Texte Libre



GUZZY, ce blog t'est dédié ainsi qu'à Sarah et Gigi
et à mes autres êtres chers dérobés à ma tendresse.

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Bienvenue au pays du réel. Lorsque vous ouvrirez enfin les yeux sur ce que nous faisons subir d'atroce en continu aux animaux, vous ne pourrez que vous résoudre à dire avec moi: il y a quelque chose de pourri au royaume des hommes. Un manque de savoir vivre évident dans la société des vivants sensibles que sont ceux qu'on appelle les bêtes est digne d'un Ubu sans gêne et psychopathe. Pour que triomphe la morale(mot devenu tabou), il faut arriver à la remise en cause de chacune de nos
évidences. Il faut douter de soi pour devenir soi-même
, non asservi à sa jouissance barbare. Guérir, pour notre espèce en dégradation suicidaire et assassine, c'est ne plus accepter la barbarie comme allant de soi.
Cela passe par le devoir de l'identifier là où elle est rendu méconnaissable
par le fait qu 'elle est dite par la force de l'habitude, normale, et niée en tant que crime.
Pour en finir avec la monstruosité humaine, il faut défendre la cause des vivants sensibles que sont les animaux.

Ego pas Narcisse.

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C'est l'oeil d'Abel qui nous regarde, nous les Caïn qui sacrifions notre humanité en même temps que nos frères animaux à notre "frèrocité".

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Lundi 12 mars 2007
- Publié dans : La porte de l'éthique: savoir - Par Jo benchetrit
 

Bien sûr, on n'est pas ravi que les seuls politiques à promouvoir la défense des animaux soient des gens infrequentables par ailleurs.   Les autres s'en tapent montrant sans le soupçonner que leur nazisme envers les bêtes vaut bien l'autre, celui envers les hommes.
Il n'en reste pas moins que les animaux sont et resteront, tant que notre humanité sera un tyran sans scrupule avec eux, des victimes pures.
Aussi, il serait temps que les autres que les nazis avec les hommes sachent que la défense des animaux est la chose la plus révolutionnaire possible. On ne pourra jamais améliorer les choses en s'arc-boutant sur les privilèges que l'homme a acquis sur les esclaves polyvalents animaux.
Mais en réalité ces conservateurs qui se croient progressistes dénoncent que leur  désir affiché de changement dans un plus de justice est
pseudo. La preuve se fait par un traditionalisme explicitement étalé dans le goût pour foie gras et corrida, confondu avec la culture au passage, pour donner ces exemples parlants.
 
Edito de Philippe Val du Charlie Hebdo de la semaine:

ANIMAUX = SS ?

