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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #barbarie-symptome et psychanalyse

Espagne et barbarie sur les chiens. Boycotte Espagne SVP. Ecrire à Zapaterro etc.

26 Novembre 2009, 18:11pm

Publié par Jo Benchetrit

La photo ne passe pas...Bon, j'avoue avoir une repugnance à essayer encore. C'est abominable.


 Pardon pour cette photo traumatique. Si elle pouvait vous faire renoncer à vos vacances dans un pays qui autorise des monstruosités, ce serait bien.
En Espagne, ce triste spectacle n'est en rien exceptionnel. Je comprends que vous ne puissiez pas supporter cette vision d'un animal torturé, un pauvre chien, un animal si proche de nous, que notre espèce a domestiqué et exploité...la suite logique, cela: la torture. 
On ne peut innocemment décréter  qu'un vivant est un bien, une chose, sans que la barbarie soit loin. On transgresse  une loi, et ça entraine la transgression  du reste.

 Bug d'over blog, l'histoire n'est pas passée non plus....
Je mets juste des liens-photos  car j'arrive pas à faire mieux...
Les revlà en lien:
 pic0069c.jpg
pic0070.jpg
dsc00534q.jpg 

La bénévole décrit ici son état d’âme et l’envie de prendre le coupable et de le torturer comme il a fait avec le chien:

Bref, les faits sont les suivants : Ceci est arrivé le 2/10, la bénévole a reçu un coup de fil à 14.40h, c’était une voisine en larmes qui avait été prévenue par la Police qui lui demandait d’aller chercher un chien errant, squelettique, bref en arrivant sur place pas de chien mais elle est tombée sur un gamin de 16 ans qui avait du sang plein les mains et des enfants derrière lui qui pleuraient en disant « tu as tué le chien, tu as tué le chien ». Cette femme a commencé à interroger le gamin qui lui répondait en rigolant qu’il avait tué un lapin. Ensuite la mère du gamin s’en est mêlée, et il y a eu accrochage entre les deux femmes. Sur ce, la Police continuait à chercher le chien.

Finalement on a retrouvé le chien… On lui avait arraché les yeux… Il y avait des pierres partout, pleines de sang et de poils. Là les nerfs ont lâché… Un vrai cauchemar.

Le gamin est mineur, donc on ne lui fera rien… Les photos ont été prises par le vétérinaire qui a fait l’autopsie du chien…

Je n’ai rien d’autre à ajouter, si ce n’est que nos jeunes vont de mal en pire, notre civilisation va à la dérive. Ces actes sont impunis, tout le monde se marre, sauf nos pauvres bénévoles, nous assistons à ce spectacle tous les jours, et personne ne fait rien… Et Mr. Zapatero a le culot de dire qu’en Espagne la maltraitance n’existe plus…

Nous n’y arriverons jamais, c’est désespérant…

Voilà le triste sort des lévriers, et la maltraitance commence commence très tot chez certain etres humains,
enfin si on peut encore les qualifier d'humains...
 

 

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Tais-toi et tue, suite.

26 Novembre 2009, 14:25pm

Publié par Jo Benchetrit

 Ne donnez rien au téléthon!
"Et le singe devint con" 
Cavanna. 

 




La plus impopulaire des tortures sur animaux est la torture tauromachique.

Ensuite ou à égalité : la maltraitance des animaux de compagnie.

Puis, dans l’ordre : la chasse, la fourrure, le foie gras, le dressage, ensuite : les dressages, les zoos.

Mais derrière seulement, celles qui engagent les maximum de vies condamnées au pire destin : les animaux de boucherie et , ce sont les mêmes , mais l’opprobre est moins grande, les animaux des produits animaux, comme les laitages et les œufs.

Loin derrière les animaux marins. Comme si le fait de vivre dans l’eau épargnaient des souffrances, sauf si vous êtes mammifères, alors, là, on a pitié de vous.

Puis, enfin, la vivisection 
qui n'est pas impopulaire car méconnue. 

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Annonce d'un colloque pro corrida sur... les anti corridas à Arles.

22 Novembre 2009, 22:34pm

Publié par Jo Benchetrit

         Je réponds  en gris à cette annonce   désespérée où l'on voit  la pensée  en faillite en quête de pansements

( oui, à écrire ainsi: de pense -ment) pour   chercher quelque masque à son absence.    Des anti- corridas aimeraient y aller. Je suis perplexe.   

Mais enfin, pourquoi? Pourquoi entrer en dialogue avec ces gens sans scrupule? Sauf à faire un mémoire de criminologie, je n'ai aucune fascination  pour les psychopathes. Ils  me dégoûtent, c'est tout. 
Etes-vous sûr, chers amis,  de ne pas entrer dans une jouissance trouble, vous aussi?
 Qui  dit dialogue, dit estime de l'autre, reconnaissance, demande d'amour. Je n'ai envers ces êtres abjects aucune demande. Si c'était le cas, je m'inquiéterais. 
Certes, Il faut savoir ce que dira Chemama, un psychanalyste aficionado (  contradiction dans les termes).  Il y a utilité du   contre-poison de la cohérence théorique à opposer aux sottises pseudo-analytiques qui seront  proférée au nom de la psychanalyse  pour justifier l'injustifiable du point de vue justement de l'analyse.
Qu'est ce que la barbarie au regard de l'éthique élémentaire qu'est l'éthique analytique ?   Son ennemie!
On est dans le règne du n'importe quoi...regardez vous même. Je vais pas pleurer sur eux...Mais enfin, quel manque de sérieux.



Le mouvement anti-taurin :
Sources et enjeux de l'animalisme

           contemporain

            Samedi 30 janvier Théâtre d'Arles Journée proposée par

           SUERTE (Société d'Etudes et de Recherches sur les

           Tauromachies Européennes) Et coordonnée par Annie Maïllis

           et Francis Wolff.

 

 

 

            La corrida a toujours eu ses détracteurs. Ce qui est

           nouveau, c'est que c'est désormais au nom de la " défense

           des animaux " que se fait le procès.

 

Ha ? en quoi est-ce nouveau ? Au nom de quoi contester cette pratique, sinon ?

Cette défense est

           parfois l'expression d'une sensibilité tout à fait

           respectable ;

 

Trop généreux.

Ha ? la générosité les choque! Comme c'est "normal" venant de ces féroces !

 

 

mais elle se formule souvent en avançant des

           arguments prétendument " écologiques "

ha ? lesquels ? le pet des bovins? pas souvent utilisé par les anti corrida mais plus pour rallier au végétalisme.
 ou des

           raisonnements moralisateurs fondés sur une méconnaissance

           de l'éthique tauromachique
L'éthique cruelle de Sade ?   Appeler ça méconnaissance,  en en apportant quelle preuve ? Aucune? c’est donc juste une affirmation gratuite et tout le monde le voit, purement projective. 

