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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #barbarie-symptome et psychanalyse

Ecouter BB sur Europe 1 . 12/08/10.

12 Août 2010, 07:53am

Publié par Jo Benchetrit

http://http5.europe1.yacast.net/europe1video/audio/MediaCenter/Emissions/L-homme-du-jour/J-ai-le-courage-de-mes-opinions-244838.mp3


 

Tjrs pas polcor, la blonde ravageuse de ma jeunesse a bien résumé le problème en France: nos gouvernants et les postulants candidats sont TOUS des aficionados.

De plus, tous les présidents lui ont toujours menti, promis la lune, et au final, rien, que dalle pour les bêtes nos amis martyrisées..
Ben alors,où va la France? 

Pourtant, elle y croit encore, en la France puisqu'elle veut des citoyens qui la respectent, suivant là, le Sarko.
Espérons en l'avenir, mais pas avec les gens qui, de l'extrême droite à l'extrême gauche se foutent des animaux. 

Tiens, elle a oublié de dire que Le Pen aussi soutient les corridas. *

Scandale de la viande Hallal qui est à 80% la viande que vous ménagez;.
Bon, on régresse . zut, ben alors, que faites vous, m'enfin,?

C'EST LA MALADIE DE L'INDIFFERENCE?

*http://agedor.over-blog.com/article-6447590.html

Extrait de http://www.webzinemaker.com/admi/m15/page.php3?num_web=25654&rubr=1&id=310648

FRANÇOIS BAYROU ne s’est pas rendu à la conférence du 20 février dernier, organisée à l’attention des candidats par la Fédération nationale des chasseurs* mais il a envoyé un représentant qui leur a promis son soutien. François Bayrou n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida. Ce candidat est éleveur de chevaux de course.

OLIVIER BESANCENOT ne s’est pas rendu à la conférence des chasseurs et il n’a pas envoyé de représentant. Il n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida.

JOSÉ BOVÉ ne s’est pas rendu à la conférence des chasseurs et il n’a pas envoyé de représentant. Il a signé la pétition des personnalités contre la corrida. Il est contre l’élevage intensif des animaux et contre la brevetabilité du vivant. José Bové est éleveur de moutons-producteur de lait.

MARIE-GEORGE BUFFET ne s’est pas rendue à la conférence des chasseurs mais ses représentants y ont tenu des propos particulièrement hostiles au bien-être animal. La candidate n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida.

ARLETTE LAGUILLER ne s’est pas rendue à la conférence des chasseurs et elle n’a pas envoyé de représentant. Dans un courrier envoyé à l'Alliance Anti-corrida, elle s'est positionnée contre la corrida (Cf Le Monde.fr, édition abonnés, 3.4.2007)

JEAN-MARIE LE PEN se présente comme supporteur de la chasse, de la pêche, de la corrida etc. Il s’est rendu à la conférence des chasseurs où il a été chaleureusement applaudi. Bien entendu, il n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida.

FRÉDÉRIC NIHOUS est le candidat du parti Chasse, Pêche, Nature et Tradition. Il s’est rendu à la conférence des chasseurs où il était parmi les siens. Bien entendu, il n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida.

SÉGOLÈNE ROYAL s’est rendue à la conférence des chasseurs et elle leur a promis son soutien. Dans le passé récent, la candidate s’est exprimée favorablement pour la corrida (cf La Provence du 6 novembre dernier, citée par www.flac-anticorrida.org/LIENS/2006.html ). Ségolène Royal n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida.

NICOLAS SARKOZY s’est rendu à la conférence des chasseurs et il leur a promis son soutien. Dans le passé récent, il a dit qu’il partage les valeurs des chasseurs (France Inter, 8 décembre dernier, Journal de 13h). Nicolas Sarkozy n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida.

GÉRARD SCHIVARDI est un adepte de l’hippophagie (France 2, 20 mars, 20h). Il ne s’est pas rendu à la conférerence des chasseurs et il n’a pas envoyé de représentant. Gérard Chivardi a déclaré à un délégué du CRAC qu'il est contre la corrida.

PHILIPPE DE VILLIERS est un supporteur de la chasse, de la pêche, de la corrida etc. Il s’est rendu à la conférence des chasseurs où il a été ovationné. Bien entendu, Philippe de Villiers n’a pas signé la pétition des personnalités contre la corrida.

DOMINIQUE VOYNET a signé la pétition des personnalités contre la corrida. Elle s’est rendue à la conférence des chasseurs. Elle les a interpellés et ils l’ont conspuée. Dominique Voynet est considérée par les chasseurs comme un de leurs pires adversaires malgré le fait que, lors de la conférence, elle a dit que la chasse est « légitime ».


Le degré zéro de la politique a été atteint lorsque plusieurs candidats se sont sentis obligés de se rendre à la conférence des chasseurs, de faire assaut de séduction et de promettre leur soutien. Pourtant, les chasseurs ne représentent que 2,2% de la population (pourcentage surestimé, selon certains). Les opposants et les allergiques à la chasse sont beaucoup plus nombreux mais, malheureusement, pas aussi bien organisés que les chasseurs.


Voir aussi :

Un candidat végétarien aux élections aux USA



 

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Pour (se)convaincre-de-ne-pas-manger-de-produits-animaux-ni-d-être-tolérant-avec-les corridas-videos-55281314.html

12 Août 2010, 07:19am

Publié par Jo Benchetrit

Changez après avoir vu Earthlings: 
et videos corridas de près.
de THIERRY HELY:JUSTE POUR LE PLAISIR:
ALINEA 3 DE JERÔME LESCURE: 

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Il faut reconnaitre l'alter ego chez toutes les espèces.

