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Psychanalyse et animaux.

Eau et viande. L'obstacle au végétarisme? L'énigme de la jouissance humaine: provoquée par le mal.

30 Août 2012, 10:03am

Publié par Jo Benchetrit

L'avenir sera VG ou ne sera pas.
Un article de plus_et ils sont de plus en plus nombreux_ pour développer combien l'espèce humaine, et le reste des vivants avec, est en  danger du fait de son mode de vie , en particulier de son régime alimentaire carné.
Nous avons tous été élevés dans le mythe de la viande(lait, poisson,oeufs inclus) comme mal nécessaire.
Même si on sait que c'est cancérigène, et mauvais pour les artères, même si de nombreuses maladies issues des élevages nous menacent, même si à cause des dits élevages les antibiotiques ont pour certains perdu de leur efficacité en sélectionnant des souches résistantes, ce qui provoque des millions de morts/an, même si le fait de se trouver complice de la cruauté absolument révulsive des élevages ne peut que nuire à notre équilibre psychologique, on croit toujours que les produits animaux sont bons pour notre santé! Et ainsi,  on oublie qu'être omnivore est la possibilité de bien vivre avec un régime non carné, puisque nous tirons les nutriments de tout, que nous ne sommes pas specialisés, que nous sommes donc libres. 
Alors, pourquoi continuer?
Voilà pour moi toute l'énigme de la jouissance humaine: attirée par le mal, cette espèce heureuse dans la transgression  se soumet comme une esclave masochiste à la pulsion de mort.
Et pour lutter contre ça, ce n'est pas plus simple que d'arrêter un tsunami avec ses petites mains... C'est donc sans espoir que je parle.
Songez que le mal fascine. Une preuve: les plus grands criminels qui reçoivent des milliers de lettres d'amour.
Les vampires des films, tout ce qui a trait avec la transgression attire. Mais il y a heureusement des interdits suffisamment bien intériorisés pour que la plupart se contente de rêver pour jouir du mal. 
La différence entre le nevrosé normal et le pervers est le passage à  l'acte. Avec les animaux, nous sommes donc tous pervers.
Le titre (bientot-tous-obliges-d' etre-vegetariens)induit que ce serait, comle du paradoxe, un sacrifice de ne plus... sacrifier des êtres sensibles à ce qu'il faut bien appeler nos caprices puisque manger des produits animaux n'est en rien nécessaire à notre existence.

Je ne vois pas en quoi ce serait un sacrifice. Le fait est que le régime VG est agréable et varié, inventif, nouveau, surprenant, souvent délicieux et surtout donnant plus d'énergie qu'un repas bien chargé en graisse animale. De plus, c'est une nourriture (je pense surtout à la vegétalienne, seul vraiment végétarienne!) sans trop de culpabilité, donc plus légère aussi pour notre psychisme.
Le pb est que nous sommes conditionnés depuis le plus jeune âge à autre chose.C'est une forme d'hypnose.
En fait, c'est l'espèce humaine toute entière qui se sacrifie sur l'autel de ses convictions imbéciles et de sa jouissance kamikaze, à la fois meurtrière et suicidaire.
Donc, voici l'article qui ne parle que de l'eau, ce qui dejà un enorme pb car sans eau, c'est foutu. Mais on sait que les dégâts de la viande sont bien plus étendus que ça.:

De 20% à 5% de viande dans l’assiette

De 20% de nos assiettes, la part d’aliments carnés devrait être portée à 5% seulement si l’on veut que les deux milliards d’humains supplémentaires en 2050 aient aussi accès à la viande. «Il y aura juste assez d’eau si la proportion d’aliments issus des animaux est limitée à 5% des apports caloriques et les déficits régionaux en eau pourraient être compensés par un système fiable d’échange de nourriture», commente Malik Falkenmark, auteur de l’étude.

Selon les scientifiques, adopter un régime végétarien est une des possibilités pour réduire la consommation d’eau: ils ont calculé qu’un régime carné utilise dix fois plus d’eau, les déperditions étant fortes entre le champ de céréales et l’estomac de la vache. «70% de l’eau mondiale est utilisée par l’agriculture, et cela devrait s’accroître avec les deux milliards d’humains en plus d’ici à 2050, augmentant la pression sur les ressources en eau et sur les terres arables», indiquent les scientifiques. 

Une nouvelle recette pour nourrir le monde

Alors que cet été, la sécheresse en Amérique du Nord a déjà provoqué une forte hausse du prix des matières premières agricoles, les scientifiques rappellent que «Selon les Nations unies, il faudra augmenter la production alimentaire de 70% d’ici au milieu du siècle. Cela mettra encore plus de pression sur les ressources en eau alors que nous en aurons aussi besoin pour répondre à la demande en énergie, qui devrait augmenter de 60% dans les trente prochaines années, et produire de l’électricité pour les 1,3 milliard d’hommes qui en sont actuellement privés.»

Il va donc falloir faire un choix: manger de la viande ou produire de l’électricité grâce à la force hydraulique, et des compromis en partageant équitablement les ressources avec les pays en forte croissance démographique. «Nous allons avoir besoin d’une nouvelle recette pour nourrir le monde», conclut Anders Jägerskog, du SIWI. Cette recette pourrait bien être végétarienne. 

Audrey Chauvet              

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