>
et de la nature du taureau de

           combat,


 


« Nature du taureau »…  qui le destine à QUOI ? A SE FAIRE COUPER EN RONDELLES ? A SE FAIRE TORTURER PAR PLUSIEURS PERSONNES? Quel pathétique manque d'argumentation qui se fonde sur de la prétendue nature pour justifier de tortures! quel manque cruel de cojones!
DRÔLE DE NATURE, NON ? Vous   CONFONDEZ AVEC  votre structure aficionada , le SADO MASOCHISME .

 

quand ce n'est pas de la vie animale en général.

BEN VOYONS. L’animal en général et en particulier est à vos pieds pour   que vous preniez votre pied, c’est ça, la nature animale ? mais alors là, quelle ignorance ! comme si la vie animale  consistait à venir parader devant des hommes sans aucune moralité  pour s’entretuer juste pour leur joke! Là, ce serait vraiment une générosité suspecte...

Même Sade ne se risquait pas à un tel déterminisme de la « nature » de la victime. Il parlait plus alors de cette nature humaine   qui atteint la jouissance en la faisant naître du péché.

           L'animalisme contemporain consiste en effet non pas à

           avoir une conduite respectueuse vis-à-vis des espèces

           animales, mais à les confondre toutes avec d'inoffensifs

           animaux de compagnie transformés en purs objets

           fétichisés.

Ha vraiment ? Qui confond l’animal, être vivant , indépendant de la connerie humaine et sensible, lui,  avec un pur objet de jouissance, objet fétiche de complétude phallique utilisé comme godmiché pour atteindre l’orgasme tauromachique?
C'est pourquoi on a pu dire que plus les

           animaux sont aimés, moins ils sont connus et reconnus dans

           leur nature propre.

C’est beau l’autocritique. Mais quand on ne veut pas savoir à ce point qu’on parle de soi,  ça se nomme déni. Et on rappelle que c’est justement le mécanisme de défense propre aux pervers.

On pourrait dire aussi que

           l'animalisme contemporain, loin d'être le prolongement de

           l'humanisme, en est à bien des égards la négation.

           A quels aspects de la vie urbaine et de l'idéologie

           contemporaine est dû cet engouement débordant et naïf pour

           des animaux par ailleurs si peu estimés pour ce qu'ils

           sont ?

débordant et naïf ?
Que répondre à cette injure sinon par ce cri du coeur:  pauvres épaves de l’intelligence humaine qui se croit encore vivante alors  même qu’elle n’est plus qu’un vestige, un artefact, un ânonnement fantomatique !

Quels aspects historiques, mythiques et symboliques

           de l'animalité se trouvent occultés par ces mouvements de

           plus en plus proliférants et divers ?

Z’ont jamais entendu parler du REEL ? eux ils peuvent causer symboles…ils sont perdus dans leur imaginaire où ils s’idéalisent par leurs déblatérations car sinon, ils se haïraient !

L'animalisme est-il

           un " progrès moral " ou comporte-t-il des risques éthiques

           qu'il convient de mesurer ?

OUI, mon chéri, cherche, cherche! Ton nez de truffier Rantanplan va sans doute tomber sur un beau trésor. Les risque éthiques de l’animaliste ? Celui de respecter les plus faibles que soi ? Oui, pour Sade, c’est un  risque terrible.

Quels lieux communs aux

           différents discours anti-corridas sont avancés depuis plus

           d'un siècle ?

Cherche.

N'en recoupent-ils pas d'autres empruntés à

           des sphères étrangères à la corrida ?

Ho ! là ! des agents étrangers infiltreraient-ils les anti-corrida ?

Pourquoi la défense

           de la corrida est aussi une défense de la nature de l'homme ?

La NATURE humaine ? Mais qui encore ose parler de NATURE humaine alors même que chacun sait qu’il n’y a pas de nature humaine ! Tout  juste de la culture, des cultures…LA nature humaine ? Lacan doit se retourner dans sa tombe, Lévi-Strauss aussi. Et Sartre pas mieux.

Même le point commun à tous les humains, la barbarie,  n’est pas réductible à de la nature. Mais, selon moi, à la pathologie humaine, son symptôme, sa structure.

Déjà que la situation est désespérée, si  on appelait ça de la nature, on serait foutu. Il n’y a pas d’un côté les méchants, de l’autre, les gentils. Il y a chez tout le monde des Km de bêtise humaine dont l’autre face est la barbarie, le tout s’appelle : la jouissance acéphale de l’humain moyen.

Certains sont pour que cela s’arrange, pour que l’on tente de se guérir. D’autre pas.

C’est tout.

vlà l'annonce complete deces adeptes du déni:
Le mouvement anti-taurin Sources et enjeux de  l'animalisme
          contemporain
           Samedi 30 janvier Théâtre d'Arles Journée proposée par
          SUERTE (Société d'Etudes et de Recherches sur les
          Tauromachies Européennes) Et coordonnée par Annie Maïllis
          et Francis Wolff.
           La corrida a toujours eu ses détracteurs. Ce qui est
          nouveau, c'est que c'est désormais au nom de la " défense
          des animaux " que se fait le procès. Cette défense est
          parfois l'expression d'une sensibilité tout à fait
          respectable ; mais elle se formule souvent en avançant  des
          arguments prétendument " écologiques " ou des
          raisonnements moralisateurs fondés sur une méconnaissance
          de l'éthique tauromachique et de la nature du taureau de
          combat, quand ce n'est pas de la vie animale en général.
          L'animalisme contemporain consiste en effet non pas à
          avoir une conduite respectueuse vis-à-vis des espèces
          animales, mais à les confondre toutes avec d'inoffensifs
          animaux de compagnie transformés en purs objets
          fétichisés. C'est pourquoi on a pu dire que plus les
          animaux sont aimés, moins ils sont connus et reconnus  dans
          leur nature propre. On pourrait dire aussi que
          l'animalisme contemporain, loin d'être le prolongement de
          l'humanisme, en est à bien des égards la négation.
          A quels aspects de la vie urbaine et de l'idéologie
          contemporaine est dû cet engouement débordant et naïf  pour
          des animaux par ailleurs si peu estimés pour ce qu'ils
          sont ? Quels aspects historiques, mythiques et  symboliques
          de l'animalité se trouvent occultés par ces mouvements de
          plus en plus proliférants et divers ? L'animalisme est-il
          un " progrès moral " ou comporte-t-il des risques  éthiques
          qu'il convient de mesurer ? Quels lieux communs aux
          différents discours anti-corridas sont avancés depuis  plus
          d'un siècle ? N'en recoupent-ils pas d'autres empruntés à
          des sphères étrangères à la corrida ? Pourquoi la défense
          de la corrida est aussi une défense de la nature de  l'homme ?

          Telles sont quelques-unes des questions qui seront
          abordées et débattues au cours de cette rencontre.

