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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #barbarie-symptome et psychanalyse

Mes voeux pour 2010 et les millénaires à venir , sisisi!

1 Janvier 2010, 10:04am

Publié par Jo Benchetrit

A tout ceux qui se reconnaissent dans ce slogan:
" Justice pour  les animaux !"
et en  font leur priorité .

 

 Nous ne sommes pas très nombreux 
mais nous sommes très motivés.

 Aidons nous les uns les autres, pour eux.
Nous serons sur tous les fronts.

Entre les bourreaux et leurs victimes , 
ils nous trouveront.

Ils nous ridiculiseront, ignoreront, chasseront, 
Ils nous diaboliseront, ils nous emprisonneront
peut-être, 
mais nous serons toujours 
Là.
Comme l'oeil que Caïn trouva jusque dans la  tombe où il s'était réfugié,


Jusqu'à ce qu'ils nous écoutent, jusqu'à ce que 
le pouvoir de notre raison triomphe sur leur 
infecte tyrannie.



Un but: combattre la souffrance.
Un moteur: le devoir de solidarité envers tous; 
Une exigence: la liberté pour tous les animaux sous notre joug, 
Un  des moyens, la cohérence dans nos choix: ne pas manger de produits animaux , 
Ne jamais acheter ou faire reproduire d'animaux de compagnie, 
Ne pas aller voir un spectacle avec animaux, penser à la souffrance juste visible dans les coulisses...
Ne pas jouer au PMU,
etc.

Intelligence, énergie, opiniâtreté, donc santé, joie et courage à nous tous.

Affectueusement,

Josette Benchetrit.

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Danger: démocratie participative. Identité nationale. SOS racisme.

25 Décembre 2009, 16:18pm

Publié par Jo Benchetrit

 Dans un 1° temps, (thèse) j'ai cru pouvoir repondre ceci, croyant que ce débat n'etait que virtuel sur un site dédié à lui. Mais en fait, non, et alors, la démocratie participative est dangereuse. Car mettre ensemble des gens qui peuvent être des beaufs racistes ou specistes peut-être sans un tiers qui puissent les remettre dans le droit chemin...c'est aller au désastre. Comme vous le voyez , il n'y a que les imbéciles qui s'obstinent.
Donc pas moi, loool!

Donc, ma 1° réaction:
Débat identité nationale, son principe ne me gêne pas si on peut répondre librement  (j'ai  pas encore été voir) sans un carcan de questions comme ce doit être le cas, je pense.
Tout débat me plaît par définition. Si les réponses sont libres, bien entendu. Et si on recadre en fin de débat. Car je suis opposée à cette équation si dangereuse: Vox populi, vox dei".
Je sais que si je réponds un jour à cette enquête, je   dirai, si on peut le  faire en sujet libre: 

Tout d'abord, je suis contre les nationalités et j'ai l' idéal d' un monde sans frontières, d'autant que les frontières, ce sont les humains qui se partagent le gâteau Terre, dérobée aux autres espèces,  qui les ont tracées.

Etre français est, pour ceux d'origine dite étrangère, mais je crois aussi pour tout français, comme une adoption réciproque. La question du êtes-vous content d' être français? Voulez vous le rester? qui pourrait être posée à un âge du genre 18 ans, devrait se poser à tous.
Quant à savoir ce qui fait l'être enfant de... telle famille, ce n'est pas une allégeance absolue à ses parents, ni une obéissance aveugle. Savoir critiquer la France n'est pas remettre en question son identité française, mais juste montrer qu'on est de ce pays, qu'on l'aime, et qu'on veut le perfectionner. Identité n'est pas droit du sang, ni même droit du sol. Quant à l'amour, ce n'est pas une complicité, ce n'est pas s'avilir avec l'autre, c'est progresser. L'éthique est bien plus importante que tout, donc que l'amour.
    
Etre d'une nationalité est un nom, une identification à ce pays dont je suis membre et à ce titre responsable. Et en tant que responsable, je me réserve le droit et le devoir d'en faire quelque chose de bien, donc de dire ce que j'en pense, de critiquer ce qui s'y passe, de m'excuser si ce pays a fait ou fait des  saloperies, car, en prenant une nationalité, on en prend aussi l'héritage qui n'est pas toujours que glorieux.
Comme dans toute famille.

