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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #barbarie-symptome et psychanalyse

Les protocoles des sages de Sion faux célèbre de Mathieu Golovinski.

21 Janvier 2009, 11:19am

Publié par Jo Benchetrit

« Les secrets d’une manipulation». Le « fabricant des Protocoles » est Mathieu Golovinski, au début du 20° siecle.
On a son nom depuis 10 ans. Qui le connait? Rendons les donc à Cesar:
GOLOVINSKI.
Il est moins célèbre que les absurdités grand-guignolesques de son livre attribué par lui à des juifs dont il construit un mythe vampiresque qui arrange bien tout l'immonde.

En ces temps de résurgence de la peste brune, refaisant avec les rouges un pacte antisémite à la germano-sovietique à l'occasion de la riposte israélienne aux attaques du Hamas, incessantes depuis 8 ans,  il est bon de vous parler d'un lecture libre dans les pays arabes et qui alimente la haine islamiste qui sévit jusque dans nos pays, dans nos manifs anti-israeliennes, pour ne pas dire anti-juives. C'est ce qu'implique le : "Nous sommes tous du Hamas" des fascistes incapables de se savoir fachos, comme Besancenot aux bras d'une femme voilée. Je vous donne un court extrait d'un article passionnant de l'Express que vous trouverez ici:
http://www.phdn.org/antisem/protocoles/origines.html


"C’est la plus célèbre — et la plus tragique — des falsifications du XXe siècle, à la base du mythe antisémite du « complot juif mondial ». Le texte des Protocoles des Sages de Sion vient de livrer son dernier mystère: un historien russe, Mikhail Lépekhine, a établi l’identité de son auteur, grâce aux archives soviétiques. Elle permet de comprendre pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour connaître cet épilogue: le faussaire, Mathieu Golovinski, qui a effectué sa besogne à Paris, au début du siècle, pour le représentant en France de la police politique du tsar, était devenu, après la révolution russe de 1917, un notable bolchevique... La découverte de ce sinistre pied de nez historique permet de combler les dernières lacunes dans l’histoire d’une imposture qui, après avoir fait beaucoup de ravages en Europe, connaît un destin encore florissant dans beaucoup de régions du monde.
"

Mais on a beau savoir, on préfère croire.
C'est comme pour le pigeons: on sait qu'ils ne refilent pas de  maladies. On sait qu'ils seront un tampon entre nous et la grippe aviaire, mais on continue à les diffamer pour les assassiner.
La pensée humaine est réduite à son minimum dès qu'elle est phagocytée par une émotion forte, comme le donne la haine, mais aussi l'impression d'être dans le bon camp, alors qu'on n'est alors qu 'un con tout court qui joue à s'aimer avec des gens immondes et meurtriers qui enverraient bien les juifs dans des camps d'extermination.

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Sarkozy veut-il un enseignement basé sur l'émotion, pas sur la raison?

16 Janvier 2009, 09:45am

Publié par Jo Benchetrit

Il faut toujours se méfier de celui qui privilégie l'émotion sur la raison, étant entendu par ailleurs que celui qui ne ressent pas d'émotions est un arbre mort. Ce dont il s'agit, c'est de savoir que "le senti ment", selon Lacan. Enfin, pour être juste faudrait dire peut mentir. Il faut donc savoir dans certains cas se mettre en retrait pour faire marcher sa machine à penser, si, spontanément on n'a pas eu l'émotion intelligente, celle qu'il faut écouter et qui s'impose à certaines personnes douées d'une denrée finalement rare: la sensibilité à l'Autre.
Je doute qu'un aficionado la possède.

Ils aiment les corridas parce que ça les fait bander. Ils vont s'arrêter à cette sensation et ne pas savoir ce qui se passe en vrai dans ce réel intolérable, car ces Narcisse ne ressentent comme émotion que ce que leur corps et leur psychisme pervers leur envoient au cortex, et n'ont
pas, face à l'objet victime de leur pulsion primitive,  l'émotion suprême, celle qu'il faut écouter, celle de l'intelligence du coeur, l'intelligence dite fine, la compassion, l'empathie, la pitié, en un mot fort maltapropos: l'humanité.


