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Psychanalyse et animaux.

Que penser de l'engouement que provoqua Hitler?Et qu'il provoque encore?

17 Avril 2014, 16:57pm

Publié par Jo Benchetrit

 

« Le vrai courage n'est pas la force brutale des héros vulgaires, mais la ferme volonté de la vertu et la raison. »

 

Whithead 

 

A l'inverse, l'être vulgaire se reconnaît là:    

"La vie ne pardonne aucune faiblesse. Éprouver de la pitié pour les faibles va à l'encontre de la loi de la nature !"

 Hitler.    

 

http://www.wearysloth.com/Gallery/ActorsD/4822-20623.gif

Les Vikings, ces aryens dont se voulait Hitler. Ici "les Vikings" avec Kirk Douglas.

Le moi idéal des aryens: blond, yeux bleus, musclé, sportif...


 

A priori, Adolf n'avait aucun atout pour ressembler à son idéal Viking. Pourtant, il le croyait.

J'ai beau scruter ce qui lui servait de visage, je ne vois aucun signe de spiritualité, rien qui puisse susciter chez moi, en dehors du dégoût etc de la haine qu'il ne peut que susciter pour ses idées et ses mefaits. Et il était vraiment adoré par la foule d'hommes et de femmes érotisés par lui. BIZARRE, NON? Jugez en :

 

 

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Laid, de cette laideur  des âmes étriquées, bouche sans lèvres, moustache  cauchemardesque  qui lui donnait l’ air d’avoir une truffe, une voix hurlante  épouvantable, des flatulences dont l'odeur étaient sans doute   très fortes puisqu’elles le gênaient , lui.*

 

Pour le reste, ses paroles simplistes, désignant un bouc émissaire au lieu d'affronter ses responsabilités,   rien d'intelligent, rien. Oui, le chef des aryens ne peut que m'evoquer ce mot qui rappelle aryen  si bien en français.
Rien.comment pouvait il galvaniser autant les foules? Rendre des femmes amoureuses au point de les acculer au suicide dès qui les délaissait ce dont il ne se privait pas.Pulsion d'emprise, le pervers narcissique n'a aucune empathie, aucune notion de la souffrance de l'Autre. Ce qui compte à ses yeux? Que l'Autre l'aime et l'attende. Ça me fait penser au titre d'une oeuvre du peintre Claude Lazar: "Toute une vie à t'attendre".
  Sa perversité narcissique  le rendait plus qu'abusif avec les femmes passives qui ont eu la malchance de croiser son chemin. En particulier sa nièce dont il avait fait sa maitresse. Pas  étonnant. Le  nazisme, comme toute barbarie, est une forme d’inceste(cf Le Pen qui préfère  sa fille à sa cousine, et celle ci à sa voisine). Sa jeune nièce de 16 ans  dont il était l’amant, avec qui il s'etait installé quand elle avait 23 ans, malgré ses 40 ans, amant insatisfaisant, ne cherchant pas le bonheur de la demoiselle, mais de la garder  sous sa coupe, avec des fantaisies érotiques humiliantes du genre de lui faire montrer son anus en se masturbant, s'est suicidée à cause de ses mauvais traitements et peut-être de ses abus sexuels qui sans doute  dataient de la petite enfance de celle- ci. En effet, certains le pensent pédophile, interprétant ainsi ses caresses envahissantes aux enfants des 2 sexes qui venaient le saluer.

 

On peut faire un parallèle entre les jeunesses hitlériennes et les jeunes formés à la chasse et la corrida ou autres barbaries avec des animaux victimes par des parents ou adultes délégués qui les rendent ainsi incapables de distinguer le  mal du  bien en inversant ces valeurs. 

En fait, c’est également le même processus qu’on retrouve dans  certaines sectes où les parents offrent corps et âmes leurs enfants au gourou  qui en dispose à sa guise avec leur accord extatique. Ainsi, on a vu les jeunes hitlériens (on ne disait pas les jeunes nazis! mais par le nom de ce chef qui devint quasiment le leur) se faire tuer pour Hitler, avec l’accord de leurs parents illuminés qui, eux-mêmes, avaient réformé leur sens du bien et du mal au gré des délires hitlériens. ça m'évoque le culte du martyr en Palestine.
Il ne s’agit pas de dire que tuer un taureau, c’est du nazisme, attention, ne faites pas ce raccourci! Non parce que le toro n'est pas un humain, je ne suis pas speciste. Et dan s une arène, c'est certainement t l'être le plus humain du groupe...Mais parce que le but des nazis était l'extermination des juifs, pas de s'amuser, bien que les camps étaient des arenes où les SS se sentaient tout permis. Viols, meurtres, coups, tortures tant psychiques que physiques étaient leur passe-temps de fous de ce pouvoir nouveau et de rêve pour des minables sans qualité.
Je dis juste que les mécanismes mentaux en jeu sont similaires car ce sont en grande partie les mêmes avec les mêmes conséquences sur les enfants. D’ailleurs, les enfants des jeunesses hitlériennes étaient formés de manière à les rendre incapables de compassion. Ils adoptaient un chien, s’en occupaient, s’y attachaient, puis avaient l’ordre de le  torturer, de lui crever les yeux et autres charmantes choses.
Je ne puis vous donner les références de l’ouvrage où j'ai lu ça quand j’etais petite. Tous les livres de la famille sont restés en Algérie. Dommage.   C’est quelque chose qu’on retrouve dans certains rites cruels d’initiation.  Comme si être adulte signifiait s'endurcir! Alors que c'est l'inverse.
Seuls les très jeunes enfants sont vraiment capables de cette indifférence à la souffrance d'autrui. Et l'absence de compassion nous fait remonter par régression à cette époque refoulée  pas seulement parce que lointaine mais parce que la censure nous force à ne pas nous souvenir bien de ce qui est vécu après coup comme transgression.