8 Août 2010, 18:51pm

Publié par Jo Benchetrit

 



 
@355. Jean-Paul Richier le 04/08/2010 22:49
"3) Trouvez-vous légitime que ceux qui pensent que le rapport des hommes à certains animaux doit être encadré par un minimum de règles de droit veuillent imposer (démocratiquement et légalement) ces règles."
Je suis contre le fait de limiter à « certains » animaux la révolution antispéciste qui s’annonce.
Si nous admettons que nous ne sommes pas au sommet, et donc que notre pretention est usurpée, et dûe à notre narcissisme, si on a quelque lucidité, on ne peut que savoir que notre humaité est l'ennemi universel du vivant.
C'est pour cela qu'il est temps de mûrir et pour cela, il faut reconnaitre l'alter ego de toutes les espèces et défendre ses droits des abus de notre espèce colonisatrice, proliférante, tyrannique et dévastatrice..
Si on défend la vie, dont la nôtre, on doit donc defendre les droits des animaux. Ce n'est pas nier les différences que de faire respecter les autres sous toutes leurs formes.
Il n'y a pas une loi pour les blonds, une pour les roux, un code des petits, un code des grands.
On a une loi qui est supposée nous empêcher de satisfaire nos pulsions telles quelles...sans poser une hiérarchie entre les victimes.
Le droit des animaux, c'est celui à ne pas être nos victimes.De manière directe ou indirecte.       
Certes, certains autres sont parfois nocifs pour nous, et en fait, ce qui s'applique aux autres hommes s'appliquera aussi envers les animaux :jamais de violence sauf en état de légitime défense . C'est le principe de base de la civilisation. Vivre avec signifie ne pas s'arrêter au look mais à la capacité de ressentir, ce qui veut dire regarder le monde du lieu de sa subjectivité, sa vie de sensible .
Hier, dans l'eau des chats que je nourris dehors, une fourmi venait de tomber. je lui ai offert mon doigt, qu'elle a de suite pris comme bouée de sauvetage. Je lui ai parlé doucement. Elle s’est hissée sur le bout de mon doigt et ma foi, n'avait plus trop envie d'en descendre. je l'ai cependant délicatement déposée sur la terre, à l’abri. Et en lui causant.
Elle avait été sonnée mais se sentait mieux.
Je la respecte et souhaite le mieux pour elle, comme je respecte les chats, les taureaux, les pigeons persécutés et toute l'animalité que notre simple présence met à mal.
La base de notre vie c'est la solidarité. Le fait de regarder l'alter ego avec sympathie donne une sérénité que n’ont pas ceux qui cultivent leur phobie du vivant. Par delà les apparences , les différences ne sont qu'illusions si on oublie ce qui est semblable.  

Posté par Michel le Vendredi 1er Mai 2009 à 00:00:42
L'estomac collectif des fourmis
De quelle manière les colonies de fourmis gèrent-elles leur nutrition ? Audrey Dussutour du Centre de recherche sur la cognition animale (CNRS/Université Paul Sabatier) et Steve Simpson de l'Université de Sydney ont démontré qu'une colonie de fourmis fonctionnait comme un "estomac collectif". Les membres de la colonie sont capables ensemble de relever les défis de la nutrition imposés par leur structure sociale en se partageant les tâches (récolte, digestion et excrétion). Ces résultats sont publiés dans la revue Current Biology du 12 mai 2009.


Fourmi rhytidoponera sp. qui se nourrit d'eau sucrée

Chez les fourmis, la nourriture est ramenée au nid par seulement 10% des ses membres: les fourrageurs. La nourriture est ensuite régurgitée et partagée entre tous les membres de la colonie. Mais les besoins nutritionnels diffèrent entre les jeunes (larves) et les adultes.

Audrey Dussutour et Steve Simpson viennent de montrer que les larves, qui ne peuvent pas se déplacer et quitter le nid, sont capables de communiquer (1) leurs besoins nutritionnels aux fourrageurs qui en retour adaptent leur stratégie de récolte. En effet, en mettant à disposition de colonies de fourmis (avec ou sans larves) de la nourriture riche en sucre d'une part et riche en protéine d'autre part, ils ont observé des comportements différents. Lorsque les larves sont présentes dans la colonie, les sources de nourriture protéinées, permettant aux larves d'assurer leur croissance, sont préférées. A l'inverse, lorsque les larves sont absentes, les fourmis privilégient la récolte de nourriture riche en sucres.
(...)
Note:

(1) L'image des larves ne suffit pas aux fourrageurs pour qu'ils modifient leur récolte.

 

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La-mort-dada. Suivi d'un texte édifiant de J.Riou sur la realité de la corrida.Psychanalyse de l'aficionado. Corrida et perversion.

7 Août 2010, 16:21pm

Publié par Jo Benchetrit


  http://media.paperblog.fr/i/186/1867264/spray-fait-jouir-L-1.jpeg

Photo d'une femme qui  jouit trouvée .

 

Texte à lire jusqu'au bout : 

Comme le dit Lacan je ne sais où : « les pulsions partielles sont soumises à la pulsion de mort ».
Pour Lacan, il y a
La pulsion orale
La pulsion anale qu’on associe au stade Sadique-anal.
La pulsion invocante (voix)
La pulsion scopique (regard)
Le robinet de la pulsion coule sans cesse. La pulsion est demande de satisfaction tant physique que psychique. Elle est l' énergie, la libido, qui ne demande qu'à se dépenser histoire de calmer le sujet.
La fin de toute excitation est visée. Mais on sait bien que ce n'est pas possible, que le désir n'est jamais entièrement satisfait, qu'une tension chasse l'autre, quand on la croit finie.
Dans au delà du Principe du plaisir, Freud montre que la moindre excitation possible est ce que d'aucun appelle le nirvana, le paradis qui ne pense à rien, en d'autre termes, la mort.
L'homme est, par ses pulsions (ce qui remplace l'instinct qui est au service de la vie chez les autres animaux) nécrophile.
Bien sûr, je ne fais pas ici d'éthologie et je pense que mettre une frontière étanche entre nous et eux serait absolument peu rigoureux. Cependant il semble que toute espèce a ses caractéristiques et que la nôtre se distingue par une plus grande soumission à la pulsion de mort, ce qui mène l'humain là où il va: à défaut de mûrir, mourir, à défaut d'être mûr, se faire mur, et, en vrai kamikaze, foncer dedans. Ainsi que ce que disent ces vers de CORNEILLE DANS HORACE. LA SUBLIME TIRADE DE CAMILLE SE TERMINE PAR UN VOEU DE MORT SUR SOI: "QUE LE COURROUX DU CIEL ALLUMÉ PAR MES VŒUX fasse pleuvoir sur elle un deluge de feu.
...QU'ELLE-MÊME SUR SOI RENVERSE SES MURAILLES ET DE SES PROPRES MAINS DECHIRE SES ENTRAILLE.
Voir le dernier Romain, à son dernier SOUPIR,
MOI SEULE EN ÊTRE CAUSE ET MOURIR DE PLAISIR."

Voyez au passage ce que l'on appelle la sublimation des pulsions. En fait voilà ce que l'on entend par civilisation: ce qui donne l'autre issue à la satisfaction de la pulsion soumise à la pulsion de mort.
Voyez qu'il ne s'agit en rien de tuer un chien à la place d'un romain, ni un bélier à la place de son fils, mais de dire de manière sidérante de beauté le désir de mort.
et alors, là, oui, les mots font jouir et ô combien mieux que le blabla gluant d'autisme cruel des aficionados!
C'est pour cela que l'aficionado comme le chasseur ou tout pervers, est lui-même phallus.

