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Psychanalyse et animaux.

Coup de gueule du 12/12/13. Alerte pollution aux PM 10 : contre le diesel pas cher. Interdire ou surtaxer le GAZOIL.

12 Décembre 2013, 09:08am

Publié par Jo Benchetrit

pigo.jpg

 De pauvres pigeons qui sont intoxiqués par notre pollution. Et c'est eux qu'on tue!?

Qui est le danger? qui est nuisible?

Il est loin le temps où beau temps rimait avec luminosité dans nos villes!

Dès qu'il fait beau, au lieu de se réjouir, on devrait pleurer.

Le bon marché revient cher ...à la sécu.

En effet, notre santé et celle des animaux en souffrent. L'anticyclone empêche que l'on respire dans la sérénité.

En effet, pas de vent=impossible d'envoyer notre pollution chez les voisins.

Avec le vent, la pollution fiche le camp, du moins en partie. L'atmosphère ne dissout pas, elle déplace des masses d'air et de polluants.
Bref, la terre est un comme une coupe pleine d'air et de tout ce qui y est déversé s'y balade mais y reste.

Sans être obsédé par la pureté, des milliers d'entre nous auront des maladies plus tôt, et notre espérance de vie en France est grevée de 9 mois.
Pourquoi?
Parce que des radins veulent payer leur carburant moins cher, mon cher Watson.
Le diesel, il devrait être interdit ou surtaxé. Au lieu de ça, il est le moins cher!

Pourquoi? Par la lâcheté de nos gouvernants. Sous la pression des lobbies des routiers, des agriculteurs aussi, on les taxe moins!

A l'heure où l'écologie est  mise en avant par tous, où chacun sait qu'il est mis en danger par le diesel, est-ce normal de trembler de peur  devant ces lobbies?

Le moins qu'on puisse faire, ce serait de faire en sorte que le Diesel soit plus cher que l'essence.

Alors, baisser les taxes du sans plomb et augmentez celles des carburants dangereux. LOGIQUE, NON?

Jugez en à la lumière de ces articles du Monde:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/12/12/tout-comprendre-a-la-pollution-de-l-air-aux-particules-fines_3529330_3244.html

Tout comprendre à la pollution de l'air aux particules fines

Le Monde.fr | 12.12.2013 à 07h24 • Mis à jour le 12.12.2013 à 11h06 | Par Audrey Garric

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Paris sous un nuage de pollution.

 

Elles sont dix fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu, mais elles peuvent entraîner des maladies graves. Si la qualité de l'air s'est globalement améliorée en France depuis dix ans, les particules fines, des composés solides en suspension émis par la combustion, n'en demeurent pas moins préoccupantes pour la santé.

Le niveau d'alerte aux particules fines a été atteint en Ile-de-France, jeudi 12 décembre, pour la quatrième journée consécutive, selon l'agence de surveillance de la qualité de l'air Airparif. Mercredi, la région Rhône-Alpes était également touchée, ainsi que les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, l'Oise, l'agglomération de Lourdes et certaines localités de Haute-Normandie et d'Alsace.

Ce seuil d'alerte est déclenché à partir d'une concentration de 80 microgrammes de PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns) par mètre cube d'air. De nombreuses autres régions ont quant à elles franchi le niveau d'information, enclenché à partir de 50 µg.

« Cet épisode de pollution tend à se généraliser sur le territoire et évolue actuellement vers un accroissement important des concentrations observées et prévues dans certaines régions », a averti le ministère de l'écologie dans un communiqué, précisant qu'il « devrait perdurer encore plusieurs jours sous l'effet des conditions anticycloniques et des températures basses ».

Cette situation n'est pas exceptionnelle. La France dépasse chaque année les normes européennes en matière de pollution atmosphérique, au point d'être poursuivie devant la Cour de justice de l'Union européenne. « On est passés d'une pollution aiguë, avec de fortes concentrations, il y a trente ans, à une pollution plus faible mais chronique, donc tout aussi grave, aujourd'hui », déplore Patrice Halimi, chirurgien-pédiatre et secrétaire général de l'Association santé environnement France.

  • D'où viennent les particules fines ?

Les particules fines sont présentes naturellement dans l'environnement du fait de l'érosion provoquée par le vent, de tempêtes ou d'éruptions volcaniques. Mais les activités humaines ont considérablement augmenté leur concentration atmosphérique.