Ainsi, de Nîmes, le pays de la barbarie tauromachique, je m'inquiète que Sarkozy l'aficionado nous dise ceci:
”l’intelligence humaine est avant tout le produit des émotions, et ce serait une très grave erreur de centrer les enseignements sur les disciplines cérébrales en marginalisant celles qui font appel à l’intelligence des émotions et à l’intelligence du corps“.

Je voudrais bien pour ma part qu'on fasse de la philo beaucoup plus tôt. On aurait peut être moins de fanatiques abjectes et pousse au crime.
Mais bien sûr, la philo, la vraie, celle  se servant de la réflexion n'est pas non plus   garantie puisque des gens   écoutant leurs indignes émotions aussi infâmes que celles de Wolff --le fan des corridas sanglantes  prof à Normal Sup-- y sévissent.
Et n'oublions pas Descartes qui, d'une main disait que "le bon sens est la chose la mieux partagée au monde ", de l'autre développait une theorie qui defie le bon sens, une perversion où les animaux sont des machines et où on a donc le droit de leur faire subir le pire, leurs hurlements de douleur ne signifiant rien que réflexes. Comme un roue de vélo qui grince!!

Sans compter, dans le discours de la Methode,  que  ce qu'il donne comme comble de la vérification de sa propre existence, c'est ce qu'il ne donne en rien comme une hypothèse: Dieu.
Il y a avec Dieu, selon le peu cartesien Descartes, une garantie à la pertinence à ce que nous envoie nos sens de sa propre existence et de celle des autres. Donc, d'un côté les sens ne trompent pas sinon Dieu serait un imposteur, et de l'autre ce que vous ressentez devant un animal qui pleure, c'est du domaine de l'illusion. Comprenne qui voudra.
 Dieu, à ses yeux, n'a pas besoin de preuve de son existence. Certes, à l'époque, avec l'inquisition, il convenait d'être prudent et ne surtout pas en douter, mais tout de même, en faire un élément "point de capiton" de sa démonstration, il y aurait de l'abus de servilité et de lâcheté s'il n'y croyait pas.
Comment a-t-on pu de cet illuminé faire le symbole de la raison? Ce serait une énigme si je ne connaissais pas les hommes...que je ne comprends toujours pas mais que j'explique.
Pourtant, ce n'est qu'en développant la réflexion qu'on y arrivera car il est urgent de mettre en question nos certitudes héritées depuis des millénaires et qui nous ont menés là où nous sommes, droit dans le mur.

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Bouter l' animal hors de l'homme pour mieux le mettre en pièces?

9 Janvier 2009, 05:56am

Publié par Jo Benchetrit

C'est la devise de l'humaniste.

Le rapport de l’homme aux autres animaux relève du fascisme!
En effet, les hommes ne cherchent que ce qui, en l’animal, les servira. C’est très rarement un rapport à l’Autre. C’est pire qu’une réification.
Exemple patent: des gens sont prêts à tuer des pigeons pour épargner leur balcon qui selon eux ne peut supporter une crotte. C’est que pour un monde obsessionnel, l’animal est moins qu’une chose. On est donc enfermé dans un rapport à cet autre-là, animal, comme si c’était un objet partiel, perdu, objet a, pouvant nous apporter la complétude. Ce qui fait qu’un animal, pour un humanoïde, n’est autre que ce qui va lui permettre d’avoir ce qui lui manque, et c’est tout.
Et si un jour, il n’en a plus besoin, il le tue*.Il serait interessant de voir si le rapport aux animaux depend peu ou prou de sa position politique.
Mais ce que j’observe, c’est que de MItterand à Juppé, on mange des ortolans, animaux en voie de disparition, interdit d’ailleurs mais on brave la loi en rigolant.
L’ortolan est capturé torturé par gavage, tué de manière atroce: noyé dans de l’armagnac.
Si ça ne s’appelle pas du fascisme, ça lui ressemble….
En tout cas, ça permet à des gens comme l’immonde Maïté de se pavaner à la télé en montrant ce qui se cache derrière le torchon où se mange l’ortolan: on place la bouche sur le cloaque de l’animal non vidé, et on absorbe les intestins pleins en aspirant !

