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Psychanalyse et animaux.

Une catastrophe peu naturelle: la consommation carniste des hommes.l'industrie de la viande.

22 Novembre 2010, 08:01am

Publié par Jo Benchetrit

cochon-battu.jpg
Scene de sadisme dans un élevage  porcin
Avec l'obsession du toujours moins cher qui impose aux bêtes une vie absolument ignoble, il est logique que cette démarche anale de l'avarice se double de l'autre partie de ce stade, le sadisme.
Voyez comme nous ramons vraiment à contre-courant si nous avons un peu de lucidité et faisons place de plus en plus grande à l'alimentation végétale, jusqu'au végétalisme pur et simple. Avec le cholestérol et les maladies cardio-vasculaire qui en découlent, la consommation carniste (viande, poissons  et autres produits animaux) ne  cesse de grimper et va quadriupler d'in 2025. Celle des pays du Sud  augmente de manière exponentielle. ainsi la consommation de viande y a doublé  de 1980 à 2005, selon le GRAIN, organisation à but  non lucratif et celle des oeufs y a été multipliée par 3.
La  production du soja couvre le monde pour la consommation animale tandis que les végétaux plantés pour les hommes diminuent de plus en plus.
Les forets rasées pour cette "cause" mortifère laissent place à des champs de production pour les animaux de consommation. Les animaux sauvages, eux,  meurent de faim et sans habitats...sans compter les autres plaies du monde dont la chasse pour se nourrir (toujours la plaie de l'appétit  viandard!) mais aussi pour des grigri, pour prendre une infime partie de leurs corps, comme les gorilles dont on prend le smains pour en faire des cedriers pour touristes abjectes, ou des requins assassinés pour leurs ailerons, ou  comme les tigres qui paient le tribu de leur vie et de la survie de leur espèce à la médecine aberrante en l'occurrence des asiatiques, pour leurs os, leurs moustaches ou leurs dents. Une pensée aux ours martyrs pour leur bile, au passage. 
Ce n'est pas de la médecine, c'est de la superstition!
Et avec la viande, les maladies augmentent...même dans les usines à viande comme en témoigne ce qui suit:
Ce long et edifiant dossier a été publié en octobre 2010 sur le site 
<http://www.grain.org/seedling/?id=706> de la petite organisation 
internationale à but non lucratif /GRAIN/ qui soutient la lutte des 
paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des 
communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité.
extraits:
(...)
Les ouvriers sont également très affectés. Aux États-Unis,  les ouvriers de l’industrie de l’emballage de la viande ont pu organiser des syndicats et forcer les entreprises à leur accorder des conditions de travail et des salaires décents dans les années 1980. Mais les patrons ont réagi violemment en tentant de briser les syndicats et en engageant des émigrés dont le statut juridique très précaire rendait difficile la mise en place de syndicats. Les entreprises ont ainsi pu réduire les salaires de moitié par rapport à leur niveau des années 80, tout en accélérant grandement la production. Aujourd’hui l’ouvrier d’une usine de volaille américaine reproduit en moyenne entre 10 et 30 000 fois les mêmes mouvements durant une période de travail. L’industrie de la viande est devenue le lieu de travail le plus dangereux des États-Unis. 17
(...)

De fait, d’un point de vue de santé publique, la viande industrielle est un désastre. L’entassement d’un grand nombre d’animaux dans les fermes industrielles, qui est déjà en soi un traitement inacceptable des animaux, entraîne un usage exagéré des  antibiotiques et facilite l’émergence et la diffusion de dangereux agents pathogènes.

Cela fait de la nourriture toxique pour les consommateurs, et en cas de problème, l’échelle même de cette production industrielle  fait que le nombre de victimes monte rapidement ; on l’a encore bien vu lors de l’épidémie de salmonelles qui a récemment touché les producteurs d’œufs aux États-Unis  (cf. l’article “A high-risk food system” dans la rubrique Seeds).

Les fermes industrielles rendent aussi la vie des communautés environnantes infernale, en répandant des odeurs et des gaz dangereux qui provoquent des problèmes respiratoires et une pollution sévère des ressources aquatiques locales.

En Chine, où l’expansion des fermes industrielles est plus rapide que partout ailleurs, le premier recensement national sur la pollution, publié en 2010, a beaucoup choqué en affirmant que l’agriculture était une plus grande source de pollution de l’eau que l’industrie ; les auteurs de l’étude blâmaient très clairement les fermes industrielles. 22

  On comprend pourquoi les entreprises installent généralement leurs fermes dans les communautés pauvres qui n’ont pas grande influence en politique. 23

Les dimensions du désastre environnemental sont énormes : L’agriculture industrielle est à l’origine de la perte de biodiversité animale ; la production industrielle porcine, par exemple, n’est fondée sur cinq espèces 24.

Ce système agricole déverse dans l’atmosphère des quantités de gaz à effet de serre (l’industrie de la viande est responsable à elle seule de 18 % du total des émissions de gaz à effet de serre 25) et fait disparaître les forêts de façon directe, quand la forêt est coupée pour faire place au bétail, et indirecte aussi, quand on y fait des cultures destinées à l’alimentation animale 26). Plus généralement, le boom de l’industrie de la viande dans le monde est responsable de l’expansion considérable de la production industrielle des matières premières agricoles, comme le soja, qui chassent les communautés locales de leurs terres et transforment de petites exploitations durables en plantations industrielles, bouleversant et détruisant dans la foulée les paysages ruraux.

