Accueil En toute rigueur éthique, être le plus fort ne donne que des devoirs, et surtout, malgré ce que font les hommes aux animaux au nom de leur fantasmatique supériorité de "valeur"(?) , ne donne aucun droit. Pour accéder à cette réalité salvatrice, il faut s'armer d'une solide lucidité qui, combattant notre rêve mégalomaniaque, nous réveillera, formant enfin une possibilité de penser  notre condition et  celle de nos victimes, les AUTRES animaux. C'est penser à rebrousse -poil de la pensée commune, donc vraiment penser, que de vouloir se pencher sur le réel en dehors de tout préjugé, de toute idéologie totalitaire comme l'est l'humanisme, religion de l'homme qui délire avoir tous les droits du simple fait de ne pas être né animal, ce qui est d'ailleurs un DÉNI car nous en sommes, des animaux. Le déni du réel, au service du désir de ne pas savoir ce qui blesse son narcissisme, est très fort chez l'homme.C'est son adversaire car il s'y enferre pour ne pas savoir ce qu'il fait, et donc pour résister à sa critique. La non-pensée de la violente religion humaniste s'oppose à toute évolution-maturation , condition nécessaire à la véritable civilisation. Etre civilisé, c'est se mettre au service de sa  pulsion de vie. Or le principe du plaisir qui mène notre humanité narcissique est au service de la pulsion de mort:"Là où est le ça, le sujet doit advenir." Freud.

"http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/article-10490200.html">
clic: Débat sur France2 sur les pigeons et leur non-dangerosité pour
la grippe aviaire, au contraire, ni pour d'autres maladies Novembre
2005 lien sur l'arene de france contre chasse et corrida:
http://video.google.com/videoplay?docid=6495202284190884993
Les articles sont à consulter plus bas
"http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/article-10490200.html">
clic: Débat sur France2 sur les pigeons et leur non-dangerosité pour
la grippe aviaire, au contraire, ni pour d'autres maladies Novembre
2005
contact:jobench@free.frretour accueil:clic
Page à consulter là : quelques-pensees-sur-la-non-pensee
-4266073.html

http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/
Ne faites pas naître d'animaux. Adoptez, stérilisez, n'achetez pas.
Combattez le malheur, n'en ajoutez pas. "http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/article-10490200.html">

Les articles sont à consulter plus bas




 
contact: jobench@free.fr         retour accueil:clic

 

__,_._,___

Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 00:00
- Publié dans : barbarie-symptôme et psychanalyse - Par Jo benchetrit

Toute allusion  au dr Jacques Lacan serait pertinente!!!

 


Mais que Can dira-t-il?

ch.1

suite à lire là:


 

 Miss Terre tendit un papier froissé, qu’elle n’avait pas cessé de triturer comme un mouchoir depuis qu’elle était entrée : « Regardez sa photo."Son âme est aussi noire que son regard est innocent. »

C’était ses premières paroles. Depuis qu’elle était entrée, elle n’avait pas cessé de pleurer. Le dr. Can, psychanalyste intersidéral, l’avait reçue en urgence. Sa demande semblait pourtant ambiguëe : elle ne venait pas pour elle, mais pour son fils, qui la menaçait.

Indulgence de mère, pensa Can. Il lui trouvait l'air plutôt fourbe, son  gamin !

 

 Can lut, dans un angle de la photo :

            Nom : Homo Sapiens Sapiens

 

 

 

 

Prénom : Narcisse

 

 

 

 

Signes particuliers : Dangereux++.

 

 

 

Elle : Qu’est-ce qu’on peut faire ? Si je le garde encore, nous allons tous crever.

Lui : Hem ?

Elle : c’est mon petit dernier. Si j’avais su, je vous le dis sans honte, je l’aurais envoyé se faire aspirer dans un trou noir, dès sa naissance. Parce que maintenant, ce sont mes autres enfants qui sont condamnés par lui. Il se joue d’eux avec un cynisme total, et les tue sans même qu’on puisse dire qu’ils aient vécu, tant les conditions de vie dans les prisons où ils sont presque tous incarcérés sont source de douleur.

D’ailleurs, la nature est devenue une minuscule prison, entourée de ses cultures et habitations qui s’étendent de plus en plus , la réduisant comme peau de chagrin. Il se croit maître du monde et moi, je souffre pour tous mes petits vivants que j’ai eu tant de mal à élever. (Une larme)Et il ne se sent pas le moins du monde coupable.

