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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #barbarie-symptome et psychanalyse

code civil: l'animal-meuble va devenir un bien en France???Où est le progrès????

11 Mai 2005, 22:00pm

Publié par benchetrit

 Les mentalités évolueront-elles? Le code civil les reconnaît déjà comme êtres sensibles et ça n'empêche pas que l'horreur soit le sort quotidien d'une énorme majorité d'animaux!ça se compte par milliards. ça devrait compter...Ben non. N'oublions pas ceci: le foie gras progresse chaque année. 10%de plus l'an dernier!

Le supplice de l'entonnoir ne semble pas traumatiser nos chers compatriotes ni les autres qui ne peuvent pas dire: "on ne sait pas comment on fait."

Depuis Napoléon, les animaux sont des meubles. 

Et ils vont peut-être devenir...Lisez la suite. Et vous répondrez à la question: est-ce une Révolution ou de la poudre aux yeux?  

Le Dr. Nouet de la ligue des droits des anipaux

est content. mais il admet qu'il faut aller

plus loin.

 

 

> http://www.lefigaro.fr/france/20050511.FIG0177.html
>
> LÉGISLATION Dominique Perben a annoncé qu'il allait accéder aux voeux de
> l'Union européenne et des amis des bêtes
> Le Code civil va reconnaître un statut aux animaux
>
> Laurence de Charette
> [11 mai 2005]
>
> Les animaux ne sont pas des «objets». Le Code civil leur reconnaîtra bientôt
> des droits. Dominique Perben a annoncé hier son intention de répondre à
> l'une des revendications formulées depuis des années par les défenseurs des
> animaux. Le ministre de la Justice avait confié à Suzanne Antoine,
> magistrate honoraire proche des milieux de la protection animale, la
> rédaction d'un rapport sur «le régime juridique de l'animal» qui lui a été
> remis hier.
>
> Le Code hérité de Napoléon n'envisage en effet les bêtes que sous l'angle
> «utilitaire» : dans une France essentiellement rurale, les animaux étaient
> surtout une force agricole. L'article 524 du Code civil mentionne néanmoins
> les pigeons des colombiers ou les lapins à titre d'«immeubles par
> destination». Mais aujourd'hui, plus de 16 millions de Français détiennent
> des animaux de compagnie. Selon certains penseurs, la défense de cause
> animale serait même l'un des enjeux philosophiques majeurs du siècle.
>
> Les animaux ne se résument pas à des biens capables de se mouvoir
> d'eux-mêmes, comme l'ont longtemps estimé les juristes. Ils sont doués de
> «sensibilité», selon la définition moderne du Larousse. Même le traité
> constitutionnel européen, sur lequel les Français doivent se prononcer le 29
> mai, stipule que l'Union et les Etats membres doivent tenir «pleinement
> compte des exigences du bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles»
> (article 321). L'Europe est bien le moteur d'avancées inattendues. Le traité
> d'Amsterdam affirmait déjà le respect du «bien-être» de l'animal. Plusieurs
> pays européens ont déjà modifié leur législation pour en tenir compte.
>
> «Cela n'a pas été simple de faire admettre à tout le monde qu'un chien n'est
> pas comme une table...», ironise l'auteur du rapport. Une première tentative
> avait eu lieu en 1999 - un texte aussi clair que de la «bouillie pour les
> chats», assène la magistrate.
Le rapport propose deux solutions. L'une a la
> préférence des protecteurs des animaux : il s'agirait de créer dans le Code
> civil, entre les personnes et les biens, une troisième catégorie à part pour
> les animaux.

L'autre proposition, moins ambitieuse, a toutefois emporté
> l'adhésion du ministre de la Justice : les bêtes resteront rangées dans la
> catégorie des biens, mais leur particularité sera reconnue.