          -9h30 Ouverture officielle du colloque par M. Hervé
          Schiavetti, maire d'Arles
          -9h45 Présentation de la journée par Annie Maïllis et
          Francis Wolff. Président de séance Christophe Chay,
          journaliste
          -10h00 : Roland Chemama, psychanalyste : " Que refuse de
          voir l'animaliste ? "
          -11h00 : Jean-Pierre Digard, directeur de recherche
          émérite au CNRS : " Zoomanie et animalisme. Ethnographie
          d'un anti-humanisme "
          -11h45 : François Mesleard, chercheur écologue au Centre
          de recherche de la Tour du Valat (Arles) et Alain
          Dervieux, ingénieur écologue au CNRS " Enjeux écologiques
          de l'élevage extensif de taureaux "
          -14h30 : Présidente de séance : Evelyne Lanfranchi,
          Présidente de l'union des Clubs taurins arlésiens. Annie
          Maillis, professeur en Classes Préparatoires aux Grandes
          Ecoles : " Ce taureau qui rassemble les hommes "
          -15h.15: Francis Wolff, professeur de philosophie à
          l'Ecole Normale Supérieure (Paris) " Séductions et  dangers
          de la nouvelle éthique compassionnelle animaliste. "
          -16h15 : Table ronde animée par Catherine Le Guellaut
          (libraire, écrivain)
          Invités pressentis : Estelle Rouquette (Conservateur du
          Musée de la Camargue, Parc Naturel de Camargue), Juan
          Bautista (matador de toros), Jacky Siméon (razeteur),  Marc
          Moustacakis (Directeur pôle culturel, SAN Istres),
          Francine Fournier (éleveuse de toros de combat).
          -17h00 : Conclusions
          -18h00 : Annonce des cartels de la feria de Pâques aux
          Ateliers SNCF
           (Communiqué)
http://www.jies-arles.com/article-d-accord-c-est-pas-pour-tout-de-suite--39555464.html
Il parle, ce Chemama-la de faire un blabla sur ce que les animalistes ne veulent pas voir. Rien que ça, ça me fout en rogne.
Parce que nous, nous voyons le réel que les pro corridas ne voient pas. En particulier, le leur!
 

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La philo en petite classe: un bon truc? ou une fausse bonne idée?

21 Novembre 2009, 13:48pm

Publié par Jo Benchetrit

Si la philo ça sert à déculpabiliser les tueurs en mettant sur un même plan les ceusses qui cherchent à survivre en mangeant et les gens qui tuent pour ne pas "être envahis", concept très humain et très relatif à  la névrose de chacun , alors, là, je ne suis plus pour la philo en classe.
Et je suis psy pour enfants.
C'est pourquoi, je suis choquée de la façon dont est traitée cette phrase d'un élève:

 « Si nous, on ne tue pas les animaux, on va se faire envahir. »

Par un : "hé oui" qui en dit long sur le manque de réflexion de l'icelui. 
Une question: qui a écrit ce texte? un chasseur? ou bien le prof est-il chasseur?
La morale absolue,   ça existe et ça n'est donc  pas un concept relatif. Le moralisme, règles relatives aux us et coutumes hic et nunc, c'est autre chose, même si l'idéal est que l'absolue y soit respectée.
Mettre sur le même  plan l'animal humain, espèce envahissante entre toutes, qui a étendu son territoire à toute la planète et les autres animaux qui ne peuvent à peine que survivre dans le meilleur des cas, si on le leur autorise! est une sottise dangereuse si on s'en sert pour légitimer son ostracisme.
Ainsi, je suis plus que perplexe devant ce texte là:
http://www.sudouest.com/gironde/actualite/bassin-darcachon/article/774977/mil/5377644.html#comment_lire



Jeudi 19 Novembre 2009

LÈGE CAP-FERRET.

La philo en primaire

Sébastien Menvielle dans sa classe, à l'école de Lège. (photo d. p.)
Sébastien Menvielle dans sa classe, à l'école de Lège. (photo d. p.)

Nous voici ce mardi, au milieu des élèves de CM1 de l'école publique de Lège. Et cet après-midi, ils font de la philo. Oui oui, Alexia, Marine, Léo, Jules, Nathan, Pauline, Antoine et les autres philosophent avec leur instituteur, Sébastien Menvielle.

Au début, ce dernier a raconté une histoire : un loup se balade dans la forêt, rencontre un agneau et le mange. Alors, c'est bien ou c'est mal ? Ben, ça dépend...

Le mal a plusieurs visage

Nathan se lance : « Non, c'est pas mal, il avait faim. » D'accord, mais pour l'agneau, c'est bien ? « Ha ben non, l'agneau... » Alexia reprend le fil de la réflexion : « C'est mal pour l'agneau mais bien pour le loup. » Ainsi, le mal aurait plusieurs visages et se transformerait selon l'angle de vue. Et donc, à partir d'un loup et d'un agneau, une histoire toute simple, on peut faire de la vraie philosophie.

Poursuivons. Léo a une idée : « Si nous, on ne tue pas les animaux, on va se faire envahir. » Ce qui n'est pas faux. Pauline : « Le lion ne nous attaque que si on va sur son territoire. Mais nous, s'il vient dans notre maison, on le tue aussi. » Hé oui.

« Alors, reprend l'instituteur, à partir de quel moment est-ce bien ou mal de faire quelque chose ? » Et là, les phrases se liant les unes aux autres, voilà les élèves parlant « d'un mal pour mon bien ».

Par exemple lorsqu'on va chez le dentiste, quand on obéit à ses parents, quand on fait du sport, quand on fait ses devoirs. « Et pourriez-vous décider tout seul ? » « Ha non ! répond Marine. Le dentiste, si on m'oblige pas, j'y vais pas. Je reste dans la voiture et j'attends. » « Ouais mais tu vas avoir des caries ! », rigole Pauline. « Et des dents jaunes ! », embraye Jules.

Diogène leur parle à tous

Voilà comment philosophent les élèves de CM1 de l'école de Lège. Des fois, il y a même quelques références, comme le grec Diogène, philosophe cynique du Ve siècle avant Jésus-Christ, celui-là même qui vécut dans un tonneau, bref, un personnage susceptible d'accrocher l'imaginaire.

« En fait, j'ai pris plusieurs éléments du programme en CM1 pour proposer un cours de philo, explique Sébastien Menvielle, l'argumentation, la prise de parole en public, l'éducation à la citoyenneté. J'utilise aussi une collection de petits livres intitulée Les Goûters Philo. En classe, on part d'un petit exemple concret et on discute. »

Le point de départ peut être l'actualité, comme l'invasion de l'Irak par exemple où là encore la relativité du mal explose en pleine figure : « À la fin, on comprend vite que le bien de l'un n'est pas forcément celui de l'autre. » Plusieurs notions sont ainsi passées au grill comme le bien, le mal, le désir, etc.

