Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 00:09
- Publié dans : barbarie-symptôme et psychanalyse - Par Jo Benchetrit




Lire aussi sur ce bon reportage le blog de la pianiste virtuose Michele Scharapan i:
 http://florianelia.over-blog.com/articles-blog.html


Hélène Erlingsen,les équipes de France 3 et Olivier Denoun vous proposent un magazine sur la manière dont on traite les animaux en France , qu’ils soient  domestiques ou en "liberté" sous contrôle humain.

                          h
ttp://www.dailymotion.com/user/sebro54 ... -3_animals


Je remercie cette chaîne et les réalisateurs pour avoir su dire  et montrer ce qui est infligé à chaque seconde aux animaux, et cela dans le monde entier, avec selon les pays des spécificités quant à la cruauté   . Une seule  critique: Pourquoi de ne pas avoir évoqué le sort des pigeons, qui est l'un des pires quant à la cruauté avec laquelle ils sont exterminés ?
 Félix

La maltraitance des animaux


L’animal n’a aucun droit.  De nombreuses associations se battent pour faire reconnaître son statut d’être vivant ! Et oui, nous ne reconnaissons pas l’animal comme un être vivant qui a le droit de ne pas souffrir ou de ne pas être maltraité ou torturé. Il y a bien quelques peines rendues çà et là par des tribunaux à des personnes qui les ont affamés ou tués dans des circonstances particulièrement cruelles. Mais elles sont rares.Trop rares. Alors que nous nous considérons comme une société civilisée, un simple regard sur la condition des animaux qui vivent dans notre pays, devrait nous faire réfléchir.

Chaque année : 100 000 animaux abandonnés en France dont 60 000 sur les routes des vacances ; 26 millions d’animaux sont tués à la chasse ; 23 000 espèces différentes sont saisies par les douaniers dans les bagages des voyageurs pour en faire des trafics.
On ne le sait pas, mais le trafic d’animaux est au 3ème rang mondial en matière de rapport après les armes et la drogue.
Un animal meurt torturé toutes les 12 secondes en France dans les laboratoires .





http://www.dailymotion.com/user/sebro54/video/xapah6_le-mag-france-3_animals

 
PAR FÉLIX - PUBLIÉ DANS : CONDITION ANIMALE 
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GUZZY, ce blog t'est dédié ainsi qu'à Sarah, Câline et Gigi et à mes autres êtres chers dérobés à ma tendresse.
Vous êtes actuellement  24506    vivants sensibles connectés à Over-Blog dont  7  sur mon blog anti-barbarie.
Mon ambition: que vous vous placiez  dans le bon angle pour VOIR enfin le scandale dont l"humain est coupable et que vous vous masquez. Vous verrez que quelque chose est pourri dans le royaume des hommes. Et, après vous être posé la question du "Pourquoi?" vous voudrez peut-être répondre, contemplant ce qui est à changer: Les seuls qui en prennent soin, ce sont ceux qui se veulent meilleurs, ceux qui  perfectionnent leur éthique à la hauteur de la morale interdisant l'inceste, c'est  dire ceux qui s'empêchent l'accès à la jouissance destructrice des pulsions non sublimées. En d'autres termes, ceux qui assument la castration symbolique.("un homme,ça s'empêche":père d'Albert Camus)
Aujourd’hui, ceux-ci ne sont plus ceux qui se préoccupent d’abord des hommes mais justement bien au contraire ceux pour qui la souffrance animale imposée par les hommes, au détriment de leur humanité, est le  souci premier. 
 

Aux origines de la barbarie humaine, que ce soit  entre les hommes,  ces auto-décrétés "êtres supérieurs" et la nature dont les autres animaux, il y a un rapport illicite. Il ouvre la porte au pire qui siège en l'homme et   interdit de progresser moralement pour rejoindre ce qu'on met d'éthique dans le  signifiant "humanité".
On ne peut donc se contenter de réduire sa facture d'eau pour sauver la planète. 
Lorsque vous ouvrirez enfin les yeux sur ce que nous faisons subir d'atroce en continu aux animaux, vous ne pourrez que vous résoudre à dire avec moi:  Un manque de savoir vivre évident dans la société des vivants sensibles que sont ceux qu'on appelle les bêtes est digne d'un Ubu sans gêne et psychopathe. Pour que triomphe la morale(mot devenu tabou), il faut arriver à la remise en cause de chacune de nos
évidences.
Il faut douter de soi pour devenir soi-même
, non asservi à sa jouissance barbare, nous dit la psychanalyse. Guérir, pour notre espèce en dégradation suicidaire et assassine, c'est ne plus accepter la barbarie comme allant de soi. C'est donc choisir la liberté contre l'esclavage kamikaze de notre espèce.
Cela passe par le devoir de l'identifier là où elle est rendu méconnaissable
par le fait qu 'elle est dite par la force de l'habitude,
normale, et niée en tant que crime.
Pour en finir avec la monstruosité humaine, il faut défendre la cause des vivants sensibles que sont les animaux. 