Après, si on déteste trop ses parents, on peut les quitter à jamais...mais est-ce mieux ailleurs?
  Si on les aime encore, malgré nos critiques, alors, on assume d'être de la famille et on fait tout pour que NOUS, ce mot NOUS, prenne corps et sens, et dignité. On n'est alors plus simplement issu de l'immigration, comme certains, on est français et basta. On ne renie pas son passé ni celui de sa 1° famille, mais on est français. Simplement, pour ma part, je trouve idiot d'être fier d'être français, comme d'être de telle origine. C'est un fait de hasard.
on peut juste en être content ou pas, selon les moments.
Et, au delà de tout ça, on est humains, et notre responsablité se situe en fait essentiellement là, à essayer de tirer cette humanité vers le haut alors qu'elle n'aime en général que les bas-fond de la jouissance pulsionnelle et donc destructrice.

ça   semble si reac, ce debat? 
******************
Après avoir lu ça, j'ai changé d'avis (antithèse): 
http://www.arretezcedebat.com/

Depuis le 2 novembre et le lancement du débat sur l'identité nationale, les réunions organisées sur le territoire sont apparues comme des espaces de libration de la parole raciste. Pire, des responsables politiques eux-mêmes se sont laissés aller à des dérapages, là où ils auraient dû ramener de la sérénité.
>
> La République ne peut pas donner le sentiment de légitimer de tels propos. Il est plus que temps de mettre fin à cette séquence susceptible de laisser des stigmates profonds sur le vivre ensemble.
>
> Rejoignez notre combat : Signez et faites signer la pétition "Arrêtez ce débat, Monsieur le Président!"
http://www.arretezcedebat.com 
>
> Amitiés antiracistes,
> SOS Racisme 
>

Et j'ai ecrit ceci en réponse à D.O. anti speciste, lui en droit et moi en italique. :

Chouette, la parole est libre, j’en profite !  

 

Je trouve extrêmement déplorable que SOS Racisme n'ait rien d'autre à
proposer, pour lutter contre le racisme, que de protester contre la
*libération* de la parole.

Je suis pour la liberté de parole y compris des racistes.

Ce serait bien si notre espèce était parfaite.


Les interdire
de parole, c'est valider ce que dit Le Pen: qu'il dit tout haut ce que
d'autres disent tout bas.



Exemple vécu   de la parole libérée de  beaufs haineux :

 

Je suis allée pour la 1° fois à un comité de quartier et j’ai entendu des horreurs sur les pigeons. Lorsque j’ai pris la parole POUR les pigeons et CONTRE les massacres, on m’a regardé comme un  de ces aliens chers au cœur de   certains, lol.
PERSONNE jusque là, depuis je ne sais quand existent ces repères de « bons citoyens » prêts à tuer, n’avait parlé ainsi. Ils ont dit ensuite qu'ils réfléchiraient à la solution   des pigeonniers contraceptifs, non par conviction, mais par honte.  

 « Mais  j’ aime les animaux, je vous assure, j’ai moi même un chien, dit le chef des tueurs. ».
On voit le danger de la "democratie" qui met les plus cons aux commandes(dejà qu'on doit subir leurs representants!) si personne n’y apporte une parole anti-raciste .

 

Interdire l'expression des racistes, ce n'est
pas lutter contre le racisme, mais simplement pousser le racisme sous le
tapis pour qu'il se voie moins.

 

Hélas, je ne me fais pas d’illusions à la lumière de l’histoire, cf la dernière fois qu’on l’a sorti sans honte de sous le tapis à un niveau mondial,dans les années 30 et 40, ça a donné 6 millions de morts.

On n’a que 3 soluces :

 I. soit le laisser sous le tapis où il ne fait de mal à personne, mais est prêt à servir, c’est vrai, et c’est ça que tu crains à juste titre.

II.  soit au dessus et là, 2 soluces :

1.    on sait  qu’on est con de penser ça et on se soigne mais là c'est rare, et aucune ceritude qu'on soit guéri pour tjrs.

2.    Soit le plus probable et le PIRE : on banalise le discours raciste qui est un des effets du narcissisme, on se fait des potes, des mêmes que soi, des m’aime moi, quoi !  pour agir contre une race, ou une espèce haïe à plusieurs, c'est si bon! 


 

 

En plus, sur le site indiqué, on tombe directement sur la phrase 100%
stupide «le racisme n'est pas une opinion». 

 

 

C'est quoi, si c'est pas une
opinion?Un chou-fleur, une étoile, un son, un taux d'intérêt?

Je suis contre le débat sur «l'identité nationale», mais je ne vais
certainement pas signer une pétition de ce genre!