Il veut combler sa mère dans un inceste fou— pleonasme—un inceste où sa mère sera mise en pièces jusqu’à livrer son dernier secret : son soupir orgasmique. Mais cette toute puissance, nous montre Freud , a un revers: l'impuissance du sujet.
Celui qui, dans la transgression ultime que s'offre le psychopathe comme l'aficionado et pour cause que c'est la même position subjective, pour pas un rond, ou presque, voit l'objet en voie de destruction. Pensez aux description de la mort lente des victimes de Sade, les merveilleuses victimes que la cruauté de ceux qui les « servent » altère peu à peu mais jamais sans en éteindre vraiment leur capacité à susciter le désir de leurs tourmenteurs impitoyables et amoureux, car il y a de l’amour dans Sade , comme dans le disque court (enfin, trop long !)des blablateurs auxquels nous répondons ici.
Les aficionados parlent bcp de la mort et avec emphase, nous inventent je ne sais quelle volonté d’ignorance où le tabou de la mort contemporain est offert comme explication à notre révolte contre eux.
Wolff le leur a soufflé, leur alibido intello ! Excusez moi, morte de rire ! Le mateur de matage, dit aficionado , ce hors la loi, guette le moment de la mort des taureaux , ce soupir qui lui évoque dans le mensonge parfait de son imaginaire pathologique un soupir orgasmique, « une petite mort ». Mais le voyeur, fait tout entier regard, est mort lui-même comme sujet de désir.
Il est comme tout pervers esclave de la jouissance, mû par sa pulsion scopique, convaincu d'obtenir par un fantasme pervers tel que décrit par Lacan , l'amour de sa victime, sa mère comblée sous ses coups super-phalliques.
C'est pour cela que l'aficionado comme le chasseur est lui-même phallus. Il veut combler sa mère dans un inceste fou (pleonasme), un inceste où sa mère sera mise en pièces jusqu’à livrer son dernier secret : son soupir orgasmique aveu d'amour aux yeux de son enfant pervers polymorphe quine veut que ça : la combler(cf. Kant avec Sade de lacan). Ce qui explique que quand ces xxx(autocensure) parlent d'amour, ils y croient. Ils sont englués dans leur imaginaire, faut dire, et ce, jusqu'au bourrelet du prépuce, leur cou. C'est pourquoi ces phallus en érection se croient tout-puissants.
Mais cette toute-puissance (du nouveau né et un peu après tout de même ;)), nous montre Freud, a un revers: l'impuissance du sujet.

 

Voici à présent ce que J.RIOU a écrit au sujet de ce qui se  passe dans  le réel d'une corrida: 

432.Posté par josette Roux le 07/08/2010 17:17

"Dire que le taureau ne souffre que pendant la phase ou le picador lui plante la pique est ignorer les tourments atroces que subit le taureau avant et pendant la corrida

Il ne faut pas oublier que le taureau n'est qu'un herbivore qui n'attaque que s'il sent du danger.

D ' abord , Il subit encore, dans certains départements, le "bistournage" qui consiste à écraser , à l'aide d'une pince , la racine des bourses de l'animal pour interrompre la circulation sanguine dans les artères et entraîner la nécrose des testicules. Sans aucune anesthésie, le taureau entravé est maintenu au sol, les membres écartelés, pendant de longues minutes ...." (L'Echo des anticorrida / avril 2010 / de L ' Alliance anticorrida) .


Nous savons maintenant que le combat est truqué , déloyal (comme a été truquée la liste des élus français soutenant la corrida, donnée par les taurins, pour influencer le vote catalan destiné à se prononcer sur l'abolition de cette barbarie - liste comportant des élus décédés , ou même anticorrida !....) ; sinon, le combat ne durerait pas plus de 5 MINUTES en faveur du taureau !

Avant de pénétrer dans l'arène, le taureau est drogué , les cornes la plupart du temps , (véritables antennes, sensibles comme une dent et permettant au taureau de s'orienter) sont sciées à vif (afeitado), le taureau est emprisonné dans un caisson étroit qui le contient.
Par l'un des trous aménagés dans la paroi avant, les bourreaux saisissent la corne, la faisant sortir complètement hors du trou. L'équipe, à l'aide d'un treuil, tend le câble au maximum afin de bien dégager la corne, ce qui déséquilibre l'animal encagé.
Le câble lui tord le cou, lui paralyse l'épaule.

Terreur, convulsions, souffles, tremblements des membres en sueur.
Les bourreaux commencent alors avec une scie à métaux à entamer la pointe (entre 5 et 10cm).
Le plus affreux reste à venir : à l'aide d'un couteau et d'un marteau, on entreprend de refaire la pointe.
On gratte la matière vivante. Parfois le sang gicle. Le couteau tranche dans le vif.
C'est le moment le plus douloureux
Les cornes sont ensuite bricolées, râpées, poncées, et reconstituées avec de la résine.
Aucun antalgique n'est donné !
L'épointage est si parfaitement réussi qu'il trompe souvent les plus avertis.


Il rentre dans l'arène, le picador est chargé de lui sectionner les muscles et les tendons du cou, pour éviter tout danger au matador, le taureau ne peut plus relever la tête, et si un accident arrive, c'est que le picador a mal fait son travail.

Ensuite, il reçoit les banderilles, l'épée, le descabello, au sol , le taureau est achevé avec la puntilla.
Le puntillero plonge son arme juste derrière le crâne pour atteindre le bulbe rachidien ; souvent, en multipliant les coups (jusqu'à une trentaine le 18 octobre 1998 à Béziers !)
En fait, la puntilla n'atteint souvent que la moelle épinière ; le taureau n'est que paralysé et N'EST PAS TOUJOURS MORT LORSQU ON LUI COUPE LES OREILLES ET LA QUEUE !

Quelqu'un de normalement constitué ne peut qu'éprouver de l'horreur, de l'épouvante et de la compassion pour un animal innocent torturé jusqu'à la mort.
Les taurins parlent de tradition, mais nous serions alors avec ces personnes encore au temps des gladiateurs ou de l'esclavage !

En ce début du 21ème siècle, cette torture insoutenable mise en spectacle est absolument inacceptable.

