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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #barbarie-symptome et psychanalyse

Du ratisme (phobie des rats) au racisme. Vivre avec les rats? Pauvres bêtes.

23 Juin 2013, 14:46pm

Publié par Jo Benchetrit

http://static.ladepeche.fr/content/media/image/zoom/2008/10/21/200810211223.jpg

 

Pourquoi ne m'aimez-vous  donc pas, moi qui  suis hyper discret, moi qui nettoie les tuyaux de vos égouts* qui seraient bouchés sans moi, le  rat , votre intouchable, celui qui ne vous touche pas, celui dont la souffrance infinie ne vous empêche pas de dormir, elle pourtant provoquée par vos poisons et pièges aussi divers qu'est grande l'imagination du Malin au service de qui vous pourriez être s'il existait?  Et last not least,  moi qui suis un rempart contre la  peste?  Je vous suis UTILE, voire indispensable. Pourtant, vous me dites de trop. Je n'ai pas de permis de vivre, selon vous.  Si je peux avoir des maladies, c'est de la faute à qui? A quoi? Ben évidemment à la persécution exercée par vous, qui nous forcez à nous cacher dans ces lieux immondes  des égouts.  Mais même là, vous venez nous traquer. Alors nous passons notre vie dans la clandestinité, courant comme des rats...comme des dératés.

Oui, pauvres rats, n'est-ce pas?


Et pensez aussi à votre déchéance si jamais on part de l'idée que le "genre humain" dont vous avez plein la bouche est tombé bien plus bas que vos égouts. Jugez de vous à la lumière de vos abus sur nous, les rats, et aussi sur les autres bêtes. Pauvres bêtes! Ha oui! vous pouvez nous plaindre. La vie ne nous sourit pas à nous, les rats et nos cousines souris. Surtout quand vous nous haïssez? Non,  surtout quand vous  nous utilisez en toute impunité, dans vos labos. Avez-vous vu  des manifs contre la vivisection des rongeurs? Pas encore. Certains amis des bêtes sortent plus facilement  pour les chiens, les chats, leurs frères les singes, mais pas pour nous, les rats, les trahis. 
Mais ça vous retombe dessus. A chaque fois, en effet, qu’on traite quelqu'un  de rat, on finit par se donner le droit de le  tuer (cf ratonnades) Si ni la haine des rats, ni aucun  autre specisme  n’existait,  le monde ne serait peut être pas ce qu'il est. Aussi, soyez vous-mêmes, ne croyez plus que les rats sont des êtres malfaisants et méprisables. Ne succombez plus à ce qui vous habite dès l'enfance et prend la place de votre cerveau, l'Autre qui vous dicte qui aimer et qui haïr, l'Autre, ce bain de  langage qui vous empêche de penser par vous-mêmes. Soyez vous-mêmes, devenez un autre.   Et si vous...excusez moi le gros mot...et si...j'ose à peine le dire...vous deveniez...Ouille, ne sortez pas votre balai pour m'écraser...Et si...vous...deveniez...
BONS
Oui, BONS...ou pire encore à vos yeux, si vous deveniez des êtres avec un sens moral plus développé que votre immense compassion pour vous-même? Si enfin, vous étiez ce que vous revendiquez pour vous, à savoir justes?

 

Mais revenons à notre ratitude ratiboisée par votre ingratitude. 


Étrangement, le rat, ce petit rongeur, ma foi,  inoffensif dans la grande majorité des cas, est l'objet de la haine universelle des hommes(pas inoffensif, eux). Au point que l'on visite une curiosité, un monastère en Inde comme l'exception insolite où on retrouvent de ces rongeurs en place d'amis des hommes. C'est le Temple de Karni Mata ou des Rats Sacrés. Mais si on y vénère les rats c'est parce qu'on croit y voir  ...la resurrection, la réincarnation de  jeunes (humains, evidemment) morts aimés.  L'anthropocentrisme ne quitte jamais l'homme! Ha! Narcisse, l'incurable!

"http://inde.aujourdhuilemonde.com/le-temple-de-karni-mata-ou-temple-des-rats-sacres

 "Les prêtres de Karni Mata racontent volontiers que le temple fut le seul lieu à être épargné par l'épidémie de peste bubonique qui s'abattit sur l'Inde entière en 1927."   Les rats n'y ont pas peur, donc ne sont pas obligés se cacher dans les lieux souillés des égouts ce qui les rend chez nous dégoutants.  Et depuis 500 ans, la dévotion à l'égard des rongeurs n'a pas faibli  : des centaines de milliers d'hindous viennent se recueillir dans le temple chaque année.  


Leur poil est brillant, ce sont de très jolies bêtes. "Si chose aimée est toujours belle, si la beauté est eternelle, on ne saurait que bien aimer." Ronsard.


 

Sinon, pour eux , PARTOUT AILLEURS DANS LE MONDE OÙ IL Y A DES HOMMES, c'est la mort qui leur est reservée. L'objet de votre phobie non seulement n'est pas fautif, mais il n'a pas à endurer les effets délétères de vos névroses.

 

Sagesse du rat! En effet, le symptôme, c'est un déplacement, et ce n'est pas des rats dont nous avons horreur, mais d'autre chose qui nous concerne, nous,humains pollueurs, crevant  sous sous nos dechets...envers les autres animaux que notre Altesse reine du Monde transformé par ses soins en immonde, tient sous son joug.


 

Pourles animateurs de vivre avec les bêtes, je suggere une emissiojn à eux consacrés.

Merci, Allain d’avoir fait écouter sa voix de rat noir, surmulot est sa désignation aussi. A présent, il nous faudrait le donner à entendre en tant que sujet et non plus en tant qu’objet « a » . Car comme le disait Lacan, c’est l’être du rat qu’on hait, c’est l’être haï, entendu comme être trahi symbole de la trahison des animaux par les hommes, renégats de l'animalité, convertis à la religion où Dieu est homme.
       
Mais les rats, ils n'y sont pour rien dans nos délires! Comme dans toute phobie, d'ailleurs. le rat est vu comme un déchet, un objet a (à jeter comme immonde, l’autre monde, celui du desordre, du sans limite). Mais n’est-ce pas là une   projection car c'est bien nous qui créons l’immonde?

Merci à vous 2, Allain et Elisabeth, car vous faites beaucoup pour cette révolution de l'homme vers sa bonté. Un autre regard est nécessaire. Vous y contribuez avec talent, et même génie. La tâche n'est pas aisée.

Continuons avec vous notre travail pour faire apparaître le scandale de l’impossibilité de la cohabitation entre bêtes et nous, identifiés au signifiant   " genre    humain", identification vantée par vous, Elisabeth, comme quasiment un propre de l’homme, mais qui devrait se souvenir qu’il a bien trop souvent mauvais genre. Après je crois que cette pretendue priorité ne peut se fonder que de maniere metaphysique, dont est la religion, y compris celle, athée,  de l'homme-Dieu, mais c'est aussi un autre debat.
 
