurs rapports à ceux  qui seront soumis d'abord par les mots qu'on plaque dessus.
Or cette façon de voir le monde avec son imaginaire, et en donnant par les mots du discours courant à cette image du monde statut de réel, est   un faux pli qui mène au pire en question.
Ainsi, les tueurs d'Ilan ont repris le discours courant dans les cités, discours importé de la culture occidentale, qui a été confortée par les nazis, et affirme jusqu'à Canal + que les juifs aiment l'argent, (imaginaire) donc en ont (Réel).
Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à voir la façon dont ça parle aux Guignols, par la caricature d'Arthur, animateur producteur d'émission, représenté avec un nez juif bien marqué, et avec des propos très intéressés de riche âpre-au-gain, ce qui est dangereux, puisque de la scène à la rue, on va en subir les effets bien réels sur l'image que l'on en a.) Ils l'ont donc choisi, Ilan, comme victime de leur rapt parce que les juifs ont donc de l'argent, selon ce discours de la banalité dans les cités.   
Mais ils l'ont torturés durant 3 semaines avant de le laisser agonisant. Pourquoi, sinon par haine de ce qu'il représentait, en tant que frère, double  qui a réussi à se fondre dans   l'objet de leur désir, la société française dont ils se sentent et se veulent peut-être, par défi et dépit, inassimilables?
 Mais dont ils veulent jouir, comme l'Autre, le juif si proche, qui, lui, aurait selon leur délire,  les clés de ce pouvoir-jouir, et les aurait selon eux encore, confisquées pour son seul profit .
 
La défaite de la culture... George Steiner, un des plus grands philosophes pour notre temps, ne cesse de clamer cette défaite. Oui, on jouait Debussy à Munich et on pouvait entendre en même temps les Juifs en partance pour Dachau hurler dans les trains. La civilisation n'est qu'un vernis narcissique, un de plus, sur cette nôtre barbarie que l'on refuse de voir pour ne pas avoir à l'assumer, et que donc l'on perpétue partout et chaque jour que Dieu fait sur les animaux, nos victimes de prédilection, silencieuses et christiques éternellement.
"Très lentement, et souvent trop tard, l'homme commence à reconnaître dans l'animal son témoin, son altérité irremplaçable." Steiner encore... irremplaçable.*
Ce qui me permet cet enchaînement:
C'est toujours l'animal que l'on tue en l'autre, le tabou de tuer l'homme étant très fort, indépassable. C'est parce que les animaux ne comptent pour rien dans ce tabou de tuer qui structure l'humanité, qu'on ne peut imaginer tuer l'autre homme que "deshumanisé".
C'est ainsi que j'explique que la barbarie envers les hommes est directement liée à celle envers les bêtes.
 
Je rajoute aussi que comble d'ironie, c'est encore l'animalité qui est convoquée pour tenter d'admettre celui qui tue un homme dans le champ du compréhensible. Ne dit-on pas alors que c'est  en tant qu' "animal" qu'il a agi ?
La bête, le saviez-vous? désigne aussi le diable.
Tant que nous n'aurons pas nettoyé notre
 imaginaire de ces oeillères à notre intelligence, nous ne saurons pas trouver les solutions à notre barbarie.
qui ne saurait être traitée selon le genre de la victime. Car elle est UNE.
 
*  commentaire de Meryl Pinque.

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Enfin une certitude sur la grippe aviaire : elle rend ...

27 Février 2006, 06:57am

Publié par Jo benchetrit

cons. Même et surtout la majorité de ceux QUI N'EN SONT PAS ATTEINTS!!!!!!!!!

La connerie rend barbare. La barbarie rend...mort. Pigeons et autres oiseaux massacrés, excusez les , ils ne savent pas ce qu'ils font!

Ah! mais on va aussi massacrer d'autres familles de vivants?Avec l'humain, bien souvent la recherche du risque zéro se confond avec la certitude de l'intelligence zéro !
Regardez plutôt  le visage hideux de notre humanité. Nous ne devons pas les laisser faire. soyons aussi enragés, mais contre ceux qui s'aiment tant que le reste des vivants doit leur être sacrifié. Sacrifice magique, de surcroît nocif, inutile pour le but rechercher. On le sait de puis longtemps...il n'y aura pas de grippe aviaire humaine sans le passage par les élevages...en particulier ceux, pourris d'Asie.

 

 

 

Avant d'écrire...lisez ce qui suit, d'un non-voyant plus clairvoyant que beaucoup...puis l'info incroyable mais con qui suit...Et prenez votre plume...IL FAUT SAUVER DES ANIMAUX.

Leur mort n'apportera que désolation et  nouveaux déséquilibres ecologiques.

www.ecologie-radicale.org

 

Communiqué : Grippe aviaire : la nausée.

 

La valeur d'une civilisation ne se mesure qu'au degré de respect qu'elle porte à la vie.

Non pas à la vie d'une caste, d'une classe, d'un peuple, d'une ethnie, d'une espèce, mais à toute vie lorsque celle-ci est sensibilité et conscience du principe essentiel du « plaisir - déplaisir ».

 

Le degré de civilisation de cette société plonge dans les abysses si l'on en juge par le traitement qu'elle réserve aux animaux.

Pour ceux qui dirigent, manipulent l'opinion, font les lois et règlements, diffusent l'information formatée, les animaux sont des choses, des marchandises, des parasites et au mieux des décors bucoliques aussi longtemps qu'ils veulent bien jouer les utilités touristiques.

Les phobies collectives à l'encontre d'agents infectieux révèlent ce mépris du vivant qui caractérisent les maîtres à ne pas penser.

Des vaches sont-elles aphteuses ? elles doivent être massivement « abattues » et brûlées dans d'horribles bûchers quasi-médiévaux.

D'autres sont-elles frappées d'encéphalopathie ? Des troupeaux entiers doivent être exterminés, au nom d'un hygiénisme infondé scientifiquement.

Présentement, des oiseaux souffrent-ils d'une peste aviaire, qui est loin d'être la première de l'histoire :

Les visiteurs ailés deviennent de dangereux messagers de la mort et les malheureuses volailles d'élevage sont confinées, sans le moindre respect de leur élémentaire bien-être.

Comment, oserait-on se soucier du confort de ces volatiles ?

Pour nos arrogants, les animaux ne sont que des objets, des produits et l'unique souci réside dans les milliards D'Euros prétendument perdus par le « secteur » économique du poulet et de la dinde.

Quant aux oiseaux du ciel, vecteurs de la fatale grippe qui a terrassé 73 personnes, dans le monde entier, il convient de s'en méfier, de ne plus les nourrir, de ne pas les approcher, de les fuir (comme la peste) et donc, au besoin de les massacrer, d'anéantir leurs nids.

L'idiotie le dispute à la cruauté, car les périls sont vains.