Très atteint, dit la légende, (d'autres disent qu'il l'a assassinée) par la mort de sa nièce qui n'avait trouvé que ça pour lui échapper,  il a rencontré  une jeune fille , Eva Braun, elle aussi entre 17 et 20 ans selon les sources, sosie de sa nièce à qui il réserva le même sort.
 Elle aussi a fait des tentatives de suicide, d’ailleurs.

Pour ajouter au tableau d’Hitler, on peut parler d’une mégalomanie évidente, voulant fabriquer un monde sous sa coupe, pour 1000 ans, le 3° Reich, rêve d’un  parano sauvage bien décrit dans le film de Chaplin, Le Dictateur.

Sa parano fut exacerbée par ses échecs  en peinture.

Comme tous les esprits faibles et couards, il lui fallait des coupables. Et il inventa, avec l’aide d'antisémites historiques, comme l’auteur russe des protocoles des sages de Sion, un complot juif mondial, avec comme caractéristique  d’être  comme lui, en miroir, à savoir hégémonique, voulant dominer le monde.

 

 

C'est ce qui arrive lorsque le parano délire: par  projection, il attribue ses mauvaises pulsions à d’autres, et les imagine collés en complot contre lui, ici contre le peuple germanique, dit aryen, qui s’est coagulé à lui, pour ne faire plus qu’un. La haine les a rendus indiscernable.

 


 On est dans le tous  pour un enfin, plutôt, tout 1 est fondu dans la masse pour faire 1. Car il hait l’Autre, le non aryen, il est l’Autre, Hitler. Confondu à l’Autre aimé dans   un racisme effroyable envers l’Autre « trahaï », éperdu  d’amour pour soi, le nazi est dans la fureur l’épouse aryenne du führer à qui il offre tous ses trous, et tous ses enfants.

 

Ceux ci vont, un peu comme les enfants formés à la chasse ou à la guerre  ou encore à la corrida, devenir des marionnettes sadomasochistes incapables de distinguer le mal du bien. Ces enfants deviennent comme les adultes de bons aryens unis au service aveugle du chef tout-puissant et terrifiant.

 


Tout alors devint au service de la jouissance du maître, celui qui allait sauver non seulement leur pays, leur honneur, mais encore l’humanité . Celle ci, en effet, restons dans la logique  de son délire, est menacée par les enfants naissant d’alliances « contre-nature » avec des races "inférieures" car non aryennes.

 

Que ces « inférieurs » soient à la source de la civilisation dont il était, comme les personnages de la Bible, comme Jésus, Einstein, Freud, Marx, devait le miner. D’où le mythe de l’aryen qui est en dehors de cette filiation. Le psychotique Artaud disait : « ja na pas à papa mama ». (« Vous vous appelez Molloy, dit le commissaire. Oui, dis-je ... Je ne crois à ni père  ni mère. Ja na pas  à papa-mama. (Artaud.)   Hitler ne voulait pas  être de cette généalogie judéo-chrétienne. 

 

L’aryen était à ses yeux peu scientifiques le seul être humain. Les autres ? Tuons les tous ! Mais   pas de suite et peu à peu car ils sont en attendant les idiots utiles qui, comme Pétain, Laval, les pays d'Europe centrale, baltes et le monde entier, l’auront aidé à massacrer les juifs de leurs pays avec un zèle cruel assez surprenant par action ou par omission. Zèle qu'on retrouve dans la haine des hommes pour certaines espèces animales qu'ils massacrent aussi monstrueusement comme ils le font des chiens dans les mêmes pays d'Europe comme la Roumanie qui avait, souvenez vous, éliminé la quasi totalité de ses juifs.

Zèle que l'on retrouve dans la façon d’être  des hommes avec les animaux. Pas besoin de chercher bien loin  le salaud, il est là.Comment voulez-vous ne pas faire le lien entre toutes ces cruautés qui n'ont comme différence que l'espèce des victimes?