 


 Car là, on est au coeur de ce que nous nommons specisme, avec le ratisme qui est donc une repugnance phobique forcenée envers une espece designée, mais se retrouve aussi envers un groupe humain haï  et consideré comme sous-homme. C’est pourquoi le ratisme est la base du racisme.  De fait,  le rat, objet "a"  est l’être haï par excellence, par essence. Le rat a un autre nom, même pour les amis des animaux, il est le tabou ultime de la PA, Il est « l’indéfendable » ...Pour l’instant. Le spécisme cache une haine de la pulsion, mais c’est une autre affaire, celle du paradoxe du rejet de l’animalité perçue comme pulsionnel libre des limites civilisatrices, alors que cest aussi laprte ouverte au pulsionnel le plus debridé...des hommes! Car ça permet l’exercice de notre ça sans les limites imposées envers les autres hommes.


http://francaisdefrance.files.wordpress.com/2012/01/rats1.jpg 

N'est-il pas craquant?

 

Que serions-nous sans la legitimisation des abus envers les animaux au nom de la notion métaphysique et ridiculeusement pretentieuse
d’ une humanité prioritaire quoiqu’elle fasse, et qui donne en particulier la haine
de l' espèce ratière? Que serait donc l'homme sans ce qui le structure comme il est, c'est à dire la possibilité de se donner des droits inhumains sur ce qui n'est pas homme? Serait-il encore celui  qui réifie l’autre humain lorsqu'il est considéré comme non homme,

sans   ce Sésame de la déshumanisation des groupes à haïr? On n’aurait peut être pas les mêmes effets
sur les abus et agressions diverses entre humains qui, en miroir, se donnent réciproquement des noms d’oiseaux pour lever le tabou du meurtre.
Si un animal est ce  sur quoi on a tous les droits, il faut et il suffit de voir en l’autre homme un animal pour le juger indigne d’ être epargné de nos pulsions non castrées. C'est ça, le  spécisme. Je sais bien qu’Elisabeth de Fontenay étrangement  se proclame spéciste...

Mais l’est-elle? Peut-être encore un peu. On se raccroche à l'Autre comme on peut. La révolution anti-speciste a de quoi nous donner le vertige. Ne remet-elle pas en cause notre image de nous-mêmes, notre idéal du moi, c'est à dire nos parents et leurs certitudes héritées des leurs et léguées en toute innocence? Et ainsi, les fondements même de l'humanité?  Repenser tout, de A à Z, voilà les conséquences d'une telle révolution. Sortir des sentiers battus un peu, ça va, beaucoup, ça   commence à faire trop, mais passionnément? à la folie???A la folie...On se réfugie vite dans le "pas du tout, j'ai peur, maman". 







 

http://photoslol.com/wp-content/uploads/2011/09/rat_au_lit1.jpg

Leurs mains sont si "humaines"...Troublant, non?

Certains rats de compagnie échappent à la haine. C'est peut être un bon début. quoique je ne suis pas pour le commerce d'animaux, ni leur reproduction, car l'homme est un mauvais animal de compagnie. 

 

Conclusion:
 
Les rats ne menacent pas l'homme. Si ils peuvent véhiculer la peste  à cause de leurs puces, on peut leur filer des antipuces! On peut aussi les stériliser si on juge qu'il y en a trop pour des raisons sanitaires fondées et pas mensonges haineux. Mais sachez ceci: il faut au moins 2 rats pour chacun afin de ne pas attraper la peste , car alors, les puces malades seraient sur nous! 

Les voir autrement, ce serait nous élever nous-mêmes.

 

*lire ceci: http://www.bestioles.ca/rongeurs/rats.html (...)


"Cependant, le rat d'égout est utile à l'homme car sans lui, les égouts seraient souvent bloqués. Contrairement à ce que l'on peut penser, le rat est un animal très propre. Il passe plusieurs heures par jour à sa toilette, tout en vivant dans les ordures et les égouts." 

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Sujet du bac philo ES: "Interprète-t-on à défaut de connaître ? » !

22 Juin 2013, 15:47pm

Publié par Jo Benchetrit

sing-piq-Mail.jpeg

 

Réflexion d'un singe sur "Interprète-t-on à défaut de connaître ? " 

Il me semble certain que oui, fatalement.
Ensuite, si on a des éclaircissements...on réajuste si on est honnête et lucide. 
D’autres peuvent en rester sur leur interprétation première. Parano oblige.
"La paranoïa, c'est la personnalité." Lacan
Avec ça, on n'est pas sorti de l'auberge de la lecture des dits et non-dits des autres vécus comme malveillants.
 Ce qui debouche sur ce sujet  que je suggere au bac suivant: Est-ce que l'on ne s’empoisonne pas  la vie avec des choses qui n’en valent pas la peine?
C'est sûr que si, au lieu d'être parano, on était papillon, on ne se paierait pas ce luxe.
http://www.mallock.fr/wp-content/uploads/2012/08/Grand-Singe-Papillon.jpg

Le papillon pense que la vie est trop courte, que c’est marrant ce qu’il voit, 
mais qu’il peut pas s’attarder pour l’excursion, il doit se chercher en vitesse une mamillonne.  
Mais  est-ce qu’il pense que l’homme est le seul à penser qu’il pense???
Ça m’étonnerait qu’il puisse imaginer qu’une telle fatuité existe. 
 Les hommes au sens d’humains sont rares. La plupart ne pensent qu’à eux. Mais réfléchissent-ils?
Tout ça pour dire que l’homme ne pense pas autant qu’il le croit.
 ;)
Il interprète les capacités des animaux à sa sauce, sans chercher à les connaître, et, bien-sûr, en se donnant toujours le beau rôle.

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Toros martyrs, spanish bulldogs et toreros...une perversion de plus au goût des toreros

19 Juin 2013, 09:39am

Publié par Jo Benchetrit

dans la serie les atrocités continuent, les toros atatqués par des chiens dressés pour ça. Petite vicytoir contre un des sadiques.MAIs si minie...Enfin cest binquand même.

Chers amis,

 

 

Le scandale a éclaté il y a deux jours, quand le torero portugais très connu, João Moura Jr, a publié sur sa page Facebook des photos de Spanish bulldogs attaquant un taureau utilisé dans les corridas.

 

 

Les photos sont choquantes.

 

 

Ensuite Moura a été dénoncé aux autorités portugaises pour cette pratique illégale. La page Facebook a été supprimée. 

Les photos prises à partir de cette page restent toutefois pour la postérité sur Internet. Elles révèlent le monde souterrain de la tauromachie.

Pour les toreros la torture des taureaux et des chevaux dans une arène ne leur suffisent pas; comme tous les psychopathes ils se livrent à d'autres formes de crimes sur les animaux et en voici la preuve.

 

 

Quelle que soit la destination que vous choisissez pour vos vacances, éviter à tout prix les pays qui restent encore à l'époque médiévale comme le Portugal, la France, l'Espagne et certains pays latino-américains qui continuent à ignorer la plupart des personnes opposées à ces pratiques.

 


Pour les animaux        Maria Lopes (coordonnateur)                                                                          Mouvement international contre Corridas  

 

 
 
  .
From: Maria Lopes [mailto:marialopes@iwab.org
Sent: 14 June 2013 01:39

 

 

MOVIMENTO INTERNACIONAL ANTI-TOURADAS

INTERNATIONAL MOVEMENT AGAINST BULLFIGHTS

MOVIMIENTO INTERNACIONAL ANTITAURINO

MOUVEMENT INTERNATIONAL ANTI CORRIDAS

www.iwab.org

 

Dear Friends,

 

 

 

 

The scandal broke just two days ago when a very well known Portuguese bullfighter, João Moura Jr, published in his Facebook page photos of Spanish bulldogs attacking a bull used in bullfights.