Une pandémie menaçant la population humaine ne pourrait résulter que d'une recombinaison virale envisageable que dans les régions planétaires où cohabitent en totale promiscuité oiseaux d'élevage et mammifères (porcs et humains, par exemple).

Les hirondelles , les cigognes, les grues et les anatidés ne propageront pas une nouvelle « grippe Espagnole », sans cette recombinaison virale que les peurs suscitées ne préviendront nullement, puisqu'elle se réalisera sans doute un jour, en Extrême-orient aux conditions d'élevage particulièrement concentrationnaires.

Mais les gouvernants gesticulent, adoptent des mesures quasi-militaires dès que meurt un canard infecté, suscitant ainsi la peur dans le public grégaire.

Ces gouvernants se mobilisent pour une filiaire, appellent à manger du poulet, sans un mot de compassion et de vérité pour nos oiseaux.

Nous, qui ne sommes pas comme eux, invitons à accueillir les oiseaux, à les nourrir, à les protéger, ainsi que leurs nids et ne tremblons pas devant des chimères.

Les transports, le tabac, l'alcool, les pesticides tueront longtemps bien davantage que la « grippe aviaire », épouvantail pour têtes de linottes.

Bref, ceux qui gouvernent, manipulent, désinforment sont ridicules et bien petits dans leur degré de civilisation puisqu'ils souffrent d'un grave syndrome de mépris du vivant.

Gérard CHAROLLOIS

 Rassemblement  Anti  Chasse .

         Seul l'Homme a le droit de vivre !

    
    
      Il existe des enragés à tuer.  

      Prenant le prétexte de la grippe aviaire, le maire d'un village de l'Isère prend une décision absurde :  

      Il veut avec l'aide de la société de chasse locale  supprimer  les renards, les fouines, les belettes, les putois, les corbeaux, les pies, les buses et d'autres rapaces sédentaires.

      "Ces différentes espèces ont déjà provoqué chez nous un déséquilibre totale de notre faune sauvage."  ( !!!)   Il veut également   réduire colombes et pigeons logés dans le clocher.

      Il faut dire qu'il est chasseur !  Alors la grippe aviaire est un fameux prétexte pour assumer sa passion !

Réagissons très vite, le carnage doit commencer mardi 7 mars.

      Ecrivez en urgence - lettre courte - par la Poste au maire  René Cochet,

      38118  Saint  BAUDILLE DE LA TOUR ou par Fax 04 74 83 81 06  ou téléphonez  04 74 83  86 29 

      Ecrivez au conseil général de l'Isère info@defipourlaterre.org  qui se targue d'être le département le plus écocitoyen de France pour qu'il intervienne afin d'éviter le massacre programmé. ou envoyez un message à partir du formulaire qui est sur cette page:  http://www.cg38.fr/7042-contact.htm

       Demandez au préfet Michel Bart d'interdire ces chasses hors de proportion. internet@isere.pref.gouv.fr

     

La plupart des  habitants de cette commune sont scandalisés , sauf les chasseurs bien entendu ! D'autant que St Baudille ne fait même pas pas partie des communes sous contrôle pour la grippe aviaire

            Merci pour les animaux.

 

Une certitude en effet: la panique qui prend les hommes à la moindre alerte les empêche de réagir intelligemment. Ils sont comme pris dans une salle de cinema enfumée...et, croyant à  l'incendie, et s'écrasent les uns les autres...sans aucune autre raison.

 

 

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L'OMS animale: ni les colombidés, ni les passeraux ni les porcs ne sont concernés par la grippe aviaire. NOURRISSEZ LES oiseaux!

26 Février 2006, 07:47am

Publié par Jo benchetrit

Edition spéciale du Monde.fr | AP/ELIZABETH DALZIEL
Bernard Vallat, directeur général de l'organisation mondiale de la santé animale(OIE).

"L'épizootie peut désormais diffuser à l'échelon mondial.

Toutes les données dont nous disposons sont convergentes : seuls les oiseaux aquatiques sont concernés par ce portage. Les oiseaux "terrestres", comme les passereaux ou les colombidés, ne semblent pas a priori pouvoir être touchés.

Pourquoi ?"

LE MONDE | 24.02.06 | 15h13  ?  Mis à jour le 24.02.06 | 15h13
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Faut-il parler d'épizootie" de grippe aviaire due au virus A (H5N1) ou, dès maintenant, évoquer une "panzootie" ?

 

Nous assistons à une évolution rapide de la situation caractérisée par la transformation progressive d'une épizootie en panzootie. Les derniers enseignements fournis par les spécialistes ne laissent plus place au doute. A l'exception de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, qui ne semblent pas concernées par les migrations d'oiseaux aquatiques en provenance de zones infectées, le reste du monde est directement exposé. L'épizootie de grippe aviaire peut diffuser désormais à l'échelon mondial.

Le continent américain ne serait donc pas protégé ?

Différentes pistes permettent de redouter la contamination des oiseaux du continent américain. Cette hypothèse doit impérativement être prise en compte par l'ensemble des responsables des organisations nationales et internationales chargées de cette question sanitaire.

Que sait-on du rôle des oiseaux migrateurs dans la dissémination du virus ?

Toutes les données dont nous disposons sont convergentes : seuls les oiseaux aquatiques sont concernés par ce portage. Les oiseaux "terrestres", comme les passereaux ou les colombidés, ne semblent pas a priori pouvoir être touchés.

Pourquoi ?

Il n'est jamais simple de comprendre pourquoi un agent pathogène qui dispose d'un arsenal génétique donné dispose de tel ou tel spectre de pathogénicité.

Le virus A (H5N1) a montré qu'il ne pouvait pas infecter le porc et très difficilement les pigeons alors même qu'il pouvait atteindre le tigre et le chat. (note personnelle: ne laissez pas vos chats tuer les oiseaux. Je le dis pour ça mais aussi pour les oiseaux! Mettez lui une clochette.)

Si des oiseaux terrestres étaient atteints, nous serions alors dans un contexte nettement plus défavorable et inquiétant. Cela compliquerait notablement les systèmes de confinement des volailles d'élevage que l'on commence à mettre en place et qui visent à prévenir les contacts, directs ou indirects, avec les oiseaux sauvages.

Les professionnels de la filière avicole doivent-ils envisager de vivre durablement avec cette épée de Damoclès virologique ?

Tout le laisse penser.

Le virus est désormais présent en Afrique et, de ce point de vue, nous nous installons dans la durée.

Tant que nous n'aurons pas accumulé des données scientifiques sur le statut virologique des oiseaux aquatiques et migrateurs sauvages, nous aurons du mal à cibler et à hiérarchiser les actions qui doivent être menées.

C'est dire l'urgence qui doit être accordée aux actions scientifiques concernant ces oiseaux, ne serait-ce que pour mieux orienter les politiques de confinement qui pourraient, à l'avenir, être programmées de manière saisonnière plutôt que permanente.