Pour Dominique
> Perben, il n'était pas envisageable de soumettre les animaux - et notamment
> le droit de la vente - à un régime autre que celui des biens. Mais leur
> protection sera mieux garantie puisqu'ils ne seront plus assimilés à de
> simples meubles ou immeubles.
>
> Le droit rural et le droit pénal avaient déjà franchi ce pas. Le premier
> indique depuis plusieurs années que «tout animal est un être sensible et
> doit en conséquence être traité comme tel». Le second réprime sévèrement les
> sévices et actes de cruauté envers les animaux ; les expérimentations
> animales faisaient, elles, l'objet d'une législation spécifique. La loi
> Perben II a même consacré un article spécifique aux sévices sexuels envers
> les animaux.
>
> La modification annoncée du Code civil ne changera donc pas immédiatement le
> quotidien des amis des hommes. Mais, symboliquement, elle répond aux
> attentes des associations, qui entendent aussi faire de ce texte un tremplin
> pour des revendications ultérieures.
>
> En complément
>
> La justice donne déjà des armes aux défenseurs des bêtes
>
>
http://www.lefigaro.fr/france/20050511.FIG0175.html
>
> L. C.
> [11 mai 2005]
>
> Les conflits liés à la garde d'un animal domestique après le divorce d'un
> couple ne sont pas si rares. Au point qu'une jurisprudence s'est déjà
> établie sur la question : nombre de juges proposent aux ex-conjoints des
> solutions de gardes alternées ou de droits de visite calqués sur la garde
> des enfants.
>
> Cette attitude constitue déjà, de la part de la justice, une forme de
> reconnaissance de la spécificité des animaux. Si le toutou ou le chaton
> chéris de la maison n'étaient envisagés que comme des «choses», il suffirait
> de produire une facture pour être reconnu comme l'unique propriétaire de la
> bête. Or, à travers la question de la garde, la justice reconnaît
> l'attachement particulier qui peut exister entre un homme et un animal. De
> même, dans des cas d'accidents mortels, les propriétaires d'animaux
> domestiques ont déjà pu bénéficier d'une indemnisation au titre du
> «préjudice moral» - encore une façon d'admettre qu'un animal n'est pas tout
> à fait un bien comme les autres.
>
>
La loi pénale sanctionne également les mauvais traitements faits aux animaux
> même si, en pratique, nombre de ceux-ci - comme les abandons - sont classés
> sans suite.
Mais les militants de la cause animale comptent bien se servir
> de la modification annoncée du Code civil comme d'une base juridique pour
> conquérir d'autre avancées. Si l'animal n'est plus une chose, il faudra bien
> lui reconnaître certains droits, se réjouissent-ils.
>
> Actuellement, par exemple, rien n'oblige le propriétaire d'un animal à le
> soigner correctement. Or les soins vétérinaires coûtent cher et ne sont pris
> en charge par aucun système social - seules quelques assurances privées se
> sont placées sur ce marché. Certains voudraient qu'un droit à la vie puisse
> être reconnu, notamment pour les chiens et les chats.
>
> Autre exemple : «Il y a quelques années, raconte Jean-Claude Nouet,
> président de la fondation pour les droits de l'animal, la SNCF a été relaxée
> dans une sordide histoire de mort de chevaux, au motif que son règlement
> précisait que les «marchandises» ne devaient pas être laissées sans
> surveillance. A l'avenir, un animal pourra-t-il encore être qualifié de
> marchandise ? Je crois que non.»
>
> Dans le collimateur des associations de défense des animaux, encore, les
> combats de coq, qui pourraient être attaqués en justice, tout comme les
> corridas.

************************************************************

Comme vous le voyez le progrès de tout ce patakès est assez mince!

Certes, ils ne seront plus de meubles, mais des biens. bon.

Un meuble gavé, ça souffre pas! mais un "bien" gavé, hein???

Pas de quoi pavoiser. C'est ahurissant de croire que ce changement minable va les aider...Les associations sont optimistes car elles sont dans les mauvaises nouvelles depui si longtemps que la faim des bonnes leur donne des mirages.

