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Psychanalyse et animaux.

Guy Konopnicki, Marianne: la différence entre l'humour de Desproges et "les radotages haineux d'un Dieudonné"

23 Janvier 2014, 10:52am

Publié par Jo Benchetrit

 

Paru dans Marianne :

AVEC DESPROGES, ON POUVAIT RIRE DES JUIFS, ET MÊME DE LA SHOAH
Les défenseurs de Dieudonné font mine de s'étonner. Pourquoi Pierre Desproges n'a-t-il pas encouru les foudres de la censure, lui qui, en son temps, avait osé se moquer des juifs ? La vidéo de ce spectacle, disponible sur YouTube, suffit à faire entendre la différence. Pierre Desproges se rit de certains comportements juifs, tout en ridiculisant l'antisémitisme. Son humour décapant n'altère jamais son humanité, il ne cherche jamais à provoquer la jouissance du spectateur en réveillant ses haines. Il l'interpelle et lui fait partager son inquiétude et sa fragilité. Il se trouve que je faisais partie de ces juifs qui s'étaient glissés dans la salle au premier soir de ce spectacle mémorable. Nous avions deux amis communs que je retrouverai, plus tard, à Marianne...
Odile Grand et Bernard Morrot avaient connu Desproges en jeune journaliste transformant la moindre brève en friandise des mots. Ils l'avaient encouragé à monter sur scène, ce qui n'était pas un mince exploit pour ce grand timide qui ne demandait qu'à disparaître dans le trou du souffleur. Le sketch fameux sur les juifs doit tout à l'amitié de Pierre Desproges et d'Odile Grand. Ils partageaient l'anticonformisme, le vrai, et l'amour des mots. Odile n'avait jamais oublié cette étoile qu'on lui avait imposée, enfant. C'est le titre de ses Mémoires, publiés par Anne Carrière, Couleur citron, côté cœur.
Elle parlait de cette tragédie avec une insolence rare que Desproges lui enviait. Un soir, Bernard Morrot, qui était mon patron, m'ordonna de l'accompagner à un dîner, sur le ton dont il usait pour me fixer la longueur et le délai de remise d'un article. Pas question de discuter. Odile tenait absolument à ma présence. Quand nous arrivâmes à ce rendez-vous dont j'ignorai l'objet, Pierre Desproges était attablé avec Odile Grand, dans un excellent bistrot de la rue Condorcet. Desproges préparait un spectacle, il se demandait s'il pouvait parler des juifs sans être cloué au pilori pour antisémitisme. En fait, j'étais convoqué comme cobaye ! Pierre Desproges entendait rire de tout, même de la souffrance, sans le moindre soupçon de mépris. Rien ne lui était plus étranger que le préjugé et la haine. Il ne supportait pas, non plus, de se sentir exclu par des juifs se réservant le privilège de l'humour sur eux-mêmes. Quelques jours plus tard, sur scène, il démontra avec brio qu'il était capable de faire de l'humour juif. Et, décidément, cela n'avait rien de commun avec les radotages haineux d'un Dieudonné, enfilant sans le moindre humour les poncifs de l'antisémitisme vulgaire. Mais Pierre Desproges était, lui, un humoriste qui s'adressait à l'intelligence et non aux pulsions de bas étage.
Guy Konopnicki.      


"Et, décidément, cela n'avait rien de commun avec les radotages haineux d'un Dieudonné, enfilant sans le moindre humour les poncifs de l'antisémitisme vulgaire. Mais Pierre Desproges était, lui, un humoriste qui s'adressait à l'intelligence et non aux pulsions de bas étage. " Guy Konopnicki

Bien que n'etant pas pro Guy Konopnicki vu qu'il n'est pas antispeciste, je dois reconnaitre qu'il dit bien ce qui est la difference entre Dieudonné et Desproges, entre le salaud et le bon, entre la connerie dieudonnesque (que le lourdingue Michel Tarrier défend), et l'intelligence fine d'un Desproges...

ENfin, malgré ce que Michel Tarrier dit*, nous, les hommes d'aujourd'hui, nous sommes aptes à apprecier l'humour de Desprosges encore aujourd'hui, en sachant faire la différence avec l'islamiste propagandiste pro nazis qu'est Dieudonné. 

On n'est pas des connards , quand même!( nous). On sait voir la difference entre gros rire d'attardés cruels et lyncheurs , plein de mepris et d'irrespect et rire contre eux, les cons, en l'occurrence les antisemites qu'un Desproges ridiculise comme le fit Charlot.... 

Decidement, les antisemites sont vraiment debiles, en dehors de pourris jusqu'à l'os. Mais les specistes aussi, à l'instar de Descartes, philosophe sans doute pas sot par ailleurs. 

L'intelligence n'habite pas les points aveugles des gens.

Ce que je dis est aussi bien valable pour Tarrier! il n'est pas aussi puant quand il tient un discours anti-speciste; Mais vu cette terrible contradiction, je pense qu'on peut douter de sa sincérité envers les animaux, non?







*
samedi 28 décembre 2013 - par Michel Tarrier

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clicSi Dieudonné n’existait pas, faudrait-il l’inventer ?

Nouvel acte : Manuel Valls vient d'enter en scène dans le spectacle de Dieudonné, on l'applaudit bien fort...