Il croit même être le seul animal moral du monde ! Enfin, quand je dis animal…En fait il croit être d’une autre sorte de vivants, comme qui dirait un ange.

Il joue sur les deux tableaux : il veut le beurre, l’argent du beurre… et s’envoyer la crémière, comme il dit avec sa vulgarité coutumière.

Je m’explique : il veut à la fois qu’on le prenne pour un être au dessus de tout soupçon, et en même temps se conduire en parfait barbare. Comme ça, ce qu’il fait est d’office lavé par ce présupposé : Il ne peut rien faire de vraiment mal, donc il mérite que tout soit pour lui, et que tous soient des outils à son service, quelque soient les sévices qu’il leur impose.

Can maugréa : pardonnez-moi si je vous exprime mon découragement. Le pronostic me paraît compromis à 99,99%.

Can continua, entre ses dents : Ça me paraît trop grave. Une canaille ! Ho !mais c’est que je n’aime pas la canaille, moi. D’ailleurs, ils ne veulent jamais s’en sortir. Et alors là, je doute qu’il veuille venir.

Elle : mais aidez moi, par pitié.Il se prend pour le propriétaire de moi-même, prioritaire en toute chose, et sur tous les autres !

Lui : Ça confirme mon impression première. Si vous n’étiez pas aussi désespérée…Enfin…Je fais ça pour vous…dites-moi d’abord ce qu’il vous est arrivé pour qu’il en soit là. Faut que je cerne un peu le problème à la racine.

Elle : C’est quand même lui qu’il faudrait guérir. Mais parfois, je me demande si je n’ai pas fait quelque chose de mal. Je n’ai pas su l’élever. J’ai voulu le laisser libre. Une sorte de page blanche où il avait le pouvoir d’écrire ce qu’il voulait. Pas d’instincts. Pas de prédétermination. La liberté de bien faire. C’est ce que je voulais pour lui. Je ne savais pas qu’il allait l’utiliser pour le mal. La liberté l’a rendu fou.

Ah ! Si seulement j’avais avorté !  Les aléas de la vie ont éliminé tous les autres Homos avant lui. Je n’ai pu garder que celui-ci, le moins laid. Mais quelle peste ! J’aurais dû sentir ce qu’il allait faire à l’avance. Regardez ce qu'il peut faire:

Elle avait sortie cette photo comme un joueur de pocker sort sa carte gagnante, mais en pleurant!

Le dr Can la regarda, et manifestement mal à l'aise, la posa sur son bureau en hochant la tête.

 

Lui : Vous croyez ça ? La mère d’Hitler non plus n’a rien pu faire. On ne saura jamais si oui ou non elle était coupable de la suite. Ce n’est pas une question de faute. Elle lui a transmis ça.

Mais qui sait d’où elle le tenait, ce n’est pas aussi palpable qu’un gène, un désir qui se transmet, une faiblesse par rapport à ses pulsions, une haine sans objet qui se fixe sur le premier malheureux venu, …Pourquoi sur les juifs ? Est-ce de sa faute à elle? Enfin, qui sait ?

Elle : Hitler ! Je n’en suis pas fière, de celui-là. L’esprit de la destruction, la caricature de l’humain ! Il a fait croire au monde qu’il était végétarien alors qu’il adorait la charcuterie. Mais il avait simplement des problèmes de digestion, et son médecin lui avait dit de parfois aller molo sur la viande. Il se rabattait sur le jambon !

Un laid d’âme-corps qui ment, ça va de soi.

Lui : C’est tout-à-fait ça ! bon, voyons, comment faire. J'ai une idée! On va commencer comme Freud qui avait fait la cure de Hans par l’intermédiaire de ses parents. Mais faudra qu’il sache que vous venez pour lui et ce qu’on va se dire ici.

Elle : Ça lui donnera envie de sortir de ça ?

Lui : Faut au moins essayer.

Elle : Merci. Je n’ai plus qu’un seul espoir, c’est vous. C’est pourtant désespéré, je le sens ! La Terre s’agita de secousses sismiques qui la rendaient dangereuse.

Lui : Du calme, je vous en prie. Vous allez tuer tout le monde en remuant comme ça! Et revenez demain.

Elle : Déjà ? Je ne vous ai encore rien expliqué.

Lui : Vous croyez ça ?