Lundi matin, Le Pen sur France-Inter. Dans le cadre de la tranche 7
heures-9 h 30, spéciale présidentielle, la règle du jeu consiste à
faire la revue de presse et choisir un invité, et enfin à répondre
aux questions des auditeurs. Après une revue de presse laborieuse —
où l’on s’aperçoit que le journalisme, quoi qu’en pensent les foules
farcies à TF1, c’est quand même un métier —, voici donc l’invitée.
C’est sa collègue au Parlement européen, madame Schenardi, membre du
groupe Identité, tradition, souveraineté (ITS), tout un programme.
Mais il se trouve que madame Schenardi est une farouche défenseuse de
la cause animale. Pourquoi pas ? Elle est sans doute de bonne foi.
Nicolas Demorand, cherchant la faille, pose alors la question : « Est-
ce que c’est bien politique ? » Hélas, oui, ça l’est. Si la chose —
le respect que l’on doit aux animaux, et la lutte contre la
souffrance animale — était entendue par tous, ce ne serait pas
politique. Mais comme personne d’autre n’en parle, ça le devient. Et,
malheur pour les bêtes, il se trouve qu’elles ont le pire des
défenseurs, puisque, dorénavant, vouloir améliorer leur condition
équivaudrait à prendre sa carte du Front national. Selon cette
logique de crétin, si Le Pen boit de l’eau fraîche pendant la
canicule, il faudrait se laisser mourir de soif pour ne pas risquer
d’être assimilé à un fasciste, sous prétexte qu’on a la même réaction
en cas de forte chaleur.
Il faut le dire haut et fort, Le Pen et Schenardi ont raison de dire
ce qu’ils disent. La tradition humaniste de la gauche n’a toujours
pas fait litière des imbécillités cartésiennes sur les animaux-
machines. Descartes était un génie, il a fait ce qu’il a pu — et il a
pu beaucoup — pour rendre compatibles la civilisation chrétienne et
l’essor des savoirs, mais sur les animaux, il a pensé comme une enclume…
S’il n’y avait pas une continuité entre l’homme et l’animal, cela
voudrait dire que Dieu a créé l’homme à part. D’abord les animaux et
le reste, pour faire joli dans le jardin, puis l’homme, pour qu’il en
jouisse. Nier la continuité, c’est adhérer — la plupart du temps sans
le savoir — aux thèses théologiques de la création du monde… Mais
l’admettre, c’est accepter que la civilisation inclut nécessairement
dans sa recherche d’une vie plus douce et plus heureuse non seulement
le recul de la souffrance animale, mais l’interdiction de toutes les
formes de tortures infligées aux plus faibles que l’homme.
Evidemment, que ce soit Le Pen qui soulève la question va contribuer
à braquer ceux qui sont indifférents au sort des bêtes, et qui vont
trouver là un argument à leur indifférence. On ne peut rien contre
l’abrutissement volontaire des abrutis. Mais pour les autres, c’est
un problème. En effet, que vaut pour les animaux d’être défendus par
un homme dont le programme politique se fonde sur l’irrespect pour
les autres hommes ? Comment quelqu’un qui parle des attentats du 11
septembre qui ont fait plus de trois mille morts comme d’un incident
et des chambres à gaz comme d’un point de détail de notre histoire
peut-il s’indigner des conditions de transport des animaux de
boucherie ? C’est évidemment une provocation supplémentaire. Dans la
même émission, Le Pen a défendu le collège musulman de Lyon, créé à
l’instigation de l’Union des organisations islamiques de France
(UOIF), où toutes les filles iront voilées. Qu’on approuve qu’un être
humain soit réduit à une impureté qui doive aller à l’école
dissimulée sous un voile tout en s’indignant du sort fait aux bêtes
révèle au mieux une pensée chaotique, au pire, un cynisme idéologique
qui n’est pas sans rappeler les délicatesses de Hitler, premier
promulgateur des lois de protection animale. Le jour où la gauche
aura compris, elle aussi, que s’humaniser, c’est aussi s’animaliser,
elle aura fait un petit bond en avant. Le Pen — qui ne se fait guère
d’illusions sur le soutien que pourrait lui apporter ce qu’il appelle
le « lobby juif » —, en défendant les animaux, cherche à capter un
lobby bien plus large encore, celui des solitaires à animal… Réduire
la question de la cohabitation des animaux et des hommes* à un débat
pour ou contre Le Pen est une sorte de suicide intellectuel et
politique. C’est oublier que la vertu romaine a disparu corps et bien
dans les cirques où se mélangeaient les sangs des animaux et des hommes.
Philippe Val
* Ce n’est pas Le Pen qu’il faut interroger sur ce sujet, mais une de
nos grandes philosophes, Elisabeth de Fontenay, dont le magnifique
ouvrage Le Silence des bêtes, la philosophie à l’épreuve de
l’animalité, aux éditions Fayard, est une référence en la matière.
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Commentaires

Je vois qu'on a les mêmes lectures...Il est très bien cet édito, d'ailleurs, j'apprécie beaucoup Val, même s'il m'arrive de ne pas être d'accord avec lui. Voilà quelqu'un d'intelligent qui réfléchit vraiment...
Commentaire n° 1 posté par G de B le 12/03/2007 à 21h06
coucou Jo...tu vas bien ??
Commentaire n° 2 posté par :0010 ... :0010: Marithᅵ le 14/03/2007 à 12h24

Il n'est pas si bien que ça, cet édito ! En reprenant à son compte le mythe d'un "Hitler premier promulgateur des lois animales", Philippe Val alimente l'intox qu'il prétend dénoncer.