Selon le rapport d'avril du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa), les principaux secteurs responsables sont la transformation d'énergie par l'industrie (31 %) ; la combustion de bois pour chauffer les habitations (30 %) ; l'agriculture avec l'utilisation d'engrais (20 %) ; et les transports, du fait notamment de la combustion de diesel (15 %). Malgré sa dangerosité avérée, le diesel continue de bénéficier d'une fiscalité favorable en France, où il représente 60 % du parc automobile.

Lire : Pas de hausse de la fiscalité sur le diesel en 2014

Lire : Les moteurs diesel, entre subventions et dangerosité

A ces particules considérées comme « primaires », s'ajoutent d'autres, « secondaires ». Dans certaines conditions, des gaz comme l'ammoniac, les oxydes d'azote ou les composés organiques volatils (COV) peuvent se transformer en particules fines dans l'atmosphère.

« La situation climatique est également très importante, prévient Julien Vincent, responsable du département énergie et industrie du Citepa. En cas de grand froid, d'absence de vent ou d'anticyclone, l'air ne se renouvelle pas, augmentant les taux de particules en suspension. » 

  • Quels risques sanitaires entraînent-elles ?

Les particules fines étant en suspension dans l'air, il y a un risque constant de les inhaler. Deux catégories de particules sont particulièrement encadrées par les normes de qualité de l'air : les PM10 (« particulate matter » en anglais), de diamètre inférieur à 10 micromètres (ou 10 µm, soit 10 millièmes de millimètre) et les PM2,5, qui mesurent 2,5 microns et peuvent donc facilement pénétrer dans l'organisme.

« Elles sont nocives pour l'organisme, car elles progressent jusqu'au bout des voies respiratoires, atteignent les alvéoles et entraînent des maladies pulmonaires, explique Patrice Halimi. Elles pénètrent ensuite dans la circulation sanguine et provoquent aussi des problèmes cardiovasculaires en bouchant les petits vaisseaux. » La liste des maux est longue : bronchite chronique, asthme, cancer du poumon, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou encore problèmes placentaires.

En octobre, la pollution de l'air extérieur a été classée parmi les « cancérogènes certains » pour les humains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'Organisation mondiale de la santé. Cependant, il reste difficile de chiffrer précisément l'impact sanitaire des particules fines en termes de morts prématurées. Le chiffre de 42 000 morts en France, et de 386 000 en Europe, est régulièrement avancé par les hommes politiques et les médias, mais il est fondé sur une étude de la Commission européenne utilisant des données datant d'une quinzaine d'années.

Lire : Particules fines : vraiment 42 000 morts par an en France ?

Une étude conduite par le Dr Rob Beelen (université d'Utrecht, aux Pays-Bas), publiée lundi 9 décembre dans la revue médicale The Lancet, a conclu qu'une exposition prolongée aux particules fines a un effet néfaste sur la santé, même lorsque les concentrations restent dans la norme de l'Union européenne (de 25 microgrammes par mètre cube d'air). Selon ces travaux, chaque hausse de 5 microgrammes par mètre cube de la concentration en PM2,5 sur l'année augmente le risque de mourir d'une cause naturelle de 7 %.

  • Quelle est l'évolution des concentrations de particules fines ?

Les émissions de particules sont en baisse depuis 1990, date des premières mesures. Grâce à l'arrêt d'industries polluantes comme les mines, à de nouvelles normes dans les transports et à des modes de chauffage plus efficaces (notamment pour les poêles à bois), elles sont ainsi passées de 534 000 tonnes en 1990 à 260 000 en 2011, soit une baisse de 51 %, selon le Citepa.

 

Emissions atmosphériques de PM 10 par secteur en France métropolitaine en kilotonnes.

 

Mais, dans le même temps, les concentrations de particules sont restées plutôt stables. Ainsi, dans l'agglomération parisienne, la concentration moyenne de PM10 était de 25 microgrammes par mètre cube d'air (25 µg/m3) en 2011 contre 21 µg/m3 en 2000, selon le bilan 2012 d'AirParif – le changement de méthode de calcul de l'agence en 2007 a entraîné une hausse des valeurs moyennes annuelles de l'ordre de 30 %. Quant aux concentrations de PM2,5, elles s'élevaient à 16 µg/m3 en 2012 contre 14 µg/m3 en 2000. En 2012, en Ile-de-France, les seuils d'information et d'alerte ont été dépassés durant 40 jours.

 

Evolution de la concentration moyenne annuelle de particules 2,5 dans l'agglomération parisienne de 2000 à 2012, dans les stations urbaines de fond.