 

 

Bonne question. J’y réponds sans hésiter  ainsi : C’est un affect. Un sentiment, une jouissance malsaine, donc en rien une pensée élaborée comme l’est une opinion, en tous cas une opinion fondée sur une réflexion, sur des idées. Car Le Pen ne dit pas tout haut  ce que nous pensons tout bas. Il « apense » et le dit sans angoisse de culpabilité, et ça rencontre  le pire en nous, qui est acéphale et  ne demande qu’à sortir de dessous le tapis.C’est pour cela que j’ai changé d’avis sur ce débat, que j'imaginais sur un questionnaire sur le site.  Je ne savais pas qu’on le faisait en groupe,  où tout dépend de la composition a priori incontrôlable  du   groupe. 

 


 
Et ma synthèse: OUI, si il y a garantie qu'il y aura du tiers, c'est à dire des gens qui peuvent assurer  un éventuel recadrage d'idées abjectes possible.  
Pourquoi pas une personne  de SOS racisme exigée dans chacun de ces debats???? 

 





 
 

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Académie de dijon methode enseignée aux collegiens pour tuer les insectes

25 Décembre 2009, 16:13pm

Publié par Jo Benchetrit

Academie de dijon
methode enseignée au collegien pour tuer les insectes 

http://svt.ac-dijon.fr/dyn/article.php3?id_article=188

j'ai laissé ça: 

Objet: http://svt.ac-dijon.fr/dyn/article.php3?id_article=188 Monsieur le professeur de SVT, monsieur l’inspecteur de l’académie de Dijon, messieurs les autres responsables de l’education nationale de cette académie, Je voudrais attirer votre attention sur les conséquences de ce mépris du vivant qui règne dans l'endroit privilegié pour l'éducation de nos jeunes, dans certains cours. Ici, celui de SVT. Je me présente: je suis psychologue dans un CMP pour enfants et adolescents depuis plus de 30 ans. A la lumière de ma pratique, et de ce qui se théorise du côté de la psychanalyse, je peux vous assurer que du simple point de vue de l’éducation des pulsions, c’est une bévue . Cette bévue est une inconséquence qui débouche sur un formatage des esprits.
Ce qui, n’en doutez pas, revient à transmettre que les vivants à notre merci sont absolument sans subjectivité. Ou que du moins, on a le droit de s’en servir comme de choses. Je ne veux pas être trop longue en développant ici, mais j’espère en votre confiance sur ce que je dis là. On n’a jamais intérêt à former à la jugeote morale défaillante des enfants. Merci d’y réfléchir. Afin de ne plus induire des comportements immoraux , je vous conseille d’interdire ce genre de procédés. Vous avez en charge notre avenir en ayant en charge les jeunes qui le feront. Ce qui semble évident o notre société "humanocentrée" du fait de notre (dé)formation ne l'est pas du tout du point de vue moral et peut être la cause de TOUT ce qui foire sur Terre, dela violence à nos desastres écologiques. 

Bien cordialement à vous, Jo Benchetrit. Ps. au passage, en genéral on apprend aux enfants ceci: les araignées ne sont pas des insectes. Mais bon, l'essentiel à leur dire est de respecter les vivants sensibles comme ils le feraient entre eux. Donc il faut absolument proscrire ce qui leur indique le bien dans la direction du mal. Il en est de même pour de nombreuses choses qui banalisent le mal, j'attire votre attention là dessus, comme pour les cirques avec des animaux, par exemple.



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Video torture des animaux à fourrure. EDIFIANT.

16 Décembre 2009, 08:03am

Publié par Jo Benchetrit

 



On ne le dit pas assez, un col de fourrure, c'est de la torture au même titre qu'un manteau. un col de fourrure=un chien, un chat, ou un autre animal torturé. Vite un col sans fourrure!


 

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Vaccin anti-viande: l'information.

14 Décembre 2009, 11:22am

Publié par Jo Benchetrit

Dans le couloir de la mort:


http://www.youtube.com/watch?v=aHTNq33cXBQ

c'est en tous cas efficace pour moi. dejà vu sans doute.mais à faire voir à vos relations viandardes. merci de le faire suivre. Evidemment, donner à voir le reel, c'est pas populaire et provoque chez les Tartuffe des reactions violentes et agressives. Même parmi les "amis" des animaux, lol.
Donc si vous tenez à vos amis...je ne sais pas trop que vous conseillez.
 
Sinon, j'ai une amie carnivore, Grenouille, photographe talentueuse dont le blog est en lien sur le mien,  qui, sans le voir,  c'est mise aux graines germées  d'alfafa qui, chez elle, l'auraient   assez saturée en bonnes protéines pour qu'elle ne veuille plus manger de chair animale..
De plus, me dit elle, ça l'a guérie de douleurs post traumatiques sur le coude.

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L’homme tout-puissant, ou quand la technique vous monte à la tête.