Ces outils de veille épidémiologique n'existent pas aujourd'hui ?

Certains de ces outils existent. En France, il y a le réseau Fagir qui fait que les chasseurs collaborent avec l'Office national de la chasse et participent à l'analyse des cadavres d'animaux sauvages.

Mais ces outils n'ont pas été orientés spécifiquement vers le risque de grippe aviaire. L'urgence est donc de les redéployer dans ce sens pour disposer de systèmes d'urgence.

Face à la menace d'une panzootie, pourquoi ne pas recourir au plus vite à la vaccination ?

Cette question est particulièrement importante. Des vaccins inactivés, qui ont fait la preuve de leur efficacité, existent. Mais il faut aussi savoir que la vaccination généralisée impose des contraintes, à commencer par l'immobilisation des oiseaux vaccinés et la nécessité d'une double injection vaccinale, la seconde devant être pratiquée au moins quatre semaines avant la consommation par l'homme de la viande de l'animal.

Plus généralement, et compte tenu de la courte espérance de vie des volailles d'élevage, il importe de prendre en compte les conséquences économiques inhérentes à une telle initiative vaccinale.

La vaccination peut a priori être utile dans les pays les plus touchés, mais il faut aussi savoir que cette même vaccination peut n'être qu'une solution d'ultime recours dans les pays qui ne peuvent plus contrôler la situation par les mesures d'abattage et de confinement des élevages.

J'ajoute que le fait de ne pas vacciner permet d'identifier au plus vite l'émergence de l'épizootie et donc de prendre les mesures sanitaires qui s'imposent.

Est-ce à dire que vous n'étiez pas favorable aux mesures de vaccination décidées par la France et les Pays-Bas ?

Au vu des règles sanitaires internationales de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), je ne peux soutenir ces décisions. Si j'avais été, comme il y a quelques années, directeur général de l'alimentation au ministère français de l'agriculture, j'aurais tout fait pour qu'une telle décision ne soit pas prise. J'estime que les pays de l'Union européenne auraient pu faire l'économie d'une telle mesure et attendre. Pour autant, je reconnais que des mesures dérogatoires s'imposaient quant à la vaccination des oiseaux des zoos et des parcs ornithologiques.

La vaccination des oiseaux d'élevage peut-elle poser des problèmes à l'exportation ?

Officiellement, ces problèmes ne surviennent que lorsque la vaccination est mise en oeuvre dans les pays dont la faune domestique est touchée. Mais, en pratique, les choses peuvent être différentes.

Propos recueillis par Jean-Yves Nau

Pour la "possible"(peu probable?) pandémie (mutation le rendant transmissible entre hommes) lire utilement un gros rapport de l'AFSSA de 2002:


> http://cousin.pascal1.free.fr/GAV_transm_hum.pdf

 

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Bonneuil malmène les chats.

23 Février 2006, 11:05am

Publié par Jo benchetrit

 

 

 
 

30 juin 2005 : Le Conseil Municipal vote démocratiquement et à la majorité la livraison de produits alimentaires et d’hygiène essentiels à la survie de l’Association Bon Œil Bon Chat.

13 janvier 2006 : Contre toutes les règles démocratiques et républicaines, le Maire, ainsi que Madame MARECHAL et leur groupe de direction décident arbitrairement de ne pas respecter cet engagement.
 
EMPLOI : Le Maire et son groupe de direction arbitraire mettent en péril 5 emplois.
SALUBRITE PUBLIQUE : Les chats errants de Bonneuil ne seront plus capturés, stérilisés, vaccinés et tatoués. Ils se reproduiront de façon incontrôlée.
ANIMAUX EN DANGER : Les 70 chats actuellement pris en charge par le refuge n’ont plus de nourriture.
 
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  contact@bonchat.fr   Association Bon Oeil Bon Chat
  103 rue de l'espérance
  94380 Bonneuil Sur Marne
Si vous ne parvenez pas à télécharger la pétition, n'hésitez pas à nous contacter afin que nous vous la fassions parvenir (cf ci-dessous, contactez-nous).
 
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E-mail: contact@bonchat.fr

Téléphone: 06 21 48 76 48 - Directrice Régisseuse : Madame Floriane MARTINS
Courrier traditionnel:
Association BON ŒIL BON CHAT - Directrice Régisseuse : Madame Floriane MARTINS
103, rue de l’Espérance – 94380 BONNEUIL SUR MARNE

 

Venez nous rendre visite!

 
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- Du thon naturel leader price - Des pâtes alphabets ou du riz
- De la semoule - Des carottes
- Des boîtes Friskies, Whiskas, Gourmet - Des croquettes ROYAL CANIN
- De la viande - Des nettoyants ménagers
- De l’eau de javel LACROIX - Des pelles
- Des sacs poubelle 50 L - Des éponges
- Des balais - Des couvertures
- Des serpillières - Du coton
- Des couettes - Des compresses
- Etc.  

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les causes de mort et la grippe aviaire non mutée.

23 Février 2006, 10:52am

Publié par Jo benchetrit

2001


Ensemble Hommes Femmes

Nombre % Nombre % Nombre %
Maladies de l'appareil circulatoire 160 157  30,2  73 966  27,2  86 191  33,3
dont : infarctus  44 542   8,4  24 650   9,1  19 892   7,7
           maladies cérébro-vasculaires  37 769   7,1  15 723   5,8  22 046   8,5
Tumeurs 150 979  28,4  90 436  33,2  60 543  23,4
dont : cancer du poumon  26 847   5,1  22 266   8,2   4 581   1,8
           cancer du colon, du rectum et de l'anus  15 959   3,0   8 448   3,1   7 511   2,9
           cancer du sein  11 129   2,1   176   0,1  10 953   4,2
Morts violentes  41 066   7,7  24 352   8,9  16 714   6,5
dont : accidents de transport   7 649   1,4   5 591   2,1   2 058   0,8
           suicides  10 440   2,0   7 655   2,8   2 785   1,1
Maladies de l’appareil respiratoire  32 081   6,0  16 969   6,2  15 112   5,8
Maladies de l’appareil digestif  24 167   4,6  12 967   4,8  11 200   4,3
Maladies endocriniennes  19 382   3,6   8 084   3,0  11 298   4,4
Autres causes 103 240  19,4  45 497  16,7  57 743  22,3
Toutes causes 531 072 100,0 272 271 100,0 258 801 100,0
n.s. : non significatif.





Champ : France métropolitaine.

Source : Inserm, CépiDc - Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès.

Et pour la grippe aviaire? 1 personne sur 43 010 753 si on se base sur les décès du monde touché par H5N1, environ 4 milliards de personnes.

Et dans  les conditions de vie ici?

 0.

Donc on peut continuer à nourrir les oiseaux ???
OUI!

Faites le savoir à vos maires.

Donc on peut continuer à manger des oiseaux, de la volaille comme on dit?

NON!

