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Psychanalyse et animaux.

En réponse aux jeunes aficionados de Nîmes qui traitent Montagner de menteur..

29 Janvier 2012, 08:10am

Publié par Jo Benchetrit

http://1.bp.blogspot.com/-FzKyUF0ihvY/TrqcRy-xwfI/AAAAAAAAACA/s2g5racXoaM/DEFINITIF%2BJEUNES%2BAF.JPG

 


La bannière du blog de ce mec qui se definit d'être selon lui, "jeune" et hélas, aficionado, et  auquel je réponds, comme de nombreuses images d'aficionados, se situe au niveau postérieur des toreros. Sa bannière illustre et confirme que le sadisme et l'analité jouissive sont un seul et même stade.

Le dit propriétaire du blog en lien,   affirme ceci qui est absurde, entre autres absurdités dont son écriture et celle des autres aficionados sur la question de la corrida   ne manquent vraiment  pas:

 " (A) la question comment avez-vous appuyé vos recherches, c’est auprès des animaux de compagnie, ou animaux dociles que Monsieur Montagner l’a fait, et sans jamais trouver cela plus intéressant de s’immerger lui-même dans l’environnement d’une Corrida afin d’être en mesure de capter cette « violence » dont serait victimes les enfants."

Mais mon petit, faut il avoir assisté à une exécution capitale pour être contre la peine de mort? Faut il avoir vu une excision pour s'y opposer ? Faut il avoir vu de ses yeux un terroriste s'exploser avec sa bombe pour tuer un max. de gens pour s'en indigner? Certains, certes, ont besoin d'images car leur imaginaire est déficitaire et leur sens moral trop bas. mais des photos suffisent en général à des gens à peu près normaux pour savoir que ce dont il s'agit est abominable.

Or, en plus, il existe suffisamment de vidéos insoutenables sur les horribles choses dont les vampires sur leurs dégradins se délectent. Comme Alinéa 3 de Jerome Lescure, par exemple qui montre bien à qui a  des yeux et un coeur, donc pas vous, ce qui se cache sous les flons flons de ces mascarades cyniques dignes d'Orange Mécanique et du Salo de Sade.

Faut-il trouver comme vous par principe que les enfants doivent voir des horreurs réelles sous prétexte que ça existe ou que c'est en eux  comme potentialité, comme "leur part d'ombre" (Roudinesco)?  Et qu'on peut mettre en acte cette part d'ombre, qui n'est autre que le ça non  castré de la perversion du nourrisson et des psychopathes?  Comme par hasard, dans son invraisemblable éloge de la corrida pour les enfants,  l'aficionada  Roudinesco confond vraiment fantasme et  passage à l'acte, ce qui est justement le propre de la perversion. 

 De plus, les corridas rapportent des deniers uniquement grâce à ceux qui veulent en voir une une fois pour en repartir dégoûté, parfois au milieu de l'orgie sanglante qui fait orgasmer les quelques faibles d'esprit qui y sont addicts mais qui ne peuvent à eux seuls faire vivre les arenes. Alors, tomber dnas le piège pour aller en voir une, c'est faire avancer cette machine qui n'existe que par une anomalie de notre légalité..

Vous voyez bien  là où se situent votre mauvaise foi, votre mensonge à vous-même, ce qui signe votre déni (mécanisme de défense des pervers).

Voici mon commentaire au texte édifiant que vous avez en lien:

http://lesjeunesaficionadosnimois.blogspot.com/2012/01/menteur-menteur.html?spref=fb

 

Jeunes mais déjà accro au pire, ce qui est l'effet du traumatisme de la corrida. Je  lis ce que vous dites avec effarement  devant tant d’ignorance, y compris votre citation  de Ruffo qui est la caricature de ce qui est contenu dans  le mot traumatisme. En effet, croire que celui-ci est conscient  qd on est psy est absolument stupide  et illustre bien ce que Freud met sous les termes : « Débilité névrotique ».

Bien-sûr que vous ne savez pas si vous  êtes  traumatisés! Pour la bonne raison qu’on chasse de notre conscient  nos sensations désagréables et qu'on peut les dénier, voire les refouler, comme l'avoue Ruffo en projetant ce mécanisme de défense sur les anti-barbarie.  

Je  suis psychanalyste  et puis vous assurer qu’il faut une assez longue analyse pour en venir au trauma qui est le  nœud  de son symptôme, à ce qui cause sa structure, souvent névrose, mais aussi perversion, ou psychose.   Cette structure dite pathologique par la psychiatrie est causée par le traumatisme qui est parfaitement inconscient.

Qui pourrait croire que les âneries dites sur les animaux n’est pas pathologique ? Si on a un zeste d’intelligence, comment  imaginer réel ce qui se dit sur la non conscience de la mort pour les animaux ? C’est ridicule. Débilité névrotique, encore.

 Comment  imaginer que   les aficionados et autres tueurs  et/ou  mateurs de tueries, de tortures, de massacres, n’ont pas quelque problème psychologique ? M’enfin !   Que vous vous offusquiez des films violents qui sont des fictions, et pas des corridas qui sont du réel, démontre ce que je dis. Que ne sachiez pas faire la différence entre réalité et  fictions est un effet de ce trauma. Vous  déréalisez  la vie, comme le fait le héros  du remarquable film Valse avec Bachir, film qui montre ce que c’est que ce problème que vous avez là.
Le héros  ne voit le réel qu'à la fin du film, celui-ci passant de l’artifice  du dessin des personnages aux personnes filmées, et qui plus est, filmées comme le font les journalistes en    reportage .