"L'hypocrisie et les bigots sont la ruine du monde." Christine de Suède

Si d'aventure, M'bala M'bala n'est pas l'objet d'une instrumentalisation, alors, je défie les institutions de tout mettre en œuvre pour anéantir son crédit. Pour le moment, ce sont ses contradicteurs qui roulent excellemment pour lui en tombant dans son jeu. D'autres auteurs ou humoristes caustiques se sont vus balayés du paysage pour mille fois moins que ce que l'establishment Blanc reproche au "Nègre". Le milliard de Noirs africains aux colonisations et déportations successives, occupés à compter les génocides, eux, ne lui reprochent rien.

M'bala M'bala, vecteur de salutaires jérémiades ?

Nous ne sommes plus les contemporains de Pierre Desproges et de son sketch Les Juifs : "On me dit que des Juifs se sont glissés dans la salle ? Vous pouvez rester. N'empêche que . On ne m'ôtera pas de l'idée que, pendant la dernière guerre mondiale de nombreux Juifs ont eu une attitude carrément hostile à l'égard du régime nazi". Cet humour-là n'est plus de rigueur, nous sommes entrés en crispation pour devenir des pisse-vinaigre. Le tabou légiféré s'est emparé de la moindre allusion sur ce thème et sur tant d'autres, du moindre avis, du moindre mot, l'opinion antisioniste est même sous surveillance et l'amalgame à l'antisémitisme est instantané.

Mais face à plus de dix ans d'une fourbe indignation, on est en droit de s'interroger sur le bien-fondé de la tolérance conférée à Dieudonné et sur la bénignité des condamnations prononcées, et ce, en dépit du tapage orchestré. L'interrogation porte sur une suspicion jamais abordée, sur un doute jamais exprimé. Peut-être sera-t-elle jugée déplacée, peut-être est-elle - aussi - répréhensible ?

Mais nom de dieu, d'où vient cette complaisante tolérance, cette clémence avec laquelle le système laisserait l'humoriste aller trop loin ? Force est de constater qu'aucun jugement ne semble pouvoir le contraindre à fermer sa gueule et son théâtre. Et combien de ses vidéos ont été sucrées par l'hébergeur You Tube suite aux bordées de plaintes ? Dieudo ne serait-il pas un pur produit du lobby sioniste ? Cette machine à en découdre, à produire de l'antisémitisme à petites doses serait-elle estimée nécessaire et souhaitée, et pourquoi ? Pour permettre de couiner, de se lamenter ? Si tel n'était pas le cas, le petit jeu aurait cessé. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, nous sommes entrés en démocratie totalitaire où une loi peut se proclamer du haut d'une estrade, comme l'interdiction du même Valls de manifester contre la corrida devant des arènes... L'exemple n'est pas incongru car de nature fascisante et c'est aux amis des animaux de porter maintenant l'Étoile jaune.

Les coudées franches accordées à M'bala M'bala semblent d'autant plus invraisemblables que la levée de boucliers contre lui ne fait qu'amplifier depuis des années, induisant ipso facto chez lui une production incessante de sketches de plus en plus hardis et d'évènements de plus en plus polémiques. Plus le semblant de désapprobation s'intensifie et plus l'artiste redouble. Avec la chance d'être intellectualisé par les élucubrations soraliennes. C'est une évidence que la dernière allusion ironique sur fond de "chambre à gaz" à propos du journaliste Patrick Cohen mettrait un terme à la carrière de tout humoriste qui ne serait pas Dieudonné.

Chaque procès-feuilleton intenté à l'auteur étiqueté chez nous comme ennemi cosmétique numéro un d'Israël s'achève par une condamnation dérisoire mais en rajoute une méga couche à son succès déjà phénoménal. Son ardoise à la Justice n'est que de 36.000 euros pour six condamnations..., un prix d'ami quand on connait la fureur habituelle des entités spécialisées dans ce genre de plainte.

Cela peut donc ressembler à une pantomime susceptible d'en rajouter à satiété à une sempiternelle victimisation, de surligner encore et encore le martyr d'un peuple qui, décidément, ne pourrait donc plus vivre sans, d'apporter de nouvelles pierres au Mur des lamentations. L'assimilation à un salut nazi relooké d'une quenelle de potache contestataire, banal bras d'honneur de troufion, pied de nez au rapport de force systémique, peut témoigner de quel côté se situe l'outrance : dans le geste ou dans son interprétation.

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Pour se convaincre de ce masochisme utile, il peut suffire de consulter le JSSNews, premier média israélien en langue française en termes d'audience. Spécialiste de diplomatie et de géopolitique internationale, JSSNews se rengorge de dieudonnisme, s'en gargarise et lui voue actuellement pas moins d'un post sur dix. Comme si Dieudonné était le bras (d'honneur) sombrement humoristique devenu incontournable à la cause. "La fausse indignation est la forme la plus répugnante de l'hypocrisie", écrivait Henry de Montherlant.

M'bala M'bala, une marionnette qui s'ignore ? Une certaine politique est aussi simple que ça. Mais gaffe au retour de manivelle : le manipulateur manipulé pourrait tendre aux limites de son art si le protecteur supposé venait à changer d'avis en se voyant débordé par la toxicité du laisser dire. Pour le moment, ce qui compte est qu'on en parle encore, que le théâtre de la Main d'or soit bondé, que les vidéos You Tube touchent au million de visites. Manuel Valls aura fait que qu'il faut pour cela."

michel tarrier, un antisemite qui defend la queue nouille?







 

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