Bon, alors à quoi sert la philo ? « C'est pour notre vie », répond Pauline. Et elle a raison...

Auteur : David Patsouris 

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En Lituanie, des moins que rien jettent un chien du haut d'un pont et se filment

19 Novembre 2009, 11:03am

Publié par Jo Benchetrit


img.php.jpg

Ces immondes, à visage découvert, ont balancé d'un pont ce si gentil petit chien qui s'est gravement blessé. N'allez pas voir si  vous craignez pour votre coeur.
Un grand élan sur le net , on a retrouvé ces abrutis. Du moins l'un d'eux, celui qui l'a jeté fierement.
On espère qu'il sera puni, et bien, car c'est trop facile pour un psychopathe de se faire une notoriété sur le net. 
Je transmets:
Cette pauvre merde s'amuse à jeter un chien du haut d'un pont. Vous n'êtes pas obligées d'aller voir la vidéo, elle est hard

http://www.facebook.com/l/a27d3;www.liveleak.com/item?a=view&token=f04_1258418085

Par contre, faites comme moi, allez lui pourrir la gueule: 

http://www.facebook.com/Valdelis 

 

Lettre à envoyer en bas.
Merci de transmettre à vos proches.
A tous ceux qui ont regardé cette vidéo, je tiens à signaler que des dizaines de milliers d'internautes l'ont regardée et ont éprouvé exactement le même sentiment qu'eux : l'envie de balancer du même pont les trous du cul qui ont jeté ce chien.
 
Nouvelles en lituanien :
en anglais :
en français :
en polyglotte :
 
Le chien, polyfracturé, a été pris en charge :
Sa survie dépendra de l'existence de lésions internes.
 
L'auteur aurait été identifié et arrêté grâce aux internautes, notamment lituaniens : il s'agirait de Svajunas Beniuk, 22 ans. Ce n'est pas un Lettonien (Latvian), comme indiqué sur cette vidéo, mais un Lituanien (la Lettonie et la Lithanie étant comme on sait des républiques baltes membres de l'Union Européenne depuis 2004).
 
Je suggère de demander des précisions à l'ambassade de Lituanie chancellerie@ amb-lituanie. fr :
 
[titre : Emoi considérable sur internet : un chien jeté d'un pont en Lituanie]============ ========= ========= ========= ========= ========= ====
Monsieur l'Ambassadeur,
                                                                                  








 

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Aïd et carnage de moutons pour un certaine idée de Dieu...comme au temps reculé du polythéisme.

15 Novembre 2009, 13:45pm

Publié par Jo Benchetrit

Est-ce un sacrifice que de tuer un innocent ? Se sacrifier sans faire de mal à autrui, passe encore...Mais tuer un autre, c'est de la rigolade.
M. Hamouche parle un peu dans un contexte où parler ne va de soi. 

 

Textes courageux d'un journaliste algérien :

 

Aïd : le jour d’avant

Par : Mustapha Hammouche

 

Dans une ambiance de kermesse, les montreurs de moutons peuplent de leurs ouailles les espaces nus dans et autour des cités. Les abords des routes et des autoroutes, près des villes, sont ponctués de parcs à moutons improvisés. Des terrains vagues, et parfois des placettes, sont transformés en bergeries pour les besoins du commerce ovin de l’Aïd.

 

Les jours qui précèdent la fête du sacrifice submerge ce qui fait office de milieu urbain de leur lot de bêtes et de fourrages et de déjections. Les gens n’ont de commentaires que sur la qualité de leurs acquisitions respectives. Entre les lamentations sur la cherté du bétail, ils jubilent du poids de viande qu’ils comptent obtenir de leur “sacrifice”, se régalant d’avance des mets qu’ils pourront tirer des grasses bêtes.

Dans un parfait consensus que toutes sortes d’usages nous imposent désormais, nul ne commente le spectacle d’un bouchon routier au niveau d’un marché improvisé, celui d’un troupeau arpentant les rues de quartiers résidentiels ou le concert de bêlements fusant de l’immeuble. Blasphème que de s’irriter des dommages collatéraux d’une piété en progrès ! C’est tout bénédiction pour nous, même si c’est surtout tout bénéfice pour les maquignons.

Il se trouve que le regain de dévotion s’accompagne de l’éclosion de multiples commerces qui se justifient par leur statut de sous-traitance religieuse.

 

Pas besoin de se soumettre à quelque réglementation, à quelque convention d’évolution sur la voie publique ou quelque norme d’hygiène quand le business consiste à satisfaire les besoins des fidèles.

Et les besoins les plus impérieux semblent correspondre aux deux périodes de l’Aïd et du Ramadhan ! Ces moments réputés dédiés au sacrifice et à l’endurance se transforment en opportunités d’accomplissement de nos fantasmes alimentaires. Autour de ces repères de dévotion, s’est élevée toute une gastronomie de l’abondance. Les repas qu’on y c*nçoit feraient rougir d’envie les plus impies des épicuriens !

 

Des agents se contentent de régler une circulation volontairement déréglée par la tolérance des corrals le long des routes. On ne sévit pas contre la religion — puisque c’est elle qui endosse beaucoup de nos travers —, d’autant plus que l’État a pris le parti de tolérer ces débordements au lieu de contenir les activités et comportements débridés qui se développent autour du culte.

Dans deux jours, des trottoirs, des places et des parkings seront barbouillés de sang de moutons qu’on aura égorgés à même le sol, comme de vénérables actes de dévotion. Avant le carnage, beaucoup de pères ahuris inviteront leurs enfants qui, depuis quelques jours, ont affectivement investi dans l’agneau, devenu pour eux animal de compagnie, à assister à la tuerie.

Et comme il faut célébrer les fêtes de la religion d’État, l’ENTV sera là pour filmer et transmettre le “bonheur” des gosses sans se soucier de leur possible traumatisme et la communion du peuple algérien qui, après avoir éclaboussé tout son environnement, s’apprête à vivre quelques jours de bombance parfaitement justifiés par la religion.

 

http://www.liberte- algerie.com/ edit.php? id=50594

 

 

 

 

 

http://www.liberte- algerie.com/ edit.php? id=104862

 

 

Chronique (Mercredi 10 Décembre 2008)

 

Le scandale du combat de moutons

Par :Mustapha Hammouche

Lu : (1396 fois)

Comme s’il ne suffisait pas de les égorger, il fallait les obliger à s’encorner. À Boumerdès, à El-Achour et sûrement un peu partout dans le pays, les moutons dédiés au sacrifice de l’Aïd ont été forcés à se combattre, les jours précédant la saignée. Des après-midi durant, des béliers sont opposés dans des combats parfois sanglants, mais toujours douloureux pour ces bêtes que des humains obligent à s’affronter, jour après jour, pour le plaisir de quelques ahuris et l’intérêt de quelques écervelés attirés par l’odeur du gain.