Les associations ont donc encore du pain sur la planche:

Ils devraient faire en sorte qu'on les reconnaisse, comme les bébés, c'est à dire comme des PERSONNES. Mais le sondage du 12 mais a donné ceci: 54%pour une sortie du statut des meubles mais tout de même 44% contre le fait qu'on dise que les animaux sont des personnes, ce qui veut dire des subjectivités qui vivent leurs vies de leurs fenêtres.

Ainsi, on préfère dire qu'ils ne sont...PERSONNE!

Mais si il a fallu près de 200 ans pour avoir l'espoir de passer du statut de meubles à celui de biens... Combien pour arriver à celui de personnes???

Les paris sont ouverts et le prix sera celui que l'humanité gagnera: devenir enfin vivable pour elle et les autres!

Mais comme vous le voyez, c'est pas demain la veille.

Cependant, cher lecteur, cela ne dépend que de nous. Il faut changer soi-même pour changer les mentalités. Vous avez dit changer? Mais vous nous agressez...

 

Un autre problème: celui des animaux sauvages. J'ai reçu ça qui donne la tonalité du sort des animaux sauvages:

" http://www.antichasse.com/mailings_new/faune sensible.htm
       Rassemblement Anti Chasse 

      La faune n'est-elle  donc pas sensible à la souffrance ?
    
    
      Un texte de loi est proposé pour enfin  reconnaître les animaux domestiques comme des êtres vivants, donc à protéger de certaines violences. Jusqu'ici, ils n'étaient, selon la loi, que des objets, biens meubles. Certes des associations et une partie de la population avaient déjà intégré ce concept de respect envers eux.

      Mais.. les animaux sauvages ne sont toujours pas protégés des violences, malgré  une demande dans la Déclaration des Droits de l'Animal Pourquoi cette partialité ?  Les animaux domestiques sont pris en compte dans le code rural tandis que  les animaux sauvages le sont dans celui de l'environnement.

      La France  permet, en toute impunité, aux chasseurs à courre de brutaliser, de torturer les cerfs poussés jusqu'à épuisement ; ils sont achevés à coups de dague, mais dans une grande violence. Certains sont mis à mort dans des étangs, assommés, noyés par plusieurs hommes s'acharnant sur eux.

      Dans certaines régions, les chasses à courre, plus rares, sont des fêtes : musique, messe et  l'animal n'est pas achevé ce qui n'est généralement pas plus heureux pour lui. Le sanglier, le chevreuil, le renard mourra d'essoufflement le lendemain ou parce qu'il est en partie déchiqueté par les chiens.

      N'oublions pas le piégeage, l'enfumage, le déterrage.. C'est permis !  Des hommes avides de violence peuvent encore s'en donner à cour joie dans ce pays !

      Nous luttons pour l'abolition de la chasse à courre dans un premier temps, puis pour l'abolition de toutes les pratiques cynégétiques."

 

les  animaux domestiques, plus proches de nous, plus nous, encore Narcisse!ont droit à un statut de sensibles. Mais leur sort est-il plus enviable, eux qui vivent dans des conditions effroyables pour vous servir, m'sieurs dames?

 

voici la lectuire de ce projet par Libé:

Législation. Vers un nouveau statut pour les bêtes : «bien sensible».
«Tous les animaux naissent libres et égaux...»
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Par Brigitte VITAL-DURAND
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vendredi 27 mai 2005 (Liberation - 06:00)
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les animaux vont-ils bénéficier d'un statut juridique bien à eux ? Cette importante question, qui touche à la philosophie du droit civil et à la «dignité animale», est en train de trouver une réponse positive. Après deux cents ans de relégation au royaume des simples biens appartenant à l'homme, chiens, chats, chevaux, vaches et tous animaux domestiques, d'élevage, de cirque et de laboratoire sont en train d'accéder à un stade supérieur : celui du «bien sensible». Des juristes sont en train de réfléchir à la création d'une classification nouvelle qui serait placée juste au-dessous de la zone humaine. Mais désormais distincte du monde des choses.