Il en va de la dignité de l'être humain, de l'avancée de la civilisation qui doit se bâtir sur le désir d'éliminer la souffrance, toute souffrance, il en va du progrès de l'Humanité.

Quant à l ' idée même de l ' inscription de la corrida au Patrimoine Immatériel Mondial de l ' Humanité , c ' est tout simplement faire insulte à l ' UNESCO et à ses valeurs. "       

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A quand enfin un permis de detenir un animal de compagnie? parce que les abandons, les non stérilisations, ras le bol.

4 Août 2010, 05:58am

Publié par Jo Benchetrit

Cet été est horrible pour les animaux : il semble qu'il y ait de plus en plus

d' abandons, de moins en moins d'adoptants et, en prime des euthanasies à tour de bras.Un laisser-aller complet ici comme dans tous les domaines de l'animalité, fait que n'importe quel abruti peut acheter un animal...et parfois en adopter si les protecteurs ne sont pas assez prudents.

Pourtant, avoir un animal c'est tout un art qui demande des compétences, de la sensibilité de l'intelligence. Et nombre d'entre nous en sont démunis.

 

 

 

Aux abandonneurs et quelques autres.

Si tout le monde se comportait comme vous, ce serait dur pour tous.

La vie sur Terre serait vite invivable, les océans seraient sans poisson en 2050, des milliers d'espèces disparaîtraient, le monde serait couvert de camps de concentration pour animaux, qu'on appellerait élevages industriels; il y aurait des animaux sauvages incarcérés dans des cages et dressés pour faire les guignols devant des ignares hilares, et, tenez vous bien, l'on verrait des abrutis applaudir dans des spectacles horribles de cruauté qu'on nommerait corridas, d'autres imbéciles ou les mêmes, faire des lâchers de taureaux terrorisés et maltraités.

Il y aurait le supplice des taureaux de la Vega, il y aurait la course de Sienne. On gaverait les oies et canards, on rendrait malade,on découperait vivant, des innocents au nom de la science. On massacrerait des pigeons, ragondins, écureuils etc au nom de l'Écologie ou du simple nettoyage hygiéniste !!! l'hygienisme cruel phobogène et paranoïaque...quelle tare ce serait...
Si tout le monde était comme vous...il y aurait 55 milliards d'animaux tués par an dans le monde pour nourrir 7 milliards de psychopathes. et leurs poubelles car 25% de la bouffe serait jetée.
La mer serait couverte de pétrole où s'englueraient pour une mort atroce des millions d'animaux,
On capturerait des requins pour leur prendre leurs ailerons, 1/10000° de leur corps, et on les rejetterait vivants pour qu'ils mettent des heures à mourir asphyxiés!
D' horribles entomologistes amateurs ou pro épingleraient des insectes, histoire de faire des collections...d'autres écraseraient sans raison mouches, fourmis etc.
Les gens feraient reproduire à gogo des animaux dits de compagnie quon lasserait seuls la majorité du temps...et on les jetterait aux vacances, saturant les refuges qui euthanasieraient à tour de bras, les cages n'etant pas extensibles et les abrutis au lieu de les adopter, achetant ou élevant des bêtes pour cet usage, ne tenant aucun compte de la saturation des refuges. il y aurait juste en France 500.000 chiens et chats tués par eutha de confort....Je ne sais pas, il y a tant de mal à faire si on se donne un peu de mal !
Si tout le monde était comme vous...un cauchemar...
Mais que dites vous? on en est DÉJÀ là?

La majorité des humains vous méprise. Et pourtant, ils ne savent pas que vous êtes simplement la grimace répugnante de leur caricature.

Je vous copie colle cet article du Parisien:

 

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Edition Abonnés - Vivre mieux

ABANDONS

Le terrible été des animaux de compagnie

 
 
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Marie-Pierre Villaverde | 04.08.2010, 07h00

L’été est souvent synonyme de vacances et de soleil… Mais aussi d’abandon d’animaux. C’est à cette période de l’année que le plus grand nombre de maîtres indélicats décident de laisser à quai leur bête de compagnie et de partir en congés sans s’embarrasser de laisse ou de litière.

Ce mois de juillet ne déroge pas à cette triste fatalité estivale : les refuges saturent, et la situation ne s’améliore pas. La SPA (Société protectrice des animaux) constate cette tendance inquiétante depuis 2003 : « C’est cette année-là que les chiffres ont commencé à exploser, se désole un porte-parole de l’association. Et chaque année est pire que la suivante! » Il y a sept ans, 3522 animaux avaient été recueillis par la SPA au de l’année, contre près de 5000 en 2009. Un phénomène que les défenseurs des animaux attribuent notamment au boom des animaleries et, plus récemment, à la .

Une situation dramatique

Au refuge de Compiègne, dans l’Oise, l’été 2010 s’annonce très mal : « Nous avons récupéré 39 chiens juste pour le mois de juillet, alors que l’an dernier, ils étaient 22 », regrette Murielle Durieu, directrice du centre. Dans ce refuge, les abandons sont en augmentation constante, et les adoptions baissent. La situation n’est pas plus rose dans le sud-est de la . A Flayosc, dans le Var, le centre de la SPA dépasse de 25% sa capacité d’accueil de 50 places, notamment à cause des inondations en juin qui ont abîmé de nombreuses habitations dans la région et placé les propriétaires en détresse financière. « Du coup, les chiens sont laissés, par manque d’argent pour s’en occuper », explique André Léger, l’intendant du refuge local. Mais pour ce passionné d’animaux, pas question de baisser les bras, des solutions sont mises en place pour éviter les abandons en série. « Nous avons créé un système de fourrière sociale, qui permet de faire garder des animaux dans des cas exceptionnels comme l’hospitalisation d’une personne isolée, et ce contre une petite rémunération. » Autre solution proposée, être famille d’accueil. Ceux qui craquent devant la truffe d’un chien ou d’un chat peuvent prendre un animal pour quinze jours, le temps de voir si le courant passe. Ces mesures ne sont évidemment pas miraculeuses : « Avant-hier, en une seule journée, nous avons récupéré 7 chiens », soupire André Léger. Même son de cloche à la Fondation Brigitte Bardot, qui a lancé une grande campagne d’affichage anti-abandons. Elle se désole d’accueillir des animaux toute l’année sans interruption. « Même des chèvres, des vaches ou des chevaux », précise-t-elle.

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Corridas en Catalogne: Brigitte Bardot demande à Jean-François Copé que le Parlement ouvre le débat.

1 Août 2010, 14:48pm

Publié par Jo Benchetrit

Y a pas  à dire, cette BB, elle est indispensable!