 Car c'est de la faute des élevages si tout ce malheur arrive...

Car je ne minimise pas la pandémie qui s'annonce à cause des élevages d'où viennent TOUS les virus grippaux, qui elle, sera selon l'OMS, meurtrière.

 

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Comment un psychanalyste s'appuie sur les neurosciences? Gérard Pommier.

23 Février 2006, 09:31am

Publié par Jo benchetrit

En surfant sur le net...

J'ai bien aimé ce texte...qui voit les thèses psy confirmées par la neurologie, mais celle ci et ses avatars thérapeutiques comme la psychologie cognitive, contestés parfois par la science psychanalytique. J'ai bien-sûr été amusée de découvrir que pour le communiste Pommier, le cerveau se met en 2 pour lui plaire: en effet, la parole est à gauche  et la jouissance à droite!

http://1libertaire.free.fr/PsyNeurosciences03.html   

Qu'est ce que les neurosciences ont apporté d'essentiel ces dernières décennies, qui vienne confirmer les thèses psychanalytiques?

1) D'abord le phénomène d'attrition, c'est-à-dire le fait que les neurones présents à la naissance dégénèrent s'ils ne sont pas utilisés.
La masse neuronique est surnuméraire au départ de la vie et l'excédent disparaîtra mais les neuf dixième des connexions ne sont pas encore instaurées. Un "branchement" sur l'extérieur est nécessaire, et tout particulièrement pour l'être humain qui ne peut se développer hors le langage et la culture.

S'agissant de la parole, l'attrition est fondamentale car non seulement seuls les sons utiles seront sélectionnés (les phonèmes de la langue maternelle) mais leur signification dépendra de l'extérieur, de l'entourage humain. << la parole intronise le roi neurone >>, écrit G.Pommier. << Pour l'enfant nouveau-né, les connexions nerveuses prolifèrent grâce à la musique qu'il entend. Elles décuplent dés que les sons prennent un sens. Elles centuplent lorsque celui qui les a entendus les chante à son tour et s'en fait sujet.>>

La caractéristique du langage étant que le sens d'un mot renvoie toujours au son et au sens d'un autre mot, << la pensée n'arrête plus de penser... L'incomplétude de chaque mot fonctionne comme une sorte de moteur perpétuel qui carbure tout seul à sa propre incomplétude de sens. Les mots ne finiront jamais de s'associer entre eux pendant la durée de la vie.>>

Il y a là un saut qualitatif de l'animal à l'homme car chez ce dernier le système d'information n'est pas inné mais vient de l'extérieur. La matérialité du langage informe les assemblées neuroniques (leur donne forme) et l'hérédité génétique ne se potentialise que grâce à elle, si bien que la sexuation, la reproduction et l'alimentation elles-mêmes deviennent tributaires de conditions symboliques.

2) Le corps psychique.
Qu'on se remémore une scène et le cortex visuel s'active; qu'on se représente une action et les aires motrices correspondant à celle-ci se mettent en fonction.

Dans le phénomène du membre fantôme, l'amputation n'empêche pas la personne de continuer à percevoir la main disparue ou à en souffrir. Plus encore, le territoire cortical de la face peut être envahi par cette douleur, et parfois quelques heures seulement après l'amputation (ce qui exclue une recolonisation neuronale mais suggère une déshinibition de connexions antérieures masquées).

V.Ramachadran cite le cas d'une femme née sans bras et qui perçoit ses mains fantômes en train de s'agiter quand elle parle.
Le même Ramachadran, pour faire disparaître les douleurs du membre fantôme, surimpose, par un jeu de miroirs, l'image du membre existant à celle du membre absent.

Ces exemples et d'autres, comme ceux de l'héminégligence (le sujet ne tient pas compte d'un des côtés de son champ visuel) ou les divers maux somatiques survenant dans des situations difficiles, amènent à parler d'un corps psychique ou corps investi par le pulsionnel.

3) La pulsion.
Ces manifestations d'un "corps psychique" permettent de donner toute sa portée à la notion freudienne de "pulsion".

Celle-ci << apparaît comme une force psychique étayée sur les besoins et les orifices correspondants du corps: la bouche, l'anus, les yeux, les oreilles, etc...>> Mais cette pulsion est modelée par la demande maternelle et cette demande (cet investissement de l'enfant par l'adulte) est si forte, si "violente", qu'un rejet (le refoulement primordial) est nécessaire.

Les pulsions rejetées à l'extérieur animent dès lors le monde extérieur. La perception humaine est anthropomorphique. Un double de soi, un fantôme, habite le monde.

<< La croyance universelle en un monde magique anthropomorphique, l'imagination animiste spontanée des enfants ou la puissance du culte des morts dans toutes les cultures sont autant de démonstrations de la colonisation du monde des sensations par les pulsions rejetées. Les hallucinations en sont la preuve pathologique.>>

4) Cerveau droit/cerveau gauche.

D'abord reflété par l'Autre maternel, l'enfant doit refouler ce "il" prisonnier d'une image afin d'accéder au "je". Il passe de l'imitation à l'identification, ce qui suppose un retournement d'espace et une latéralisation du corps.

Les neurosciences ont localisé les activités pulsionnelles dans les aires corticales droites et les opérations différentielles verbales et abstraites dans l'hémisphère gauche.

Cette bipartition n'est pas innée, souligne l'auteur, car en cas de "split brain" (séparation des deux hémisphères) avant la puberté, le cerveau se réorganise et << les transferts de dominance langagière de l'hémisphère gauche à l'hémisphère droit restent possibles durant les dix premières années de la vie.>>

L'important est cette bipartition entre un lieu du pulsionnel et un lieu pour sa symbolisation (les aires du langage). L'imagerie cérébrale montre la dissociation entre les sons (pulsionnels) des mots et leur sens.

Selon le titre de l'un des chapitres, << la parole, travailleuse de gauche, refoule la pulsion, jouisseuse de droite.>>

Il y a une vectorialisation qui va du sensoriel au langagier.

<<...dans une mélodie, ce qui relève du musical se situe à droite, tandis que les éléments signifiants de la musique se localisent à gauche.>>

G.Pommier cite les travaux de M.Kimura qui a montré que les voyelles étaient perçues par les deux hémisphères alors que les consonnes ne l'étaient que par le gauche. Chez les japonais, dont la langue voyellise très fortement, le chercheur Tadanobu Tsunoda a observé une hémidominance à droite alors que la latéralisation cérébrale des japonais ayant appris comme langue maternelle l'espagnol, le portugais ou l'anglais, correspondait à celle des occidentaux.

Concernant le vieux débat des rapports de l'image et de la pensée, Gérard Pommier affirme que, strictement parlant, les images ne pensent pas car elles fonctionnent par analogie, par glissement des unes vers les autres, et qu'elles piègent la pulsion, alors que la conscience humaine doit se séparer des sensations pour discriminer et organiser. La "représentation de chose" (selon l'expression freudienne), perception investie par la pulsion, est refoulée au profit de la "représentation de mot".