Alors que nous, nous menaçons la VIE.
 
Les vers de terre disparaîtraient...les autres espèces, dont notre espèce chérie, aurait du mal à y survivre. Nous disparaîtrions, le monde mettrait 100 millions d'années (temps de disparition des déchets nucléaires) à se purger des traces toxiques de notre passage. Avouez que c'est un problème qui entache gravement l'image que nous nous faisons de nous-mêmes.

Viande sur pied.

 

C'est l'oeil d'Abel qui nous regarde, nous les Caïn qui sacrifions notre humanité en même temps que nos frères animaux à notre "frèrocité".

Ego pas Narcisse.

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accueil      Blog anti préjugés et anti barbarie.


Ne pas penser que ce que l'on croit est toujours vrai... Passer ses convictions sous la lumière de sa critique, c'est ça, l'exercice courageux de la pensée. Penser comme tout le monde, ce n'est  sans doute pas penser du tout.

Mais puisque chaque fois, pour penser, il faut revenir sur sa pensée, et chaque fois aller un cran plus loin, Heidegger a justement parlé là de la spirale de l'acte de penser.
pensée dialectique ou conversation :
double-spirale.jpg


C'est par l'indispensable et continue  critique de l'idéologie dominante qui nous fait prendre les préjugés les plus dangereux et fallacieux pour de la pensée éthique que nous progressons.

Il y a un devoir de penser, de remettre en doutes nos convictions, quand nos préjugés sont criminogènes comme dans le "spécisme", le racisme et autres ostracismes.



N°1 des préjugés , autrement dit pré-pensées:

Le postulat de base de l'humaniste moyen=
à offense physique ou mentale égale,
ce que souffrent les autres animaux est  moins important
que ce que nous subissons,
non parce qu'ils ressentiraient moins
que nous, mais
parce qu'on juge qu'ils n'ont pas la même "valeur".

Du coup, préjugé N°2 : Etre cruel avec les animaux est rarement appelé barbarie et est souvent admis comme nécessaire...un mal, certes, mais si c'est utile à l'homme, alors, il faut le faire, pense tout le monde.

Cette devise généralisée est machiavélique et non éthique.

Le problème de l'homme? Nous confondons puissance et pouvoir, I can et I may en anglais,
pouvoir et éthique, et surtout...pouvoir technique et valeur.

C'est pourquoi, nous qui avons le pouvoir de modifier le monde jusqu'à la destruction de la vie, nous devons faire particulièrement attention aux limites à nous donner.






La psychanalyse peut-elle nous apprendre pourquoi la barbarie est un mal récurrent?

Bien-sûr que oui, c'est justement en plein dans son champ d'action, le symptôme étant la figure par excellence de la barbarie.

Il y a un devoir de penser, de remettre en doutes nos convictions, quand nos préjugés sont criminogènes comme dans le "spécisme", le racisme et autres ostracismes. Mais avec son slogan , l'homme est attaché à la jouissance archaïque de son symptôme: "TOUCHE PAS A MA BARBARIE!"

Or le symptôme est une jouissance pathologoique qui se méfie de la pensée, d'essence, son ennemie.

D'où son enlisement au stade de la perversion polymorphe du jeune enfant, et la proposition de s'en sortir par l'analyse qui est donc la thérapie par l'Ethique.

Le rapport des hommes aux animaux est fait de

cette toute-puissance /toute-jouissance. On retrouve cette configuration abusive sado-masochiste quelque soit notre sentiment à leur égard. C'est un fait social, une norme qui se diffracte dans toutes les sortes de relations à eux. De ce fait ce rapport alimente la stagnation de notre espèce au stade régressif en question, ce qui nous rend forcément barbare.
Un fumeur qui ne fumerait que dans un lieu autorisé, tel un fumoir, reste un fumeur.

De même, on ne peut être non barbare sous prétexte qu'on ne le serait qu'avec les animaux, même si là, c'est permis par la loi..



La tentation de jouissance est commune à tous. Les pulsions sont la base du désir, mais lorsque la jouissance est interdite car immorale, car elle léserait un tiers, elle doit rester non satisfaite ou plutôt être sublimée. La pulsion de mort préside aux pulsions partielles. Elles sont donc toutes à satisfaire avec précaution.

Ceci rend le kamikaze, celui qui se tue en tuant, et ne castre pas ses pulsions barbares, proche de nous tous.


 

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