 

 

The photos are shocking.

 

 

After Moura was denounced to the Portuguese Authorities for a practice that is illegal, the Facebook page was deleted. The photos taken from that page will however remain for posterity on the Internet. They reveal the underground world of bullfighting. For bullfighters it is not enough to torture bulls and horses in a bullring, but like all psychopaths they are compelled to indulge themselves in other forms of torturing animals and here is the proof.

 

 

Whichever destination you choose for your holiday, avoid at all costs countries that still remain in the Medieval Era like Portugal, France, Spain and some Latin American countries which continue to ignore the majority of their people opposed to these practices.

 

 

For the Animals
> Maria Lopes (Coordinator)
> International Movement Against Bullfights
www.iwab.org

 

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Bel article sur les Inrocks, à la sortie du livre: "les animaux ont ils des droits?"

19 Juin 2013, 05:49am

Publié par Jo Benchetrit

 

 

http://www.lesinrocks.com/2013/06/18/actualite/les-animaux-doivent-ils-avoir-plus-de-droits-11402165/

 

Allez sur leur site, vous pourrez y lire d'autres textes interessants comme celui ci:

Les animaux doivent-ils avoir plus de droits?


"Babe, le cochon devenu berger" de Chris Noonan

Outragés, brisés, martyrisés, et peut-être enfin libérés : les animaux doivent devenir des sujets de droit au même titre que les humains, estiment de plus en plus de chercheurs.

Le succès commercial, en 2011, du livre de l’Américain Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux ?, est un indice parmi d’autres : quelque chose de neuf se joue dans le rapport que les humains entretiennent avec les bêtes. Comme si, avant même de les manger (ou pas), on les prenait en considération pour les observer, d’égal à égal. Par-delà l’activisme militant de plus en plus vif des mouvements végétariens et vegans (végétaliens), notamment aux Etats-Unis, le regard – social, sensible, affectif, politique – change de perspective dès lors que s’immisce dans l’espace public la question des droits des animaux : un enjeu philosophique se pose avec une acuité inédite à l’échelle de l’histoire humaine, particulièrement en Occident.

“L’animal nous regarde. Et penser commence là”

Alors que la pensée occidentale est globalement restée étrangère à certaines traditions de pensée plus favorables aux animaux, elle s’ouvre en ce début de XXIe siècle à de nouvelles manières de définir une sorte de contrat moral entre les humains et les bêtes. “L’animal nous regarde. Et penser commence là”, écrivait déjà Jacques Derrida dans L’animal que donc je suis, sorti en 2006.

>> A lire aussi : “Faut-il manger les animaux?”: entretien avec Jonathan Safran Foer

La publication d’un essai important sur le sujet, Les animaux aussi ont des droits, illustre et confirme ce début de retournement culturel : la frontière entre les humains et les animaux s’érode de plus en plus. Au nom de quoi, de quel argument, de quelle conscience ahurie, serait-on conduit à définir un continuum moral entre les humains et les bêtes ? C’est précisément à ces questions que répondent dans cet ouvrage l’éthologue Boris Cyrulnik et deux philosophes majeurs sur le sujet, Elisabeth de Fontenay, auteur du très remarqué Le Silence des bêtes (1998), et l’Australien Peter Singer, penseur séminal de la question animale.

Mouvement de libération animale

De passage à Paris fin mai, Peter Singer, âgé de 67 ans, sait qu’il reste assez mal connu en France, alors que dans les pays anglo-saxons ses travaux sont largement commentés, analysés, voire critiqués (parfois sévèrement : dans la presse américaine, Singer fut qualifié d’homme “le plus dangereux du monde” à cause de la radicalité de ses positions). Spécialisé en bioéthique, professeur à Princeton, le philosophe est considéré comme le penseur le plus radical des droits des animaux. Fondateur du Mouvement de libération animale, il a découvert et fait découvrir l’éthique animale dès le début des années 70, suite à la prise de conscience des dérives de l’élevage industriel. Dès 1975, il publie son livre majeur, Animal Liberation, construit autour d’une question obsessionnelle : pourquoi les humains ne devraient-ils pas tenir compte des intérêts des animaux ?

Une énigme qui le conduit aussi à lancer aux Nations unies, en 1993, le Projet grands singes (Great Ape Project) et la déclaration Equality Beyond Humanity, réclamant que “la communauté des égaux inclut tous les grands singes” : êtres humains, chimpanzés, gorilles et orangs-outans. Pour lui, la libération animale est “un concept plus radical que la défense animale” puisqu’elle “questionne directement l’autorisation qu’on s’octroie d’user de la vie d’autres êtres vivants pour satisfaire nos besoins propres d’une façon qui inflige douleur et souffrance”.

“Rien de ce que nous faisons aux animaux ne constitue un péché”

Sa position éthique n’est pas seulement indexée sur une quelconque réaction émotionnelle, doloriste et culpabilisatrice face à la souffrance animale : elle se revendique proprement philosophique, ancrée dans une tradition de pensée forte dans les pays anglosaxons, l’utilitarisme, dont le maître fondateur Jeremy Bentham, avec John Stuart Mill, posait déjà au XVIIIe siècle le problème du droit des animaux en ces termes : “La question n’est pas : peuvent-ils raisonner ? peuvent-ils parler ? mais peuvent-ils souffrir ?” Si cette question semble avoir été évacuée de la conscience occidentale, surtout en France, c’est d’après lui à cause de “la tradition kantienne et cartésienne”, de la tradition culinaire évidemment très riche en plats de viande, mais aussi en partie à cause de l’influence pernicieuse du catholicisme qui affirma longtemps que “rien de ce que nous faisons aux animaux ne constitue un péché”.

Pour Singer, cette tradition intellectuelle composite pose les fondements d’un humanisme pour qui “les animaux ne comptent pas”, au regard de la spécificité du genre (génie) humain. Or “on continue de mettre de l’emphase sur la dignité humaine, sur la spécificité humaine, sur la différence entre l’Homme et le reste du monde vivant”, regrette-t-il. Le cadre de référence utilitariste, censé rechercher le bien maximum pour un maximum d’individus, conduit au contraire Singer à rejeter toute idée d’appartenance à une espèce : c’est son combat contre le “spécisme” (la hiérarchie des espèces) qui le rend subversif pour beaucoup, voire dingue pour d’autres. “De mon point de vue, tout le monde devrait être antispéciste et rejeter en bloc l’idée que l’on puisse prêter moins d’importance à un animal au prétexte qu’il n’appartient pas à notre espèce, une idée qui me paraît totalement irrecevable sur le plan éthique”, affirme-t-il. Même s’il précise qu’il est “absurde de prétendre que nous devons traiter les animaux de la même manière que les humains”, il pose comme préalable à toute action que “lorsque les animaux souffrent, nous devons prêter la même considération à leur souffrance qu’à la nôtre”.

“Il n’y a pas deux éthiques, l’une humaine, l’autre animale : il y a éthique ou il n’y a pas éthique.”