Ce combat de moutons cornus, probablement organisés par quelques spéculateurs qui ont senti la bonne affaire dans ce jeu qui, lui aussi, semble réunir les deux carburants qui semblent faire mouvoir notre société : l’argent et la violence. Ainsi, une foule de jeunes se réunit, chaque soir, sur un terrain vague, pour suivre des duels de bêtes, encourageant leur favori, hurlant de ravissement et vociférant de colère.

Les mises reprennent après chaque pause, faisant du symbole sacré du sacrifice d’Abraham le prétexte à une entreprise de jeu. Là, l’appât du gain paraît faire bon ménage avec la ferveur religieuse, sous le regard complaisant d’une société et d’autorités qui ont pris l’habitude de ne voir que ce qui les éclabousse. On passe son chemin, tant que le scandale est étouffé.

Que des badauds se rassemblent pour se distraire de n’importe quoi pour compenser la désertification récréative, cela se comprend. Que la tartuferie arrive toujours à concilier l’avidité et la piété, cela se sait. Mais qui se développe, dans l’insouciance générale, une mode qui consiste à se divertir et à parier sur la souffrance d’innocentes créatures, déjà promises à l’abattage qui de plus est, est révélateur d’un inquiétant déclin culturel.

Bien sûr, l’on peut parader en criant les chiffres de la rédemption : des dizaines de milliers de hadjs et des millions de moutons sacrifiés ! Mais à qui peut-on faire croire que l’ostentation et le zèle de dévotion puisse contrebalancer la descente aux enfers spectaculaire, aux plans politique et culturel ? À la fin, c’est soit sa santé morale, soit ses maux sociaux qui marquent le mouvement profond d’une société et le destin d’un peuple.

Dans la pratique, l’Aïd, une fois passée la prière, tourne au scandale hygiénique et écologique, tant les égorgements sont exécutés presque en tout lieu, y compris sur la voie publique, pour deux ou trois jours voués aux agapes largement commentées au quatrième jour.

Aujourd’hui, et pour le bonheur de quelques désœuvrés et de quelques parieurs, il faudrait que la bête condamnée soit préalablement et publiquement suppliciée !

La barbarie ordinaire, celle qui s’attaque à la nature, à la flore et la faune non humaines, avance tranquillement dans cette société qui n’ose plus réagir à ses propres frasques. Elle a commis, contre toute raison, la faute irrémédiable de dépénaliser le crime terroriste. Aujourd’hui, toutes les infamies revendiquent, devant un tel renoncement, le pardon que mérite un crime mineur dans un système où le crime absolu peut être absout.

C’est que la violence est une pulsion entière ; si elle s’exprime contre nous depuis quinze ans, c’est parce que nous l’avions tolérée quand nous nous croyions hors de portée de ses effets.

 

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Grande tragédie (pour le fric) en Suède: la glace cède, 200 rennes se noient dans un fleuve

15 Novembre 2009, 10:34am

Publié par Jo Benchetrit


Réchauffement de la planète ou pas...imprudence et égoïsme, c'est certain
. Apprécions  à sa juste valeur (dollars) cette phrase  pleine de compassion de l'AFP  envers...les propriétaires de ces  biens sur pattes, les rennes noyés dans le fleuve (ou lac, c'est pas clair) mal gelé. Devrons - nous supporter longtemps ce spécisme abject qui rend absolument intolérable ce genre de phrases s'ils s'agissait d'hommes et qui passe très bien si on cause d'animaux?
"La quasi-totalité du troupeau s'est retrouvée dans l'eau, mais a surnagé, sauf environ "200 bêtes qui se sont noyées", a-t-il précisé en qualifiant l'incident de "grande tragédie" car cette perte représente pour les éleveurs une "grande valeur" marchande."

Et selon l'Express, "
Le lac Kutjaure, situé au-delà du cercle Arctique, est utilisé depuis des décennies pour la migration des rennes de leurs pâturages d'été à la région où ils passent l'hiver.

Bertil Kielatis, chef du village Sami de Sirges, auquel appartient le troupeau, a déclaré que la perte pourrait se chiffrer à des centaines de milliers de dollars."

Si vous cherchez le moindre mot de compassion, le moindre sentiment de culpabilité d'avoir entrainé ces pauvres rennes terrifiés sur un lac gelé qui certainement craquait déjà, d'où leur tentative de retour en arrière, à 3000! vous le   ferez en vain.

le texte de l'ALF: 

Suède: la glace cède, 200 rennes se noient dans un fleuve

STOCKHOLM — Environ 200 rennes se sont noyés vendredi dans le grand nord de la Suède lorsque la glace du fleuve qu'ils traversaient a cédé sous le poids du troupeau, a-t-on appris auprès de la préfecture de Norrbotten à Luleaa.

"Un troupeau de 3.000 rennes traversait le fleuve et soudain, les premiers ont fait demi-tour. Toutes les bêtes se sont trouvées regroupées sur la glace qui a cédé sous le poids", a expliqué à l'AFP le responsable des ressources naturelles de la préfecture, Erik Gustavsson, joint par téléphone.

La quasi-totalité du troupeau s'est retrouvée dans l'eau, mais a surnagé, sauf environ "200 bêtes qui se sont noyées", a-t-il précisé en qualifiant l'incident de "grande tragédie" car cette perte représente pour les éleveurs une "grande valeur" marchande.

Lorsqu'ils traversent les fleuves ou les lacs gelés, les rennes se mettent les uns derrière les autres en ligne. Mais pour une raison indéterminée, cette fois, les animaux de tête ont fait demi-tour.

"Peut-être qu'ils ont senti que la glace devenait trop fine, peut-être qu'il n'y avait pas de neige sur la glace... les rennes n'aiment pas la glace vive", a avancé M. Gustavsson.

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Elisabeth de Fontenay: de A à Z article du Monde, à boire et à manger.

14 Novembre 2009, 04:38am

Publié par Jo Benchetrit


 

Avec EDF, on n'est  jamais sûr qu'elle peut mener à une revolution des esprits, ça hesite et cahote.

je mets en couleur ce qui me met en colère ou me semble inexact.
Y a  du bien voire très bien aussi.

Article paru dans l'édition du 12.11.09

 

De A comme "âme" à Z comme "zoophilie"

LE MONDE | 11.11.09 | 18h07

 

Ame. Il semble qu'on a oublié la leçon de la langue. Un animal, c'est un être animé, et être animé c'est avoir une âme. Une âme,

c'est-à-dire le principe vital qui fait qu'un individu peut se mouvoir et s'émouvoir. Au temps de la biologie moléculaire, l'âme

animale, comme du reste l'âme humaine, peut sembler une vieillerie risible. Pourtant, il faut bien accepter, pour résister aux

dérives scientistes, qu'il y ait plusieurs ordres de discours. C'est en quelque sorte le déni d'âme qui entraîne une chosification

de l'animal, le transforme en bête machine et facilite son appropriation sans foi ni loi.