L'affaire remonte au 4 mars 2004. Les grandes associations de défense des animaux reçues à Matignon demandent alors à Jean-Pierre Raffarin de «mettre à l'étude un statut juridique de l'animal conforme à ses caractéristiques d'être vivant et sensible». En juin 2004, le garde des Sceaux confie une mission de réflexion à Suzanne Antoine, présidente de chambre honoraire à la cour d'appel de Paris, et trésorière de la Ligue française des droits de l'animal.

Cette militante dévouée à la cause animale a présenté à la mi-mai le résultat de ses réflexions à la chancellerie. Dominique Perben lui-même se montre favorable à une réforme de la «conception même de l'animal en droit civil». «Ça fait dix ans que je tourne autour du problème ! Il était temps», soupire Suzanne Antoine qui a consulté toutes les associations, ainsi que d'éminents juristes comme Jean-Marie Coulon, premier président honoraire de la cour d'appel de Paris et également ardent défenseur des animaux.

Les rédacteurs du Code civil avaient conçu, en 1804, deux grandes catégories pour définir le patrimoine : les «biens meubles», qui recouvrent tout ce que l'on peut bouger (tables, chaises, bijoux, et, symboliquement, actions, obligations, etc.) et les «biens immeubles» (maisons, jardins, bois, terres, etc.). Les rédacteurs avaient classé les animaux appartenant aux hommes dans la première catégorie, la faune sauvage qui n'appartient à personne relevant du code de l'environnement.

Deux siècles ont passé. La pensée zoophile est en constante évolution : la sensibilité à la cause animale ne cesse de croître (les Français vivent avec environ 18 millions de chiens et chats, qu'ils traitent parfois comme leurs propres enfants). La science a démontré que certaines bêtes, comme le chimpanzé, partagent jusqu'à 99,5 % de gènes en commun avec l'homme. Dans son rapport, Suzanne Antoine note qu'une philosophe italienne, Paola Cavalieri, souhaite voir élaborer pour ces grands singes des «droits semblables à ceux des êtres humains». Sans aller si loin, la réforme à venir se contentera de «déréifier» l'animal, en créant donc une troisième catégorie de bien, le novateur «bien sensible».

Grand pas en avant pour la France, mais il faut savoir que la Grande-Bretagne ­ qui n'a pas de Code civil ­ envisage d'instaurer un «véritable statut juridique de l'animal domestique», et l'Autriche s'apprête à inclure le «bien-être» animal dans les objectifs de sa Constitution.

 

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le film"Man to man" ... et les vaches sont bien gardées!

10 Mai 2005, 22:00pm

Publié par benchetrit

Le fim "Man to man":Toujours la même chose: lorsque les hommes montrent qu'ils ne sont pas des bêtes, tout le monde applaudit. Et bien moi, encore non!

 

Les bêtes montrées dans des zoos sont autant dignes de vous scandaliser que les hommes dans la même situation ou alors vous êtes vous-mêmes un drôle de barbare, ce me semble...car il n'est pas plus normal de maltraiter un homme en état de faiblesse que de maltraiter une bête qui est par définition face à l'humain dans la même situation de vulnérabilité.

 

A moins de se baser sur la norme imposée par le discours courant...disque qui attire l'homme dans le trou noir de la pulsion de mort.Alors, quelles motivations pour aimer ce (plutôt beau) film?

Vous avez dit humaniste? Comme c'est humain..

 

 

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Le célèbre blog (enfin, bientôt!)est le seul à proposer une révolution idéologique: La libération des animaux sera celle qui libèrera les hommes.Enfin un idéal pour la jeunesse!...