5) Conscience et Inconscient.
La recherche neuroscientifique rencontre là un problème majeur.

Dans l'exemple de la vision, les différentes caractéristiques sensorielles du stimulus sont traitées par des aires distinctes et sont connectées avec des assemblées de neurones autres que celles de la perception. Les souvenirs sont convoqués pour que les sensations soient reconnues.

Jusque là, on peut parler de "conscience" chez les animaux, lesquels mémorisent des signes dénotatifs qu'ils utilisent ensuite pour interpréter les signes nouveaux.

Mais la dépendance de la perception humaine au langage et à la relation à autrui ne permet pas de l'assimiler à la perception animale. Les perceptions humaines doivent être validées par la parole de l'Autre et un jugement de valeur leur est attribué. (1)

Ce qui qualifie la conscience humaine n'est pas tant l'attention, comme chez l'animal, que la réflexivité discursive. Réflexivité qui est la fonction majeure du néocortex préfrontal (30% de la masse néocorticale). Ce dernier << traduit dans une dimension organique la fonction d'intégration psychique du narcissisme, c'est-à-dire la subjectivation du moi réflexif.>>

Ces aires associatives préfrontales jouent un rôle essentiel dans la finalité des comportements, l'affectivité et la structuration temporelle. Nombre de chercheurs emploient d'ailleurs à son sujet le terme de "miroir".

Chez l'humain, c'est toutefois la réflexivité des phrases et le rapport affectif au semblable qui conditionnent la conscience. L'humain << se voit dans les phrases comme il peut le faire dans le miroir.>>

Le "je" ne pouvant naître qu'en se séparant de l'objet primordial, qu'en "trahissant" la mère, la conscience humaine est d'emblée aussi conscience morale. L'excès de plaisir est rejeté et << nos perceptions sont aussitôt assorties d'un jugement [si primitif soit-il]:ceci est bon, mauvais, beau, laid, bien, mal,etc...

On ne peut, dans cette perspective, séparer Conscience et Inconscient.

Sur ce dernier terme, il faut prendre garde aux malentendus. Au sens psychanalytique, l'inconscient n'est ni le préconscient, ni le pilotage automatique, ni l'inconscient cognitif de F.Varéla ou de Lechevalier, ni la mémoire procédurale, ni la mémoire implicite. Il n'est en aucune façon superposable à ces diverses acceptions de l'inconscient des cognitivistes.

Mais - et c'est là un point très important souligné par Gérard Pommier - il ne peut pas non plus être assimilé à un stock de souvenirs oubliés ou à un réservoir de pulsions animales contenues. Pas de psychologie des profondeurs mais un fonctionnement "en ultraplat" de l'inconscient dans le conscient.

Un événement peut rester inconscient alors qu'il est remémoré tous les jours (comme par exemple certaines scènes traumatiques).(2) Cela n'est pas aussi étrange que l'on pourrait le penser a priori si on saisit qu'un souvenir est inconscient << lorsque son sujet ne parvient pas à en prendre la mesure... l'inconscience n'est pas un lieu ou une substance. C'est d'abord l'absence de subjectivation de certaines représentations qui par ailleurs restent mémorisables et perceptibles.>>

Ce qui reste inconscient, résume G.Pommier, c'est ce qui n'a pas de sujet.

Pourquoi conscient et inconscient vont-ils de concert ? Parce que le premier rejette le principe de contradiction qui, justement, caractérise le second.
L'exemple est ici donné du commandement biblique "Aime ton prochain comme toi-même". Phrase consciente dont l'énoncé (la conscience) ne montre aucune contradiction alors que l'impératif laisse percer la partie inconsciente (refoulée): "aime ton prochain comme toi-même, toi qui le déteste." Et cette haine (non dite mais impliquée par le commandement lui-même) est autant dirigée vers le prochain que vers la part rejetée de nous-même.

La majorité des neurobiologistes reconnaissent qu'on ne peut localiser la conscience. Celle-ci résulte d'une disparité d'excitation entre plusieurs aires du cerveau, variables selon les événements. << Toute tâche consciente implique l'activation ou la désactivation d'aires cérébrales dispersées >> disent Edelman et Tononi. Il en est de même du refoulement qui nécessite la connexion entre hémisphère dominant (du langage) et hémisphère dominé (pulsionnel).

6) Le cerveau et l'ordinateur.

Alors que les neurosciences montrent que le cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur (car il n'a pas de processus central unique et qu'il effectue des catégorisations sans code préalable, qu'il sélectionne, et que sa caractéristique principale est le "processus de réentrée), nombre de cognitivistes persistent à promouvoir une théorie réductionniste du psychisme.

Selon les thèses de Francisco Varéla et de D.Terré, tout système biologique peut être considéré comme autonome, auto-organisé, autopoïétique (à relation interne stable). Homme neuronal (J.P.Changeux), homme hormonal (J.D.Vincent)... Nouvelle idéologie de l'homme-machine que pourront réparer <<pharmacologues, hormonothérapeutes [et] chirurgiens du neurone.>>

Il y a, dit G.Pommier, d'une part les résultats souvent très intéressants des recherches neuroscientifiques (bien que certains protocoles paraissent bien lourds pour vérifier des faits que l'écoute ou l'observation cliniques ont depuis longtemps reconnus) et d'autre part les constructions idéologiques d'un certain nombre d'auteurs qui rêvent d'un homme sans inconnu, sans incertitude, sans désir. Constructions de certains neuroscientifiques qui scotomisent systématiquement la sexualité et le langage, cherchant dans le cerveau ou dans les gènes, autrement dit au coeur de l'organisme, les causes des souffrances psychiques et des symptômes.

Aux États-Unis, sous le nom de "minimal brain damage", on "soigne" d'hypothétiques lésions du cerveau qui seraient trop discrètes pour être repérées. Le DSM IV considère les symptômes comme des maladies, sans perspective structurale, ce qui permet l'administration rapide et à grande échelle de médicaments (dont on découvre, parfois longtemps après, les effets négatifs, comme ce fut le cas des benzodiazépines et récemment de la ritaline et du prozac).

Après Jean-Pierre Changeux et son "homme neuronal" en 1983, des "neurophilosophes" ont voulu démontrer que nos déterminations sont internes. Pour Jean-Didier Vincent ("Biologie des passions", 1986), le désir se résume au jeu des hormones. G.Dörner attribue à une insuffisance de testostérone, engendré par le stress maternel, la plus grande fréquence d'homosexualité chez les hommes nés durant la dernière guerre mondiale, sans envisager un instant, souligne G.Pommier, que l'absence des pères pourrait y être pour quelque chose.

Les organicistes cherchent le pilote, c'est-à-dire le sujet, au sein de l'organisme. C'est là prendre la condition pour la cause et se mettre dans l'impasse d'un sujet objectivé.