 

Bétail. On en est venu à ne plus pouvoir prononcer ce mot sans penser aux massacres à grande échelle qui furent perpétrés, il y a

quelques années, au titre du principe de précaution. En jetant des milliers de bêtes, parfois vivantes, dans des bûchers, n'a-t-on

pas définitivement rompu le contrat naturel tacite, cette sorte d'arrangement entre les animaux et leurs éleveurs, qui avait été

scellé au néolithique ?

 

Compagnie. Se promener dans la campagne avec un chien, monter un cheval en forêt par un petit matin brumeux, écrire, et voir un chat

installé sur la table au milieu des feuillets... Oui, mais il ne faudrait pas que l'enchantement de la présence animale occulte la

condition des autres animaux.

 

Droit. Jeremy Bentham, au XIXe siècle, a déclaré : "La question n'est pas : peuvent-ils raisonner, ni peuvent-ils parler, mais

peuvent-ils souffrir ?" C'est dans son sillage que certains demandent aujourd'hui qu'on substitue une charte des droits du vivant à

la Déclaration des droits de l'homme, ou que d'autres réclament l'extension des droits de l'homme aux chimpanzés. Si cette demande

paraît trop radicale, la question d'un droit animalier ne disparaît pas pour autant. Elle n'a jamais été davantage à l'ordre du

jour.

 

Expérimentation. Elle devrait se régler sur la déontologie dite des trois R. Le remplacement, quand il est possible, qui consiste à

substituer à des espèces sensibles des espèces non sensibles, ou à mener des expériences in vitro ; la réduction, à défaut de

remplacement, qui tend à limiter le nombre des expériences sur les animaux sensibles aux seules expériences considérées comme

indispensable ; le raffinement, qui vise à diminuer, autant que faire se peut, la souffrance infligée.

 

Férocité. Elle n'est pas l'apanage des tigres ; férocité des réveillons où l'on mange du foie malade issu du gavage des oies et des

canards, férocité des safaris et des carnages de cétacés.

 

Génétique. Le séquençage du génome du chimpanzé a fait apparaître plus de 99 % de gènes en commun avec l'homme. Il nous appartient

dès lors de demander ce que nous avons fait et ce que nous ferons du 1 % restant.

 

Homme. "Différence" zoo-anthropologique, "propre" de l'homme... Pourquoi cet acharnement à répéter que ce que nous faisons, aucun

animal ne saurait le faire, alors que les acquis scientifiques ne cessent de démentir cette auto-glorification ? Il importe, malgré

tout, de maintenir disjointes des interrogations hétérogènes, celles qui portent sur l'origine de l'homme et sa parenté avec les

autres espèces, d'une part, et celles qui touchent à la signification de l'humain, de l'autre.

 

Industrialisation. Barbarie de l'élevage et de l'abattage devenus techniques agroalimentaires. La nécessité biologique de la chaîne

alimentaire est une chose, le profit mercantile de la filière viande en est une autre.

 

Je. Il y a des "sujets" qui ne peuvent pas dire "je". Les animaux, disons les vertébrés, ne sont pas des êtres de la nature mais des

individus situés dans un environnement avec lequel ils interagissent ; ils ne sont pas des parties du monde, mais chaque espèce, et

peut-être même chaque animal, a un certain rapport particulier au monde, une spontanéité, une subjectivité.

 

Kyrie eleison. En grec, "Seigneur ayez pitié" ! Si les animaux maltraités adressaient cette supplication au maître et possesseur de

la nature, l'entendrions-nous ?

 

Langage. Les singes supérieurs communiquent avec les hommes par la langue des signes et par ordinateur. Quelle différence alors avec

"nous" ? Réponse : "Un chien qui meurt et qui sait qu'il meurt comme un chien et qui peut dire qu'il sait qu'il meurt comme un chien

est un homme."

 

Métempsycose. La croyance à la réincarnation, à la transmigration des âmes, permet de nier la mort et d'affirmer que la différence

entre les animaux et les hommes n'est que provisoire. Mais si des âmes humaines habitent des corps de bêtes, comment s'assurer que

le mangeur de viande n'est pas un cannibale ?

 

Nazisme. De toutes les contrevérités destinées à accabler les défenseurs des bêtes, celle qui consiste à répéter qu'Hitler et les

hitlériens protégeaient d'autant plus les animaux qu'ils exterminaient les juifs est sans doute la plus méprisable.

 

Oies. Malgré les rigueurs du siège de Rome par les Gaulois, les assiégés avaient gardé en vie les oies sacrées du Capitole. Lorsque,

une nuit, l'ennemi tenta de s'emparer de la place forte par surprise, les sentinelles épuisées ne les entendirent pas, mais les oies

se mirent à jacasser et ce sont elles qui donnèrent l'alerte. A partir de 1943, il y eut des troupeaux d'oies au camp de Sobibor

(Pologne), dont les criailleries couvraient d'autres cris, ceux d'êtres humains qui comprenaient qu'on les avait amenés là pour les

assassiner.

 

Primates. On répertorie actuellement trois menaces pesant sur les grands singes. D'abord, la destruction de leur habitat forestier

dans le but d'augmenter les surfaces agricoles. Ensuite, le virus Ebola qui frappe les chimpanzés et les gorilles. Enfin, les

populations rurales qui les chassent dans un but alimentaire et braconnent en vue de vendre de jeunes singes. Allons-nous accepter

la disparition de nos cousins ?

 

Quasi. "Presque", "comme si", "comme s'ils comprenaient ce qu'on dit", "comme s'ils savaient ce qui les attend"... Nous mettre à

leur place ne saurait nuire, si nous le faisons avec modération.

 

Regard. Aucun animal n'aurait de regard... Les bêtes ne feraient jamais que scruter, épier, guetter. Mais les philosophes qui

exaltent ce propre-là de l'homme ont-ils seulement regardé un chimpanzé, les yeux dans les yeux, n'ont-ils jamais vu ce regard dont

les expérimentateurs eux-mêmes avouent qu'il les bouleverse ?

 

Spécisme. C'est le mot par lequel les "animalistes" qualifient les "humanistes". Construit sur le modèle de "racisme" et de

"sexisme", il permettrait de condamner l'humanité, cette espèce parmi les espèces, qui se considère abusivement comme différente et

jouissant d'un droit sans limite sur les "animaux non humains". Cette terminologie est abusive, car elle traite comme une évidence

naturelle la prétendue égalité de droits entre les hommes et les autres vivants. Nous, les hommes, ne sommes pas "spécistes", nous

sommes parfois inhumains.

 

Tuer. Pour se nourrir (abattage), pour se distraire (chasse), pour participer à une fête (corrida), pour contenter Dieu ou les dieux

(sacrifice). Tuer toujours.