13 Décembre 2009, 04:08am

Publié par Jo Benchetrit


Plus personne de sérieux  ne peut nier que l’homme pose un problème à la nature. Même ceux qui se piquent de suggérer que le réchauffement de la nature est   dû à autre chose que lui, ou même que ce réchauffement est un fantasme, ne peuvent décemment faire l’impasse sur toutes les dégradations que nous imposons à notre planète.

Pourtant, dans le même temps cohabite l’idée que quoiqu’il arrive, l’homme est prioritaire, et que rien n’est trop beau pour lui.
On sait que notre surpopulation est en soi un danger mortel. Mais ce n’est pas grave, on continue à faire des enfants et à en être content. La France n’est-elle pas toute fière d’être le pays d’Europe occidentale où on fait le plus de bébés ?

Comme vous le voyez, avec l’image que l’homme a de lui, notre espèce a du mal à tirer les conclusions qui s’imposent. A savoir, faire enfin profil bas !

L’espèce humaine semble rassembler toutes les pathologies mentales, tous les symptômes dans son rapport à l’Autre, animal, nature,. Ainsi, cette schize entre ce qu’il sait et ce qu’il croit le rapproche en tant qu’espèce de la schizophrénie. Mais aussi de la perversion car il est dans  le déni comme les pervers pour faire tenir ensemble tout ça.

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Ces chats ne devraient pas finir bouillis vivants par les chinois. Aidez leurs sauveteurs à les nourrir.

12 Décembre 2009, 12:15pm

Publié par Jo Benchetrit

La Chine, le pays dit communiste, contrée  de l'esclavage humain qui nous nargue du haut de leur incroyable croissance économique due à notre folie, est aussi l'autre pays de la torture des animaux, en compétition sur ce plan avec tous les autres, mais n° 1 incontestable de l'horreur barbare, à égalité avec les autres pays d'extrême sadisme d'extrême orient.
Ce milliard et demi de chinois , c'est le  péril jaune pour les animaux.

Mais à l'intérieur de ce pays honteux aux atrocités immondes, on trouve de véritables humains, ultra minoritaires, qui rendent leur honneur à la chine, et à travers  elle, à l'humanité qui a bien du mal à mériter son nom.   Je vous demande de les  aider même un peu. Ils viennent en effet de sauver 1300 chats qui étaient entassés par centaines dans des petites cages , à moitié étouffés avant d'être battus et cuits vivants!!!
Non contents de les manger, ils les martyrisent.
HONTEUX, NON?  
Inimaginable.
Je vous en prie, allez sur le site où une amie des bêtes a traduit ceci :
http://foyerfelin.free.fr/CHINE.pdf 

Puis faites   comme je le ferai: donnez un peu d'argent. 

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Le ridicule ne tue pas. La mode de la fourrure si. Les couilles en fourrure de Sonia Ryckiel...

9 Décembre 2009, 12:58pm

Publié par Jo Benchetrit

  C'est beau la fourrure??????????????!!! Avec ces belles couilles en fourrure (ses sacs ou poches ???)Ryckiel aurait mieux fait de ne pas trahir ce qu'elle disait un temps contre ce produit de torture préhistorique. Mais sans doute a-t-elle perdu son miroir en même temps que les gratouillis de sa conscience...

Pour que les Sonia Ryckiel à cervelles molles puissent s'enlaidir voilà ce qu'endurent les animaux:

 

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La corrida est la faillite de la métaphore paternelle. Chemama, Roudinesco, comment faites-vous pour n"en rien savoir?

8 Décembre 2009, 09:02am

Publié par Jo Benchetrit

J'ai répondu à quelques reprises sur mon blog aux prises de position troublantes d'analystes (mais comment ne pas douter de ça vu ce qui suit?) en faveur de la corrida et en particulier de la non interdiction de ce spectacle effrayant de cruauté aux enfants.
je le ferai encore mais de manière "mot à mot", scolaire, patiente...je devrais dire, erreur par erreur de R.Chemama, et de Roudinesco. Mais là, je continue sur ma lancée.
Si vous en avez le courage, pour pouvez voir ce qui suit, sinon, de grâce, passez plus loin. Moi, je l'avoue, je ne peux pas regarder cette horreur. Rien que de   mettre cette video de torture animale sur mon blog me fait flipper. C'est cette atrocité où l'homme perd sa dignité et sa subjectivité que des analystes allumés conseillent aux enfants. C'est bien la preuve que la barbarie rend acéphale.
Chemama dit que dans la corrida ce qui se passe ne peut traumatiser car ça a un sens.
Ha oui?
Lorsque l'insensé parle de sens, je sors mon scepticisme.
Voici le réel de la corrida. Celui-ci a-t-il un sens pour vous?
Si oui, foncez chez votre psy, d'urgence, en en choisissant un qui n'en soit pas à ce stade, c'est évident.