Puis il se tut.

Elle : Si nous ne faisons rien, il va tuer la vie !  

 

 

 

 

Imperturbable, Can la fit raccompagner par sa fidèle secrétaire et s’assit. Cette histoire lui paraissait le pari le plus insensé de sa carrière. Soigner quelqu’un qui ne voulait pas venir chez lui, par l’intermédiaire d’une mère désespérée était bien plus difficile que tout autre défi que lui aurait offert sa pratique. Sauver la Terre, et ses milliards de vivants ! Quelle folie ! Il savait bien que contre la barbarie, il n’y avait rien à faire.

Son maître Freud l’avait écrit dans…Ah ! il ne trouvait plus ce titre. Une amnésie passagère due à l’âge, pensa-t-il. Mais enfin, ce n’est pas « L’avenir d’une illusion », seul titre qui lui venait à l’esprit. Pourquoi ce titre à la place de l’autre ? Ce serait donc un lapsus. L’avenir d’une illusion…Cela ne faisait qu’exprimer ses doutes quant à la réussite de son entreprise. Alors, la mémoire lui revint : « Malaise dans la civilisation » ! Voilà. J’y suis.

 

Le lendemain :

Can : Alors ?

Elle s’assit et il vit qu’elle avait un trou dans sa robe d’ozone. On lui voyait l’origine du monde. Elle rencontra le regard du maître et elle se sentit gênée. Mais il lui fut impossible de masquer ça.

Elle : c’est lui. Il m’a bousillé mon atmosphère avec des tas de polluants. Elle a une drôle de tête, mon atmosphère, et ça ne s’arrange pas. Mais ce n’est qu’un des aspects de ses méfaits.

Lui : Dites tout ce qui vous vient, dit-il en lui tendant une couverture.

Elle : (comprenant, elle la posa sur ses genoux, et se sentit plus détendu, dans la chaleur de la couverture du maître, en sécurité dans cet espace intersidéral où elle était reçue.) Je me sens mal depuis qu’il est né. Je parle pas de ses ancêtres, les hommes d’avant Sapiens Sapiens, comme il dit s’appeler.

Lui : Sapiens Sapiens, en grec, ça veut dire sage sage.

Elle : c’est gonflé ! Rien de moins sage que lui. La preuve : Il y a environ 10.000 ans, il a décidé que tout serait à lui. Il a transgressé la Loi de la nature, où chaque espèce se reproduit pour elle-même et, au passage, pour en nourrir d’autres, mais pas pour être entièrement au service d’une autre espèce, que diable ! 

Lui : Hem ?

Elle : Oui. C’est ce qu’il fait. Et à présent, les conditions de cette reproduction son devenues aberrantes. Une reproduction sans plaisir, une vie sous la coupe d’un maître absolu et sans cœur, une mort parfois d’une telle cruauté que je ne peux pas imaginer que, moi, j’ai pu façonner un tel être. Elle s’effondra encore en sanglots et fut agitée de secousses telluriques telles qu’elle produisit de grands dégâts dans son corps sphérique et lézardé.

Lui : Bien. Je vois. Dites encore.

Can tentait, de sa voix, de rendre à la Terre un semblant de sérénité. Mais ce n’était pas facile. Elle se reprit cependant.

Elle : Il croit être le fils de Dieu ! Il dit que les autres animaux et lui, c’est deux, et que les autres animaux sont pas sensibles. Mais qui est insensible, hein ?

 

 

 

 

Lui : C’est le roman familial, la filiation royale. Mâtiné de la perversion polymorphe des petits. Tous les enfants connaissent ça.

Elle : comment alors le faire grandir ? Il est jeune, certes, mais tout de même, il ne mûrit pas. Un fruit qui ne mûrit pas finit par pourrir.

Lui : Tout-à-fait. C’est bien ce que je crains pour lui.

Elle : Qu’il pourrisse ! Qu’il disparaisse ! Qu’il laisse la vie reprendre ses droits ! Mais je sais qu’il ne mourra pas seul, emportant dans sa folie les autres, ses frères, ses ancêtres, ceux qu’il oublie de respecter, ceux qu’il imagine quantité négligeable et qu’il ne cesse de torturer. Qu’ai-je fait pour tant souffrir ? Ses armes de guerre sont si dangereuses qu’elles ne se contenteront pas de le tuer, lui. Et même en temps de paix, ses simples activités quotidiennes le rendent dangereux pour tous. Ici, l’oxygène devient une denrée rare.