9 Mai 2005, 22:00pm

Publié par josette benchetrit

Il y a des blogs plus célèbres mais je ne suis pas là depuis plus d'un mois!

 

 

De même  qu'il n' y a pas de nature humaine, comme le disait Lacan, il n'y a rien de normal dans l'ordre actuel des choses qui consiste à donner comme "naturel" la place que l'homme se donne sur les êtres qui ont moins de force que lui. Force dont l'origine n'est pas tant à élucider qu'à constater : l'homme est structurellement en position de pouvoir sur les autres.

Et son pouvoir est non restreint par manque de cette nécessité de sécurité vitale d'où naissent les lois où chacun trouve sa protection en limitant ce que pourrait lui faire son voisin...

Donc  son pouvoir est démesuré, car rien ne s'y oppose…sinon la morale, ou plus précisément l'éthique en tant que morale non relative aux mœurs du pays ou du moment.

Or, avec les (autres) animaux, la boussole morale semble en hésitation. Où est le nord du bien? semble-t-elle dire. L'éthique, elle sait bien mais les morales locales, non. D'où la perplexité de certains ou la certitude pour la plupart que ce qui est mal est bien, du moment que ça fait du bien à l'espèce élue des Dieux, adorée de la Nature( cf. L'homme érotomane patient du Dr. Can dans ma nouvelle.) et surtout narcissiquement en accord avec elle-même, puisqu'elle s'aime.

 

 

 

Bien-sûr, vous devez être étonné de ma façon d'aborder ce sujet. Je ne me contente pas d'un microscope, mais il me faut un télescope. Ce qui signifie ceci: le rapport aux animaux de chacun passe par l' attitude globale de l'espèce humaine avec les autres espèces animales.

Bien-sûr, vous devez être étonné de ma façon d'aborder ce sujet. Je ne me contente pas d'un microscope, mais il me faut un télescope. Ce qui signifie ceci: le rapport aux animaux de chacun passe par l' attitude globale de l'espèce humaine avec les autres espèces animales.

 

Et je vais encore plus loin : cette attitude est la base de l'espèce en question.

Et encore plus avant : j'y trouve la clé du handicape humain que l'on nomme barbarie.

Je pars d'une révolte contre les terribles sévices dont sont victimes les bêtes, en passant par un effarement quant à l'autisme humain qui croit qu'on peut bâtir un édifice sans ce préoccuper de ses fondations.

Ce qui signifie qu'il est fou qu'on puisse considérer comme normal de parler de la barbarie humaine sans aborder celle qui s'exerce en continu avec les bêtes. Autant parler d'un psychopathe sans aborder ses crimes. Ou encore de la barbarie nazie sans aborder ce qui s'est passé dans les camps !

Ce qui implique que cette façon tronquée de considérer le plus grave problème des hommes est parfaitement stérile.

C'est proprement ahurissant, non? je sais que les révisionnistes s'essaient à ce genre de sport. Mais avec les bêtes, c'est la majorité des hommes qui exercent leurs nombreux "droits" dont celui de nier ce qu'ils font, et ce qu'ils sont, et ce, depuis un peu trop longtemps. Là, on peut le dire: ça suffit. "Au fond de l'homme, cela".

On ne peut continuer à croire que le devoir de mémoire sans le devoir de penser aboutisse à ce "plus jamais ça" tant espéré.

Je sais que vous attendiez un texte sur le rapport de certains individus aux bêtes, les "de compagnie" de préférence. Ou un beau texte sur le vertige qui prend les hommes devant la nature et les mystérieuses bêtes qui les guettent… ou encore l'admiration devant les prouesses absolument scotchantes de certains animaux, ou une études de cas et une théorisation des phobies d'animaux etc.

Je vous rassure:  ça, je sais faire. Je suis psy pour enfants depuis des lustres et je pourrais un jour me faire mousser toit en redorant le blason de la psychanalyse en vous montrant que l'on peut guérir de ces dernières sans en passer par les comportementalistes à la gomme! Gomme est le bon mot pour ceux qui effacent l'essentiel.