Revenons à la cène. L'agressif chrétien   aficionado Juan Assensio a dit sur son blog, (Le stalker) que le taureau était le Christ!  Pour un chrétien, en voilà encore un d’assez spécial...qui va assister au martyr de son Dieu et paye pour ça. Mais qu'y a-t-il de vrai dans cette bévue? 
Le christ parlait, lui, et s'est  volontairement  offert en sacrifice  pour que,  justement, il n'y en ait pas d'autres  d'offerts en holocauste. A l'époque du second Temple,  le sang y coulait à flot du cou des animaux car, je le rappelle le seul lieu où Dieu a concédé aux hommes le droit de se livrer à cette activité superstitieuse du sacrifice était le Temple de Salomon. Or, c'est à cette époque que vécut Jésus. Il ne supportait d'ailleurs pas le Temple lieu de prière transformé en lieu de vente d'animaux à tuer. Les pauvres pigeons, encore  de nos jours martyrs étaient nombreux car moins cher que d'autres animaux.Chasser les marchands du Temple revenait à chasser les pourvoyeurs des tueries. 
Je n'en  déduirai rien, car le Christ ne parle guère de la souffrance animale et aurait même amené des poissons à manger, donc, faut pas le voir comme un pur végétarien. Mais en l'occurrence, le taureau, le sacrifié, lui, est absent du débat. Or, c'est de ce véritable 13° que je parle, à savoir l'être trahi, secrètement haï sous les km d'amour affiché par les aficionados, "le" taureau représentant des milliers d'animaux qu'ils confondent allègrement dans leur imaginaire régressif. Ils ne se donnent aucune limite, eux, pour fusionner fraternellement dans son meurtre  avec le père réel, phallique, jouisseur, pulsionnel sans limite, abuseur et immortel. Pourquoi? Parce  qu'ils le jalousent pour n'être pas castré. C'est à ce pauvre boeuf non châtré auquel les structurellement impuissants aficionados s'identifient
  en refusant la loi du père symbolique qui castre, justement, en leur donnant la limite de la subjectivité du taureau et donc la leur. Dans l'Oedipe on sait que le destin du  père est d'être  tué, symboliquement bien entendu, ce qui débouche sur une identification à lui. En s'offrant, évidemment, le Christ coupait l'herbe sous le pied de ses enfants qui, normalement, le tuent sans son aval, puis l'avalent pour en récupérer la puissance. Mais comme les frères de la horde devenaient après ingestion du père des fils- pères effrayants les uns pour les autres, les disciples-fils de Jésus sont invités par lui, ce qui est un comble, à manger , mais symboliquement son corps et à boire son sang sous forme de pain et de vin.
L'autre comble c'est ceci:
Jésus voulait être sacrifié, s'est servi  de Judas pour y parvenir. Or Judas fut sacrifié illico, par lui-même, puis le peuple juif, par la doxa chreti
enne. le monde se répète..

 

Les  aficionados, comme d’ailleurs beaucoup de tortionnaires d’animaux prélèvent sur leurs victimes le peu de puissance qu’ils peuvent. Le background est une impuissance psychique, et/ou physique. On ne doit pas oublier que ces meurtres en série, insupportables à la plupart des gens, est, pour eux, l’équivalent de ce qui fait bander Sade. A savoir des choses de plus en plus pimentées, sur fond d’impuissance. Sade  explique bien combien l’amour « en con » est pour lui peu attrayant par rapport aux "enculades", combien, à chaque épisode, il lui faut monter la barre de ses vilenies pour que ses héros puissent éprouver du désir et du plaisir.
C’est une loi du toujours plus sur fond d’agusie. Il faut à ces petits monsieurs du piment pornographique. Et ce qui les pimente, c’est hélas, la souffrance des autres.

Mais au contraire de Sade, l’aficionado dénie en général sa vilénie. Certains, par défi, avouent  que c’est un spectacle barbare mais aimer ça.  Comme si leur immoral goût leur donnait des droits !

 

Cela est rendu possible par ce que Lévi-Strauss appelle frontière, pour designer ce que l’humanité pose entre notre espèce et les autres. Mais ne faut-il pas plutôt parler d’un gouffre ? Je rajouterai qu’il est proche de l’isolation autistique cet abîme qui est imposé par le discours courant entre l’homme-forteresse et l’Autre animal. Le problème de l’homme, c'est qu’il n’en est pas, en tant qu’espèce, arrivé au stade où l’animal est un semblable. Il ne reconnaît pas l’animal comme subjectivité.