En général, pour ce que j’en ai observé, le facho est, avec son chien dans un rapport de maîtrise pour les faire se dresser à la demande et se coucher aussi bien.
Le fantasme de l’érection sur commande, quoi!
C’est la valorisation par le chien. A l’inverse, on a les gens qui n’ont un chien que pour rendre service à un petit abandonné. je compare ça à un juste.
On peut d’ailleurs distinguer ainsi une différence qui se retrouve entre mère juive et mère facho: l’une se sacrifie avec amour (decrit comme etouffant) pour ses enfants, l’autre veut les éduquer (dresser), quitte à ce que du côté expression des sentiments, ça pèche.
Ainsi, cher, avoir un animal, croire aimer les animaux, tout cela ne veut en rien dire qu’il y a un quelconque respect envers les animaux.

Je veux dire que le rapport aux animaux, selon moi, est hors loi d’interdiction de l’inceste.

On est en deçà de la civilisation, dans le “tout est permis” et alors, rien de bien bon n’est à attendre de nous, quelque soient nos options politiques, du fait de ce fascisme qui dénie l’Autre aux sources mêmes de notre humanité.
l’humain peut ainsi s’inventer un Autre à son image, Dieu,qu’il va respecter et vivre dans l’irrespect total de ses semblables en animalité.Autres qui sont, eux bien existants.
En ce sens, le mec du Hamas qui veut bouter les singes  hors de Rome pour la coloniser, croit ainsi bouter le singe hors de l’homme   car l’homme est musulman ou est un animal ( chien d'infidèle!). Comme pour les nazis, pour qui l’homme est aryen, et les autres, des sous-hommes.

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L'antispécisme est une mutation- révolution.

8 Janvier 2009, 21:47pm

Publié par Jo Benchetrit

 Il ne s'agit en rien de mysticisme mais d'éthique. L'antispecisme, en effet n'est pas qu'une revolution de plus (=un tour sur soi ou autour de qq chose) mais une sorte de mutation. Je dirais même une guérison de cette source de racisme qui fonde l'espèce humaine en espèce barbare.

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De Dieudonné à la Conquête de Rome, en passant par Faurrisson.

4 Janvier 2009, 06:07am

Publié par Jo Benchetrit

Avec Faurrisson condamné pour l'injure faite aux déportés en les accusant d'avoir inventé leur malheur, Dieudonné a décidé d'aider le FN à briser les tabous anti-nazis auprès des djeunz.
Mais que pense l'electeur moyen du gros FAF?
Fut un temps où les petites gens imaginaient obtenir grâce à Jean-Marie un monde propre, blond, sans banlieusards basanés et voilà qu'ils sont conviés à applaudir un
plouc même pas aryen  avec des djeunz à coup sûr drogués qui leur font peur !!!*
C'est l'enfer, le monde à l'envers.
Soyez humains. pensez à tous les racistes qui n'ont plus personnes vers qui se tourner pour les aider contre
les arabes,les affreux arabes qui les violent et volent , les beurs et les noirs qui vont à SCIENCES PO EN PRENANT LA PLACE DE NOS PETITS Français AU PRETEXTE DE DISCRIMINATION POSITIVE,  les méchants noirs cannibales qui mangent le pain noir des blancs chics et la baguette blanche des bien noirs dès le petit dej, ces bien bourrés  groks de souche,  vers qui que NOTRE FRANCITUDE décolorée va se  tourner si Le Pen les trahit avec un mal blanchi?
A quoi ça sert SOS racisme si Le Pen s'y inscrit?


