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Psychanalyse et animaux.

Torture n'est pas science. les chercheurs sur animaux ne sont pas des scientifiques mais des pervers.

1 Juin 2010, 08:34am

Publié par Jo Benchetrit

Ce n'est pas parce qu'on ne comprend pas grand-chose aux animaux qu'il n'y a rien à comprendre. Le moi animal, évidemment, existe. La différence réside dans le degré différent de capacité à symboliser.

Selon les animaux, individus d'une espèce, on a des capacités différentes. Le stade du miroir n'est pas le seul biais pour avoir une subjectivité. Chaque être a une subjectivité et les animaux que donc nous sommes sont sensibles.

Ni mon chat, ni mon chien, ni mon pigeon, n'ont cru que l'image dans le miroir était un autre qu'eux. Certes, au début comme un enfant humain, il y a un doute, puis après avoir expérimenté en cherchant derrière la glace, par exemple, ils voient bien que ce qu'ils y perçoivent n'est pas un autre, mais eux, tout comme nous, ben oui.

Quelle belle sottise que de croire que nous sommes les seuls à avoir telles capacités ! Vous m'accorderez qu'il faut respecter tout le monde, y compris les autistes.

Car, sujet ou pas de désir, il y a chez l'animal quelqu'un qui peut souffrir et, selon Lacan, les animaux de labo souffrent autant, voire plus de leur angoisse de ne pas savoir ce qu'on leur veut que de ce mal atroce que vous leur imposez, vous les gens de peu. Un scientifique sublime ses pulsions, dit Freud. Ça veut dire que les chercheurs sur animaux ne sont pas des scientifiques mais des pervers.

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http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-05-26/experimentation-pourra-t-on-se-passer-un-jour-des-animaux-de-laboratoire/1055/0/459376

 

         Publié le 26/05/2010 à 18:54 Le Point.fr

Expérimentation

Pourra-t-on se passer un jour des animaux de laboratoire ?

Par Anne Jeanblanc

Pourra-t-on se passer un jour des animaux de laboratoire ?

De nombreuses personnes se battent contre l'expérimentation animale © Yves Forestier/CORBIS SYGMA

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De nombreuses personnes se battent contre l'expérimentation animale, mais cet objectif semble utopique, alors qu'aujourd'hui, 12,1 millions d'animaux sont utilisés à des fins scientifiques en Europe (dont 77,5 % de rongeurs). Si ce chiffre a connu une diminution constante depuis les années 1980, une tendance à la hausse pourrait s'observer, notamment à la faveur de la directive Reach qui impose une meilleure connaissance de la toxicité de nombreuses substances chimiques. Le problème de l'harmonisation de la réglementation européenne concernant l'expérimentation est donc un sujet aussi délicat que majeur qui suscite d'âpres discussions et négociations depuis de nombreuses années.

Confrontés à ces différents enjeux, les représentants des 27 États membres de l'Union européenne sont récemment parvenus à un accord attendu de longue date par les protecteurs des animaux. C'est même une étape importante sur le chemin de la révision de la directive de 1986, qui reprenait la règle des 3R (remplacer, réduire, raffiner, c'est-à-dire limiter la douleur) édictée à la fin des années 1950 par deux scientifiques britanniques. Le souhait de réviser cette réglementation s'est exprimé dès 2001 au sein du Parlement européen, et la présidence suédoise souhaitait, au deuxième trimestre 2009, aboutir à un accord avant la fin de cette année. Il aura cependant fallu attendre la mi-mai pour que les représentants de l'Union adoptent un texte commun, qui doit encore être examiné par le Parlement européen.

Considérant que "l'objectif ultime" demeure l'interdiction de l'expérimentation animale, ce projet incite à son remplacement "dans toute la mesure du possible", par "une méthode de substitution scientifiquement satisfaisante". Des autorisations devront être délivrées au cas par cas et elles concerneront uniquement les travaux ayant pour but de faire avancer la recherche sur l'homme, les animaux et des maladies graves et potentiellement mortelles. Le texte appelle également à une réduction maximale de "la douleur et la souffrance infligées aux animaux". Concernant les expériences sur les grands singes, comme les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outans, le principe d'une interdiction est posé ; il ne pourra y être dérogé que de façon exceptionnelle. Un débat sur la nouvelle réglementation relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques aura lieu demain, à Paris, au Palais du Luxembourg.


j'joute ce commentaire de   David Ruffieux:

           david ruffieux

Expérimentation

mardi 1 juin | 03:40

 

L'expérimentation remonte à l'Antiquité avec des savants comme Galien qui coupaient en morceaux des animaux pour reproduire les lésions vues chez les gladiateurs.

 

Plus tard, les physiologistes tels que Claude Bernard ont fait de la vivisection sur des chiens, des lapins, découpant la moitié d'un cerveau pour faire la classe à des étudiants et réservant le reste de l'animal à l'agonie pour le cours suivant. Sa femme a divorcé du « grand savant » car elle était écoeurée des expérimentations que son abominable mari faisait dans le sous-sol de la maison. [...]

 

C'était avant l'avènement des anesthésiques, qui doivent si peu à l'expérimentation animale d'ailleurs, puisque les premiers tests furent réalisés sur les découvreurs eux-mêmes de ces substances (auto-expérimentation) comme l'oxyde nitreux, l'éther et d'autres composés qui suivirent.

 

Dire que toutes les découvertes de la médecine moderne découlent des travaux sur l'animal est un simple mensonge pour faire accepter la recherche dans l'opinion et soutirer de l'argent. Dire que rien de valable ne découle de cette recherche est une sotte exagération. Mais la proportion de l'argent et des ressources attribués à la recherche sur le « modèle animal » pour comprendre l'humain sont immenses comparé aux efforts pour mettre au point des alternatives (e.g. recherche clinique, et autres méthodologies in vitro, je ne vais pas aller dans les chiffres).

 

Les abus sont énormes et ce n'est pas dans l'intérêt des chercheurs de changer pour des méthodes nouvelles ; il s'agit d'un milieu assez conservateur et très condescendant face aux néophytes qui protestent contre l'expérimentation. Eux savent mieux. En plus de la recherche fondamentale, il y a les tests toxicologiques, qui sont une véritable horreur. Toutes les substances chimiques imaginables depuis 60 ans sont données à des animaux jusqu'à ce que 50% d'eux meurent, pas belle la science ! Maintenant ces tests tendent à disparaître avec la venue d'autres méthodes plus, comment dire, scientifiques... Mais il a fallu le courage et la détermination des militants et des pionniers des sciences pour en arriver là. Ce n'est pas venu de l'initiative des expérimentateurs.

La recherche sur les animaux durera jusqu'à la fin des temps si les groupes pour les droits des animaux n'arrivent pas à la faire interdire, à un moment ou un autre. Il y a trop d'intérêts financiers en jeu, trop de magouilles, de prestige et d'avantages pour les académiques. L'homme est ainsi.

 

J'étais en doctorat de neuroanatomie faisant des opérations sur des animaux, ce milieu m'a écoeuré moins par la cruauté des expériences (en effet, ce n'est pas une partie de plaisir pour des animaux non-consentants et complètement à la merci du genre humain) que par la difficulté qu'ont ces nobles sauveurs de l'humanité (sic) à se remettre en question. N'est-ce pas là le problème pour des scientifiques d'éviter les remises en cause ?

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