Quelques grains de sable pour enrayer la machine

Heureusement, des mouvements de lutte se mettent en place pour défier l’expansion de la production de viande industrielle dans le Sud, qu’elle soit imposée de l’extérieur ou non. Des groupes thaïlandais ont fait alliance pour résister à CP et ont commencé à communiquer avec des groupes d’autres pays où est implanté CP. De même, les groupes brésiliens qui suivent et remettent en cause les investissements de la Banque de développement du Brésil dans les multinationales brésiliennes commencent à prendre contact avec les gens des pays d’Afrique où travaillent ces entreprises. Au niveau local, les communautés mexicaines affectées par les fermes porcines industrielles rejoignent les réseaux nationaux pour la justice sociale et environnementale afin de combiner leurs efforts de résistance.. Et au sein des principales multinationales de la viande des pays du Sud, les ouvriers lancent des ponts au-dessus des frontières par l’intermédiaire de leurs syndicats : c’est ce que font les ouvriers de Marfrig et de JBS avec leurs homologues en Uruguay, en Argentine et en Europe.

Ces efforts pour bâtir des alliances sont essentiels et il faut absolument les soutenir, s’en inspirer et aller plus loin. Il faut aussi examiner avec une plus grande attention tout cette avalanche d’accords entre les gouvernements du Sud.  Enfin, il faut travailler davantage à forger des connexions et des liens de coopération entre les groupes qui s’opposent aux multinationales du Sud et les gens affectés par les stratégies d’expansion de ces dernières à l’étranger. Les enjeux sont cruciaux. Le système de la viande industrielle est beaucoup trop dangereux pour le laisser se développer dans le Sud sans réagir. 

(...)

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nana 24/11/2010 21:36



Non , mis à part le bouddhisme , les religions ne prônent pas le végétarisme et à fortiori le végétalisme  ce que pourtant elles devraient faire si elles allaient au bout de leur message
d'amour qui s'en trouve sans valeur puisque tronqué  . Tant que les hommes ne décideront pas d'enlever une fois pour toute leurs oeillères le malheur perdurera pour tous.



Guern de Bé 24/11/2010 14:31



C'est vrai que devenir végétarien juste pour préserver sa propre santé n'empêche pas forcément la compassion pour les animaux, d'apprécier la corrida ou de soutenir le téléthon et les expériences
sur les animaux pour la bonne santé de l'humain...Néanmoins, il faudrait peut-être prendre en compte l'intelligence du corps...On est très vite dégoûté à la vue des cadavres, à l'odeur que dégage
la cuisson de la chair animale. Je constate que lorsque le corps change (et le fait de ne plus consommer des animaux le fait changer !), l'esprit change aussi...Mais je suis peut-être trop
optimiste...


Toute ma famille du côté de ma mère était communiste...ça ne les empêchait pas de manger de la viande...Faut pas oublier que ça fait partie de nos traditions et qu'il est très difficile d'en
changer pour la plupart d'entre nous. Chez nous, par exemple, on ne mangeait jamais de cheval parce que ma soeur aînée était férue d'équitation et adorait les chevaux. Mais on mangeait du gigot
d'agneau, parce qu'en fait, on ne les connaissait pas. Y'a pas beaucoup d'agneaux dans la région parisienne...On a tous nos "bons arabes", nos "bons juifs", nos "bons animaux"...On a aussi été
élevé dans cette façon de penser et peu de gens la remettent en question, parce que c'est "normal". D'où la difficulté de convaincre les gens...C'est peut-être même pas une question de
spiritualité...mais plus de sensibilité. A part les bouddhistes (et encore), les autres religions ne prônent pas le végétarisme et encore moins le végétalisme...Je ne crois pas que Mère Teresa et
soeur Emmanuelle aient été végétariennes...



nana 23/11/2010 21:10



P.S MOI, ce sont mes deux grands-pères et mon papa qui étaient communistes.



nana 23/11/2010 21:09



Moi ce qui me remplirait de joie plus que tout justement c'est bien qu'ils pensent moins à leur espèce dite supérieur pour ouvrir leur coeur aux autres espèces. C'est une prise de conscience
de leur part pour laquelle je milite , c'est par leur élévation spirituelle que je voudrais du même coup obtenir la fin de l'enfer animal. S'ils cessent de martyriser les animaux par pur
intéret personnel , cela ne les sortira pas finalement de leur ethnocentrisme stupide et écoeurant et ils n'auront rien compris.



Guern de Bé 22/11/2010 21:46



Je pense que tous les arguments sont bons à partir du moment où ils peuvent faire prendre conscience aux gens que ce n'est pas seulement un problème "animal" mais aussi un problème "humain".


Nous sommes tous des animaux et nous vivons sur la même planète. Se battre pour les animaux, c'est aussi se battre pour les humains, et c'est un argument pour tous ces gens qui nous disent "vous
feriez mieux de vous occuper des enfants malheureux"....Si on veut convaincre les gens, et c'est bien le but, il faut aussi leur parler d'eux puisque c'est la seule chose qui les intéresse, au
fond...



nana 22/11/2010 20:29



Peut-être que beaucoup de défenseurs des animaux ne veulent prendre en considération la catastrophe écologique induite par l'élévage intensif car pour eux il ne s'agit pas de recourir à des
arguments de ce genre pour qu'au moins diminue le calvaire des animaux , arguments qui n'ont rien à voir avec le message d'amour et de compassion dont ils sont porteurs. Le message écologique
bien que complémentaire de celui des anti-spécistes (et réciproquement ) n'est pas porteur de ce message d'amour . Réduire la consommation de cadavre animal pour moins polluer , ce n'est pas leur
propos premier et je les comprends.



Guern de Bé 22/11/2010 11:35



Il faut le dire et le redire : l'industrie de la "viande" est une catastrophe écologique et il y a plein de défenseurs des animaux qui ne veulent pas prendre ce fait en considération, c'est
dommage