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Psychanalyse et animaux.

Autisme, psychanalyse, culpabilité, comportementalisme, pétition, Lacan, Freud. Etude de cas.

11 Mars 2012, 08:35am

Publié par Jo Benchetrit

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://lauriekendrick.files.wordpress.com/2010/09/pavlov-and-dog.jpg&sa=X&ei=wXJcT46pIoXY8QOVh6jjDg&ved=0CAwQ8wc&usg=AFQjCNHwAHHZ1_u1vFSpQMhDA3AHFlji3g
Pavlov celui qui pense avec sa moelle épiniere au réflexe conditionné, et un de ses chiens martyrs , modèle  thérapeutique idéal pour l'HAS?
Non mais...vers quelle honteuse pratique va-t-on? Vers la généralisation d'un fascisme thérapeutique basé sur d'abominables expériences sur animaux, version Mengele ? Vers la thérapie d'Orange Mécanique pour les autistes et ensuite pour tous?
Vous devez savoir que l'autisme est devenu la proie des comportementalistes. Le symptôme de Pavlov veut quadriller nos professions.
La Haute autorité de la santé vient en effet de désavouer les théories et les pratiques thérapeutiques inspirées de la psychanalyse dans le traitement de l'autisme.  La Haute Autorité de Santé (HAS) va  jusqu'à conseiller les thérapies  éducatives et comportementalistes. 
Au détriment de la  pratique, semant le doute chez parents et enfants, dévalorisant la psychanalyse, et  cela ne sera peut être  pas sans effet sur notre efficacité.
Vu, en effet, que le transfert est le supposé savoir... cette dévalorisation officielle risque de mettre en péril  bien des cures.

Nous offrons l'oxygène de la parole libre et   l'avènement du sujet désirant contre l'asphyxie par la coercition skinnerienne. 

 Selon le dernier rapport sur l'autisme, la psychanalyse des autistes est "non consensuelle".

 

 

 

Autisme non guéri aux yeux des parents=> Parents, analystes ou enfants, qui est coupable?

Il y a dans l'autisme la notion du jouir isolé de la 1° enfance. Ça vient d'une contraction par Bleuler de la notion freudienne d'auto-érotisme.
Fixation à un stade précoce. Pourquoi?
Ben ça va dépendre des cas.
Il faut de ce fait travailler avec les parents pour savoir, et sur le chemin de ce savoir, vérifier une fois de plus que le mieux -être arrive de surcroît, si ce n'est la guérison absolue si on la définit comme l'adaptation complète, ce qui n'est pas toujours le but, comme avec le comportementalisme.

Nous visons un changement réel, essentiel, pas juste extérieur. Et surtout, nous espérons que le patient souffrira moins.Le problème des  psychanalyses d'enfants psychotiques c'est que souvent les parents ne causent pas facilement d'eux-mêmes. Ils sont hyper défensifs.

Ils ont peur de se sentir coupables. Or ils ne le sont pas. Ils sont comme leur enfant mais aussi comme nous tous le produit d'une histoire remontant à leurs ancêtres.

Ils ne sont pas plus coupables que la farine est coupable de faire avec de l'eau de la pâte. Ils sont disons, vecteurs. Mais ils ne sont pas non plus parfaits, pas plus que chacun non plus. Et du lieu tiers de l'analyste,  on peut leur dire de rectifier ceci ou cela.

Par exemple, Pierre, un enfant psychotique de 7 ans avec un repli autistique répétait au 1° entretien quelques mots difficilement compréhensibles sur un ton monocorde, sans nous regarder, pendant que sa mère me parlait de lui et de son insatisfaction d'institutrice devant son incapacité à apprendre à parler, lire et écrire. J'ai prêté attentivement l'oreille et ai entendu ceci : "Je suis foutu".

Je me suis tournée vers lui: " Mais non, tu n'es pas foutu!"  

Sa mère: "il  dit souvent ça  mais ne sait pas ce que ça veut dire. il répète des trucs sans sens. il ne sait d'ailleurs que dire quelques mots dont ça et on peut pas dire qu'il parle."

Moi: "Ha? vous croyez? je peux vous assurer que vous vous trompez. Votre enfant parle. il dit qu'il souffre de ne pas vous satisfaire, de ne pas être conforme à vos espoirs.Il n'a pas dit ça n'importe quand.

Ecoutez le."