Par-delà ses apories, critiquées par de nombreux penseurs dits humanistes encore attachés aux frontières distinctes entre les êtres vivants, l’antispécisme de Singer influence de nombreuses réflexions actuelles, aux Etats-Unis (Tom Regan, Gary Francione) mais aussi en France (Florence Burgat, Françoise Armengaud, Georges Chapouthier…), en en prolongeant beaucoup d’autres plus anciennes (Jacques Derrida, Hans Jonas…). Celle d’Elisabeth de Fontenay, en particulier, qui insiste sur ce point : “Il n’y a pas deux éthiques, l’une humaine, l’autre animale : il y a éthique ou il n’y a pas éthique.” Aujourd’hui, dit-elle, il faut “déconstruire cette métaphysique tant spiritualiste que matérialiste du ‘propre de l’homme’ qui a conduit à opérer une coupure entre l’homme et l’animal”. Contre cette “arrogance” du propre de l’homme, dans la lignée directe de Peter Singer, la philosophe défend un nouvel humanisme, “un humanisme de l’autre vivant et qui prend en charge l’humanité des animaux mêmes, attentif à la passivité, à la vulnérabilité des vies nues et plus ou moins muettes”.

C’est donc à une rupture avec le rationalisme essentialiste de la philosophie classique que nous invitent Singer, Fontenay et Cyrulnik, pour qui “le souci de l’autre doit inclure désormais les animaux dans la sphère morale”, comme une conséquence de nos récentes connaissances en éthologie et en primatologie. Même les pieuvres sont capables d’apprentissage et d’attachement, rappelle Cyrulnik ; sans parler des porcs, dont on sait désormais qu’ils ont une vie émotionnelle riche et des capacités cognitives très développées, égales ou supérieures aux chiens et aux grands singes.

A ces motifs éthiques, Peter Singer mêle aussi des considérations d’ordre écologique et médical.

“L’une des manières de résoudre ou de réduire la menace du changement climatique serait de cesser de manger de la viande, en particulier celle des ruminants ; cette industrie constitue selon la FAO (Food and Agriculture Organization – ndlr) l’une des plus grandes contributions au réchauffement climatique, plus que tout le secteur des transports, avance-t-il. Le même raisonnement s’applique pour résoudre le problème de la famine ; la production de viande est très gaspilleuse de terre arable, plus de 70 % des terres agricoles disponibles sont consacrées au seul élevage des animaux dans le monde : cesser de manger de la viande permettrait de libérer la terre pour nourrir des millions de personnes à travers le monde en céréales, fruits et légumes. Donc ceux qui s’intéressent d’abord aux problèmes de l’humanité devraient au moins être végétariens pour ces raisons-là, quand bien même ils ne sont pas militants de la libération animale.”

Il y aurait peut-être aussi, d’après lui, moins de cancers des voies digestives, du côlon, du rectum, du sein, vu l’incidence probable des graisses animales sur les organismes humains – une corrélation qui reste à prouver.

La réflexion de Singer peut tenir à l’écart, par sa radicalité, des lecteurs “kantiens” ou simplement gourmets, rétifs à ce changement de paradigme au nom de leurs habitudes culturelles, de leurs goûts gastronomiques ou de leur histoire sociale. Cette volonté de rupture absolue sépare d’ailleurs Peter Singer d’Elisabeth de Fontenay qui reproche au radicalisme animaliste “la non-prise en compte de certaines traditions immémorialement ancrées dans le devenir des hommes” : “celle de la tradition culinaire, notamment, qui tourmente exemplairement Jonathan Safran Foer dans Faut-il manger les animaux ? quand il se souvient des plats que lui faisait sa grand-mère”.

Pour autant, le décentrement auquel Singer nous invite ouvre de nouveaux horizons politiques et existentiels. On peut supposer que ces questions vont même s’élargir dans les années à venir, comme elles irriguent déjà l’espace intellectuel dans le monde occidental, qui fait désormais de l’animal un sujet comme les autres. Les lignes du grand partage entre les êtres vivants se déstabilisent ; les bêtes viennent perturber la notion de droit et obligent à repenser les seuils et les catégories morales de notre vieille tradition humaniste.

Jean-Marie Durand

Les animaux aussi ont des droits par Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay, Peter Singer, entretiens réalisés par Karine Lou Matignon, avec la collaboration de David Rosane (Seuil), 268 pages, 18 €

le 18 juin 2013 à 14h50

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Aux chercheurs vivisecteurs par expérimentations sur animaux François Lachapelle.

16 Juin 2013, 13:45pm

Publié par Jo Benchetrit

La vivisection est illégitime, même si elle est légale.
Rajout du 17 juin: vous trouverez plus bas de belles lettres envoyées pour faire cesser le projet du petit dej au chien qui fume.Mon commentaire à cette interview de F.Lachapelle au journal de L'ile Maurice Le Mauricien, d'où sont exportés des singes destinés à ses abominations. Du paradis à l'enfer, quoi:
Votre terrain, selon vous, serait l'avancée de la connaissance. C’est vrai que c’est captivant, de savoir. C’est même une pulsion, que certains psychanalystes nomment la pulsion épistémologique. En fait, ça relève de la pulsion scopique qui est le désir de TOUT voir, le savoir visé est un ça-voir de voyeur. On sait bien que l’homme ne se civilise qu'en se donnant des limites, celles de l'égard dû aux autres êtres sensibles. Sinon, on agit comme des brutes aveugles, des gens comme Descartes et Malebranche qui donnaient des coups dans le ventre de chiennes de préférence gravides ! Comme des gamins sadiques...voilà votre modèle, le sadisme. Sauf qu’eux étaient soi-disant certains que « ça » ne souffrait pas, que c’était des réflexes du genre de portes qui grincent. Seuls des autistes peuvent avoir de telles hallucinations de l'autre!
Monsieur, je suis psychanalyste et je soutiens que l’éducation qui permet à un enfant pervers de naissance de devenir un être social, transmet que tout n'est pas possible, qu’il ne faut pas tout savoir. Au fond, c’est ce que disait Dieu quand il interdisait l'arbre de la connaissance à Adam et Eve, non ?
On ne doit pas tout savoir si un autre en est lésé. C'est le problème PLUS GENERAL de la jouissance.
On ne peut jouir de ce qui détruit l'autre, sinon on est un monstre. Interrogez vous sur vous, m. Lachapelle. Qui suis-je? Voilà la question que tout honnête homme devrait se poser.Qui suis-je et quelle trace vais je laisser sur terre, moi qui ai semé tant de malheur chez des innocents (ici, animaux, circonstance aggravante car on les torture au profit des autres, leurs bourreaux, parce qu'ils sont trop faibles pour se défendre!!!) Ai-je tous les droits sur ceux qui sont à ma merci? Qui suis-je, moi, sinon un barbare impitoyable? L’arbre de la connaissance est celui de la désolation si ne sait pas que la morale est essentielle à l’homme respectable.
Le jour de votre mort, comme le bourreau Claude Bernard, vous aurez peut être honte. je vous le souhaite avant, afin d'épargner des centaines d'animaux , vos pitoyables petites victimes que vous n'êtes pas capables de voir vous qui croyez vouloir TOUT voir, vous ne voyez pas l'essentiel, l'être vivant en face de vous, et encore moins, vous, le visage de la terreur dans les YEUX DE VOS VICTIMES.CAR VOUS IGNOREZ QU'ILS VOUS VOIENT. Et vous jugent, comme moi je le fais. Ce que vous voulez voir échappe à la notion de l'alter ego. Vous,les chercheurs, voulez voir ce qu'on ne peut pas voir. Lisez Freud sur le sujet de ce que nous voulons savoir (ça-voir). Selon lui, c 'est la connaissance impossible, celle de savoir comment nos parents nous ont fabriqués, celle de la "scène primitive". C'est là que réside le désir du chercheur. Si personne ne les borne, ils vont jusqu'au pire dont ils oublient d'avoir HONTE.