Ce singe raté car incapable de se débrouiller dans la nature sans la détruire en voulant la faire passer par le trou de souris de son arbitraire est dans la problématique d’un narcisse tyrannique et tout-puissant. Cette toute-puissance, les analystes le savent bien, est le revers imaginaire d’une impuissance réelle. L’origine en est le petit dans son berceau qui se rêve capable de mettre le monde à son service et capable de le détruire de manière hallucinatoire, mais est infoutu de se servir seul. En effet, le tout-puissant ne l’est qu’au niveau fantasmatique. Il est évident qu’un bébé seul dans son berceau ne doit sa survie qu’à l’autre.

Le fantasme de maitrise, fantasme sadique anal, permet aux impuissants de se rêver omnipotents.

La chasse, la corrida, de manière patente en sont la réalisation. Mais on peut en dire autant de manière parfois tout autant barbare, dans d’autres sphères d’activités qui concernent le rapport des hommes aux bêtes.

La formule de la maturité psychique est celle-ci : on ne peut pas tout. C’est par la métaphore du nom du père qui dit, selon Lacan : « tu ne désireras pas celle qui fut mon désir » que l’enfant repère cette évidence de la limite à mettre à ses actes.

Cet interdit traduit par le désir de la mère pour son Autre, permet à l’enfant d’éprouver que sa maman n’est pas ce qu’il a imaginé. La métaphore du nom du père est une autre façon de dire :« Je ne suis pas celle que vous croyez. » A entendre : « je ne suis pas là pour satisfaire à tout vos désirs. Je ne suis pas une machine à faire jouir le bébé, qui, comme un couteau suisse, serait un melting pot d’objets partiels à votre service et sous vos sévices ».

Mais alors, pense l’enfant, qu’est-elle ? Son désir ailleurs, pour un Autre, homme ou femme, ou même travail, art, impose à l’enfant de faire le deuil de son emprise sur sa mère.
L’animal est là, comme substitut maternel, comme recours à cette frustration multiforme.

Pour s’en débrouiller, l’enfant devra surmonter ce dur moment, quine se produit pas qu’une fois, qui vient en écho à une multitude de frustrations et de privations, lorsque bébé, il a dû attendre que sa mère vienne le changer, le nourrir et toujours remettre à plus tard ce qu’il voudrait réalisé illico. Cette métaphore n’est donc pas une révélation brutale qui, un jour, à l’issu du complexe d’peiodipe, indique à l’enfant qu’il n’a pas tout les droits.
Mais là, ça devrait être irréversible. Et c’est ainsi que la morale fait intrusion dans l’enfant : il ne peut pas tout, non seulement au sens de
  ce qui, en anglais , est plus visible, le verbe to can, mais aussi du verbe to may. Le jour où le bébé, que son impotence naturelle rendait physiquement incapable au sens de I can, se retrouve debout, il entre dans l’ère du I may ou I may not au sens de permission.  

L’aficionado est un enfant debout qui n’a pas assimilé l’interdit qui est celui de prendre l‘autre pour un couteau suisse.

Mais on peut en dire autant de tout ce qui concerne le rapport des hommes aux bêtes.
Aussi, l'humain est confronté très petit au viol des valeurs inculquées depuis la petite enfance. L'effet en est une perte des repères dans notre humanité. 
La corrida et autre meurtres sadiques sont des épreuves pour un enfant en quête de cadre stable. 
Les analystes et autres psy de l'enfance -ou pas- le savent bien qui n'ont pas suivi les aficionados en ne répondant pas à leur désesperé et absurde appel à signer pour la corrida aux enfants. 

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Adresse à Roland Chemama: pour défendre la corrida, "psychanalyse" / délire.

7 Décembre 2009, 09:51am

Publié par Jo Benchetrit

"Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion, la culture ou la morale semble ridicule
lorsqu’il sort de la bouche même de ceux qui tuent des créatures innocentes
"
Isaac Bashevis Singer
 La corrida est une pratique d'essence fasciste. N'oublions pas que les républicains espagnols avaient aboli cette horreur par décret en juillet 1937. C'est par une corrida que le dictateur Franco fêta sa victoire et répandit l'horreur tauromachique dans toute l'espagne... 
Hélas le fascisme anti animaux gagne toujours sur nos clivages politiques et le peuple comme les hautes sphères se retrouvent dans ces bassesses..