 

User, abuser. Une séparation fondamentale du droit interdit de rapprocher le statut des choses ou des biens de celui des personnes.

Mais où placer les animaux ? Tenus pour des êtres vivants, ils constituent pourtant des objets de transaction : appropriables mais

sensibles, ils apparaissent comme les seuls êtres au monde à ne pouvoir être traités ni comme des sujets ni comme des objets.

 

Victimes. Martyrs, ces vertébrés, ces mammifères nés, élevés et tués pour être mangés. Et, si l'on songe à ces choses au moment

d'"attaquer" un morceau de viande, cette pensée fait-elle forcément de nous des végétariens ?

 

Wagons. Transportant des chevaux d'Europe de l'Est, bétaillères que nous doublons sur la route, transports d'animaux entassés,

assoiffés, blessés, terrorisés. C'est ce qu'on appelle "la viande sur pieds".

 

Xénogreffes. Transplantation d'un greffon quand le donneur est d'une espèce biologique différente de celle du receveur. Le porc est

l'un des meilleurs animaux donneurs d'organes pour l'humain. Des recherches ont été entreprises sur des porcs transgéniques, qui

pourraient fournir des organes "humanisés". Leurs coeurs remplaceraient un jour nos tissus défaillants. S'il n'y avait pas tant de

manipulations génétiques préalables, on pourrait s'en réjouir.*

 

Ypérite. Qui pense encore à ces chevaux, à ces compagnons de combat que montaient des cavaliers munis de masques à gaz, et à ces

mulets et à ces chiens qui, pendant la Grande Guerre, furent asphyxiés, eux aussi, par le gaz moutarde qu'on nomme ypérite à cause

des batailles qui eurent lieu à Ypres ?

Ypérite: elle oublie les milliers de pigeons! 

 

Zoophilie. On peut aimer certains récits de métamorphoses, ces fables mythiques d'unions charnelles entre mortels et dieux changés

en animaux, on peut savoir que ces pratiques ont toujours existé chez tous les peuples et, en même temps, se sentir accablé par la

pornographie zoophile qui, dit-on, se répand sur Internet. Faut-il rappeler que la loi du 9 mars 2004 incrimine les sévices sexuels

exercés sur un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité ?

 

Elisabeth de Fontenay, philosophe

 

Article paru dans l'édition du 12.11.09

Allez aussi regarder là:
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/2008_2009/cycles/cycle_304.htm 



*donc rien dans cette  pratique ne la gêne si il n'y a pas gènes?
__._,_.___.
 
__,_._,___

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Ce qu'on ne-vous-a-pas-dit-sur-yves-christen de "l'animal est-il une personne?"

7 Novembre 2009, 07:08am

Publié par Jo Benchetrit

DERNIERE MINUTE:
Selon Yves Bonnardel qui y cause, ils ont  annulé  sa venue au colloque du 14 nov.2009 pq ont su qu'il était cofondateur du GRECE..

D'un sens, dommage car j'aurais eu à lui causer. Les sujets ne manquaient pas.



Merci d'informer vos contacts sur qui est, hélas,  Yves Christen qui participe au colloque du 14 nov....

«faire une personne [de la bête] ne revient pas à la considérer comme une personne humaine», p.410) ou par rapport à l’expérimentation animale (on ne peut y renoncer mais il faut la soumettre à l’inconfort d’une réflexion éthique «en situation complexe», p.411). Enfin il expose sa conviction intime, «contre l’avis de la plupart des spécialistes», «que la théorie de l’esprit comme la conscience doivent être largement répandues dans le monde vivant» (p.179). 

Sans aucun doute vivi, vu ses recherches sur les souris, fait partie d'IPSEN, club des tortionnaires du Botox, une grande  victoire  qui leur rapporte un max dont on a vu les ravages avec ces souris "tuées" avec une pointe de stylo bille si on peut dire car laissées agonisantes  .
 et, en plus, je viens de découvrir ceci: 
c'est un facho   de la mouvance GRECE, avec de Benoist, vous savez?:
je crois pas que ce soit connu.
Promoteur d'une science suspecte: la sociobiologie. 
En tous cas, tout pour plaire!
De plus, un ami en qui j'ai toute confiance   dit que son livre est simplement anecdotique. Donc, quel intérêt de l'acheter?
Du coup, son colloque du 14/11, ça craint. Heureusement il y aura David de DDA.


Christen ds une video retranscrite ici et que je commente plus bas:

Extrait à lire attentivement, merci :

 

 
 


"Qu’une chose soit claire en ce qui me concerne, je considère
que la recherche de la reconnaissance*, ce que j’appelle l’éthique de la connaissance
 » est une des grandes valeurs humaines, 

c’est une des choses essentielles, 

et je pense que 

nous avons le droit et le devoir 

de nous impliquer dans cette quête de recherche de la connaissance. 

Pour autant, et y compris par la voie de l’expérience animale

 et par la voie de la recherche sur l’homme, 

si nous avons ce droit parce qu’il est rattaché à cette grande valeur de la recherche du savoir,

 et parce que nous avons aussi cette obligation de ne pas faire n’importe quoi ; 

et exactement comme pour la recherche sur l’homme,

 il n’est pas question d’expérimenter de n’importe quelle manière,  

et je pense que de la même façon on doit avoir la préoccupation similaire dans nos travaux sur l’animal, 

et on doit aussi offrir aux animaux des conditions de vie décentes." Yves Christen.
 


Percé à jour par mes soins?

Je vous en laisse juge:

 

Mais enfin, depuis   quand    suffirait-il d'affirmer : « c'est de l'éthique »,  pour que ça en soit?

L'éthique  de la connaissance ne passe pas par l'expérimentation    sur des êtres  incarcérés.

 Elle passe par les limites que nous nous donnons,  

c’est à dire ne pas chercher à savoir 

si ce savoir est payé par un autre .  "L'éthique" d'une science  violeuse(antonyme: la science est une sublimation, pas une violence faite à l'autre) est celle du pervers, elle se base sur le franchissement de la limite du respect de l'autre, la souffrance de l'autre, victime non consentante . Nous n’avons aucun droit et encore moins de devoir (comme ose le dire Christen) à la connaissance lorsque l’autre , le corps et le psychisme de l’autre sont victimes de notre recherche de n’importe quelle façon.

Le savoir psychanalytique ne se pique pas de viol de la personne ; C’est le patient qui l’offre sur un plateau au psy, et se l’offre en même temps. C’est pour cela qu’il est dit « analysant ».
La science éthique accepte d’être incomplète
tant qu’elle ne trouve pas de méthodes éthiques, non seulement  physiquement mais aussi psychiquement.
 

Qu’est-ce que l’éthique sinon le fait d’être dans le pas tout avoir le droit de faire ? la limite étant la liberté due à l’autre. Rien d'éthique ne se fait au détriment du respect dû à l'autre.