Objet : Suite à l'interdiction des corridas en Catalogne, Brigitte Bardot demande à Jean-François Copé que le Parlement ouvre le débat.]
30 juillet 2010

Suite à l'interdiction des corridas en Catalogne, Brigitte Bardot demande à Jean-François Copé d inscrire, à l ordre du jour, la proposition de loi « Marland-Gaillard » enregistrée le 13 juillet dernier à l Assemblée nationale, déjà cosigné par 58 députés, et visant à punir les sévices graves envers les animaux sans exception pour les courses de taureaux (corridas) et combats de coqs.

« Monsieur le Député,

Vous n êtes pas sans savoir que le Parlement de Catalogne vient, dans un souci de démocratie, de répondre à l attente des Catalans majoritairement hostiles aux corridas.

Si les Français sont, eux-aussi, majoritairement opposés aux combats d animaux et autres jeux cruels, ils ne bénéficient pourtant pas de la même écoute au sein de leur parlement.

C est pourquoi je tiens à m associer à la démarche de Muriel Marland-Militello, courageuse députée de votre groupe, qui vous a publiquement interpellé afin d inscrire à l ordre du jour la proposition de loi « Marland-Gaillard », enregistrée le 13 juillet dernier à la Présidence de l Assemblée nationale.

Ce texte, déjà cosigné par 58 députés, vise à punir les sévices graves envers les animaux sans exception pour les courses de taureaux (corridas) et combats de coqs.

Monsieur le Député, la France ne peut se priver d un débat parlementaire sur ce sujet et nous sommes très nombreux aujourd hui à compter sur vous afin que cette proposition de loi soit, enfin, débattue à l Assemblée.

Etre humain, c est faire preuve de compassion, manifester de la sensibilité. Or, il n y a aucune humanité dans ces jeux du cirque où des pervers prennent plaisir à voir souffrir un animal torturé à mort.

La corrida n est pas une tradition en France, j invite les incultes qui prétendent que cette boucherie fait partie de notre « culture » à lire ces citations de deux hommes qui, eux, font partie intégrante de la culture française :

« Torturer un taureau pour le plaisir, pour l amusement, c est beaucoup plus que torturer un animal, c est torturer une conscience» - Victor Hugo

« La corrida n est ni un art, ni une culture, mais la torture d une victime désignée avec, autour, des badauds qui regardent» - Emile Zola

Monsieur le Député, je compte infiniment sur votre soutien et vous assure de toute ma considération."

Brigitte Bardot
Présidente

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Un métro nommé débile. Comment un boxer parmi des milliers de chiens et chats abandonnés en guadeloupe par des metropolitains vit après .

29 Juillet 2010, 11:26am

Publié par Jo Benchetrit

http://i37.servimg.com/u/f37/11/87/50/10/imgp2711.jpgLA SPA en la personne de son president et del'administratrice ont arrêté la SPA guadeloupe; Sans doute que leur sensibilté est au degré 0
Regardez plutôt ce chien laissé dans les rues hostiles, impitoyables, par des maitres indignes repartant en metropole:

 

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Hitler, vivisection et désinformation. Article d'Elisabeth Hardouin-Fugier.

27 Juillet 2010, 19:18pm

Publié par Jo Benchetrit

Réponse   à Xavier Klein, puis Hitler, vivisection et désinformation. Article d'Elisabeth Hardouin-Fugier.

 Là où Xavier Klein désinforme, j'informe, avec l'aide d'Elisabeth Hardouin.  

 

L'esprit de l'homme est ainsi fait que 
le mensonge a cent fois plus de prise 
sur lui que la vérité.

Didier Erasme. 1469-1536

 


 

 

 Hitler, vivisection et désinformation. 

 

Article d'Elisabeth Hardouin-Fugier, historienne, à qui je rends hommage dans la foulée. 

Je copie colle ce "ça peut servir quand on a à faire à des rouleurs dans la farine ".

Je ne parle pas de la gente boulangère mais bien plutôt de la bouchère, QUI EST TOUT, SAUF BELLE.

Quoique rien de plus évident   à propos du bla-bla castagnettes des aficionados sur leur prétendu art boucher ( bouché?) que cette phrase de Lacan: "Le beau est le dernier rempart contre l'horreur."

Mais pourquoi donc le mate-horreur tarémachique a-t-il tant besoin de penser qu'il n'est pas Hitler? Serait-ce un TOC qui ne couvre que la réalité de sa dénégation?

Car l'inconscient  ne connaît pas la négation. Et dire: " Je ne suis pas Hitler"... signifie l'inverse pour l'inconscient de celui qui l'énonce, ici, M. Klein qui, à ce niveau est confronté à son conflit psychique.

ça s'écrit ainsi : Si les animaux sont des sujets, alors  la corrida est abjecte, et donc, je suis un monstre, tout comme celui qui est l'étalon-or de l'ignominie humaine.

 

Mais, X. Klein,  personne à part vous ne vous  accuse d'être Hitler!

La monstruosité humaine peut se décliner autrement.

Même si on peut dire que la seule chose qui ressemble au traitement qui fut fait aux juifs est celui qui est réservé aux animaux.

Et pour cause  que cette "chose" ne fut possible qu'en levant le tabou qui frappe les humains entre eux en assimilant certains à des animaux. 

En effet, les animaux sont vues comme des choses livrés à la jouissance humaine.

La zone de non-droit où nous confinons notre rapport aux animaux fait de nous des êtres regressés au stade amoral devenu immoral après coup, de la perversion du jeune enfant (avant 3 ans, en gros). Où l'Autre est un melting pot d'objets partiels "à en profiter"...

Aussi, pour en faire autant avec les humains, il faut les assimiler à des animaux, n'est-ce pas?

Mais si cette zone de non droit était éliminée? Il n'y aurait plus de porte ouverte à notre perversion.


 

 Je vous remercie au passage pour la pub que vous me faites sur votre blog. Vous m'y faites l'honneur de quelques sarcasmes et injures peu ragoûtantes selon mon souvenir. 

Bien entendu, parler de moi en tant que virago ne manque pas de saveur pour ceux qui me connaissent. Je pourrais  vous attaquer en dit-femmation, non?

Mais je ne vois rien dans le code pénal (ou plutôt, ici,  pénien) qui vous interdise de le faire.  Je suis suffisamment indignée par votre barbarie, et je n'ai pour mon ego aucune adulation. Mon combat est ailleurs que dans mon amour propre qui ne peut qu'être mis à mal par une guerre contre le pire en l'homme.  7 milliards d'humains décérébrés par leur jouissance grotesque, ubuesque, arc-boutés sur leurs privilèges humanistes, et moi et moi et moi...et quelques autres.