On peut supprimer la sensation de soif par action sur le neuromédiateur adéquat. Cela ne permet pas d'affirmer que ce dernier est la cause de la soif. La déshydratation n'en sera pas interrompue pour autant.
Comme le disent les neurophysiologistes Edelman et Tononi, << les fonctions supérieures du cerveau exigent des interactions avec le monde et avec d'autres personnes.>>

<< La naissance du sujet, dit G.Pommier, implique la grammaticalité de l'échange.>> De l'échange avec l'Autre qui reconnaît l'infans comme sujet; cet infans ne devenant véritablement sujet qu'en refoulant le désir de cet Autre, puis en s'identifiant et en prenant son nom, en se l'appropriant.
En l'objectivant, la science suture le sujet. L'inconscient fait de même et << le symptôme écrit sur le corps ce que le sujet a voulu ignorer.>>
Sujet dont on ne trouvera nulle trace sur la cartographie corticale car sa caractéristique est précisément de se démarquer en négatif, d'être extérieur au monde et à son propre corps par l'acte de parole.

<< Le "sujet" ne procède ni de l'aire psychique pulsionnelle ni de l'aire psychique du langage, mais la différence de potentiel entre ces deux aires produit la parole (donc du sujet) dans le rapport au semblable.>>

<< La biochimie du bois n'explique pas le feu. Il en va de même de la parole lorsqu'elle embrase les sons et les consume...>>

Réflexions.
Les références de l'auteur de cet ouvrage sont nombreuses en ce qui concerne les travaux neuroscientifiques.
D'autres points que ceux résumés ci-dessus sont abordés, comme notamment la question du rêve ou celle de la scientificité de la psychanalyse.
La question des sourd-muets est évoquée mais aurait mérité, à mon sens, d'avantage de développement.
Le débat avec les tenants du primat du corps dans le développement du psychisme serait intéressant. On notera d'ailleurs que G.Pommier reste dans une perspective qui n'est en aucune façon "spiritualiste". C'est bien du noeud entre l'organisme humain et le langage porté par Autrui qu'il traite.

Maurice Villard
Février 2005

 


 

Notes.

(1) Cette différence entre l'animal et l'homme me donne l'occasion de renvoyer le lecteur à un ouvrage ancien mais d'une très grande richesse, "L'homme et l'animal, essai de psychologie comparée" de F.J.J.Buytendijk (1958). On peut y lire: << [la sollicitude de la mère] n'est pas comme le comportement maternel de l'animal une "réaction" à des significations absolues. Elle est conditionnée par tout un passé vécu, par des valeurs adoptées, par le plus ou moins de fidélité à ces valeurs, et par la perception humaine qui est savoir à la fois connaissant et sensible...
Le corps du nouveau-né est déjà humain: il est déjà nettement orienté vers une existence ambigüe dans un monde à la fois historique et logique.>> (C'est moi qui souligne).
(FREDERIK BUYTENDIJK (1887-1974), psychologue hollandais, professeur aux universités de Nimègue et d’Utrecht, ayant travaillé dans une perspective phénoménologique) retour au texte

 

 

 

 

(2) Lacan avait représenté ce rapport conscient/inconscient par la figure topologique dite "bande de Möbius": telle une ceinture refermée après lui avoir fait subir une demi torsion, cette surface ne possède qu'une seule face, l'envers rejoignant l'endroit.retour au texte


Quatrième de couverture

Les recherches sur le cerveau ont tant progressé ces dernières années que la conception de l'homme en est bouleversée : le corps ne serait plus qu'une " machine " dont il suffirait de réparer les rouages en cas d'avarie ; les sentiments comme l'amour, le désir, des créations comme la poésie, ne seraient plus qu'une question d'hormones et de connexions nerveuses ; quant à l'activité psychique, les rêves, l'inconscient, les symptômes, de bons médicaments les disciplineraient. Eternel débat du corps et de l'esprit que les neuroscientifiques invitent les psychanalystes à remettre sur le métier. A tel point qu'une question se pose avec de plus en plus d'insistance : peut-il y avoir deux approches différentes, voire contradictoires, d'un même phénomène ? Ce livre fait justice de cette opposition infondée, qui doit surtout sa force à une méconnaissance des processus cérébraux et de la vie psychique. Il ne viendrait pas à l'idée d'un psychanalyste de nier l'importance des processus organiques : comment la puissance psychique se dispenserait-elle des potentialités du corps ? Dès ses débuts, la psychanalyse a subverti cette opposition grâce à l'une de ses découvertes majeures : celle de la pulsion, qui anime le psychique en même temps qu'elle intègre le somatique, et dialectise au point de l'invalider toute opposition entre le mental et le cérébral : Mais il y a plus sensationnel encore, car nombre de découvertes de la neurophysiologie apportent de l'eau au moulin de Freud. Sans l'avoir cherché, les neurosciences montrent comment le langage modélise le corps beaucoup plus profondément que le symptôme hystérique ne le laissait prévoir. Cette mise en tension du corps par le langage est si importante que nombre de résultats de la neurophysiologie ne peuvent être interprétés sans la psychanalyse. Plusieurs questions aussi essentielles que celle de la conscience, par exemple, demeurent insolubles sans le concept d'inconscient. En mesurant l'apport des neurosciences à la psychanalyse, on commence à avoir une idée plus précise de ce qu'est un " sujet ", mais aussi de ce corps dont nous sommes si conflictuellement les curieux locataires.


Biographie de l'auteur
Psychiatre, psychanalyste, maître de conférences à l'université de Nantes, Gérard Pommier est notamment l'auteur de : Qu'est-ce que le " Réel " ? (Érès, 2004), Les Corps angéliques de la postmodernité (Calmann-Lévy, 2000) et Naissance et renaissance de l'écriture (PUF, 1993).

 

je re^rendrai plus tard ce texte, mais j'espère vos commentaires sur la fameuse différence hommes animaux. N'est-ce pas un peu vite dit?

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Ne mangez plus de volailles! ni d'aucun animal!Dangerosité de la peste aviaire pour l'homme? Résumé des connaissances actuelles sur le virus actuel H5N1 de la grippe aviaire.Et les pigeons?

23 Février 2006, 08:16am

Publié par Jo benchetrit

Vous avez 1 chance sur  43 010 753
de  mourir de la Grippe Aviaire contractée d'un oiseau, et encore faudrait-il être éleveur sans hygiène vivant dans les conditions des éleveurs d'Asie et d'Afrique= chez qui se trouvent ceux qui en sont morts.

 

0.00000002325  sur   

4 000 000 000.

soit 0,000002325 chance sur 100.

C'est proche de 0.  Telles sont jusqu'à présent les chances pour un homme de mourir de la grippe aviaire H5N1, tant qu'elle reste une influenza propre à la gente oiseaux.