Je vous propose mon texte  
en réponse à ce texte en rouge de M. Chemama, "psychanalyste", signé par des "professionnels", une douzaine. On appréciera au passage que l'aficionado Ruffo n'ait pas signé cette fois-ci! Sans doute a-t-il peur car sa réputation a souffert de sa signature d'une pétition antérieure pro- corridas aux  enfants!

  Texte-pétition affligeant de R.Chemama suivi de ses 12 signatures:

Parmi les différents griefs qui sont actuellement adressés à la corrida, l'un d'entre eux, relayé par des " professionnels " de la santé mentale, consiste à invoquer le traumatisme que celle-ci causerait chez les enfants. La moindre expérience fait voir à quel point une telle allégation est mensongère, ou à tout le moins erronée. Ce qui traumatise un enfant, ce n'est pas la violence en elle-même, mais l'impossibilité de lui donner un sens, dans les cas par exemple où il allume seul un téléviseur et voit des hommes s'entretuer de manière plus ou moins épouvantable. En revanche n'importe quel enfant de la campagne jusqu'à une période très récente aurait pu témoigner de ce que la mise à mort des animaux est une composante importante de la vie, un événement ritualisé non quelconque, associé le plus souvent à un moment de fête. Aux arènes, ce que les enfants retiennent ne va pas dans le sens de la cruauté, mais au contraire de l'admiration pour le courage de l'homme et la bravoure de l'animal. On est alors en droit de parler d'une sorte de catharsis, ou mieux encore d'une confrontation socialisée avec des questions qui concernent la mort et le risque, questions qui se posent de toutes façons à chacun, mais qui prennent ici une dignité particulière. Tout cela fait que nous nous opposons résolument à toute interdiction de la corrida aux enfants.

Roland Chemama, psychanalyste, Paris


Bertrand Ogilvie, psychanalyste, Paris.

Dr Jean Maler, neuropsychiatre - 30400 Villeneuve-lez-Avignon 6 octobre 2007

Elisabeth Roudinesco, psychanalyste - Paris

Dr Joël Pon, psychiatre - 31000Toulouse 

Dr Bernard Autheman, psychiatre - 30400 Villeneuve-Lez-Avignon

Dr Jean-François Kervella, neuropsychiatre - 83000 Toulon

Dr Andrée Barthez-Mestre, psychiatre des hôpitaux honoraires - 04000 Digne-les-Bains

Dr Claude BARAL, psychiatre des Hôpitaux honoraire - 30000 Nîmes

Elisabeth Navarro, expert psychologue, Cannes, Arles

Joelle Tessier, assitante sociale - Le Cannet 06110

Dr Bernard Grimaud, neuropsychiatre - 34070 Montpellier
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Avec Ruffo, ça aurait fait 13 signataires de cette curieuse pétition, indigne et incomprehensible venant d'un psychanalyste ayant charge d'âmes.
13, ce chiffre fatidique de la cène qui, on le sait a mal fini. Cette association mienne n'est pas gratuite car il y aurait à dire sur le rapport entre la cène, la corrida et l'assassinat du père de la horde primitive. Je vous reserve ça pour une autre fois.
Rions, enfin, si on peut, sur la qualité des analystes   qui se vantent de "savoir" qu'un enfant gagne  à voir une telle monstrueuse mise en acte du désir pervers sans qu'ils soient prévenus que l'exemple n'est pas à suivre... Le sujet supposé savoir   opère jusqu'à un certain point, le point aveugle de son analyste. 
Rappelons, pour continuer dans l"humour noir,  cette incrédible citation d'Elisabeth Roudinesco:
"Donc, soyons raisonnables et combattons les nouveaux fascistes de l’antispécisme. Ils haïssent autant l’homme que l’animal qu’ils prétendent défendre.” 
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa! 

Les assassins, eux, sont des  anges et les anti- barbarie des fachos?** 

Les aficionados comme le "philosophe" Wolff se montent la tête en disant qu'eux n'ont pas peur de la mort. Car il ne s'agit en rien  de la leur, mais confortablement de celle qu'ils donnent par l’intermédiaire des tueurs à gage dits toreros, les pleutres, à plusieurs contre un seul . Le taureau comme le  père réel de la horde primitive est donc assassiné, et toujours à tuer, preuve que ces gens-là n'en sont pas                           là où le minimum exigible pour un analyste est d' être, au stade du père symbolique mortel et castré/castrant.
Ceux qui connaissent les mécanismes de défense ont reconnu là le refus de savoir  ce que le pervers sait:  la castration maternelle, là il où fait son "dé-nid."
Il est freudien de dire que  la mort que ne connaît pas l'inconscient y est représentée par la castration. Ici se lit que la mort "du "  taureau est déniée, car en aucun cas le sujet pervers ne peut affronter sa culpabilité, vu qu'il  se veut objet au service de l'Autre.

cet argument se rajoute à l'image du père immortel pour démontrer qu'en aucun cas l'aficionado se représente la mort dans ce rituel digne de Salo, livre terrible de Sade.    Mais ce n'est qu'un livre alors que là, c'est du réel, dénié, certes, mais pas par les animaux martyrisés.      Je rappelle cette évidence à des personnes négationniste de la souffrance de leurs victimes, et dont la structure mentale est un véritable mur de béton anti-réel et anti-castration symbolique.                