:)


  

Je vous laisse enfin avec E.H-F, HISTORIENNE  

 

 

 

 

Revue Semestrielle de Droit Animalier – RSDA 

1/2009 

 

207 

 

 

 

HISTOIRE DES CULTURES ET DES CIVILISATIONS 

 

« La vivisection est supprimée en Allemagne » 

Recyclage et exploitation d'une désinformation récurrente (1933-2009) 

 

 

Elisabeth HARDOUIN-FUGIER 

Professeur honoraire d’Histoire de l’art de l’Université Jean Moulin Lyon III 

 

 

« Respecter les animaux est considéré comme une trahison envers le 

progrès1 ».Theodor Adorno montre que sortir de l’anthropocentrisme 

occidental pour défendre les animaux c’est s’exposer à être classé parmi 

les traîtres de l’humanité. En effet, à deux reprises, (Nerson, 1963, Ferry, 

1992-94 et ses suiveurs jusqu’à 2008), les abominations du nazisme ont été 

instrumentalisées pour criminaliser la protection juridique de l’animal. Voici 

l’histoire de cette incroyable désinformation. 

 

Dans un article intitulé « La condition animale au regard du droit », on 

découvre une déclaration stupéfiante : « De monstrueux hypocrites figurent 

parmi les défenseurs des animaux puisque les nazis interdisaient le gavage 

des oies dans le Troisième Reich et prohibaient l’expérimentation sur 

l’animal dans ce même camp d’Auschwitz où des hommes servaient de 

cobayes ! ».2 D’après cet auteur, l’éminent juriste Roger Nerson, les 

bienfaiteurs de l’animal auraient obtenu, dans le camp d’Auschwitz, de 

remplacer les animaux de laboratoire par des hommes. Trente ans plus tard, 

le philosophe Luc Ferry affirme que la loi allemande de protection animale 

du 24 novembre 1933, selon lui longue de « 180 pages », est si« chèr(e) au 

cœur » d’Hitler qu’il en « faisait une affaire personnelle ». L. Ferry 

développe longuement le sophisme de « la mauvaise compagnie », avec le 

cas d’Hitler3. Malgré les criantes invraisemblances de ces thèses, qu’il suffit 

de documenter4 pour anéantir, elles sont passées au rang d’un axiome encore 

présent dans des quotidiens réputés.  

 

 Horkheimer, Max, Adorno, Theodor, La dialectique de la raison [1944], trad. de 

l'allemand par Eliane Kaufholz, Paris, Gallimard, 1974, p. 276.s 

 Nerson, Roger, Recueil Dalloz, Chronique, 1963, pp. 1-7. 

 Ferry, Luc, Le Nouvel ordre écologique, Paris, Grasset, 1992, p. 182. 

 Hardouin-Fugier, Elisabeth, « Un recyclage français de la propagande nazie, la 

protection législative de l’animal » in Ecologie et Politique, janvier 2002, pp. 53-70. 

« Der französische Erziehungsminister Luc Ferry als Geschichtsfälscher entlarvt », in 

Journal Franz Weber, n° 65, Juli-Sept 2003, pp.14-17. 

Points de vue croisés 

 

 

208 

 

Une abondante documentation sur la législation animalière allemande permet 

d’analyser l’origine et le cheminement de ces désinformations. L’Université 

de Freiburg-en-Brisgau fournit les textes juridiques essentiels ; de 

nombreuses thèses vétérinaires ou juridiques sont accessibles grâce à 

l’Institut Historique Allemand (DHI) de Paris, à la Bibliothèque Cujas ou à la 

Bibliothèque Nationale. Les copieux Commentaires (Kommentar) successifs 

des lois animalières (entre 1939 et 1945, autour de 360 pages) ressemblent à 

nos textes d’application ; ils peuvent être considérés comme Lex Ferenda ou 

source d’informations pour d’éventuels législateurs. Au XIXème siècle, un 

langage juridique spécifique était obligatoire, au XX° siècle, le style s’allège. 

Le lecteur reste confronté à des constructions complexes au sein de phrases 

dépassant les vingt lignes et à la typographie gothique, abandonnée vers 

1940. Enfin et surtout la très belle thèse de droit animalier d’un Professeur de 

Kiel5 couronne une documentation qui annihile définitivement ces mythes. 

 

I- DIABOLISER LES OPPOSANTS À LA VIVISECTION 

 

A- Une abominable permutation (Roger Nerson)  

 

Dans la phrase « et prohibaient l’expérimentation sur l’animal dans ce même 

camp d’Auschwitz », R. Nerson emploie de façon impropre la forme 

adjectivale de « même », antéposé devant « camp », (« même camp « ) qui 

implique une ressemblance avec un second élément ici absent (même...que 

quoi ?). Si l’auteur voulait employer « même » comme déterminatif 

d’identité, il fallait écrire : « dans le camp même », pour localiser le fait cité, 

l’expérimentation sur des humains. Malgré ce tour de passe-passe, ou grâce à 

lui, Nerson établit une corrélation entre la protection juridique de l’animal et 

la « vivisection humaine », puisqu’il accuse les protecteurs des animaux de 

« monstrueuse hypocrisie ». L’accusation de Nerson présuppose une 

interdiction de la vivisection sur les animaux en Allemagne, qu’il croit 

découvrir dans l’ouvrage d’Edmond Bocquet qu’il cite. Ce juriste compétent 

passe en revue toutes les législations animalières européennes, et mentionne 

en effet (p. 71) une « interdiction du principe » de la vivisection proclamée 

par un décret de Göring. Le dessinateur du périodique Simplissicimus met en 

image cette interprétation en représentant les animaux de laboratoire vivants, 

lapins, souris et cobayes, adressant le salut hitlérien à Göring devant une 

inscription « vivisection interdite, signé Göring » (voir II, B). Les faits sont 

les suivants : l’interdiction du gavage figure en effet dans la loi du 24 

 

 Eberstein, Winfried, C.J., Das Tierschutzrecht in Deutschland bis zum Erlass des 

Reichs-Tierschutzgesetzes vom 24 Nov. 1933, Peter Lang, 1999, Thèse de droit, Kiel. 