Ou encore vous espériez découvrir comment on dresse un chien ou comment se guérir de ses angoisses avec son animal familier ?

Ou "la place" de l'animal dans la famille? Ne comptez pas sur moi pour vous dire que celui-ci doit rester à sa place car je suis là pour faire ressortir ce qui se cache derrière cette expression pour le moins suspecte de mépris…

Ou des thèmes comme : le dauphin et l'autisme. Ou encore des poncifs  du genre : les gens qui aiment les chats sont plus indépendants que ceux qui aiment les chiens. etc.

Pourtant, ça me distrairait mais je juge que c'est un peu réac. Comme quand en mai 68, on nous disait que la révolution que nous tentions était un problème d'adolescence, propre à l'âge où on remet ce qui s'est passé en fin d'Œdipe, quand on tue le père. Il y eut des psy, signant André Stéphane, qui firent un livre pour nous parler de ça. Moi, je crois qu'ils sont passés à côté de ce qui était en jeu: le dévoilement du réel…

La capacité soudaine de voir la radiographie de la société des hommes et la possibilité de réveil du sommeil hypnotique où nous plonge ordinairement l'idéologie dominante. Sommeil de la pensée, s'entend.

Comme dans une analyse, mais en grand, à l'échelle sociale…

C'est ce que je vous propose aujourd'hui, au sujet de notre être au monde. Se regarder avec les yeux d'un Autre absolu, comme le ferait un extraterrestre. Et enfin conclure que la seule issue conforme à la maturation de l'espèce et DONC à l'éthique, c'est le cgangement. Vous verrez que c'est rien moins que d'attendre d'un tyran qu'il arrête de tyranniser.

Une gageure, avec moins de chance de gagner que de toucher le gros lot du loto.


Aussi ici, on ne fait pas de la psychologie pour magazines. On prévoit la révolution des esprits. Nuance et de taille, je vous l'accorde. Alors, ne m'en veuillez pas trop si je ne réponds pas à votre attente. Ici, c'est encore mieux que tout ça: on cherche à soigner la barbarie des hommes envers les hommes et les bêtes. Alors, de quoi vous plaignez-vous?

 

 

 

C'est quand même plus important, non?

 

 

 

 

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clés pour la psychanalyse

6 Mai 2005, 22:00pm

Publié par benchetrit

Clés pour comprendre la psychanalyse.



Le plus important: la psychanalyse vous permet de découvrir ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur vous-mêmes sans pouvoir vous l'avouer.




En général, pour accepter de se connaître tel que l'on est, donc moins glorieux que le moi le laisse apparaître, il faut un moteur: Et ce qui dit:"Moteur", c'est la souffrance lorsqu'elle devient insupportable et qui se transforme en demande d'analyse, en appel au secours.

En l'absence de cette douleur de l'âme et parfois du corps, les deux formant un tout, le sujet s'aime tel qu'il est et tel qu'il veut apparaître aux autres, si tout va bien. Et là, même dans le cas où visiblement il a quelque chose qui cloche, s'il ne s'en rend pas compte et surtout si il s'en accomode, rien ne le fera entreprendre de demarche d'analyse.

Il y a des chances alors que si on le conteste, si on lui tend une image peu amène, moins conforme à son moi idéal, il ronge son frein et vous considère comme un ennemi, paranoïa constitutive de la personnalité oblige..



Pour son confort, le moi veut rêver qu'il est meilleur qu'il ne l'est, ce qui ne l'empêche pas d'agir mal. L'homme, vous le voyez ici, adore nuire en toute impunité, et à l'abri des regards.

Et quand il nuit aux bêtes, tout est si bien brouillé par les divers mécanismes de défense dont il dispose personnellement mais aussi socialement, culturellement et même humainement que le regard ne voit pas l'évidence. C'est ainsi que le scandale reste ignoré des hommes.