http://www.lemauricien.com/article/interview-lexperimentation-animale-mal-necessaire-declare-dr-francois-lachapelle

www.lemauricien.com
À l'invitation de la Cyno Breeders Association, qui regroupe tous les éleveurs mauriciens de singes, le Dr François Lachapelle, chef du Bureau d'Expérimentation à l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) en France, a animé cette semaine un symposium. suite sur leur site.
je transmets:
Dans le monde, on estime à environ 500 millions le nombre d’animaux tués chaque année dans les laboratoires de recherche mais il est très difficile de disposer de données précises. Ainsi que d’obtenir des films ou des images car tout se passe dans un climat de secret, dans des laboratoires fermés très difficiles d’accès. 60% des animaux sont utilisés pour la pharmacologie, le reste se répartissant comme suit :
- la recherche médicale (étude des maladies),
- les tests sur les cosmétiques,
- la recherche sur les maladies psychiques,
- la recherche militaire et l’enseignement.
Les tests de toxicité sont transversaux à toutes ces catégories (menés dans chacune d’entre elles) et représentent environ 75% de toutes les expériences sur animaux.
60% de ces expériences sont effectuées dans les laboratoires privés, 33% dans les écoles de médecine et les universités, le reste dans les organismes publics.
Les animaux sont amputés de leurs cordes vocales, empoisonnés, brûlés, aveuglés, affamés, mutilés, congelés, décérébrés, soumis à des chocs électriques, infectés également avec des virus qui n’affectent généralement pas les animaux.
70% des expériences sont pratiquées sans anesthésie et 30 % avec seulement une anesthésie partielle.
Quelques témoignages d'animalier ayant travaillé dans des laboratoires :
http:// www.stopvivisection.info/ spip.php?article52
http://www.stopvivisection.info/spip.php?article75
http://www.planete-dechet.com/tmoignage-dun-animalier.php

Des milliers d'animaux sont sacrifiés au titre d'une pseudo-science bien qu'aucun animal ne puisse biologiquement être comparé à un être humain. Pour preuve, jusqu'à 35000 humains décèdent chaque année pour avoir consommé des médicaments pourtant validés par les protocoles d'expérimentations sur les animaux. Et pour cette inutilité meurtrière, les animaux vivent dans la douleur, l'angoisse, le stress !
Pourtant, les méthodes alternatives existent. La communauté scientifique dispose actuellement de connaissances et d'atouts suffisants pour consacrer à ces recherches toute l'énergie qu'elle gaspille dans la vivisection. Ces méthodes, dites alternatives, s'imposent non seulement comme des solutions de remplacement mais elles s'avèrent surtout plus fiables que l'expérimentation animale. Citons, parmi les plus importantes :
- Test d'Ames, mis au point par le Prof. Ames dans les années 70. Il permet de déterminer les effets des composants potentiellement cancérigènes
- Test de Bettero, développé par le Prof. Antonio Bettero, directeur du Centre de cosmétologie de l'Université de Padoue, permettant de déterminer le pouvoir irritant d'une substance. Ce test rend inutile la méthode la plus utilisée actuellement, le test de Draize, qui consiste à appliquer le produit analysé dans les yeux de lapins vivants pour déterminer dans quelle mesure l'iris et la conjoctive s'enflamment et s'irritent.
- Le système Microtox qui permet d'évaluer le danger potentiel de toxicité de nombreuses substances.
- La méthode Corrositex permettant de tester les substances dangereuses pour la peau.
- Les tests toxicologiques utilisant des cultures cellulaires et tissulaires, parmi lesquels nous trouvons : Agar Overlay Test (AOT), test de citotoxicité ; Lactate Dehydrogenase (LDH) Release, utilisé pour déterminer le degré de destruction de la membrane cellulaire ; Neutral Red Uptake (NRU), test de citotoxicité ;
Neutral Red Release (NRR), test de citotoxicité ; Total Protein Content (TPC), test de citotoxicité le plus réputé, capable d'identifier l'inhibition de la croissance cellulaire ; Test MTT, test de citotoxicologie ITC Inhibition du lien entre les cellules tumorales. Il permet d'identifier des substances potentiellement tératogènes
EST Technique du Disque épidermique, utilisé pour identifier des substances corrosives pour les yeux ou pour la peau ; Méthodologie OSAR - Relation Quantitative entre Structure et Activité. Utilisée dans l'étude de la toxicité et de la pharmacodynamique.

 

Souvenez vous de ceci lors de votre symposium:

L'expérimentation animale
VERSION FR (À VOIR ABSOLUMENT)
www.youtube.com
http://www.sauvons-les-animaux.com/
experimentation-animale-.php
Le documentaire date de 88,
mais il est toujours d'actualité sauf qu'à l'époque les laboranti...
Le restaurant parisien "AU CHIEN QUI FUME" accueille le 28 juin prochain un petit déjeuner de vivisecteurs :
http://www.ajspi.com/activites/invitations/petit-dejeuner-le-28-juin-8h30-experimentation-animale-ce-qui-va-changer

action FB: https://www.facebook.com/events/134201446786171/134829323390050/?notif_t=like

Les SS torturaient les humains (à leurs yeux, des non hommes)

et les animaux dans leurs labos. A nouveau, ça peut arriver à n'importe qui, un jour!

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Abolition de la viande, fermeture des abattoirs, marche mondiale 15 juin 2013

15 Juin 2013, 03:51am

Publié par Jo Benchetrit

affiche-vg.jpg

Abolition de la viande, projet fou?
OUI. Mais seule la réalisation des utopies fait progresser les hommes. Et ils en ont bien besoin, hélas! leur état mental actuel est absolument navrant
et bien ridicule, surtout venant d'une espèce prétendument sur douée. 

Il faut se donner les moyens de son arrogance, sinon, on sombre dans l'ubuesque.

Mais le rire est tragique car cet Ubu roi est un barbare décérébré. Les atrocités du  rapport aux animaux le prouvent helas, sans limite...L'infini, c'est la bêtise humains, disait Einstein.

Mais c'est aussi, ô combien variée et brutale, sa cruauté.

 

ainsi , je viens de recevoir ceci, insoutenable, un léopard brulé vif et laissé agoniser des  heures, sans une bonne âme pour l'euthanasier, devant les gardes nationaux de la réserve, indifférents ou sadiquement ravis, en iNde. Leurs réserves sont très petites et c'est ainsi qu'ils se débarrassent des félins "en trop" et pourtant especes protegées.  

je transmets:

L’humanité va disparaître, bon débarras. Yves Paccalet.