(Le droit animalier en Allemagne juqu’à la promulgation de la loi de protection 

animale du Reich du 24 novembre 1933) 

Revue Semestrielle de Droit Animalier – RSDA 

1/2009 

 

209 

novembre 1933 (II, §2, 11), bien que dérisoire dans un pays affamé. Les 

expérimentations sur des hommes sont tragiquement vraies. C’est en réalité 

un scoop de propagande lancé par Göring (voir II) puis colporté par un 

ouvrage juridique6 : « la vivisection est supprimée en Prusse.» Selon Nerson, 

les protecteurs des animaux, ayant obtenu la suppression de la vivisection sur 

les animaux, auraient contraint les médecins nazis à utiliser l’homme comme 

cobaye. Luc Ferry se montre plus circonspect que Nerson, il ne fait 

qu’évoquer le crime supposé commis par les protecteurs d’animaux « ... la 

zoophilie la plus sincère n’en n’est pas restée aux paroles, mais s’est incarnée 

dans les faits7. » Il réserve la révélation de la permutation criminelle aux 

auditeurs de ses conférences ou interviews. 

 

Les documents réduisent à néant cette abominable accusation de substitution. 

En effet, d’innombrables textes montrent que l’expérimentation sur l’animal 

n’a jamais cessé en Allemagne nazie8. Des animaux sont explicitement 

signalés dans les laboratoires des camps de Natzweiler, Dachau, Auschwitz et 

Buchenwald. Le docteur Adélaïde Hautval, déportée, affectée comme 

médecin au bloc 10 d’Auschwitz, mentionne qu’Himmler promet de mettre à 

la disposition du professeur Clauberg le camp d’Auschwitz « pour ses 

expériences sur les êtres humains et sur les animaux »9. Une quarantaine des 

lettres (1942-1944, signées, localisées) de médecins adressées à Himmler 

sont publiées par F. Bayle10 et figurent parfois dans les Actes des Procès de 

Nuremberg. Elles demandent à Himmler l’autorisation de poursuivre sur des 

hommes leurs expériences menées aussi loin que possible sur les animaux, 

condition indispensable et sans doute légale pour obtenir un « modèle 

humain ». Certaines de ces lettres font allusion à un décret (29 décembre 

1900) et à une directive (29 novembre 1931) qui traitent le délicat problème 

du passage de l’animal à l’homme. En effet, en 1930, un traitement 

antituberculeux préventif appliqué à des enfants entraîne une grande 

mortalité parmi eux ; on tente alors d’encadrer juridiquement le passage de 

l’animal à l’homme. 

 

 

 

 

 Bocquet, Edmond, La protection des animaux dans les législations françaises et 

étrangères, Sirey, 1934. 

 Ferry, Luc, Nouvel ordre...1992, op. cit., p. 184. 

 Hardouin-Fugier, Elisabeth, « L’animal de laboratoire sous le nazisme », CD Dalloz

juin 2002. 

 Hauteval, Adélaïde, Lettich, Dr, Médecine et crimes contre l’humanité, Actes Sud, 

1991, p. 89, souligné par nous. 

10 

 Bayle, François, Croix gammée contre caducée, les expériences humaines en 

Allemagne pendant la Deuxième guerre mondiale, l’auteur, 1950, 1942-1944. 

Points de vue croisés 

 

 

B- Sophisme de la (très) mauvaise compagnie d’Hitler (Luc Ferry) 

 

Pour disqualifier la protection animale, Luc Ferry use et abuse du sophisme 

de la mauvaise compagnie, ici du personnage redoutable d’Hitler qui serait 

l’auteur d’une législation animalière d’avant garde. L. Ferry magnifie le titre 

III de la loi du 24 novembre 1933, concernant l’expérimentation animale, 

« en avance de cinquante ans (et même plus) sur son temps11. » Or, il ne fait 

que suivre la tendance européenne qui, après l’Act anglais du 22 mai 1876 

beaucoup plus répressif, tente divers compromis.  

 

Mieux renseigné sur les pensées intimes d’Hitler que nos plus grands 

biographes actuels du Führer, Ferry pare le dictateur d’un profond amour 

pour l’animal, qu’exploite aussi le Ministère nazi de la propagande. 

Goebbels, dans son Journal de 1933, explique qu’il veut lancer l’image d’un 

« homme simple et bon ». Des séries de cartes postales montrent Hitler avec 

sa chienne Blondie, nourrissant des biches ou caressant des enfants. L. Ferry 

soutient qu’Hitler « tiendra à suivre personnellement l’élaboration de cette 

gigantesque loi de protection animale (« de plus de 180 pages »12). »  

 

Outre diverses approximations de traduction et sur l’origine des références 

(consultations indirectes des documents données pour directes), L. Ferry 

commet des erreurs flagrantes :  

 

1- La loi du 24 novembre 1933 n’a pas 180 pages, mais à peine trois dans le 

Journal Officiel du Reich13. S’il s’agit du commentaire de la loi (1939), cet 

ouvrage a 305 pages. 

 

2- Dans les délibérations des six réunions préparatoires à la loi du 24 

novembre 1933, ni Hitler, ni son nom, ni même l’évocation du Führer 

n’apparaissent (cf. Eberstein, 2, B), alors que L. Ferry, attribue ce texte « à la 

volonté personnelle d’Hitler14 ».  

 

3- Ferry prétend fournir le début de la loi du 24 novembre 1933, mais les dix 

lignes qu’il donne sont, non pas la loi, mais le commencement du 

Commentaire de celle-là, écrit par un vétérinaire et un juriste : « La loi de 

protection animale du Reich ne se restreint pas (ici Ferry supprime : comme 

rotection animale (« de plus de 180 pages »). »  

 

Outre diverses approximations de traduction et sur l’origine des références 

(consultations indirectes des documents données pour directes), L. Ferry 

commet des erreurs flagrantes :  

 

1- La loi du 24 novembre 1933 n’a pas 180 pages, mais à peine trois dans le 

Journal Officiel du Reich13. S’il s’agit du commentaire de la loi (1939), cet 

ouvrage a 305 pages. 

 

2- Dans les délibérations des six réunions préparatoires à la loi du 24 

novembre 1933, ni Hitler, ni son nom, ni même l’évocation du Führer 

n’apparaissent (cf. Eberstein, 2, B), alors que L. Ferry, attribue ce texte « à la 

volonté personnelle d’Hitler14 ».  

 

3- Ferry prétend fournir le début de la loi du 24 novembre 1933, mais les dix 

lignes qu’il donne sont, non pas la loi, mais le commencement du 

Commentaire de celle-là, écrit par un vétérinaire et un juriste : « La loi de 

protection animale du Reich ne se restreint pas (ici Ferry supprime : comme 

 

11 

 Ferry Luc, Germé Claudine, Des Animaux et des Hommes, Paris, Librairie Générale 

Française, 1994, 1994, p. 506-507, 513, 514. 