Chacun voulait et veut prendre sa jouissance, et pour cela, quoi de mieux que « d’obéir aux ordres » pousse-au-crime tout en étant ainsi  déculpabilisés ?



Et voilà pourquoi le monstre Hitler, ayant fabriqué un roman familial sur mesure à des êtres complexés, en particulier par rapport aux juifs, mais aussi, on le sait depuis le traité de Versailles  pour les allemands, par rapport aux alliés, voilà pourquoi Hitler a rencontré un tel succès. 


Hitler, c'est la réparation narcissique par excellence. Un peu la fée de Cendrillon, rions, qui transforme la souillon (victime d'une injustice instiguée par le complot de sa belle-mère et de ses filles profiteuses qui s'imposent de façon extime dans une famille pure) en princesse.  C'est la revanche des impuissants, des petits cons, des laissés-pour-compte, des méprisés, des méprisables, des moins que rien, des pas sûrs d'eux, des paranos. En un mot, dire à des riens qu'ils sont aryens  et qu'ils feront fureur, c'est énorme! C'est leur dire qu'ils sont d’essence supérieure à tous ceux qui les complexent, parce  qu'ils croient qu'ils leur sont supérieurs. C'est les rendre ivre de joie mauvaise car terriblement  narcissique. En les identifiant à  des « aryens », IL EN FAISAIT DES DIEUX.

Des incapables d'auto-critique , des rassemblés en eux-mêmes, des hors pénible conflit psychique entre surmoi, ça et moi. Ils avaient le droit que dis-je, le devoir d'agir mal. Quel besoin de se mettre en doute  quand tout dans la société vous dit que vous avez raison, quand la folie criminelle devient la raison?


Les   petits bruns  comme Hitler, tout autant que  les gros  rougeauds blonds alcoolisés de bière et au ventre bien large d'adeptes de cochonnaille,  s’hallucinaient en magnifiques grands blonds aux yeux bleus, beaux, musclés et racés  comme  Kirk Douglas jouant plus tard le chef dans le film Les Vikings, rions comme lui en rit. Puisqu’il est juif !

Le nazisme est une doctrine qui permet aux nuls et/ou auto-supposés tels une hallucination collective de grandeur inégalable.


Bref, tout le monde y trouvait son compte, sauf les victimes, ça va de soi. mais, me direz vous, il n'y avait pas que des vrais et auto-décrétés  médiocres chez les nazis. Comme toujours, des intellos pervers se sont régalés.  On voit bien ça chez les aficionados comme les Picasso, Hemingway qui se délectaient à voir souffrir des animaux... Il y en a encore aujourd'hui...vautrés, eux aussi.  

Nul n'est à l'abri de prendre son pied, non? La saloperie honnie en temps normal, le nazisme vous l'offre sur un plateau. Et quand y a pas de nazisme, on a toujours le specisme, hein?

 

En conclusion, je pense que le non charisme d'Hitler n'a pas entravé son succès du fait que grâce à lui, toutétait permis, y compris le pire. Un amitre supremeenmechanceté, qui parlait un langage simpliste, populiste, avec des discours bâtis sur un rythme musical inspiré de Wagner, ça prduisait un effet aussi erorotique que celui que les corridas ont sur les foules obtuses. Comme le disait Nietszche de wagner: il cherchait l'effet. Cet effet hypnotique tenait au fait qu'il ne doutait pas de lui et faisait en  sorte que les autres, le peuple, ne doute pas non plus.
Ainsi, en Autre non barré par le manque, il montrait par sa certitude d'être le bon à la bonne place qu'il avait le phallus, et le partageait avec chaque membre de son peuple, marchant avec lui la main en érection, comme un seul homme ou plutôt une même femme phallique, désirante, bandante, et prête à assouvir ses bas instincts meutriers sur ordre 
du béni, vibrant  à la cadence de ses mots allant crescendo, stacato, comme pour la baise.

 On sait bien que l'amour a une composante masochiste, et que le trouble peut naitre de ce pire que la morale réprouve. Le peuple entier était féminisé par sa passivité face au maitre à penser, à lyncher, à être le plus idiot possible et à jouir.

La haine de la véritable pensée, fatalement critique, les certitudes fausses, le pousse à la bêtise repose l'esprit.

Le transfert nait de la conviction que l'Autre vous comprend, sait ce qui est bon pour soi.

 

Derniers rebondissements:   Bluff ou pas bluff? Regardez ceci :

http://www.lepoint.fr/insolite/le-mystere-sur-la-mort-d-adolf-hitler-est-encore-relance-28-01-2014-1785271_48.php

 

      * D 'où le mythe de son végétarisme  =  en effet, pour les limiter, selon  les conseils de son médecin,  il aurait dû réduire  au maximum la viande. ( ce qu'il n’a jamais vraiment fait selon certains témoignages qui affirment qu'il  mangeait pigeonneaux, jambon, et je ne sais plus quoi encore du genre.)

 

 

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