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Psychanalyse et animaux.

Ma thèse. La morale entendue comme un au delà de la loi oedipienne .

21 Décembre 2011, 04:47am

Publié par Jo Benchetrit

 
Nous vivons dans un monde sans scrupules. Je m'adresse à qq. qui aurait envie d' apprendre de moi en quoi c'est autre chose qu'un caprice, qu'une occupation, qu'une compensation névrotique.

La morale entendue comme un au delà de la loi oedipienne est la chose la plus importante:  le but   est rien moins que  de rendre l'humain enfin à peu près inoffensif, sa destructivité réduite à ce qui ne peut être évité raisonnablement par celui qui fera de son mieux pour épargner l'autre autant qu'il s'attend à l' être lui-même par les autres. Le SEUL moyen d'y parvenir est de faire sortir l'homme de son illusion narcissique qui le place au centre du monde et au sommet de la pyramide des espèces. Mais cela le suppose curable, ce qui est à l'évidence peu probable vu qu'il n'a aucune conscience de sa maladie narcissique. Il croit dans son discours anthropocentrique avec une religiosité intégriste la plus aveugle. Là, L'homme est Dieu et/ou n'a Dieu que pour lui selon qu'il soit ou pas athée.

 
 
Le désir de ne pas savoir est très fort chez l'homme. C'est son adversaire car il s'y enferre pour ne pas savoir ce qu'il fait, et donc pour résister à sa maturation , condition nécessaire à la civilisation. C'est à entendre comme : à la vie. Le combat du bien contre le mal est perdu d'avance si on ne  cède pas sur sa jouissance.


Or "un homme,ça s'empêche":père d'Albert Camus.

Si je vous dis: la jouissance, c'est le mal, vous allez me croire puritaine. Ben non, juste le contraire. Je veux dire que je préfère un homme qui a une libido épanouie qu'un homme qui régresse et se retrouve fixé au stade anal, car c'est aussi le stade du sadisme. Certes, ce n'est pas si simple. Néanmoins, un chasseur ferait mieux de tirer ses coups au lit que sur de pauvres bêtes qui ne lui ont rien fait, histoire de se sentir puissant. Allez bobonnes à chasseur, un peu de bonne volonté! Faites leur croire qu'ils sont les meilleurs, qu'ils ont le phallus, qu'ils n'aillent pas le chercher ailleurs qu'avec vous. La jouissance de la femme,c'est le phallus de l'homme, sa satisfaction narcissique, son illusion de l'avoir et donc d'être le meilleur. Donc, allez y, stimulez et simulez au besoin, vous sauverez des  vies! Et si  un vit heureux, c'était une vie sauvée, ça vaudrait...le coup, non?



"Là où est le ça, le sujet doit advenir." Freud. Le symptôme est une émanation du ça. Lorsque le sujet dit Aïe! quelque chose en lui dit: (j')Oui! C'est de cette jouissance préoedipienne, hors-la-loi, que le sujet souffre.


Ce en quoi la psychanalyse est éthique, c'est qu'elle oppose un NON à ce (J) oui où le sujet se perd, faute de père, cad faute de sortir du rapport incestueux à sa mère. Toute barbarie est incestueuse. le sujet tueur est un sujet en proie à la déconstruction du post-oedipien. Ne pas céder à son désir par sa jouissance destructrice et immorale est paradoxalement l'expression de la liberté du sujet. Morale =liberté du sujet désirant mais n'est pas le n'importe quoi. il faut des limites, et la liberté n'est pas si ces limites ne sont pas. Il n'y a pas de démocratie si on permet aux tyrans de prendre le pouvoir.. Le moral, la morale, le mental sont dépendants les uns des autres. Dire non à son ça (Surmoi du jouir), c'est dire oui à sa vie et à son humanité. Là où l'homme gagne sur les animaux, il perd en subjectivité. Il se croit libre alors qu'il est esclave de son Surmoi "obscène et féroce"(Lacan).

 
Là où le ça gagne, l'homme perd. là où l'homme nuit, il perd en tant que sujet. Il s'agit essentiellement d'écouter et analyser le rapport aux animaux, rapport situé topiquement à un moment hors loi, donc en deçà de l'Oedipe, quand l'enfant est soumis à la dictature du Surmoi pousse-au -jouir qui est l'impératif de jouir de ses pulsions et se confond ainsi avec son Ça. Or les pulsions sont soumises à la pulsion de mort, donc au désir de détruire et de nuire. Sans le nom-du-père interdicteur, l'enfant restera barbare. Or il suffit d'observer ce qui se passe pour voir que l'homme est un barbare avec les autres animaux.

C'est pourquoi tenter d'améliorer notre espèce en lui mettant parfois les points sur les I, est un acte éthique  comme la cure qui vise à ce que Freud disait:"Là où est le ça, le sujet doit advenir." C'est pour cela que la psychanalyse est une éthique qui invite à l' engagement.

 

  Cet engagement sur les fondements de l'humain dit:

 Justice pour les animaux:La zone de non-droit du rapport aux bêtes est ouverte sur la perversion des hommes et nuit évidemment à leur santé mentale. Sot et cruel, l'homme?Ben oui si on voit comment il s'imagine: le meilleur. Et comment il agit:le pire.

      Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme:

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit." 

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