A lui:

"Tu es ici pour aller mieux. Tu veux satisfaire ta mère. Et tu n'es pas obligé de savoir écrire pour ça. "

La mère était assez effarée. Je lui dis: "Pierre souffre de votre voeu qu'il soit normal, il doit être accepté pour ce qu'il est.   Le forcer, c'est le mettre devant son échec. Donc surtout, ne lui demandez plus d'apprendre si vous voulez qu'il se sente bien. Il se peut qu'il ne puisse jamais apprendre. Il faudra vous y resigner. Il a AUSSI d'autres qualités QUE N'ONT PAS SES CAMARADES."

Et à Pierre, devant sa mère médusée:

"  N'essaie plus d'apprendre car ça te fait souffrir."

Pierre m'a alos regardé. il a hoché la tête pour dire qu'il voulait revenir quand je lui en ai posé la question.

Dès la séance suivante,  Pierre n'a plus dit qu'il était foutu, et ne l'a jamais  plus exprimé. Il savait   mieux parler qu'il n'en laissait paraître au départ. Il était ravi de venir et a fait ensuite de beaux progrès. Il a appris à  lire et écrire très vite, ce qui était un pied de nez à la psy qui lui avait dit: "surtout n'apprends pas"!!!  Et une grâce qu'il faisait à sa mère, une façon de lui exprimer son amour. Mais celle- ci avait changé très vite aussi et ne lui mettait plus son "anormalité" sous le nez comme s'il en était, lui, coupable.

Il a ensuite suivi une scolarité à peu près normale, puis dut aller au collège dans une  classe parallèle.

Au bout de 6 ans 1/2, vers l'âge de 14 ans, ils ont déménagé à 40km du CMP. Pierre allait bien mieux, ils espacèrent les séances, puis la thérapie s'est arrêtée.

L' analyse est comme son nom l'indique une analyse des divers ingrédients de "fabrication" d'un patient.

La psychanalyse, de par le tiers qu'elle implique, le nom du père salvateur, permet une distance par rapport à soi et à sa jouissance y compris dans le malheur. L'analyse réveille la lucidité sur son inconscient et c'est cette lucidité qui fait peur. La peur d'y être malgré soi pour quelque chose.

Les  associations des parents souffrant de la crainte de leur culpabilité ont beau jeu de surfer sur cette résistance.  Les comportementalistes  les rassurent: rien ne changera en vrai, et les problemes seront enterrés:tout bénéfice!

Si, en plus, l'état en rajoute une couche avec l'ahs , je crains que nous ne soyons bientôt plus capables de réaliser ce dont Pierre avait bénéficié.

Ceux qui le veulent peuvent signer cette pétition ouverte à tous:  

 
Et n'oubliez pas les animaux avant les élections!:
Non aux multiples dérogations aux lois de protection des animaux (halal, corridas,foie gras, combats de coqs, élevages, cirques avec animaux, zoos,expériences sur animaux etc...oui, ça va loin, je sais ...Mais c'est pour tous de la maltraitance.) Clic chaque jour, don't forget, c'est important! http://bit.ly/Auw0nU #cherprésident

 

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SZALA Sandrine 14/03/2012 19:48


Je soutiens et défends la psychanalyse dans TOUS SES ETATS et suis profondément heurtée que l'on puisse remettre en question ses biens fondés au nom d'un conflit qui n'est autre que que
politico-économique. Rien d'autre à mes yeux. Le conditionnement et le "dressage" nous amène en effet à faire un bond en arrière de quelques décennies, à la théorie de PAVLOV et ça me dérange.
D'ailleurs, les TCC et d'autres grands courants n'auraient pu exister s'ils n'avaient pu se "confronter" à LA PSYCHANALYSE et toute sa théorie de BASE sur l'inconscient. Car sans le RIEN, il
n'y a RIEN. Mais la psychanalyse était là, bien avant  tout courant. Mais c'est bien connu, les TCC ne reconnaissent pas, ou occultent l'indispensable et indéfectible INCONSCIENT. Sans
lui, nous ne serions Rien. Et comme toute polarité comme la nuit et le jour, le bien le mal, l'amour la haine....., si le conscient EST, l'Inconscient EST. Mais dans une société comme la
nôtRe où tout doit aller vite, même la guérison, il est évident que Cet humain recherche le TGV où l'on ne voit rien du paysage MAIS l'arrivée au but est rapide et peu importe la qualité du
voyage, à un TER où l'on a le temps d'admirer et s'imprégner du paysage et de pouvoir garder de ce voyage peut-être plus long que des choses durables en mémoire. Chacun son voyage, moi je
souhaite garder le maximum.