Je crois que c'est ce qu'on appelle un risque nul pour un homme de l'avoir d'un oiseau, et cela même s'il est sale, s'il le manipule sans se laver les mains!

93 est le chiffre des gens morts et 171 celui des atteints et tous avaient tué ou manipulé un oiseau malade et tout ça sans hygiène, ce qui semble le cas de la presque totalité des dizaines de millions des éleveurs d'Asie et d'Afrique.

Chances donc presque nulles, pour un humain, de l'attraper, même dans les conditions les plus propices.

Quand le virus mutera de sorte qu'il sera transmissible entre hommes, s'il mute, les chances de l'avoir seront  multipliées par au moins 1.000.000, ce qui nous laissera alors encore sans doute   des chances d'y échapper, sauf si on est trop peu puissant pour y résister.

Mais encore une fois, on ne l'aura toujours pas des oiseaux, mais des autres hommes. 

Dans ce contexte de non dangerosité du virus pour les hommes, les pigeons qui vivent dans nos pattes sont-ils de possibles vecteurs?
Ce sont des oiseaux, vont dire les ignorants, donc oui.
mais, en fait, les scientifiques et vétérinaires s'accordent, l'Afssa y compris, pour dire que les pigeons sont , de tous les animaux, les pmlus refractaires à toute grippe aviaire et encore plus resistants semble-t-il au H5N1 qu'aux autres grippes!!!

Les études montrent qu'ils ne peuivent même pas le refiler aux poules, agissant en filtre contre le virus.

On se demande alors pourquoi on veut nous interdire encore plus qu'avant de les nourrir, pourquoi les massacres de pigeons se sont encore intensifiés?

INCIHERENCE de l'AFFSA:

lien AFSSA : http://www.afssa.fr/ftp/afssa/33994-33995.pdf avis 2006-SA-0042

avis de l'AFSSA sur les pigeons, cygnes et canards de nos villes :
conclusions :
risque nul de contamination surtout pour les pigeons
préconise une campagne d'info pour interdir de les nourrir
pour le pigeon et sa faible sensibilité à l'H5N1 asiatique hautement pathogène :
très faible mais non nul, quelques pigeons ayant été trouvés contaminés en Russie, Turquie et Irak


lien AFSSA ( agence française pour la sécurité sanitaire des aliments.): http://www.afssa.fr/Ftp/Afssa/33990-33991.pdf avis 2006-SA-0053
pigeons voyageurs

conclusions : même mesures d'interdiction des rassemblements que les volailles (ces oiseaux étant normalement en confinement) ,  et suspension temporaire des lâchers au moins jusqu'au début mai 2006 (sauf dérogations ......)

 

Folie humaine...

Mais alors, pourquoi je vous demande de ne plus manger de viande?
 ni de poissons?
Mais tout simplement parce que la majorité des grandes zoonoses viennent de là, parce que toutes les grippes qui tuent par milliers chaque année aussi, ainsi que l'ESB etc. 

 Sans compter que les maladies nosocomiales, celles qui tuent lorsqu'un microbe se révèle insoignable, sont mortelles du fait que les antibiotiques deversés dans les élevages de poissons et de martyrs terrestres...sélectionnent les souches résistantes des bacteries. 

C'est par logique que je vous fais cette injonction pousse au régime végétalien.

Pour notre santé.

Si vous y tenez tant que ça...ce dont je doute.

Règne de la pulsion de mort oblige.

 

 

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union européene et bien-être animal: La France bloque un plan pour la protection des animaux

22 Février 2006, 22:38pm

Publié par Jo benchetrit


> To: newsletter@pmaf.org
 22 février 2006
>
>            LE COCORICO DE LA HONTE
          Comme nous l'indiquions dans notre newsletter du 30 janvier, la
> Commission européenne a adopté un plan d'action quinquennal destiné à
> améliorer sensiblement la protection et le bien-être des animaux (>> Lien
> vers le site de la Commission européenne).
>            Cinq grands domaines d'action ont été définis pour la période
> 2006-2010 : relèvement des normes minimales propres au bien-être animal,
> encouragement de la recherche et des méthodes de substitution à
> l'expérimentation animale, introduction d'indicateurs de bien-être
> normalisés, meilleure information des professionnels et du public sur les
> questions de bien-être des animaux et, enfin, soutien aux initiatives
> internationales en faveur de la protection des animaux.
>
>            Ce lundi 20 février, ce plan en faveur du bien-être animal
> (Animal Welfare Action Plan) a été officiellement présenté par la
> Commission
> au Conseil européen des ministres de l'Agriculture.
>
>            De l'avis de l'Eurogroup for Animal Welfare, la réunion fut
> généralement plutôt positive. Un seul pays vint opposer à la dynamique
> progressiste générale des arguments d'un autre âge : la France. Il nous a
> été rapporté que (source informelle) par la voix discordante de son
> ministre
> de l'agriculture Dominique Bussereau, la France fit à ses partenaires la
> menace de bloquer systématiquement, et à la moindre occasion, toute
> avancée
> dans le domaine du bien-être animal.
>
>            Aussi tristement marginale qu'elle puisse apparaître au sein du
> Conseil européen des ministres, la position française ne représente pas
> d'avantage l'opinion du pays. En effet, une étude récente du Baromètre
> européen montre que 64% des français considèrent que le bien-être des
> animaux d'élevage est mauvais, voire très mauvais, et ne reçoit pas assez
> de
> considération.
>
>            Comparée à l'engagement volontaire de la plupart des autres
> pays
> de l'Union, la position isolée de la France apparaît surtout comme un
> refus
> d'accorder le moindre prix à la condition des animaux d'élevage.
>
>            Aussi, la PMAF est scandalisée par les propos tenus hier à
> Bruxelles au nom de la France, et invite à écrire massivement au ministre
> des lettres de protestation, afin de l'appeler à soutenir les efforts de
> la
> Commission européenne en faveur du bien-être des animaux et son plan
> d'action :
>
>
>                  Ministère de l'agriculture et de la pêche
>                  A l'attention de Dominique Bussereau
>                  78 rue de Varenne
>                  75007 Paris
>
>                  Mail :
dominique.bussereau@agriculture.gouv.fr
>
>            Vous pouvez également écrire au Commissaire Kyprianou, qui est
> à
> l'origine de ce plan d'action. Il est important que la Commission
> européenne
> sache que de nombreux citoyens français se réjouissent des efforts
> déployés
> par l'Europe pour renforcer la protection des animaux, et que la position
> du
> ministre n'est en rien représentative de son opinion publique :
>
>                  Commission Européenne
>                  Markos Kyprianou
>                  DG de la Santé et de la Protection des Consommateurs
>                  B-1049 BRUXELLES
>                  Belgique
>
>
>
>
>            La PMAF a d'ores et déjà adressé un courrier directement au
> ministre (vous pouvez lire ce courrier en cliquant ici).
>            Nous vous remercions de ce que vous pourrez faire, et vous
> invitons à diffuser notre appel autour de vous.
>
>            Un grand merci au nom des animaux.