Lui : En fait, il invente qu’il n’est pas de votre famille, que seul un Dieu l’a mis par hasard chez vous, comme pour lui trouver un abri, mais sans filiation directe avec vous.

Elle : je ne comprends rien à ce que vous cherchez à me dire.

Lui : C’est à cause de l’interdit de l’inceste.

Elle : Quoi ?

Lui : vous êtes sa mère, n’est-ce pas ? Or Homo Sapiens Sapiens s’est organisé pour vivre avec un interdit fondamental, celui de coucher avec sa mère. Vous me dites bien qu’il ne cesse de vous violer, en ne respectant pas votre loi ?

Elle : Oui. Ma loi est celle de la vie : On vit tous ensemble, pour soi, et aussi pour que les autres continuent à vivre. On a tout ici, à condition de ne pas abuser des autres. La mort, certes, sonne le glas de chacun, mais sans que la vie soit perdante, puisque même les morts, en se métamorphosant sont recyclés et tout sert à tous, et réciproquement. C’est la loi de la vie, en fait, qu’il transgresse en me violant !

Lui : ce qui prouve que l’interdit de l’inceste se conforme à cette loi suprême, cette Loi de la nature et que se riant de l’une, c’est l’autre qu’il ignore. C’est simple : si vous n’êtes pas sa mère, alors, tout est permis ! C’est l’Œdipe à l’envers. Œdipe a couché avec une femme dont il n’a su que plus tard qu’elle était sa mère. L’homme couche avec celle qu’il sait être sa mère mais il se protège de sentiment de culpabilité parce qu’il fait « comme si » elle ne l’était pas. Donc, ni vu ni connu !

Elle : L'Œdipe, Mon Narcisse en parle tout le temps ! Il s’est puni en s’aveuglant, non ? Mais lui, il s’aveugle pour pouvoir continuer, c’est ça ? Et justement il agit tout le temps comme si il ignorait ce qu’il fait.

Lui : Malin ! Comme ça, il ne sent pas fautif, et peut continuer ses exactions sans craindre de sanction. En plein déni de la castration, voilà où il est, votre fils. On peut dire un psychopathe, mais je préfère l’appeler par son nom : pervers !

Elle : Il ne cesse de se féliciter de sa supériorité sur tous les autres, et des droits que ça lui donne.

Lui : Délire mégalomaniaque, je pense. Bon, on a un diagnostic.

Elle : mais la suite, docteur ? Dites moi la vérité, que je sache ce qui m’attend.

Lui : je ne vous cache pas la gravité de cet état. Je suis aussi pessimiste que si vous aviez un cancer avancé. On ne soigne pas un pervers, d’abord, parce qu’il n’a aucune conscience de son mal, et ensuite parce qu’il ne va jamais voir de psychanalyste, sinon, par jeu, « pour voir ».

Elle : Donc, je suis perdue ?

Lui : Pas vous, je pense, madame. Disons que la vie telle que vous la connaissez va connaître un retrait progressif, que des millions d’espèces vont disparaître, et, si avec un peu de chance votre trou ne s’est pas trop agrandi, la vie pourra reprendre, dans une dizaine de milliers d‘années.

Elle : mais je ne puis accepter cela ! Cette souffrance ! Mes enfants floués, brûlés, égorgés, asphyxiés, gavés, asservis, empêchés de mouvement, victimes de superstition, de chasses sans faim, de jeux sadiques, en résumé frustrés de leurs droits les plus élémentaires ! De pauvres petits privés de toute liberté, de tout pouvoir sur eux-mêmes, de leurs bébés, de leurs habitats, exposés à des vapeurs étouffantes, livrés à l’arbitraire d’un dingue qui ne sait qu’inventer pour les torturer, pour la science, la cuisine, la compagnie, les détergents, les phobies… Quand ce n’est pas par sacrifices à des Dieux imbéciles qu’il a créés à son image, avides de sang…et que sais-je encore ? Ah ! Oui, le sein que je leur offre, ma glèbe, bonne et fertile, est devenue une fiole de poisons, avec les pesticides qui la dénature.

