"On a été réveillé par des détonations de fusil (...), nous avons entendu les vaches agoniser"

"C'est une véritable tuerie. Même des veaux de quelques jours ont été lâchement tués". Vive émotion suite à la demande d'abattage, décidée par la préfecture des Pyrénées-Orientales, d'une vingtaine de vaches "Massanaises" dans le massif des Albères. Une émotion et une réaction qui ne sont pas du fait de militants de la cause animale qui ont sûrement d'autres chats à fouetter en cette période de corridas estivales. Non, elles viennent d'habitants des communes des Albères, près de la frontière espagnole.
Réveillés par des détonations de fusil
Cécilia Faussabry qui réside à L'Albère, ne cache pas sa colère suite à un événement qu'elle n'attendait pas. Surtout d'une manière aussi brutale. Elle témoigne. "On a été réveillé le 26 juin à 7 h du matin par des détonations de fusil. Nous avons ensuite entendu des vaches agoniser. Mes enfants et moi avons eu l'impression d'être au milieu d'une guerre. Les carcasses ont été ramassées par des mini-grues et mises dans une benne. Selon toute vraisemblance, le préfet a décidé d'abattre ces vaches 'sauvages', sans prévenir les habitants. J'estime que cette mesure est totalement disproportionnée d'autant que la majorité des habitants souhaitent garder les vaches qui sont présentes dans le massif depuis très longtemps. Depuis deux ans, vaches, veaux, taureaux vivent à côté de chez nous, sans nous avoir agressés une seule fois".









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