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Union européene et bien-être animal: La France bloque un plan pour la protection des animaux

22 Février 2006, 22:38pm

Publié par Jo benchetrit


 La France s'oppose aux efforts de bien-être des animaux!

L'horreur économique contre l'humanité!

Ecrivez au ministre.  

Texte de la pmaf:                

  LE COCORICO DE LA HONTE
>           Comme nous l'indiquions dans notre newsletter du 30 janvier, la
> Commission européenne a adopté un plan d'action quinquennal destiné à
> améliorer sensiblement la protection et le bien-être des animaux (>> Lien
> vers le site de la Commission européenne).
>            Cinq grands domaines d'action ont été définis pour la période
> 2006-2010 : relèvement des normes minimales propres au bien-être animal,
> encouragement de la recherche et des méthodes de substitution à
> l'expérimentation animale, introduction d'indicateurs de bien-être
> normalisés, meilleure information des professionnels et du public sur les
> questions de bien-être des animaux et, enfin, soutien aux initiatives
> internationales en faveur de la protection des animaux.
>
>            Ce lundi 20 février, ce plan en faveur du bien-être animal
> (Animal Welfare Action Plan) a été officiellement présenté par la
> Commission
> au Conseil européen des ministres de l'Agriculture.
>
>            De l'avis de l'Eurogroup for Animal Welfare, la réunion fut
> généralement plutôt positive. Un seul pays vint opposer à la dynamique
> progressiste générale des arguments d'un autre âge : la France. Il nous a
> été rapporté que (source informelle) par la voix discordante de son
> ministre
> de l'agriculture Dominique Bussereau, la France fit à ses partenaires la
> menace de bloquer systématiquement, et à la moindre occasion, toute
> avancée
> dans le domaine du bien-être animal.
>
>            Aussi tristement marginale qu'elle puisse apparaître au sein du
> Conseil européen des ministres, la position française ne représente pas
> d'avantage l'opinion du pays. En effet, une étude récente du Baromètre
> européen montre que 64% des français considèrent que le bien-être des
> animaux d'élevage est mauvais, voire très mauvais, et ne reçoit pas assez
> de
> considération.
>
>            Comparée à l'engagement volontaire de la plupart des autres
> pays
> de l'Union, la position isolée de la France apparaît surtout comme un
> refus
> d'accorder le moindre prix à la condition des animaux d'élevage.
>
>            Aussi, la PMAF est scandalisée par les propos tenus hier à
> Bruxelles au nom de la France, et invite à écrire massivement au ministre
> des lettres de protestation, afin de l'appeler à soutenir les efforts de
> la
> Commission européenne en faveur du bien-être des animaux et son plan
> d'action :
>
>
>                  Ministère de l'agriculture et de la pêche
>                  A l'attention de Dominique Bussereau
>                  78 rue de Varenne
>                  75007 Paris
>
>                  Mail :
dominique.bussereau@agriculture.gouv.fr
>
>            Vous pouvez également écrire au Commissaire Kyprianou, qui est
> à
> l'origine de ce plan d'action. Il est important que la Commission
> européenne
> sache que de nombreux citoyens français se réjouissent des efforts
> déployés
> par l'Europe pour renforcer la protection des animaux, et que la position
> du
> ministre n'est en rien représentative de son opinion publique :
>
>                  Commission Européenne
>                  Markos Kyprianou
>                  DG de la Santé et de la Protection des Consommateurs
>                  B-1049 BRUXELLES
>                  Belgique
>
>
>
>
>            La PMAF a d'ores et déjà adressé un courrier directement au
> ministre (vous pouvez lire ce courrier en cliquant ici).
>            Nous vous remercions de ce que vous pourrez faire, et vous
> invitons à diffuser notre appel autour de vous.
>
>            Un grand merci au nom des animaux.

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Les pigeons ne peuvent pas avoir la grippe aviaire mais ils sont sous surveillance! mais la presse dont FR3 se fait l'echo à sa manière d'une mesure absurde de la mairie de Paris

20 Février 2006, 18:35pm

Publié par Jo benchetrit

Vous l'aurez compris: on crie au loup là où il ne va jamais! Histoire d'oublier de dire aux gens les vraies mesures de prévention: d'arrêter de cracher dans les rues et de souffler dans le nez des autres quand ils ont une grippe. 

Et aussi, il faut le dire haut et fort: arrêter les élevages car la Grippe aviaire vient des alevages, au départ...et ce sont les oiseaux qui pourraient porter plainte contre cette pollution microbienne dûe à l'homme.

Ça ferait faire déjà de belles économies à la sécurité sociale.

Surveillez les pigeons au sujet d' une maladie qu'ils ne peuvent avoir, la grippe aviaire...Le dr Knock aurait-il fait mieux? Et oui, car en plus, les hommes ne peuvent pas  tellement plus l'avoir...chance infinitésimale pour les hommes et encore plus faible pour les colombidées, comme pigeons, tourterelles etc.  moins encore que pour les autres  animaux, nulle en fait.

 

 

 

Le fait que les pigeons soient, de l'avis des vétérinaires, et conformement aux observations,  les animaux les plus réfractaires à la grippe aviaire ,ne gêne personne pour en tirer els conclusions habituelles à leur égard: Tuez les tous! Et ne les nourrissez pas!

.Je vous copie la belle ânerie(pardon aux ânes), début d'une rumeur pousse-au-crime, mensonge diffamatoire, encore, contre les pigeons, en manipulant une consigne. En fait, le titre et la photo ne sont pas conformes au texte de la consigne qui parle d'oiseaux en general et pas de pigeons :

Paris: les pigeons surveillés

- pigeon sur une gouttière -

pigeon sur une gouttière
La Ville de Paris a donné consigne aux personnels d'entretien de ne plus ramasser les oiseaux morts

Eboueurs et balayeurs de la capitale doivent signaler la présence d'oiseaux morts aux services vétérinaires, a indiqué l'adjoint au maire chargé de l'environnement, Yves Contassot.

Alors que les toits et les rues de Paris abritent 80.000 pigeons, "les équipes de nettoyage ont été soumises à des campagnes de sensibilisation", selon Yves Contassot.

Consignes des autorités parisiennes

Toute personne découvrant un oiseau mort dans la capitale "ne doit en toute circonstance et en aucun cas y toucher", ont ordonné vendredi soir la mairie de Paris et la préfecture de police.

Quiconque voit ou trouve un oiseau mort est invité à en informer, "en précisant le lieu,
et si possible l'espèce", soit le centre d'appel de la mairie de Paris (39.75), soit la brigade de sapeurs pompiers de Paris (18).

Ceux-ci alerteront la direction départementale des services vétérinaires de Paris qui procédera "aux investigations nécessaires conformément au protocole prévu".

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