Lui : Mais, madame, ne perdez pas de vue que je ne suis qu’un psychanalyste, et pas un juge, ni un procureur. C’est devant la haute cour de justice qu’il faudrait le juger. Il faut un tribunal pour les psychopathes. Je ne vois rien d’autre ! La prison pour crime contre les espèces, ça peut le calmer, à condition qu’il n’en sorte jamais

Elle : Vous savez bien que ça n’existe pas à l’échelle des planètes ! Ne m’abandonnez pas, je vous en supplie. Vous êtes mon seul espoir. Je vous ferai visiter ses élevages, je vous montrerai les mers presque sans poissons, pleines de ses produits polluants, je vous raconterai l’histoire de Donny le canard engraissé pour son foie, je vous dirai tout. Et vous m’expliquerez tout. Et on lui écrira une lettre, à deux, pour qu’il sache enfin ce qu’il me fait, et que c’est mal, très mal. (Elle se mit encore à friser la crise de nerfs.) Il faut qu’il change…ou meure ! Et je dis ça sans joie. Parce que c‘est mon fils, quand même !

Can se résigna à lui dire que c’était d’accord. Il se garda de lui parler de l’avenir prévisible pour une illusion. Et après tout, qu’en savait-il ? Les révolutions sont bâties sur des utopies, et certains progrès s’opèrent grâce à ces idéaux que chacun dit être souhaitables mais que tous croient placés trop haut.

Lui : On va tenter l’expérience, et après tout, vous avez raison. C’est le seul espoir. Qu’il prenne enfin conscience de cette vérité, celle qui dit qu’on est ce que l’on fait.

Elle : On est ce que l’on fait ! Mais c’est génial, docteur ! Je crois qu’il faudra lui dire ça dans la lettre. Et s’il est si malin, il pourra bien voir que ce qu’il fait est le contraire de ce qu’il prétend être, à savoir le meilleur. Il ne pourra que constater qu’il est le plus cruel, méchamment égocentriste et, au final, suicidaire.

Lui : Et surtout, rigoureusement méprisant pour ce qui l’a créé.

Alors, allons ensemble faire ce voyage au cœur de ce monde qui est victime de ce parl’être peu scrupuleux et bien trop prétentieux pour être supportable.

Elle : On ne parle pas assez des parents victimes d’enfants incestueux.

Lui : c’est vrai. (Mais, au fond, il savait que la Terre n’avait pas encore su lui transmettre la loi, à ce parl’être retord.)

Elle : Puant. Il est puant. Au propre comme au figuré. Et je mâche mes mots. Je ne dis pas toute la honte que j’éprouve dans cette erreur qui m’a amené à le créer.

Pas une erreur. Une faute, devrais-je dire.

Une faute ! hurla-t-elle, plusieurs fois. (Puis elle s’évanouit.)

Can cria : Gloriaaa !

A ces mots, une dame discrète, habillée de noire, sans âge, ni belle ni laide, arriva avec une rapidité surprenante. C’était son assistante ou sa secrétaire. Elle tapota avec efficacité les joues de cette dame ronde à la belle robe, bleue et ocre, étrange à cause de cette béance qui ne cessait de grandir. Ses traits étaient tirés par l’anxiété.

Miss Terre se réveilla.

Lui : Ça va ?

Elle : Ça dépendra de notre travail futur.

Lui : Alors, allons-y. Revenez demain. Nous nous préparons au voyage le plus risqué que je puisse imaginer, au cœur du réel.

Elle : Oui. Mais le réel que l’homme a créé, et qu’il veut ignorer pour mieux en profiter, ce réel, pour moi, c’est de l’enfer dont il s’agit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ainsi qu’après l’archéologie, l’ethnologie, la philosophie, l’éthologie, l’écologie et 30 millions d’amis, la psychanalyse arriva dans le champ miné de l’étude des relations du souverain autoproclamé roi de la terre à ses esclaves en toute chose, les êtres les plus méprisés et spoliés : les autres animaux.

 

 

 

Gloria raccompagna la Terre. en bonne Canienne, elle jouait aisément avec les mots, par réflexe. Elle pensa : Une femme si riche, en guenilles…avec ce teint terreux, c’est terrible. En plus elle n’a pas atterri de son malaise et a l’air atterré. Son patron recevait de drôle de gens. Mais celle-là, c’était le pompon ! En plus, ce trou ! On ne voyait que lui.Terrifiant !