 

 



Et le Cruel and Improper Treatment of Cattle Act promulgué en Angleterre en 1822 ? Et le Cruelty to Animals Act de 1876? Et la Loi Grammont, promulguée en France en 1850?

 



 

 



Quant aux prétendues lois nazies en faveur des animaux, qu’on nous en cite ne serait-ce qu'une seule !
Commentaire n° 3 posté par Marcoroz le 21/03/2007 à 18h01

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accueil      Blog anti préjugés et anti barbarie.


Ne pas penser que ce que l'on croit est toujours vrai... Passer ses convictions sous la lumière de sa critique, c'est ça, l'exercice courageux de la pensée. Penser comme tout le monde, ce n'est  sans doute pas penser du tout.

Mais puisque chaque fois, pour penser, il faut revenir sur sa pensée, et chaque fois aller un cran plus loin, Heidegger a justement parlé là de la spirale de l'acte de penser.
pensée dialectique ou conversation :
double-spirale.jpg


C'est par l'indispensable et continue  critique de l'idéologie dominante qui nous fait prendre les préjugés les plus dangereux et fallacieux pour de la pensée éthique que nous progressons.

Il y a un devoir de penser, de remettre en doutes nos convictions, quand nos préjugés sont criminogènes comme dans le "spécisme", le racisme et autres ostracismes.



N°1 des préjugés , autrement dit pré-pensées:

Le postulat de base de l'humaniste moyen=
à offense physique ou mentale égale,
ce que souffrent les autres animaux est  moins important
que ce que nous subissons,
non parce qu'ils ressentiraient moins
que nous, mais
parce qu'on juge qu'ils n'ont pas la même "valeur".

Du coup, préjugé N°2 : Etre cruel avec les animaux est rarement appelé barbarie et est souvent admis comme nécessaire...un mal, certes, mais si c'est utile à l'homme, alors, il faut le faire, pense tout le monde.

Cette devise généralisée est machiavélique et non éthique.

Le problème de l'homme? Nous confondons puissance et pouvoir, I can et I may en anglais,
pouvoir et éthique, et surtout...pouvoir technique et valeur.

C'est pourquoi, nous qui avons le pouvoir de modifier le monde jusqu'à la destruction de la vie, nous devons faire particulièrement attention aux limites à nous donner.






La psychanalyse peut-elle nous apprendre pourquoi la barbarie est un mal récurrent?

Bien-sûr que oui, c'est justement en plein dans son champ d'action, le symptôme étant la figure par excellence de la barbarie.

Il y a un devoir de penser, de remettre en doutes nos convictions, quand nos préjugés sont criminogènes comme dans le "spécisme", le racisme et autres ostracismes. Mais avec son slogan , l'homme est attaché à la jouissance archaïque de son symptôme: "TOUCHE PAS A MA BARBARIE!"

Or le symptôme est une jouissance pathologoique qui se méfie de la pensée, d'essence, son ennemie.

D'où son enlisement au stade de la perversion polymorphe du jeune enfant, et la proposition de s'en sortir par l'analyse qui est donc la thérapie par l'Ethique.

Le rapport des hommes aux animaux est fait de

cette toute-puissance /toute-jouissance. On retrouve cette configuration abusive sado-masochiste quelque soit notre sentiment à leur égard. C'est un fait social, une norme qui se diffracte dans toutes les sortes de relations à eux. De ce fait ce rapport alimente la stagnation de notre espèce au stade régressif en question, ce qui nous rend forcément barbare.
Un fumeur qui ne fumerait que dans un lieu autorisé, tel un fumoir, reste un fumeur.

De même, on ne peut être non barbare sous prétexte qu'on ne le serait qu'avec les animaux, même si là, c'est permis par la loi..



La tentation de jouissance est commune à tous. Les pulsions sont la base du désir, mais lorsque la jouissance est interdite car immorale, car elle léserait un tiers, elle doit rester non satisfaite ou plutôt être sublimée. La pulsion de mort préside aux pulsions partielles. Elles sont donc toutes à satisfaire avec précaution.

Ceci rend le kamikaze, celui qui se tue en tuant, et ne castre pas ses pulsions barbares, proche de nous tous.


 

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