Dupont La joie pleure, et ne sait plus à quel saint se vouer.
Ayez donc une pensée pour lui, en ces jours douloureux où le FN n'a plus le même J.M.LP, la Jeanne d'Arc boutant l'étranger hors de nos murs, en ces temps déboussolants où le  prof de littérature qui se dit historien, Faurisson, flirte avec un métis même pas distingué comme Obama.
Heureusement, et c'est le principal, ils se retrouvent " tous ensemble " contre l'objet de leur haine, contre ces gens là qui ont tout, le chômage, le travail, la santé, la maladie, les médias, les banques, les éditions, les piscines(non, pas les piscines), les vêtements, les sacs, les chaussures, les stades, l'état, enfin tout ce qui existe, comme les hôpitaux (non, sont pas encore tous privatisés) les plus belles des   femmes aryennes, ça va de soi...et même des blogs!
Alors, on s ' élève tous contre les "israélites" qui ont tout et nous on a rien, et on se sent grandi au fur et  à mesure que l'on tombe.

http://fr.news. yahoo.com/ 4/20081229/ tts-france- dieudonne- ca02f96.html


Je transmets:
"Sur les fréquentations de M'Bala M'Bala (et je trouve que l'article n'insiste pas assez sur Kemi Seba facho black antisemite de la tribu Ka) :
http://www.liberation.fr/societe/0101308981-dieudonne-cote-obscur
"
Il y a aussi:

http://www.liberation.fr/politiques/0101309030-quand-dieudonne-s-explique-sur-faurisson



Ami lecteur, si ça t'interesse, sache que toute une discussion sur Dieudonné a viré sur la guerre en Israël ici, mais c'est pas un phénomène unique sur le net ni dans la vraie vie:
http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/12/28/dieudonne-le-pen-faurisson-le-degout/


Où tu verras ceci qui vaut son pesant de cacahuètes: le Hamas veut conquérir le monde en commençant pas ROME, ville des croisés(!)
Oui, un dirigeant du Hamas appelle à la conquête de Rome
avec force métaphores animalières, preuve, s'il en fallait, que pour baisser les tabous qui protègent hélas exclusivement les hommes, et cela dans le but de tuer d'autres hommes, il faut être humaniste, et donc spéciste:

http://www.dailymotion.com/video/x52ie8_yunis-alastal-depute-du-hamas-tv-al_news

à ce sujet, j'ai reçu ça de la CNV:


Subject: [li-b] La lettre d’information du site Riposte Laique

Numero 69 : Edito

L’EDITO DE CYRANO

Laïcité, infirmière, Gaza : un petit tour sur l’actualité, avant de vous souhaiter une bonne année 2009

lundi 29 décembre 2008

.....

La situation internationale : c’est surtout la situation du Proche-Orient qui retient notre attention, en cette fin d’année. Nous développerons davantage cette question lors de notre prochain numéro, mais nous nous permettons quand même de mettre à disposition de nos lecteurs la charte du Hamas. (3)

il y avait un lien sur ça:

quelque soient nos idées, il faut savoir ce qui est dit là en 3 mn.
En tous cas, video edifiante. 

Certains militants de gauche et d’extrême gauche vont manifester, demain, dans les rues de Paris et d’autres villes de France, avec des militants brandissant le drapeau du Hamas.

Ont-ils lu que cette charte appelle à la disparition de l’Etat d’Israël, et à l’assassinat des juifs ? Ont-ils lu qu’elle n’évoque que la seule solution religieuse pour la Palestine ? Ont-ils lu ce qu’elle comporte de raciste, de sexiste, et sa vision totalitaire d’une société où l’islam doit faire la loi ?

Nous ne sommes pas des inconditionnels de la politique de l’Etat d’Israël. Pour autant, quand nous lisons des termes comme « Holocauste », « crimes de guerre », « ghetto de Gaza, dix fois supérieur au ghetto de Varsovie », « apartheid », employés par les islamistes, et relayés par certains sites communautaristes - au moment où Israël se décide à répondre aux tirs incessants de roquette dont est l’objet sa population civile depuis des années - nous nous disons que cette façon de vouloir nazifier l’Etat d’Israël est particulièrement honteuse et perverse (4).

Quand, dans le même temps, Dieudonné fait monter sur scène, à l’occasion de son spectacle (5), en présence de Jean-Marie Le Pen, le négationniste Faurisson, qui reçoit une ovation de la salle, nous nous disons qu’autour de la question palestinienne se retrouvent des forces politiques aux objectifs malsains, rassemblées par la haine de la démocratie et par un antisémitisme qui se cache souvent derrière l’antisionisme revendiqué.