Le combat entre la civilisation et la barbarie est un étrange combat entre David et Goliath. Je rappelle que nous avions eu près de 70 signatures de psy sans trop nous fatiguer pour interdire la corrida aux enfants de moins de 16 ans. Au fait, les psy qui voudraient signer   notre pétition  peuvent me contacter ici.
Paradoxalement, les anti- corridas sont bien plus nombreux (80%)  que les pros corridas, mais ce sont pour l'instant ceux-ci qui gagnent! 

Voici ma réponse à ce texte de l'aficionado Chemama*.
 

Ce qui est certain c'est que là se dévoile que Chemama, comme ses collègues afcionados, confondent le réel et l'imaginaire en se défendant de la conscience de leur ignomonie réelle avec du pseudo-symbolique. C'est pour ça que tout ce qu'ils disent des corridas et donc de leur jouissance fait plus délire qu'élaboration.

C'est là qu'est à mon avis dénoncé qu'ils ne sont pas dans une position  analytique quand ils causent de la corrida.

La psychanalyse, comme le dit Leclaire, est un processus qui démasque  le réel. Eux, ils l'enterrent. Ils promeuvent le déni comme vertu. Ici  le déni  de la cruauté, déni que partage Chemama, est loué.    

L’enfant est invité à remplacer ce que vise l’éducation par son contraire. L’éducation, en effet, a un but précis, celui de permettre à l’enfant d’interioriser la morale, au point qu’ensuite la tentation du mal ne soit même pas ressentie.

La fonction éducative consiste donc à convertir la jouissance de la destruction de l’objet réel si cet objet est un vivant sensible,  par une  aversion morale envers l’abus cruel de cet être. La psychanalyse orthodoxe parle alors de genitalisation. Grâce à la maturation psychique du sujet, on passe de la jouissance perverse polymorphe à la jouissance génitale. Mais comme on sait que chez l’homme (et mon travail pose la question du pourquoi cet étrange stagnation) tous les stades cohabitent, la perversion n’est jamais vraiment définitivement  dépassée. Ce qui explique le mal que les hommes ont en général à en finir définitivement avec la jouissance barbare et évidemment régressive. On appelle ça le retour du refoulé.

C’est donc avec ce handicape que l’humain part dans la vie civilisée. Il est bien évident que des coutumes barbares comme le sont les jeux taurins entre autres passe-droits que se permettent les sociétés ne peuvent que lester lourdement la capacité à intérioriser les interdits moraux réels en pariant du pire au père.

Je rappelle que l’on doit parier comme nous y invite Lacan, du père au pire.

C’est bien, en  effet, là, contrant l’émergence nécessaire à la maturation de l'enfant de la sortie du gouffre de la Chose freudienne, lieu trou noir de la jouissance archaïque que la corrida invite, comme tout acte barbare, le sujet à se perdre.
C'est pourtant à cet endroit précis que la cure analytique opère en aidant le sujet soumis à la barbarie du symptôme à se libérer de cette jouissance douloureuse.
Sur le traumatisme, on peut y repondre plus longuement et je le ferai, en attendant, ceci:
L'enfance est en danger dès qu'on lui impose un traumatisme. Je connais des personnes qui ont été amenées de force voir ces immondes spectacles où les adultes se décrédibilisent en montrant que leur éducation n'a rien de moral.

Ces gens ne vont pas bien et gardent de ce souvenir terrifiant pour tout être sensé et sensible une indélébile trace et une rancoeur et un dégoût aussi forts, je vous l'assure, qu'une victime de viol. D'autres s'en sortent apparemment mais ils s'identifient à la barbarie imposée. Alors, peu d'espoir de lutter contre la violence si on leur transmet que l'homme a, au fond, tous les droits sur les faibles (ou affaiblis par leur position structurellement inférieure devant la violence des tueurs en réunion que sont les humains). 
Tout cela est évident pour un analyste. 
 Tout cela saute aux yeux de tout honnête homme.                          






 


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