 

 Subject: Pétition Un félin brûlé vif en Inde ! Merci de diffuser !

 


 

Merci de signer pour ce malheureux !

https://www.change.org/petitions/stop-animal-lynching-in-india

=====

Revenons à nos moutons et autres bêtes élevés sans égard dans les hangars de la honte où ils survivent, hagards, dans des conditions qui effarent. Oui, ça vaut le coup que vous preniez le car pour  tenter le seul impossible absolument necessaire:  neutraliser les barbares. Sur ce, je pique un phare...vu le niveau de ma poésie nanar, qui ne prétend pas être de l'art, mais j'ai trouvé ça pour leur foncer dans le lard. poil au dard...Sisi, elle l'a dit, elle ose tout, comme les cons, dirait Pierre Dac, sauf que là, c'est contre eux. Contre cette immonde cruauté gratuite  qui persécute des bébés animaux et leurs parents qui ne les élèvent même pas, car on les leur vole. Ils sont trimbalés comme du   bétail, souffrant comme des bêtes et massacrés par milliards...pour nourrir des gens , et, à part égal, pour leurs poubelles, des gens décervelés et suicidaires car ils se porteraient mieux sans viande.

PARIS

PROCHAINE MARCHE LE 15 JUIN 2013 À PARIS

Cet événement débutera à 14h devant les anciens abattoirs de Vaugirard, à l'intersection des rues de Cronstadt et des Morillons. (métro Convention ou Prte de Vanves - Tram Georges Brassens ou Brancion)

Le cortège se dirigera dès 15h vers la place St Michel en passant par les rues de Vaugirard, Boulevard du Montparnasse et par le boulevard St Michel. La marche sera ponctuée de die-in spectaculaires notamment devant les bureaux du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche (251 rue de Vaugirard), Bd du Montparnasse, Bd St Michel et place St Michel.

Pour cette Marche, un haut rouge est conseillé pour un effet visuel plus fort. Les banderoles d'associations et les visuels et panneaux en rapport avec la Marche pour la fermeture des abattoirs (élevage, abattage, pêche) sont les bienvenus.

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le lait . Le supprimer. La preuve en video.Marche contre les abattoirs le 15/6/2013

8 Juin 2013, 13:22pm

Publié par Jo Benchetrit

Et le lait?  Tu vas pas supprimer le lait, enfin!ça fait pas mal, le lait? Les  vaches ont besoin qu'on les traie. 

Donc c'est bien, le lait.

 
Regardez plutôt: 


Non, je reponds, c'est laid , le lait. Et en plus le lait des vaches est fait pour leur veau.Si  on leur vole pas le veau, il tete sa mère comme tout bébé mammifere et elles n'ont pas besoin de passer à la machine à traire, si penible de surcroit. 

L214 a de bonnes idées sur son FB pour montrer sans heurter ce qui fait que le veganisme est la seule solution.

Regardez ceci avant la marche contre les abattoirs du 15/6/2013: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151584952249757&set=a.395048019756.170472.350866824756&type=1&theater

 

Allez-y, cliquez. une série de photos vous feront comprendre ce qui motive la nécessité de changer d'humain.
On espere que les retro virus vont faire muter lhomme en être humain...enfin, on peut toujours rêver.
Mais je ne delire pas/On est en train de découvrir que les virus sont nos ancêtres, et même sont indispensables à notre existence. Sans eux, pas de placenta, par exemple...Donc pas de nombreuses vies (ceux des animaux qui ont un placenta). Si on veut en finir avec notre espece sans dignité car sans pitié, suffit de supprimer les virus. Enfin, il suffit...Pas simple à faire.

 

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Merci à Clément Meric, mort pour la dignité humaine.LE FASCISME, ÇA NE PASSERA PAS PAR MOI.

7 Juin 2013, 05:43am

Publié par Jo Benchetrit

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRrWbZMR_sqmhgd95HPQKWgj2UO6Lzr0sqn9k4UzYqAMfzQ4PTpJE VOUS SUGGERE CE SLOGAN: «  LE FASCISME, ÇA NE PASSERA PAS PAR MOI. » Encore faut il que chacun apprenne à le voir là où il est.

Nous, les anti-specistes, nous savons qu’il réside aussi dans l’attitude des hommes envers les animaux. Mais il n’est pas que là.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Clement-Meric-militant-antifasciste-et-etudiant-brillant_55257-2200075_actu.Htm>
Clément Méric, militant antifasciste et étudiant brillant
Faits divers jeudi 06 juin 2013
(...)
Végétalien
Outre ses engagements syndicaux et antifascistes, Clément Méric était, d’après 
ses proches, un amateur de musique, végétalien et anti-spéciste (qui s’oppose 
à l’exploitation et à la consommation des animaux par les êtres humains).
Alors qu’un être rare de grande valeur, Clément MERIC, un jeune camarade de 18 ans, vegan, antispeciste et anti facho vient d’être assassiné par des bornés au front (bas) national qui seraient en partie de la mouvance Ayoub, il est plus que jamais important de réfléchir à notre  position éthique. Le  skinhead tueur est d’une mouvance qu’on a accepté dans nos rangs pour une manif anti fourrure, j’en ai vu une photo.  On (moi y compris!) a applaudi le facho Laurent Louis sans savoir à qui on avait à faire, dans la manif anticorrida du Trocadero.
Le CRAC  qui n’en savait rien non plus et l'a accepté dans la manif l’a regretté aussi.
 Ce jeune homme qui se relevait dune leucemie * est mort assassiné un jour historiquement parlant, marqué par au moins 2 anniversaires importants  de ce qui fut longtemps 2 symboles  de libération, avant un certain délire parfaitement organisé par des adeptes du furher, en ce qui concerne le 1°: le 5/6, jour de la reconnaissance par l’ONU de l’état d'Israël libéré du protectorat britannique, succédant au joug de l’empire ottoman, ben oui!
et celui du debarquement, dans la nuit du  5/6 au 6/6. 
Depuis quelques années on assiste à une banalisation de thèses fachos, racistes et antisémites.
ça ne peut et ne doit plus durer.
SOUVENEZ VOUS A JAMAIS DE CE JEUNE HOMME NON VIOLENT...
MAIS ASSEZ IMPRUDENT POUR OUBLIER QUE DERRIERE TOUT FACHO SE CACHE LA HAINE, LA VIOLENCE ET LA LACHETE.
Ou bien PLUTÔT était-il trop courageux pour se protéger ET C’EST TROP TRISTE... mais admirable.
 Vous me direz peut être  qu'il faut  parfois prendre des risques pour MONTRER LE CHEMIN. OK, SAUF QU’ON N’A PAS ENVIE DE VOIR MOURIR des jeunes qui sont L’ESPOIR D’UNE  HUMANITÉ enfin DIGNE. 
Utile de le rappeler à l’heure où la PA deboussolée par ses deceptions par rapport au monde politique se refugie parfois sous ce qu’elle croit être un appui. 
Des personnes  peu recommandables  profitent de leur naïveté et de leur manque de reflexion politique et ethique pour les amener à se soumettre à leur ideologie lamentable.  Et c’est ainsi que de très belles âmes sont entrainées à gober des conneries incommensurables et pousse-au-crime. Des aliens...des illuminatis...des quoi encore?
Que ceux qui sont conscients, et il y en a, aident les autres à piger à qui ils ont à faire.
Vous ne pouvez pas vous contenter d’écrire sur le specisme dans les cahiers et blogs, voire des livres, ô combien respectables en general.
Il y a en gros 2 portes d’entrée à la puanteur  de la haine nazillarde:
1) l’antisemitisme dévoilé ou (à peine) voilé sous l’anti-sionisme providentiel pour les nostalgiques de thèses brunes comme Laurent Louis ** defendant El Assad...et brulant un drapeau d’Israel ici:
http://www.israel-flash.com/2013/06/petition-pour-la-suspension-du-depute-belge-l-louis-pour-avoir-pietine-le-drapeau-israelien-qui-sera-brule/#axzz2VThFHYZD . et où s’engouffrent naïvement ceux qui appliquent le schéma fallacieux en l'occurrence, suggéré par le monde arabe, de la décolonisation.
2) le racisme.
Bien-sûr, les portes sont parfois graissées par l’homophobie, comme ces temps-ci avec le mariage gay.
Certains  pensent que l'anti-specisme ne peut que s'insérer dans l'anti-fascisme global. Meric en faisait semble-t-il partie.
En toute logique, car cet étudiant était intelligent.