Ce  processus qui rend la réalité  d'autrui impalpable relève  d'une forme d'autisme. Ce que vit l'Autre est devenu impensable, au profit d’une souffrance, comme dans le film dont je parle où le héros traumatisé et malade, déprimé, ou d'un  plaisir intense, jouissance consciente comme vous le vivez. Mais   les 2 relève de la jouissance inconsciente, jouissance de la répétition de la scène traumatique.  Cette jouissante pathologique est devenue l'essence de l’être , sa structure mentale, et je n’attends évidemment pas de la perverse   la moindre prise de conscience.
 il faudrait pour cela que le pervers en souffre.   Et on est loin.
Jack l’éventreur  n’a pas consulté de psy, n’est-ce pas ? Il   était heureux, non ? Seule  la loi était contre lui et  ça le rendait sans doute mal dans   sa peau  de devoir se cacher.

Mais il n’était sans doute pas torturé par le remord, ni par ce qui a causé son symptôme barbare, tout comme vous. (Tout comme Ruffo. Voir  mon interprétation sur le sien,ici:

http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/article-ruffo-au-lion-d-or-analysons-a-partir-de-ses-confidences-cet-indecent-conseil-aux-enfants-de-voir-89875052.html )
 

Aussi, je comprends que vous ne nous aimiez pas. On veut vous retirer le pain de la bouche…

Comme vous ne laisserez probablement par manque de cran, ce commentaire, je le copie pour mon blog. Donc, j'avais raison, l'aficionado ( lâche, pléonasme) n'a pas mis  mon commentaire. Il n'est peut etre pas chez lui, on va attendre.

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Charles Danten 31/01/2012 15:27




ZOOTHÉRAPIE - Le mythe de l'animal-roi





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Chères lectrices, chers lecteurs,


 


Comme vous le remarquerez en lisant mon blogue, je ne me situe pas à l'intérieur du statu quo. Je ne suis pas un réformiste. Je remets radicalement en
question le concept même d'animal de compagnie, une forme d'esclavage subtilement perverse opérant sous le couvert des bonnes intentions et des bons sentiments. 


 


À tort ou à raison, je suis convaincu que la zoothérapie, une escroquerie scientifique de haut niveau, finira un jour ou l'autre par être ausi mal vu que
l'exploitation des femmes, la guerre, la pollution, la perte de biodiversité et le consumérisme. Ces problèmes de société sont tous interreliés.


 


Cela dit, je ne demande à personne de me suivre aveuglément. Et je n'éprouve aucune animosité envers ceux qui ne sont pas de mon
opinion. Même si je condamne une situation créée par les êtres humains, personne en particulier n’est responsable. Le rapport à
l’animal s’explique par une série de malentendus qui n’ont jamais été rectifiés. 





Mon rôle se limite à informer, à montrer ce qui se cache sous les apparences. En d'autres mots, à la lumière de l‘information qui se trouve entre
autres dans ce blogue, c’est à chacun de décider de son propre chef comment se comporter avec les autres espèces.


 


La domestication n’est pas une finalité ayant eu lieu il y a environ 10 000 ans. Tous les jours on domestique les animaux si ce n’est en les
nourrissant ou en les faisant obéir. Relâchez le moindrement votre emprise et votre chien bien civilisé reprendra au galop ses comportements naturels, du moins ceux qui lui restent. Cela ne
veut pas dire pour autant qu’il pourrait survivre en liberté. Quelques-uns peuvent le faire, mais pas la très grande majorité. Il serait donc absurde, de remettre en liberté, par principe,
un animal domestique. Ce n’est pas du tout ce que je préconise. Cela dit, la domestication des animaux est facile à renverser. Il s’agit tout simplement d’arrêter de la reproduire. C’est
une simple question d’offre et de demande. Ainsi, pour y mettre fin, à la mort de son animal, par exemple, une personne peut décider, de son propre chef, en toute connaissance de cause, de
ne plus en faire partie.


 


Le monde s'en portera bien mieux, car selon plusieurs ethnologues et sociologues, « les pratiques sur les animaux sont le moule, en creux ou en relief,
ou le contretype, en positif ou en négatif, des relations entre les hommes ».  Dès lors, ce qu'un enfant apprendra au contact d'un animal, ce sont les règles de la domination et
de la soumission. Il apprendra à confondre amour et respect avec possession, contrôle, plaisir, satisfaction et dépendance affective. 


 


Si on aimait véritablement les animaux, on les laisserait tranquilles.


 


 


Charles Danten



jo benchetrit 29/01/2012 17:37


Merci beaucoup. Aimer  n'est pas une garantie de respect et votre blog semble à juste tire vouloir le démontrer. Merci, donc, Dr.

Charles Danten 29/01/2012 17:13


Comme vous êtes une amoureuse inconditionnelle des amoureux, j'ai pensé que mon nouveau blog vous intéresserait:


Zoothérapie - Le mythe de l'animal-roi


http://charles-danten.blog4ever.com/blog/index-511128.html