Poliment, elle s’enquit de la santé de la Terre qui lui répondit ce qui suit   :

 Il y a des moments où on aimerait se terrer, où l’on est obligé de se taire puisqu’il ne vous entend pas. Le terroriste humain est tellement haut dans son estime qu’il ne voit pas ses pieds, ni la terre qu’il foule avec ! Le sang des petits martyrs forme avec elle une boue d’où s’élève les cris de souffrance de leur âme, ce qui fend le coeur. Quand aux vivants encore libres, ils n’ont plus de territoires. Mon impuissance me rend hystérique. Pardonnez-moi.

 

Elle m'a parlé sur le même mode "joke" que moi! se dit  Gloria, troublée. Aurait-elle parlé tout haut? Depuis le temps qu'elle servait Le Dr Can, elle en devenait parfois chèvre, tant il était capricieux avec elle.



 

 

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Bienvenue in Réel's

Éduquer les enfants à un rapport aux animaux digne et respectueux.

Non aux subventions des éleveurs pour torture animale.

Sanctionner comme tout racisme le mépris envers les animaux. Interdire chasse et corrida aux mineurs

 

 

 

 http://cherpresident.yahoo.fr/media/assets/policy-15481-asset-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

link

 

 

Accueil

 

 

 

 

Il y a actuellement  7  personne(s) sur ce blog

 

      La révolution animaliste est la seule susceptible de changer la structure des hommes, cette structure étant pour le moment son symptôme barbare.

Ce symptôme est construit à partir de ce  qui fait retour sous forme de jouissance archaïque interdite car non limitée mais rendue possible car non proscrite à tort par les lois des hommes, envers les animaux ou les assimilés à eux.
Or  la porte de cette jouissance devrait être verrouillée, et cette jouissance de la toute petite enfance, refoulée. Cette révolution structurelle est donc fondamentale.  Elle serait un bienfait tant pour les animaux que pour leurs tourmenteurs, les hommes. 
Mais notre espèce la fera-t-elle? J'en doute fort. 
Les bénéfices secondaires de son mal  sont bien trop grands. On sait avec Freud que c'est un des plus puissants freins à la guérison.
Aussi, l'homme restera un barbare, c'est à dire un  petit "enfant merveilleux du narcissisme primaire" qui jouit de tout et de tous, sans se préoccuper de la souffrance occasionnée chez ceux sur qui il prélève de quoi prendre son plaisir...
Ça n'empêche que le devoir de chacun est de s'interposer entre le bourreau et les suppliciés, entre discours pousse-au-crime et victimes designées, inlassablement.
"Cela consiste à recommencer". Camus.

 

On ne sait pas assez que c'est central, la morale, c'est à dire la façon qu'on a de se comporter avec ceux qui sont à notre merci, donc en  général les autres animaux. L'humain moyen pense que c'est le domaine des refoulés, des névrosés, des femmes( dit de manière sexiste) et mésestime à la fois les bêtes et leurs défenseurs. Que dit la morale? Ceci:

 

Plus l'autre est faible,dévalorisé, sans défense, plus il a besoin de respect et plus on a de devoirs envers lui. 

Mon ambition: que vous vous placiez  dans le bon angle pour VOIR enfin le scandale dont l'humain est coupable et que vous vous masquez.   Quelque chose est pourri dans le royaume des hommes. Et, après vous être posé la question du "Pourquoi?" vous voudrez peut-être répondre, contemplant ce qui est à changer. La permanente et terrifiante  souffrance animale imposée par les hommes, au détriment de leur humanité, devrait être notre  souci premier. 
 

Pour en finir avec la monstruosité humaine, il faut défendre la cause des vivants sensibles que sont les animaux. 



Alors que nous, nous menaçons la VIE.
 

Les vers de terre disparaîtraient...les autres espèces, dont notre espèce chérie, aurait du mal à y survivre. Nous disparaîtrions, le monde mettrait 100 millions d'années (temps de disparition des déchets nucléaires) à se purger des traces toxiques de notre passage. Avouez que c'est un problème qui entache gravement l'image que nous nous faisons de nous-mêmes.

Viande sur pied.

 

C'est l'oeil d'Abel qui nous regarde, nous les Caïn qui sacrifions notre humanité en même temps que nos frères animaux à notre "frèrocité".

Recherche

liens ANIMAUX ET PSYCHANALYSE

Ego pas Narcisse.

Les autres textes

Recommandez-moi!

Cliquez un jour !

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés