Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Psychanalyse et animaux.

Abolitionnisme, wellfarisme, utilitarisme. Un plaidoyer de M.Pinque pour le veganisme.

23 Juillet 2013, 18:52pm

Publié par Jo Benchetrit

http://www.trenditude.fr/local/cache-vignettes/L624xH416/robe-fruitee-de-la-ligne-salad-times-de-robbie-spencer-photographie-par-richard-burbridge-pour-t-magazine-be318-ae569.jpg Je suis tombée sur une video de Meryl Pinque qui ne manque pas d’intérêt. Néanmoins, je pense qu’il n’est pas inutile de lui objecter des critiques fermes sur qq points.
    Une erreur: contrairement à ce qu’elle suppute, le wellfarisme ne se confond pas necessairement avec l'utilitarisme ni avec l’idée que l’on est superieur aux animaux. On peut respecter les animaux, ne pas adopter la notion metaphysique de la superiorité du « genre humain" sans arguments valables comme le fait E.de Fontenay et savoir que l'on utilise de maniere atroce les animaux et vouloir y remedier tout en voulant que tout cela cesse. L'utilitarisme est sans doute un malentendu venant de ceux qui sont anti-specistes comme Singer. Néanmoins, je suis contre toute souffrance et donc une abolitionniste wellfariste.
C’est le combat entre principe de plaisir et de realité.
     
 Un combat connu des mouvements politiques: faut-il oui ou non savoir si on veut du reformisme ou de la revolution ? Ben on peut vouloir les 2.
    MP ignore cette possibilité opposant les bons et les  mauvais. Je soutiens  qu'on peut être les 2, donc abolitionniste et wellfariste. On peut être pour un paradis terrestre et savoir, principe de realité, que les animaux souffrent trop au coeur d'un abominable esclavage pour le moment, et pour longtemps.
   Ne pas l'admettre c'est accepter cette derive: faire comme le fit Francione cause commune avec les éleveurs contre l'agrandissement des cages des poules. C'  est ridicule et abject.  Au nom de l'idealisme necessaire, a t on le droit de refuser une amélioration de la condition animale?
    Je pense que non si on a une valeur  morale. Néanmoins, je suis contre toute souffrance et donc une abolitionniste wellfariste.
M.Pinque revendique que ceux qui aiment les animaux les respectent pour etre coherents. Mais elle fait là une confusion entre amour et respect alors que l'amour est une passion, qui entraine éventuellement à la fusion, à la déraison. 
Il y a mille façon d’aimer dont au moins une est resumé par cette phrase :"si je t'aime, prends garde à toi".
C'est que l'amour est en dehors de la loi.
Sinon, je plaide moi-même pour le veganisme; tout en étant également pour le freeganisme (celui qui se nourrit des bonnes choses jetées par les collectivités et les magasins dont super marchés car la realité cest que l’on jette  la moitié des animaux tués après tortures. Et c’est un scandale qui ce me semble ne devrait trouver qu’une reponse: la recuperation des pseudo-dechets. ces dechets sont encore prorité des jeteurs. Or cest faux car c’est prelevé sur notre Terre..La nôtre, pas juste celle des abjects jeteurs qui fichent des produits comme des cendres, du tabac, des saletés diverses, de la javel etc. sur leurs bonnes choses de peur que certains les recuperent.
C’est pourquoi il devrait y avoir d’urgence une taxe sur le volume des ordures.
Nous sommes loin de cette recherche du moindre degât qui, malgré tout serait un grand progrès à notre portée, alors que le changement  revolutionnaire n’est pas pour demain mais doit rester notre objectif, notre utopie realisable un jour...mais quand?
Ma façon de voir: ne rien refuser comme meilleure condition de vie aux animaux tout en exigeant que cela cesse. Voilà pour ma part ce que je pense de la façon dont Mlle Pinque prend le  choses, c’est-à-dire une position infantile:  "le paradis vegan, sinon rien."
Mais nous nous rejoignons sur ceci:
"Parler de  revolution sans faire la revolution de sa vie personnelle, c'est avoir un cadavre dans la bouche". Guy Debord. Et là, c'est au sens propre du terme.
 

Commenter cet article