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Psychanalyse et animaux.

Quelques pensées sur la non pensée.

, 18:46pm

 


Mais puisque chaque fois, pour penser, il faut revenir sur sa pensée, et chaque fois aller un cran plus loin, Heidegger a justement parlé là de la spirale de l'acte de penser.
pensée dialectique ou conversation :
double-spirale.jpg C'est par l'indispensable et continue  critique de l'idéologie dominante qui nous fait prendre les préjugés les plus dangereux et fallacieux pour de la pensée éthique que nous progressons.

Il y a un devoir de penser, de remettre en doutes nos convictions, quand nos préjugés sont criminogènes comme dans le "spécisme", le racisme et autres ostracismes.



N°1 des préjugés , autrement dit pré-pensées:

Le postulat de base de l'humaniste moyen=
à offense physique ou mentale égale,
ce que souffrent les autres animaux est  moins important
que ce que nous subissons,
non parce qu'ils ressentiraient moins
que nous, mais
parce qu'on juge qu'ils n'ont pas la même "valeur".

Du coup, préjugé N°2 : Etre cruel avec les animaux est rarement appelé barbarie et est souvent admis comme nécessaire...un mal, certes, mais si c'est utile à l'homme, alors, il faut le faire, pense tout le monde.

Cette devise généralisée est machiavélique et non éthique.

Le problème de l'homme? Nous confondons puissance et pouvoir, I can et I may en anglais,
pouvoir et éthique, et surtout...pouvoir technique et valeur.

C'est pourquoi, nous qui avons le pouvoir de modifier le monde jusqu'à la destruction de la vie, nous devons faire particulièrement attention aux limites à nous donner.
La psychanalyse peut-elle nous apprendre pourquoi la barbarie est un mal récurrent?
     Bien-sûr que oui, c'est justement en plein dans son champ d'action, le symptôme étant la figure par excellence de la barbarie.
     Il y a un devoir de penser, de remettre en doutes nos convictions, quand nos préjugés sont criminogènes comme dans le "spécisme", le racisme et autres ostracismes. Mais avec son slogan , l'homme est attaché à la jouissance archaïque de son symptôme: "TOUCHE PAS A MA BARBARIE!"
     Or le symptôme est une jouissance pathologoique qui se méfie de la pensée, d'essence, son ennemie.
     D'où son enlisement au stade de la perversion polymorphe du jeune enfant, et la proposition de s'en sortir par l'analyse qui est donc la thérapie par l'Ethique.
     Le rapport des hommes aux animaux est fait de cette toute-puissance /toute-jouissance. On retrouve cette configuration abusive sado-masochiste quelque soit notre sentiment à leur égard. C'est un fait social, une norme qui se diffracte dans toutes les sortes de relations à eux. De ce fait ce rapport alimente la stagnation de notre espèce au stade régressif en question, ce qui nous rend forcément barbare.
Un fumeur qui ne fumerait que dans un lieu autorisé, tel un fumoir, reste un fumeur. De même, on ne peut être non barbare sous prétexte qu'on ne le serait qu'avec les animaux, même si là, c'est permis par la loi..La tentation de jouissance est commune à tous. Les pulsions sont la base du désir, mais lorsque la jouissance est interdite car immorale, car elle léserait un tiers, elle doit rester non satisfaite ou plutôt être sublimée. La pulsion de mort préside aux pulsions partielles. Elles sont donc toutes à satisfaire avec précaution. Ceci rend le kamikaze, celui qui se tue en tuant, et ne castre pas ses pulsions barbares, proche de nous tous.



Le monde que nous avons, c’est le monde que nous faisons.

Je vous entends souvent vous en plaindre, mais jamais vous plaindre de vous. Or ce que vous acceptez, ce que vous demandez, vous l’avez …et si ça ne vous plait pas, vous n’envisagez pas de changer.
Le monde que nous avons est un  torrent de larmes et d’angoisse pour les animaux. Cela vous est en général  complètement égal.

Sot et cruel, l'homme?

Ben oui si on voit comment il s'imagine: le meilleur.
Et comment il agit:

le pire. 

La  lutte contre la sottise et contre la cruauté est -elle un combat perdu d'avance car menée par des minoritaires? 
N'en avez vous pas assez de ce que l'homme fait subir à nos semblables animaux, faisant de notre espèce une espèce devastatrice et suicidaire?Lucides et sensibles, il ne vous resterait que l’accablement sans votre détermination inebranlable à nous ameliorer.


 

L'éthique de la psychanalyse dit NON à l'inacceptable  perversion polymorphe des hommes quand elle fait le lit de la jouissance des canailles, celle du barbare majoritaire, celle qui me fait dire:
« Homme,  ton humanité  fout le camp. »  
C'est pourquoi dites NON pour mieux dire OUI à la VIE de ceux qui ne sont pas que nous.
"Le monde n'avance que grâce à ceux qui s'y opposent" Goethe

Il faut d'urgence changer de point de vue de manière copernicienne, à savoir nous infliger la blessure narcissique ultime et indispensable à l'éthique et donc à notre survie: nous ne sommes pas le centre du monde, ni le sommet de la pyramide des espèces. A entendre ainsi: tout n'est pas permis à l'homme pour jouir.
L'antidote est la reflexion, la pensée réelle, pas colporter des croyances.

Le monde que nous avons, c’est le monde que nous faisons.

Je vous entends souvent vous en plaindre, mais jamais vous plaindre de vous. Or ce que vous acceptez, ce que vous demandez, vous l’avez …et si ça ne vous plait pas, vous n’envisagez pas de changer.
Le monde que nous avons est un  torrent de larmes et d’angoisse pour les animaux. Cela vous est en général  complètement égal.

Sot et cruel, l'homme?

Ben oui si on voit comment il s'imagine: le meilleur.
Et comment il agit:

le pire. 

La  lutte contre la sottise et contre la cruauté est -elle un combat perdu d'avance car menée par des minoritaires? 
N'en avez vous pas assez de ce que l'homme fait subir à nos semblables animaux, faisant de notre espèce une espèce devastatrice et suicidaire?Lucides et sensibles, il ne vous resterait que l’accablement sans votre détermination inebranlable à nous ameliorer.


 

L'éthique de la psychanalyse dit NON à l'inacceptable  perversion polymorphe des hommes quand elle fait le lit de la jouissance des canailles, celle du barbare majoritaire, celle qui me fait dire:
« Homme,  ton humanité  fout le camp. »

 


Penser en dehors des sentiers battus ou ne pas penser, là est la question. "Pensent profondément ceux-là seuls qui n'ont pas le malheur d'être affligés du sens du ridicule."
Cioran
in  Ecartèlement
Et quand on pense, on trouve des choses comme ceci:
  Nous ne sommes pas plus importants que le ver de terre.
Ou peut être moins car on découvre que celui- ci est nécessaire à la vie de la terre au sens de terreau du monde végétal. Et nous qui menaçons les conditions-mêmes de la vie sur Terre, nous sommes de trop.