Pb technique: lire plutôt "clés sur la psychanalyse" plus loin. Merci.

Help!

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La défense des animaux, c'est la défense de la civilisation

3 Mai 2005, 22:00pm

Publié par benchetrit

 

 

 

Je le redis ici: ce blog se place sous le signe du courage: pour celui qui l'écrit mais aussi celui qui  prend la peine de le lire. Entrer dans cet univers fait de révélations nouvelles sur soi, ce n'est pas facile.

 

 

De toutes les actions généreuses en faveur des faibles, regroupées sous le sigle d'humanitaires dont la philanthropie est majoritaire, l'une d'elle,   la défense des animaux, a une place à part.

Non pas seulement parce qu'elle s'occupe de défendre des non-hommes, mais parce que, contrairement aux humains en souffrance, c'est la totalité des (autres) animaux qui sont en position de lésés, y compris les plus heureux, du simple fait de la présence des Homos Sapiens Sapiens.

Ce qui est logique puisqu'ils sont pour ceux-ci des objet a de complétude, en trop ou en pas assez, bouche- trous de la jouissance illicite préoedipienne des hommes régressés.

S'ils  sont sauvages, leurs environnements sont pollués, déformés, parfois anéantis, détruits par action directe ou indirecte, dont le symbole est cet ours perdu au milieu de l' Océan Antarctique sur un glaçon en train de fondre, ce qui reste de sa maison, son refuge, sa chance de survie...sa banquise. Un ours n'étant pas un poisson( garanti!), il va se noyer si il ne peut pas rejoindre un  asile pas trop loin.

 

De plus, les risques qu'on les emprisonne pour les dresser, et les montrer à des amateurs de cirques sans scrupules ni pensée, ou les mettre dans des zoos, le tout servant à former la jeunesse à l'abus de pouvoir sur les faibles sont grands. C'est fait pour éduquer les enfants à devenir de parfaits abuseurs de faibles .

Les animaux sauvages sont également chassés pour les manger, et/ou les vendre en trophées ou autres insanités pour touristes frimeurs et décérébrés.  On  les dépossède de leurs lieux de vie ainsi que de leurs sources de nourriture.

Quant aux animaux domestiques, ils sont entièrement privés de leur libre arbitre et en général du mode de vie inhérent à leurs espèces. Leurs besoins sont niés, leur subjectivité ignorée si ce n'est moquée, déniée, et on les compte en tonnes ou en tête de bétail.  On les compte car ils ne comptent pas.

La maltraitance est la règle pour eux. De rares exceptions, dans des contextes historico-géographiques précis et vraiment minoritaires sont observables. Mais même eux ne vivent pas conformément aux nécessités de leurs espèces.

C'est ce qui donne au champ de la défense des (autres) animaux une étendue impressionnante, une variété qui l'est tout autant, car non seulement toutes les populations animales sont dans ce champ, mais nous sommes là dans une zone de non-droit.

Ce qui a une conséquence importante : toutes les perversions humaines sont convoquées. Chacune correspond aux diverses pulsions partielles qui, chez l'homme remplacent les instincts. Et lorsque ces pulsions se satisfont dans une zone de non-droit, elles perdent leurs limitations civilisées pour faire régresser le sujet au stade où elles sont libres, et particulièrement mortifères.

C'est en cela que l'action pour la défense des animaux est en même temps le meilleur service à rendre à  la civilisation.

Ce qui ne l'empêche pas d'être combattue avec les armes habituellement de la dérision mais aussi avec violence.

Les barbares qui sont heureux de trouver en temps normal de quoi anéantir la civilisation par leur jouissance ne sont pas fous. Ils savent que les défenseurs des bêtes sont leurs pires ennemis.

C'est pour cela qu'ils les font taire avec d'abord patience et gentillesse, ironie et ensuite agacement, puis, violence.

 

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