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Psychanalyse et animaux.

5 ans déjà. L'otage oublié. Article de Marianne, sur Gilad Shalit.

8 Juin 2011, 18:53pm

Publié par Jo Benchetrit

    « Il s’agit pourtant d’un cas humain, mon fils ne se battait pas, nous ne savons plus rien de lui et nous  voulons le revoir un jour » martèle doucement Noam Shalit , son père.

 Où est il?
Que lui fait-on subir ? Ceux qui l'ont enlevé le détestent car ils sont antisémites. Or le hasard fait que certains naissent juifs, dont lui.

Actuellement vaudrait mieux pas? Mais pas de sa faute, il l'est.

ALors, une pensée pour cet otage aussi. il n'a pas la gale.(enfin...façon de dire)

Gilad Shalit, l'otage oublié

Martine Gozlan - Marianne | Mercredi 8 Juin 2011 à 05:01 | Lu 1821 fois
 


A l’heure de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, le père de Gilad Shalit, le jeune franco-israélien détenu dans le plus grand secret à Gaza depuis 5 ans par le Hamas, veut réveiller l’opinion et alerte la justice française.



Le 28 août prochain, il aura 25 ans quelque part à Gaza. Où ? Ne pas savoir où survit Gilad Shalit, le jeune soldat franco-israélien kidnappé il y a 5 ans par le Hamas sur le territoire de l’Etat hébreu, c’est une plaie ouverte pour le Mossad, les services de renseignement israéliens. Etre incapable de le « ramener à la maison » comme le scandent les manifestants qui défilent régulièrement à Jérusalem sous les fenêtres du Premier ministre, c’est un  remords lancinant pour Benjamin Netanyahu. 

Mais, bien sûr, rien n’égale le cauchemar de ses parents, Noam et Aviva, sans preuve de vie de leur fils depuis octobre 2009. Ils ont choisi de vivre sous une tente, devant la résidence de Netanyahu, pour rappeler chaque jour l’existence engloutie du plus jeune otage du monde, enlevé alors qu’il effectuait son service militaire au sud d’Israël. 

Cette semaine, Noam a pourtant quitté son campement pour venir à Paris. Une nouvelle tentative contre l’oubli à un nouveau moment de l’Histoire : l’heure est à la réconciliation entre le Fatah et le Hamas. La proclamation de l’Etat palestinien devant l’ONU est prévue en septembre. La détention au secret du jeune homme, otage et non prisonnier de guerre, captif de l’aile militaire du Hamas, tombé dans la solitude noire des sans-droits, constitue dans ce contexte un véritable boulet pour la respectabilité d’un gouvernement palestinien d’unité nationale, impatient d’arracher une reconnaissance au monde. 

C’est pourquoi Noam Shalit a décidé de porter plainte en France – Gilad est aussi français- pour enlèvement, séquestration, actes de torture et barbarie. Selon les termes de la procédure, deux juges seront chargés de procéder à toutes les investigations nécessaires, à Gaza, et de  lancer des commissions rogatoires. Que la justice française se mette de la partie, voilà qui devrait déranger le Hamas tout autant que le Fatah en plein processus de rapprochement. 

Depuis cinq ans, les parents de Gilad ont tant espéré et tant désespéré… Leur fils, tout le monde en parle et personne. Les résolutions internationales exigeant sa libération se sont multipliées : celle du Parlement européen, du Bundestag, l’appel de Barack Obama, de Ban-Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, celui d’Angela Merkel, de Nicolas Sarkozy…Pourtant rien ne se passe, les médiations s’enlisent dans l’affreux marécage du conflit israélo-palestinien. L’aile politique du Hamas ne peut ou ne veut rien exiger de l’aile militaire. 

« Il s’agit pourtant d’un cas humain, mon fils ne se battait pas, nous ne savons plus rien de lui et nous  voulons le revoir un jour » martèle doucement Noam Shalit qui, le jour où nous l’avons rencontré à Paris, devait voir dans l’après-midi Martine Aubry, Jean-François Copé, et attendait un rendez-vous avec Sarkozy. Objectif: que la libération du jeune homme fasse partie des exigences mises par la France à une éventuelle reconnaissance de l’Etat palestinien. « Les politiques sont très réactifs » commentent des proches de la famille, « à Jérusalem, Alain Juppé est venu sous la tente des Shalit et les a assurés de son soutien… » Ce 1828ème jour de l’enlèvement de Gilad, le carnet de rendez-vous de Noam à Paris était donc plein. Pour l’instant, cela ne changeait rien à la détresse d’un homme dont le fils se trouve depuis cinq ans quelque part au fond de l’inconnu.

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