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Psychanalyse et animaux.

La corrida n'est pas un art: l'aveu involontaire de Francis Wolff.

30 Avril 2011, 07:45am

Publié par Jo Benchetrit

 

 

"La corrida est aussi un art. …elle exhibe un réel dont les autres arts ne font que rêver." Francis WOLFF.

Wolff l'a dit!! Cette phrase est un aveu.

L'aveu que l'art et la corrida sont 2 choses opposées.

L'aveu involontaire comme un lapsus que l'art étant sublimation,   la corrida ne peut être que boucherie dans le réel. 

corrida.jpg

 

Comme toute boucherie, pas moins, ni plus.
ce  n’est pas parce qu’ Orange mécanique est un beau film, que la musique qui accompagne les crimes est sublime, que pour autant  Kubrick dit qu’un meurtre c’est de l’art et qu’il incite à tuer pour de vrai.

 

L’exhibition du réel comme art est la plus belle absurdité parmi les invraisemblances que les aficionados nous ont servies.

Et aussi, s'il l'a ecrit sans  avoir trop bu,  le signe d’une  régression à un stade très précoce de son développement. Quand il sera grand, le petit Wolff saura la différence entre le « pour de vrai » et le « pour de faux », le stade du miroir le lui enseignera très vite, vers l’âge de 6 mois.  

Ben l’art c’est NÉCESSAIREMENT du côté du « pour de faux ».

Et le réel, comme la corrida, l'exhibitionnisme, la boucherie, l'homicide, du côté du « pour de vrai ».

Il peut en effet aller aux sources de la corrida, dans les abattoirs, et il verra, exhibé, le réel. Il peut aussi aller dans une salle d'opération. 

Ou encore, il peut mettre un imper et aller dans le métro , l'entrouvrir  pour exhiber du réel. Sera-ce pour autant de l'art? à lui de voir ! 

 

Ou encore chez lui, et, se regardant par un éthique examen  de conscience,  se voir assujetti  à son ça pour enfin exhiber à ses yeux ce ça-voir de ce qu'il est réellement. Une chirurgie éthique s'impose de toute urgence, encore.

Entre l'expérience sexuelle amoureuse, le passage à l'acte criminel  et l'art, la psychanalyse nous apprend qu'il y a même matière: l'objet perdu, a, qu'on veut récupérer dans la jouissance.  Dans le cas de l'art, cela se passe sous le signe de la castration, c'est à dire du pas tout permis.

Aux  yeux de  pauvres déboussolés  impressionnés par le supposé savoir représenté par un professeur de pensée puisque philosophe, de surcroît  à Normale Sup, le discours de Wolff pourrait anoblir une pratique que la psychanalyse comme la justice ne peut  voir que comme un réel, un crime.

Le pauvre sans  cervelle qui se laisse  facilement hypnotiser sera une proie de choix pour le bouquin qui ose une inénarrable aporie: "philosophie de la corrida".
Comme je le lui avais suggéré, le prof pourrait s'amuser encore mieux avec  la philo de Jack l'Eventreur, ce grand artiste de l'ouverture comme un melon de ce ventre des femmes où il recherche sa verité, et sans doute son père, ben oui!


Donc, le grand Autre Wolff a dit: la corrida est un art.
Aussi, pour le snob  influençable moyen, si il l'a dit, on ne peut rien y redire. C’est grave.
Utiliser son prestige pour fourguer cette daube pousse-au-jouir, c’est laid. 

  http://www.colbac.fr/images/stories/anti-corrida-beziers/anti-corrida-francis-wolff.jpg

 

Qui a peur du grand méchant Wolff?

Moi. Signé: un petit veau, futur   martyr taureau. 

      Cette photo de Wolff révèle mieux qu'un discours le réel de ce qui est en jeu dans cette indigne jouissance de vampire.

Merci à celui qui a fait cette affiche!

Cette phrase est donc l'aveu que sa théorie sur la corrida est une mascarade honteuse. 

Comme le dirait Coffe à propos de la malbouffe, on est dans la malcogitation, la philosophie dans l'urinoir.

 

 

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201005/31/174956-certaines-personnes-soutenaient-fameux-urinoir.jpg A sa "décharge", c'est la faute à la provocation humoristique en première intention de Duchamp si un certain "art" contemporain a perdu la boule, et le public avec.

 La corrida, comme tout ce blabla aficionado qui veut en vain justifier l'injustifiable, comme on disait en 68:aux chiotes de l'histoire!...Bientôt.

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Serge Duriot 14/05/2011 14:21



 


Il ne s'en prive pas, F. WOLFF pourrait déclamer les pires turpitudes et les pires mensonges il sera toujours écouté, encensé dans les médias. Médias plus que complaisants car les "philosophes"
de cet acabit sont avant tout provocateurs. La provocation fait vivre ceux qui publient.


C'est bien là le drame et la cause de bien des dérapages verbaux des antis, car cette reconnaissance médiatique est à sens unique.


Pourquoi donc les personnes douées de compassions et autres qualités de coeur ne sont-elles jamais entendues et cela même si leur discours est vrai, avéré, argumenté honnêtement.


Alimenter le "CONTRE" (la corrida) est bénéfique, profitable aux médias... Mais le « CONTRE » est alimenté savamment en deçà de ses besoins pour le maintenir aux limites vitales, à
portée de clochette quand on a besoin de remplir la page de son journal lorsque les Rio-Paris ne tombent plus dans l'Atlantique...






Sinon, à part ça, vous avez bien fait de publier l'affiche de F. WOLFF... Humour pas humour ? Sarcasme vilain ou ironie grinçante ? … Dans ses 50 raisons outrecuidantes*, on peut relever un bestiaire des mensonges maladifs, au nombre de 50 également.


* Outrecuidantes, car qui donc possèderait un nombril assez coaxial pour MARTELER les 50 raisons d' aimer la peinture, l'opéra, la danse etc
? ... L'art comme vous dites Jo, est affaire de sensibilité propre. L'art est critiqué certes, forcément, mais ne se justifie pas. Jamais. Ou alors c'est pas de l'art mais un coup médiatique pour
se préserver d'un rejet... Pour renaître d'un sombre oubli...



jo 30/04/2011 20:27



Lui aussi, en fait: ça l e fait bander de faire souffrir.


 


la photo, c'est de l'humour.



BELEM 30/04/2011 19:57



ce connard a besoin de 50 raisons  pour justifier son sadisme?


moi 1 seule :


combattre la cruauté faite aux animaux



jo 30/04/2011 15:57



Ben,


moi non plus.


ça ressemble fort à une citation. 


  Sinon c'est comme s'il l'avait dit: un auteur donne bien son agrément pour les 4 de couv. ?



Jean-Paul Richier 30/04/2011 15:49



Cette phrase est extraite du 4ème de couverture de son bouquin "La philosophie...". Ce ne sont pas les auteurs qui rédigent le 4ème de couv.


Quant à savoir s'il l'a écrit, j'avoue que je ne vais pas me retaper la lecture de son machin pour le savoir.