12 

 Ferry, Luc, in Vincent, Jean-Didier, Noble, D., L’Éthique du vivant, UNESCO 

1998, p.73. 

13 

 RGB, (Journal Officiel du Reich) 1933, 23 ou plutôt 25 novembre (lecture difficile) 

n° 132, p. 987-989. 

14 

 Ferry, Luc, Nouvel ordre...1992, op. cit., pp.28-29. 

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Nous ne vivons plus une époque formidable. De plus en plus d'abandons!

27 Juillet 2010, 04:09am

Publié par Jo Benchetrit

De moins en moins d'adoptions. De plus en plus d'acheteurs dans les animaleries infâmes ou autres élevages, ce qui est un véritable scandale! 
Nous sommes en pleine abjection. A quoi ça sert d'écrire? Qui va me lire ici?
Les plus fort succès du blog? des titres à consonance  sexy! 

Informer dans les écoles, prendre les gens au plus jeune âge pour expliquer qu'il faut stériliser, ne jamais acheter, ne pas faire naître même si c'est juste pour avoir un chien de sa chienne, un chat de spn chat, ne pas vouloir un animal de race. Et ne pas prendre un animal pour un jouet et sur un coup de coeur.

Quant aux abandonneurs, je pense parfois qu'il y a plusieurs espèces humaines!


 

Les gens sont de plus en plus égoïstes.

Ce  qui ne prouve pas une élévation de l'intelligence!

Un exemple d'un refuge:

Article lu ce matin dans la Dépeche:

http://www.ladepeche.fr/article/2010/07/27/879630-Peu-d-adoptions-beaucoup-d-abandons.html#reagissez

Publié le 27/07/2010 03:50 | Bessy Selk

Peu d'adoptions, beaucoup d'abandons

protection animale

Christine Salane, présidente de la SPA de Brax, et Laure Ogé, bénévole au refuge, ne manquent pas d'activité cet été./ Photo DDM. B.S.
Christine Salane, présidente de la SPA de Brax, et Laure Ogé, bénévole au refuge, ne manquent pas d'activité cet été./ Photo DDM. B.S.
Christine Salane, présidente de la SPA de Brax, et Laure Ogé, bénévole au refuge, ne manquent pas d'activité cet été./ Photo DDM. B.S.

Plus encore en été, les associations de protection animale éprouvent des difficultés à faire adopter leurs pensionnaires. Et comme les abandons se multiplient…

L'info n'est pas renversante de nouveauté, mais elle dérange toujours autant. Avec la belle saison et le temps des vacances, nos amies les bêtes le sont un peu moins que d'ordinaire. Un petit tour d'horizon dans les principales structures associatives de protection animale du département le démontre, chiffres à l'appui : en juillet (c'est déjà sûr) et en août (ça risque fort d'en être de même), les adoptions de chiens et chats dans les refuges sont à leur niveau d'étiage. Et pour appuyer encore sur ce balancier de mauvais augure, les abandons se multiplient plus encore qu'en d'autres saisons. Résultat : les refuges sont pleins et les bénévoles sur les sites se démultiplient.

« Ce mois-ci, nous sommes quasiment au maximum, confirme Claudine Gadiffert, la présidente de la SPA du 47. C'est-à-dire que nous avons régulièrement entre 110 et 120 chiens. Nous récupérons les bêtes abandonnées en provenance de la fourrière voisine. Et comme la courbe des adoptions est plate… ».

Même constat à la SPA de Brax, où la présidente Christine Salane dénombrait hier « 86 chiens, alors que le seuil maximal qui nous est autorisé par l'autorité de tutelle est de 90 ». De plus, le refuge abrite un nombre de chatons « jamais atteint », car non adoptés, des chatons parfois abandonnés dans des cartons. « Je suis en colère devant cette prolifération irresponsable », lâche la responsable de la structure braxoise.

Serait-ce alors les coûts qui freineraient les éventuels candidats à l'adoption, quand on sait qu'il faut compter 195 € à Brax, et 155 € (plus les 20 € d'adhésion) à Caubeyres, pour avoir un chien mâle et 250 € à Brax et entre 190 et 210 € à Caubeyres pour une femelle ? À distance, les deux présidentes rétorquent d'une même voix que leurs animaux sont stérilisés, vaccinés et tatoués, ce qui n'est pas forcément le cas ailleurs. « Et si on passe par un site internet, c'est pire ! », lance Christine Salane.

Dans ces refuges, on insiste aussi pour rappeler que les chiens (et chats) proposés à l'adoption, ne sont pas, « contrairement à des idées reçues », de vieux bâtards aux attitudes agressives. « Au contraire, ils ne sont ni âgés, ni malades et n'ont pas de problèmes de comportement »… Encore faut-il aller les visiter.

pour contacter les associations

La SPA du 47, que préside Claudine Gadiffert, a son siège au refuge de Caubeyres (tél. 05 53 88 05 71) et un bureau à Agen, au 29 rue Baudin (tél. 05 53 47 32 62).

Le refuge de la SPA de Brax, pour sa part, est basé chemin Franchinet (avant le bourg, en arrivant d'Agen). La présidente de la structure est Christine Salane (tél. 05 53 96 77 97).

Quant à l'ARPA (Association pour le respect et la protection des animaux), elle située à Boé, au lieu-dit « Riols » (tél. 05 53 47 15 44).

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la PA, c'est la revolution; Il faut changer les habitudes de pensée.

26 Juillet 2010, 16:53pm

Publié par Jo Benchetrit

Si je devais ecrire les tables de la loi pour la PA, 

il est evident que la loi n° 1 serait:
ne faites plus reproduire les animaux.
le plus grand malheur animal? L'élevage.

Pour moi, la PA, c'est la revolution; Il faut changer les habitudes de pensée. Il faut en  venir à comprendre  ce que notre rapport aux animaux a d'abject, de criminel, d'abusif pour que nous puissions changer le monde.
Il est evident qu'on ne peut pas faire la  révolution sans faire sa revolution personnelle.
Si on tient à ses vieux schemas, on ne fera rien qu'eponger un peu de malheur, d'en rajouter autant, ou plus, et de ne rien changer aux mentalités .
Or si tout va mal pour les animaux;, c'est à cause de la mentalité humaine.

Idem de la cause plus globale qui m'interesse: ameliorer les humains(vaste projet!)

  

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