Accepter de ne pas tout savoir, si ce qui est en jeu est le non respect d'un autre, voilà l'éthique de la connaissance.

Il    ne suffit pas  d' "offrir aux animaux des conditions de vie décentes" pour ne pas être dans  la transgression  . Tout kidnappeur, alors, pourrait parler d'éthique de l’enlèvement si le lit de l'otage et sa nourriture sont de bonne qualité!

J’ai envie de dire avec la gestuelle de de Gaulle quand il martela   « l’Europe, l’Europe » : « l’éthique ! l’éthique ! ». Les nouveaux tortionnaires   n’ont que ça dans la bouche, avec leur notion du « bien-être » de leurs victimes.

Il ne suffit pas de le dire pour le faire.

Si l’animal est une personne, on le respecte, donc on n'expérimente pas sur lui. Mais qu’est-ce que le respect lorsqu’on est soi-même un facho ?

Tout ceci n’est que tartufferie.

Ou, pire encore, comme nos  « amis » des sectes qui ratissent chez nous, une manière de chercher à nous embrigader vers des choses assez brunâtres, du côté du FN, encore.

Adepte  de ce qu’il a appelé la sociobiologie, Christen doit penser « normal » que les races soient solidaires, car, selon lui, l’important dans la solidarité dans la nature, c’est le gène.

Il dit que seul nous guide alors le fait de faire en sorte que nos gènes se perpétuent. Il explique ainsi que des animaux se sacrifient pour d’autres. C’est une version scientiste de ce que disait Le Pen :

« Je préfère ma cousine à ma voisine et ma fille à ma cousine. »

De là à extrapoler qu’il est naturel que les aryens soient solidaires contre les non aryens, il n’y a peut être qu’un pas.

Et il taille là une part belle à l’inné, dont est la génétique sociale, donc, pourquoi pas ce qui intéresse l’extrême droite, à savoir  la génétique ethnique ? de   là à penser que les juifs sont génétiquement des usuriers etc.…il n’y a qu’un pas, déjà franchi par les antisémites .
C’est sans doute cela, l’éthique de la solidarité des nazis, celle du moi d’abord, et de mes semblables, qui sont porteurs de MES gènes, donc qui sont moi. L’Ethnique ! l’Ethnique !

Il dit aussi que "l'homosexuel a intérêt à ne pas se reproduire" et c'est ainsi qu'il  explique ce choix sexuel!

Sous entendu: les gènes de l'homosexuel ne sont pas bons, donc il a intérêt à ne pas les transmettre. 
Je pense que de nombreuses conséquences de ce délire peuvent être tirées, et pourquoi pas celles-ci qui n'est pas les intentions de Christen, ce quia de quoi me faire rire : tout  enfant est bon, puisque ses parents ont jugé bon de le fabriquer. Donc le nazisme est (on le savait, mais lui???) une belle connerie. Donc les mongoliens sont sans problème. 

Ainsi, ceux qui n'ont pas d'enfants   sont tarés mais dans cette logique d'un savoir génétique inné en chacun(on se demande comment) ne devraient pas être nés...etc.  
*En plus, je viens de repérer ce lapsus dans sa video: "quête de la reconnaissance" au lieu de connaissance!!!!.lol.


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En lutte contre la montée du fascisme ordinaire anti animaux.

6 Novembre 2009, 14:24pm

Publié par Jo Benchetrit

J'ai reçu ça, mais Comme toujours, je fonde bcp d'espoir en Gérard.

Je  voudrais juste apporter une restriction, le rapport de l'homme à l'animal, c'est mon sujet de réflexion, mais je préfère dire: aux autres animaux.

Ce  n'est pas parce qu'on se prend pour Napoléon qu'on est Napoléon. Lacan disait même que Napoléon ne se prenait pas pour Napoléon, sinon, il aurait été fou. 

L'homme comme dans Alice au Pays de Merveilles où on célèbre des non-anniversaires, se prend pour un non-animal et c'est bien pour ça qu'il est fou, au moins sur ce qui en découle , de ce délire, à savoir un tas de monstruosités si banales que nul ne les perçoit, à part quelques élus...si je puis oser ce signifiant si propice au malentendu  qui montre bien ici que l'élection  peut être une charge et non un privilège..

 

Sur le sujet, je rappelle ce que j'en pense: Comment ne pas être choqué que les enfants de moins de 10 ans aient droit à une entrée gratuite aux corridas?
Ou encore que les chasseurs viennent  enseigner dans les écoles, et ce,  depuis la maternelle?
La France  est un pays schizo. D'une part, une densité énorme  d'animaux de compagnie(qui sont au passage des souffre-douleurs bien souvent), d'autre part, un pays de torture  où corrida et foie gras sont les parties émergées  de l'immense iceberg de la torture animale. 


 




A diffuser sans modération....
 
*****
 
Contre le prosélytisme des Fédérations de chasse dans les écoles
 
La CVN, à partir de l'article du Parisien du mardi 13 octobre  : "La chasse enseignée à l'école", a été la première à dénoncer le prosélytisme des fédérations de chasse dans les écoles.
 
Notre initiative a été reprise par le RAC et une lettre collective signée par une cinquantaine d'associations dont la CVN, bien sûr, a été transmise au Ministère.
 
Puis l'Aspas a repris notre initiative à son compte et c'est tant mieux.
 
Une cyberpétition sur le même thème a été lancée : elle figure aussi sur notre site en rubrique "action".
 
On se rappelle que Charlie hebdo avait relayé notre dénonciation.
 
Aujourd'hui la CVN prend l'initiative de "Mettre la chasse et la corrida à l'épreuve des faits" afin de faire contre poids à la propagande des chasseurs.
 
Cette initiative devrait permettre de sensibiliser un public beaucoup plus large et tendre  à instaurer un débat pour le moins régional autour de cette question.
 
Gérard Charollois, Président de la CVN,  a concocté - pour le dimanche 7 novembre - un éditorial brillant comme à son habitude mais encore plus percutant: une vraie base programmatique* permettant d'avoir une vision globale du problème.
 
Sincèrement c'est le moment le plus approprié pour accentuer notre initiative. Bien sûr, nous appuyons et nous réjouissons de toutes intitiatives d'associations amies qui vont dans le même sens.
 
C'est peut-être le début d'un "Front des abolitionnistes" !
 
Il ne faut pas laisser passer cette opportunité.
 
Nous appelons toutes les personnes adhérentes, sympathisantes et amies intéressées par la protection et la défense de la condition animale, par la promotion de "l' être sensible humain et animal" à tout mettre en oeuvre dans la perspective d'ouvrir enfin un vrai débat sur le rapport de l'être humain à l'être animal.
 
* à lire sur notre site à partir du dimanche 7 novembre : rubrique : "La Lettre du Président"
 
Convention Vie et Nature [CVN]
 

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