"Clément Méric "n'était pas un bagarreur, ni un monstre de guerre". Evoquant sa carrure plutôt frêle, les militants d'AAPB ont indiqué que le jeune homme s'était récemment relevé d'une leucémie et n'avait pas une attitude belliqueuse. Et pour souligner que Clément Méric n'était pas un provocateur, ils ont rappelé que c'est en se rendant à une vente privée de vêtements que le jeune homme s'est trouvé pris dans une altercation.

Les premiers éléments de l'enquête de police semblent toutefois indiquer qu'il y a eu des provocations verbales de la part des deux camps. Clément Méric et ses amis auraient moqué le look d'un groupe de skinheads, tatoués de croix gammées et vêtus de sweat-shirt "Blood and honour", puis affirmé leur militantisme politique d'extrême-gauche." 

1&nlc__=811370583771 "Depuis peu, laurent Louis a fait alliance avec le parti ISLAM ainsi qu'avec le Parti Anti Sioniste (PAS) de Yahia Gouasmi, en France proche de personnes telles que Dieudonné M'bala M'bala, Alain Soral et du groupuscule Egalité & Réconciliation. On comprend alors pourquoi ces derniers temps il fait du sionisme son ennemi numéro un."


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Meurtre en plein Paris d'un jeune anti-fasciste.

5 Juin 2013, 22:54pm

Publié par Jo Benchetrit

 

Révoltant, effrayant. Triste nouvelle.

Un courageux jeune homme anti-fachos tabassé par une bande de psychopathes est mort.

Faut arrêter de dire des fachos qu'ils ont droit à la parole comme n'importe qui. Ces abrutis délirants pleins de complexes, de jalousie et de haine, sont de vrais  dangers pour nous tous, comme les nazislamistes, leurs amis paranos comme eux.

L'extrême droite est pour la peine de mort...faudrait pas les  en priver si on les attrape...Enfin, évidemment, on peut pas leur faire une loi sur mesure.Mais bon, ça serait juste car eux, ils ont  tué en se mettant à plusieurs contre un, montrant leur honteuse lâcheté. Une vraie perpétuité pour eux, en tous cas sans remise de peine.

Je laisse ça au Figaro qui a des commentaires assez douteux*:

Pourquoi dire que c'est l'extrême gauche anti- fasciste? N'est il pas normal de s'opposer à des barbares nostalgiques de la honteuse horreur nazie?
C'est juste le devoir de chacun de s'opposer et celui du gouvernement de nous protéger en ne les laissant pas exister, avec des symboles et des lectures nazies, racistes, antisémites, et homophobes.
Et méfions nous, ils sont partout, s'infiltrent dans des groupes non politisés, pas conscients et prêts à tout pour avoir quelques deniers...comme le font avant les élections du printemps arabe par exemple, les intégristes musulmans dont ils sont d'ailleurs parfois des soutiens(cf Soral et Dieudonné amis d'Ahmadinedjad ET des Le Pen)
 La résurgence de cette ideologie puante  devrait nous faire tous reagir. Il ne devrait pas y avoir de liberté d'expression pour des complices de crimes nazis. Complices retroactifs, certes, mais comme on voit, prêt à recommencer.
 Un seul mot d'ordre: vigilance. Une seule ligne de conduite: pas de compromis avec eux.

===============================

 Copie du billet de blog d'Alexis Corbière du Front de Gauche :

 no-pasaran.jpgAujourd’hui à 18h, C., militant de 19 ans connu pour son engagement contre l’extrême droite, a été lâchement agressé à Paris dans le quartier de la gare Saint Lazare.

Violemment frappé au sol par un groupe de plusieurs militants d’extrême droite, manifestement selon des premiers témoignages du Groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire), laissé inanimé, il a été déclaré ce soir en état de mort cérébrale à l’hôpital Salpetrière.

 

* J’ai trouvé ça en commentaires au Figaro. ça fait peur :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/06/06/97001-20130606FILWWW00358-paris-un-militant-d-extreme-gauche-meurt-apres-une-agression.php


Marc Falchi
trop beau pour être vrai vont se dire Valls et la clique crypto communiste au pouvoir.
On nous refait Malek Oussekine!
Ras le bol de ces ordures !
Un de moins, tant mieux !
Le 06/06/2013 à 06:54
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intelpolo
Parce que l'extrême gauche c'est mieux que l'extrême droite sans doute ????
Le 06/06/2013 à 06:45
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ombreorange
Se faire agresser pour son appartenance politique en France est juste intolérable, qu'il soit de droite, de gauche, de centre, des extrêmes, on s'en fou. Il faut que les auteurs soit traduit devant la justice. Le fait l'agression soit mortel est encore plus intolérable, qu'il repose en paix.
Le 06/06/2013 à 06:43
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socialisse
lamentable affaire, mais il me semble que l'homme pour qui louer son utérus pour une GPA, c'est comme travailler en usine, gagnerait à se taire. Est-ce que ce type bourré aux as, adepte avant tout de l'hédonisme est le mieux placé pour exprimer son indignation? Par ailleurs souvenons nous de la Pologne martyre qui le 3 septembre 1939 a été attaquée par l'extrême-droite sur sa frontière Ouest et quelques jours après par l'extrême-gauche sur sa frontière Est. Les extrêmes savent s'allier pour attaquer la démocratie comme l'a si souvent démontré l'histoire...
Le 06/06/2013 à 06:37
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Plutonium
Bien sur quand c'est de l'extrême gauche sa fait les gros titre ! Mais un militant de droite il ne faut pas !
Le 06/06/2013 à 06:34
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Abonné
herve51
L’extrême droite et le printemps Français dans toute sa splendeur, il vont applaudir ici ce garçon était d’extrême gauche
Le 06/06/2013 à 06:34
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lesveritesquifachent
quand il s'agit des "militants de banlieue" il y a chaque foi une totale amnistie . on peut comprendre l'exasperation
Le 06/06/2013 à 06:32

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La banalité du mal, c'est le Diable fait homme. Spécisme, la dimension oubliée du racisme.

