Partager l'article ! Une catastrophe peu naturelle: la consommation carniste des hommes.l'industrie de la viande.: Scene de sadisme dans un élevage ...
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De fait, d’un point de vue de santé publique, la viande industrielle est un désastre. L’entassement d’un grand nombre d’animaux dans les fermes industrielles, qui est déjà en soi un traitement inacceptable des animaux, entraîne un usage exagéré des antibiotiques et facilite l’émergence et la diffusion de dangereux agents pathogènes.
Cela fait de la nourriture toxique pour les consommateurs, et en cas de problème, l’échelle même de cette production industrielle fait que le nombre de victimes monte rapidement ; on l’a encore bien vu lors de l’épidémie de salmonelles qui a récemment touché les producteurs d’œufs aux États-Unis (cf. l’article “A high-risk food system” dans la rubrique Seeds).
Les fermes industrielles rendent aussi la vie des communautés environnantes infernale, en répandant des odeurs et des gaz dangereux qui provoquent des problèmes respiratoires et une pollution sévère des ressources aquatiques locales.
En Chine, où l’expansion des fermes industrielles est plus rapide que partout ailleurs, le premier recensement national sur la pollution, publié en 2010, a beaucoup choqué en affirmant que l’agriculture était une plus grande source de pollution de l’eau que l’industrie ; les auteurs de l’étude blâmaient très clairement les fermes industrielles. 22
On comprend pourquoi les entreprises installent généralement leurs fermes dans les communautés pauvres qui n’ont pas grande influence en politique. 23
Les dimensions du désastre environnemental sont énormes : L’agriculture industrielle est à l’origine de la perte de biodiversité animale ; la production industrielle porcine, par exemple, n’est fondée sur cinq espèces 24.
Ce système agricole déverse dans l’atmosphère des quantités de gaz à effet de serre (l’industrie de la viande est responsable à elle seule de 18 % du total des émissions de gaz à effet de serre 25) et fait disparaître les forêts de façon directe, quand la forêt est coupée pour faire place au bétail, et indirecte aussi, quand on y fait des cultures destinées à l’alimentation animale 26). Plus généralement, le boom de l’industrie de la viande dans le monde est responsable de l’expansion considérable de la production industrielle des matières premières agricoles, comme le soja, qui chassent les communautés locales de leurs terres et transforment de petites exploitations durables en plantations industrielles, bouleversant et détruisant dans la foulée les paysages ruraux.
Quelques grains de sable pour enrayer la machine
Heureusement, des mouvements de lutte se mettent en place pour défier l’expansion de la production de viande industrielle dans le Sud, qu’elle soit imposée de l’extérieur ou non. Des groupes thaïlandais ont fait alliance pour résister à CP et ont commencé à communiquer avec des groupes d’autres pays où est implanté CP. De même, les groupes brésiliens qui suivent et remettent en cause les investissements de la Banque de développement du Brésil dans les multinationales brésiliennes commencent à prendre contact avec les gens des pays d’Afrique où travaillent ces entreprises. Au niveau local, les communautés mexicaines affectées par les fermes porcines industrielles rejoignent les réseaux nationaux pour la justice sociale et environnementale afin de combiner leurs efforts de résistance.. Et au sein des principales multinationales de la viande des pays du Sud, les ouvriers lancent des ponts au-dessus des frontières par l’intermédiaire de leurs syndicats : c’est ce que font les ouvriers de Marfrig et de JBS avec leurs homologues en Uruguay, en Argentine et en Europe.
Ces efforts pour bâtir des alliances sont essentiels et il faut absolument les soutenir, s’en inspirer et aller plus loin. Il faut aussi examiner avec une plus grande attention tout cette avalanche d’accords entre les gouvernements du Sud. Enfin, il faut travailler davantage à forger des connexions et des liens de coopération entre les groupes qui s’opposent aux multinationales du Sud et les gens affectés par les stratégies d’expansion de ces dernières à l’étranger. Les enjeux sont cruciaux. Le système de la viande industrielle est beaucoup trop dangereux pour le laisser se développer dans le Sud sans réagir.
(...)
La révolution animaliste est la seule susceptible de changer la structure des hommes, cette structure étant pour le moment son symptôme barbare.
On ne sait pas assez que c'est central, la morale, c'est à dire la façon qu'on a de se comporter avec ceux qui sont à notre merci, donc en général les autres animaux. L'humain moyen pense que c'est le domaine des refoulés, des névrosés, des femmes( dit de manière sexiste) et mésestime à la fois les bêtes et leurs défenseurs. Que dit la morale? Ceci:
Plus l'autre est faible,dévalorisé, sans défense, plus il a besoin de respect et plus on a de devoirs envers lui.

Pour en finir avec la monstruosité humaine, il faut défendre la cause des vivants sensibles que sont les
animaux.
Les vers de terre disparaîtraient...les autres espèces, dont notre espèce chérie, aurait du mal à y survivre. Nous disparaîtrions, le monde mettrait 100 millions d'années (temps de disparition des déchets nucléaires) à se purger des traces toxiques de notre passage. Avouez que c'est un problème qui entache gravement l'image que nous nous faisons de nous-mêmes.
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