Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Psychanalyse et animaux.

Belkacem et la prostitution. Le politiquement correct est reactionnaire, parfois.

7 Juillet 2012, 21:59pm

Publié par Jo Benchetrit

Mme Belkacem (Najat Vallaud-Belkacem):avoir des rapports , oui, mais par desir, pas pour l'argent. D'où sa question:

Pourquoi ne pas interdire la prostitution?

C'est vrai, d'un sens.Pourtant, on n'en dit pas autant de tous les boulots. Pourquoi?
La liberté c'est, selon cette assertion, de ne rien faire de contraire à son désir.Ainsi, en toute logique, on devrait ne pas aller travailler si on est fatigué, ou si on a mieux à faire. 

Pour ma part, je pense que la liberté commence là où finit celle d'autrui et que c'est la liberté de chacun de choisir son métier, celui ci étant sexe avéré ou pas.

j'en ai plus qu'assez que des puritains viennent dicter leur loi.

Chacun fait ce qu'il veut de son corps, dans la mesure évidemment où on est libre et pas sous la coupe d'un proxénète violent.
je ne parle pas des petits amis des putes, pourtant appels par la justice proxénètes.
J'en veux aux néo-féministes de nous avoir volé notre libération et de se retrouver bientôt dan s le camp des djeuns qui traitent de putes les femmes.
Moi, j'ai envie encore de rappeler que le corps n'appartient qu'à soi, n'est que soi, et que tout être vivant devrait être libre de ses choix.
la france va devenir aussi pudibonde que les USA...A quand la burka pour toutes?

Et comme les jeunes sont devenus idiots sur ce plan...tout le monde bientôt condamnera les prostituées à faire ce qu'elles ne désirent pas: un boulot mal payé à leurs yeux.
Faut dire que leurs tarifs sont attractifs. 

Et pendant ce temps-là, on continue à massacrer les animaux sans que cela ne souleve autant de coeur et de precipitation.

 

lu sur le parisien:

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-abolition-de-la-prostitution-ne-fait-pas-l-unanimite-07-07-2012-2081259.php

La question, relancée la semaine dernière, continue de diviser.

Abolir la prostitution. L’annonce, le 24 juin, de cet « objectif » par la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a relancé un vieux débat qui divise au-delà des clivages et au sein même de l’actuelle majorité, puisque hier matin la garde des Sceaux, , a rappelé que la loi punissait déjà le proxénétisme.
« Je ne suis pas naïve, je sais que cela sera un chantier de long terme », avait précisé Najat Vallaud-Belkacem au « Journal du dimanche », en soulignant que « 80%, voire plus, des personnes prostituées sont des victimes de proxénétisme ». L’idée, a-t-elle défendu depuis, est de « réduire les portes d’entrée vers la prostitution et, a contrario, multiplier les portes de sortie », en « accompagnant » ces personnes, « en leur proposant des formations, en les protégeant, en luttant contre la traite, les réseaux. »

Punir le client? Une « conférence de consensus » visant à « tirer toutes les conséquences » de la résolution votée fin 2011 par l’Assemblée nationale pour « réaffirmer la position abolitionniste de la » serait organisée, avait en outre annoncé Najat Vallaud-Belkacem. En filigrane, l’idée de pénaliser les clients, que les deux députés (UMP et PS) à l’initiative de la résolution entendaient proposer et que l’ex-ministre de la Santé Roselyne Bachelot soutenait, pourrait être relancée. Actuellement en France, le client ne peut être poursuivi que s’il recourt aux services d’un(e) prostitué(e) mineur(e) ou d’une personne vulnérable. Au grand dam de la plupart des associations, la ministre n’a rien dit de la suppression du délit de « racolage passif » instauré à l’encontre des prostitué(e)s par une loi de 2003. François Hollande avait annoncé son intention de l’abroger durant la campagne.

Grogne sur les pavés. Partie de l’agglomération lyonnaise où la ministre des Droits des femmes est conseillère municipale, la mobilisation des prostituées indépendantes s’organise. Des manifestations ont eu lieu hier à Lyon, Marseille, Limoges, aujourd’hui à Paris. « Même avec vos lois, on sera là », scandaient hier les manifestantes de Lyon. « On n’est pas des victimes, ni des pauvres filles, expliquait hier Karen, l’interdire ne fera pas disparaître la prostitution. » « Je pense à celles, tellement plus nombreuses, qui sont victimes de violences », a récemment défendu Najat Vallaud-Belkacem. La veille, un sondage Harris Interactive publié par le magazine « Grazia » montrait une opinion divisée sur la question : 54% des interrogés jugeaient que la disparition de la prostitution serait « plutôt une mauvaise chose ».

Commenter cet article

jo 09/07/2012 17:39


et interdire d'avoir des fantasmes?

Guern' de Bé 09/07/2012 09:09


Je ne vois pas comment on peut dire que la disparition de la prostitution serait "une mauvaise chose". Si elle disparaissait vraiment, ça voudrait dire que personne n'aurait plus besoin de payer
pour un acte sexuel, et ça serait vraiment une bonne chose ! Mais tant que les femmes seront considérées comme des objets sexuels, ça ne risque pas d'arriver, un peu comme le viol... Faudrait
aussi interdire le porno...mais interdire n'empêche rien, y'a qu'à voir ce qui se passe avec la pénalisation du canabis, tout le monde fume quand même, et même dans les films "familiaux" (genre
intouchables) !