 

« On ne sait pas encore si la baisse des émissions va se traduire par une diminution des concentrations. D'autant que les polluants atmosphériques sont transfrontaliers : ils arrivent aussi en France du reste de l'Europe par les vents. Les PM2,5 voyagent notamment sur de longues distances », explique Julien Vincent.

  • Comment se protéger contre cette pollution ?

Pour tenter de limiter cette pollution, les préfectures de police émettent des recommandations à chaque déclenchement du seuil d'alerte. En Ile-de-France, la préfecture a instauré, mercredi, une baisse de 20 km/h sur toutes les routes où les vitesses maximales sont supérieures ou égales à 80 km/h et a notamment appelé à « limiter l'usage des véhicules diesel non équipés de filtres à particules », ainsi que « les transports routiers de transit »

Lire : Quel air sort des pots d'échappement des voitures diesel ?

La Ville de Paris a également rendu gratuit le stationnement résidentiel afin de favoriser les déplacements en transports en commun. Enfin, les feux de cheminée en foyer ouvert sont interdits depuis mardi. L'Agence régionale de la santé recommande par ailleurs aux personnes sensibles aux polluants atmosphériques, notamment les enfants, personnes âgées ou souffrant d'asthme et d'insuffisance respiratoire chronique de privilégier des activités calmes et d'éviter la pratique intensive du sport


L'agence régionale Airparif et Météo-France ont indiqué que le seuil d'alerte aux particules fines devrait être dépassé ce jeudi. Ce sera le quatrième jour consécutif que la pollution, à Paris et en Île-de-France, atteint des niveaux qui entraînent un déclenchement de mesures. Du jamais vu depuis 2007.

Paris et l'Île-de-France devraient dépasser jeudi le seuil d'alerte aux particules fines pour la 4e journée de suite. C'est une première depuis 2007, année qui avait institué la surveillance des particules fines par l'arrêté interpréfectoral du 3 décembre. 

La région Rhône-Alpes était également concernée, ainsi que les Bouches-du Rhône, le Vaucluse, l'Oise et localement en Haute-Normandie. 

►►► A LIRE AUSSI | NKM dit-elle vrai sur la pollution de l'air à Paris ? 

C'est une alerte aux PM 10 qui a été déclenchée par l'agence régionale Airparif et Météo-France : elle concerne la présence de particules au diamètre inférieur à 10 microns, et s'active lorsque leur concentration est supérieure à 80 microgrammes de particules par mètre cube d'air. 

airparif.png

© Airparif 

En cause, la grève des transports ? 

Quelle est la raison de ce dépassement ? Le climat : les conditions météorologiques hivernales, et notamment l'absence de vent, empêcheraient la dispersion des polluants. La pollution provient elle de l'industrie (un tiers), le trafic routier (un quart), et les activités domestiques en tout genre, comme le chauffage. 

Jean-Félix Bernard, président d'Airparif, met lui en cause la grève des cheminots de la SNCF qui a obligé de nombreux habitants à utiliser leur voiture plutôt que les transports en commun. "Je suis respectueux du droit de grève, mais pour des raisons d'intérêt général et de santé publique, il serait bien plus avisé que les organisations syndicales reportent ce mouvement de grève afin de faire des vrais appels à utiliser les transports en commun", explique-t-il. 

"On est face à un problème de santé publique" (Jean-Félix Bernard, président d'Airparif)  
 

La préfecture de police prend des mesures

En conséquence, la préfecture de police a instauré en Île-de-France une baisse de 20 km/h sur toutes les routes où les vitesses maximales sontsupérieures ou égales à 80 km/h et a notamment appelé à "limiter l'usage des véhicules diesel non équipés de filtres à particules", ainsi que "les transports routiers de transit".

La préfecture pourrait prendre des mesures plus restrictives - précisions Anne-Laure Barral  
 

►►► A LIRE AUSSI | Pollution de l'air : quelle politique adopter ? 

Les feux de cheminée en foyer ouvert sont interdits et il est demandé à la population de "privilégier les activités calmes".

Les habitants étonnés

De nombreux habitants n'ont pas eu besoin de l'alerte pour remarquer que la pollution avait atteint un seuil inquiétant à Paris. Ils ont été nombreux à prendre des photos, où l'on voit notamment la Tour Eiffel enfouie sous un nuage de pollution. 

Et ils ont de quoi s'inquiéter : une étude de l'OMS expliquait récemment qu'une exposition prolongée aux particules fines a un effet néfaste sur la santé. 

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