5 Juin 2013, 09:30am

Publié par Jo Benchetrit

Pour les lucides, la banalité du mal, c'est partout envers les animaux, c'est tout autant chaque homme.

L'homme croit que ce n'est pas mal de faire du mal aux bêtes. 

De même, l'aryen croyait que ce n'était pas mal de faire du mal aux juifs.


La banalité du mal Eichmann, c'est le diable fait petit bureaucrate.

Rien d'aussi peu seduisant.

Je ne crois pas que l'on puisse expliquer toutes formes de racisme  si on n'appuie pas son analyse sur ce qui les fonde: ceux qui ne sont pas de ma race, je ne peux m'y identifier. Ils ne sont donc pas perçus comme de mon espèce.

Ces non- humains sont sous le raciste, sous au sens de dominés, mais aussi et surtout de valeur metaphysique. Ils seront   "punis" s'ils sortent de leur place subalterne designée par "l'homme", c'est à dire les comme-soi. Aussi, il me semble logique que les "sous-hommes " soient relégués, dans la position subjective du raciste, du côté des autres vivants que sont les animaux. Or, le specisme c'est ce qui fait croire que les animaux ne sont pas conscients ni sensibles. Ce sont donc des choses qui se meuvent par elles-mêmes comme le dit notre code civil! ...Ou encore des sauvages qui ne sont mus, comme on le suppose à tort des animaux, que par leurs instincts et ne pensent ni ne ressentent  comme les "vrais" hommes.   Ils sont, pour le raciste et speciste,  des bêtes, des abrutis qui bougent et crient, pas des hommes, donc ils   sont reifiés car QUE des animaux!

C'est pourquoi du point de vue des auto-designés comme hommes, ce n'est pas mal de faire du mal aux bêtes que sont  tous les autres. Pourquoi? Dans les 2 cas, les raisons sont voisines, et se résument ainsi: au fond, les non aryens ne ressentent rien. Comme les afiocs qui disent que les toros ne souffrent pas, dans la ligne du cher René D.


La Pensée, dans la logique nazie (d’avant le nazislamisme qui ne donne comme homme que les non-juifs ) est le propre de l'aryen. Le  non-aryen est un être avide, pulsionnel, barbare, acéphale. Et l'aryen, c'est le non- animal.

Et c'est cette arrogance, cette prétention paranoïaque d'être les seuls à penser, les seuls à meriter la vie, les seuls à pouvoir prétendre être humains, et la conviction délirante d'être menacé par le non- homme  qui fait paradoxalement la jouissive non-pensée nazie.

A distinguer du sur-homme de Nietszche, malgré ce qu'on en pense car l'aryen du nazisme est un homme à  ses yeux, le seul homme, au dessus des animaux, y compris de ceux qui se prétendent hommes.

Voyons un extrait  de ce que dit l'auteur suivant, Shraga Blum :

La « Banalité du Mal » en version planétaire

Hannah Ahrendt

Beaucoup d’encre a déjà coulé à propos de l’expression introduite par la philosophe Hannah Ahrendt dans la terminologie de la Shoah : « la Banalité du Mal ». Ce concept lui était venu à l’esprit alors qu’elle couvrait le procès du nazi Adolf Eichmann à Jérusalem en 1961, donnant lieu à son fameux ouvrage controversé « Eichmann à Jérusalem » (1963). S’attendant à voir un être cruel et satanique derrière la cage de verre du tribunal, Ahrendt avait au contraire découvert avec stupeur que l’architecte de la Solution Finale était un homme dénué de tout charisme, un monsieur-tout-le monde à l’allure de petit bureaucrate zélé convaincu d’avoir accompli sa besogne. 

Par Shraga Blum 

Cette constatation confirma chez elle la conviction que tout régime ou idéologie totalitaires avaient besoin – en plus d’un appareil d’Etat répressif et de portefaix zélés – d’un puissant système de propagande permettant de transformer des millions de citoyens, pas forcément politisés au départ et parfois même de haute moralité, en agents dociles d’une administration asphyxiante. Jamais le régime nazi n’aurait réussi à appliquer sa politique d’extermination sans avoir auparavant « formaté » sa population par des années de propagande dont le but était clair : déshumaniser le Juif afin qu’au moment voulu, chaque rouage de la machine exterminatrice, depuis le cruel SS du camp de concentration jusqu’au fonctionnaire subalterne qui signe une directive anodine, agisse dans la « bonne direction » en étant persuadé qu’il accomplit une action positive et bienfaitrice.

Dans son livre « Des gens très bien », l’écrivain français Alexandre Jardin rompt avec fracas avec sa famille en détruisant l’icône de son grand-père, Jean Jardin, « homme bien sous tous rapports » et jouissant d’une grande notoriété, directeur de cabinet de Pierre Laval en 1942, et qui avait donc joué un rôle certain dans la Rafle du Vel d’Hiv. Avec mépris et colère, l’auteur décrit dans son livre la bonne conscience qui a accompagné son grand-père jusqu’à sa mort, et son sentiment permanent de ne jamais avoir accompli d’actes moralement répréhensibles.

Les ravages commis par le régime nazi et ses alliés n’ont pu être rendus possibles que parce qu’ils furent précédés d’une préparation méthodique de longue haleine, d’un « péché originel » qui transformait leurs futures victimes en ennemis de l’Humanité. Le Juif fut présenté comme « parasite », « nuisible », « fauteur de troubles », « source de tous les maux » et fut progressivement exclu de la communauté des Hommes. Son exclusion sociale ne pouvait  alors déboucher que sur son élimination physique, qui est alors apparue normale et même morale aux yeux de citoyens au-dessus de tout soupçon qui ont pu participer activement ou passivement à l’entreprise génocidaire sans aucun scrupule ni sentiment de culpabilité.

Fort de cette cruelle expérience, comment ne pas penser à ce qui se passe à l’heure actuelle et qui se trame contre Israël, transformé en « juif des Etats ». Mêmes intentions, même méthode, plus sophistiquée certes. Aujourd’hui, la propagande se fait à l’échelle planétaire et atteint des populations qui n’ont jamais vu de juifs de leur vie, qui n’ont aucune idée de ce qu’est Israël et de ce qui s’y passe. Ayant échoué depuis 1948 dans leur tentative de détruire l’Etat juif par la force des armes, le monde arabo-musulman et son Cheval de Troie « palestinien » ont passé à une offensive mondiale tous azimuts visant à délégitimer l’Etat d’Israël, le mettre au ban des Nations, convaincre les citoyens du « village global » que le monde se porterait mieux si « l’entité sioniste » disparaissait de la surface de la terre. Quelle analogie frappante ! Bien-sûr, la proximité de la Shoah empêche encore pour l’instant – quoique de moins en moins – l’utilisation de l’arsenal terminologique de l’antisémitisme classique, mais le discours antisioniste que l’on entend à travers la propagande arabe comme dans toutes les versions de l’antisionisme – de gauche comme de droite – n’a fait que reprendre les anciennes accusations antisémites en remplaçant tout bonnement le mot « juif » par « sioniste ».

L’Histoire ne repasse jamais exactement les mêmes plats mais l’on sait aussi que les mêmes causes provoquent toujours les mêmes effets. ...Par Shraga Blum

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