Nous nous retrouverons donc en 2009 pour développer tous ces points et bien d’autres. En attendant, toute la rédaction deRiposte Laïque vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, et sera ravie de vous retrouver dès le 6 janvier prochain, à l’occasion du numéro 70.

(1) http://www.librepen seefrance. ouvaton.org/ spip.php? article322

(2) http://www.mediasli bres.com/ tribune/post/ 2008/12/29/ Deces-d-Illies- et-de-la- garde-a-vue- de-l%E2%80% 99infirmiere

(3) http://aval31. free.fr/charte_ hamas/charte_ hamas.htm

(4) http://www.europale stine.com/

(5) http://www.drzz. info/article- 26186519. html



Que dit le Hamas: http://www.dailymotion.com/video/x52ie8_yunis-alastal-depute-du-hamas-tv-al_news


* Enquête du parquet après un spectacle de Dieudonné


Lundi 29 décembre, 18h34

Reuters




Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire de police à la suite d'un spectacle de l'humoriste Dieudonné qui a fait venir sur scène et applaudir Robert Faurisson, condamné à plusieurs reprises pour négation de la Shoah, a-t-on appris lundi auprès du bureau du procureur. Lire la suite l'article

Photos/Vidéos liées

OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE DU PARQUET APRÈS UN SPECTACLE DE DIEUDONNÉ Agrandir la photo

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    * Montpellier: la ville demande la déprogrammation d'un spectacle de Dieudonné

    * Plus d'articles sur : Racisme et antisémitisme


Discussion: Racisme et antisémitisme


Aucune plainte n'a été formellement déposée contre Dieudonné, a-t-on précisé de même source.


L'enquête de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne "a pour objet de déterminer si les délits de contestation de crime contre l'humanité commis au cours de la Seconde guerre mondiale ou d'injures antisémites ont été perpétrés", dit un communiqué du procureur de la République.


La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) avait demandé au parquet d'engager des poursuites contre l'humoriste pour apologie du négationnisme.


Lors d'une représentation de son spectacle "J'ai fait le con" le 26 décembre au Zénith de Paris, Dieudonné a fait remettre à Robert Faurisson le "prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" par une personne déguisée en déporté juif.


Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, et son épouse Jany figuraient au nombre des quelque 5.000 spectateurs.


Les condamnations se multiplient à l'encontre de Dieudonné, poursuivi déjà par la justice pour des propos sur la Shoah.


Le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole Benoît Hamon, réclame "une réaction ferme des pouvoirs publics et une vigilance accrue contre la propagation du racisme et de l'antisémitisme".


"Le geste (de Dieudonné) par sa vulgarité parle de lui-même. Dieudonné ne produit plus de spectacles, il fait meeting et professe une idéologie d'extrême droite", estime le député européen dans un communiqué.


Plusieurs fois relaxé, Dieudonné a été néanmoins condamné en 2007 à 7.000 euros d'amende pour diffamation publique à caractère racial. Une sanction confirmée en appel en 2008.


L'association SOS Racisme a dénoncé la mise en scène du Zénith, qui "ne peut être considéré(e) comme une simple 'provocation'", le terme utilisé par la ministre de la Culture, Christine Albanel.


"Présence de Jean-Marie Le Pen dans la salle, remise d'un prix de 'l'insolence' par une personne figurant un déporté juif, ovation demandée - et obtenue - pour un antisémite pathologique et obsessionnel... Dieudonné n'est pas ici dans la 'provocation' mais dans l'affirmation d'une ligne politique - fût-elle brouillonne - d'extrême droite", écrit SOS Racisme.


Pour le ministre de la Défense, Hervé Morin, "Dieudonné est devenu l'artisan d'un moment sinistre, celui d'une foule ovationnant le principal théoricien du négationnisme dans une mise en scène lugubre".


"Un tel acte ne peut inspirer que le dégoût et le mépris (...) Aucune conviction ne peut justifier une telle manipulation du malheur des Hommes", ajoute-t-il dans un communiqué.


Christine Albanel a fait part dimanche de sa consternation, jugeant que "cette provocation heurte et blesse à nouveau les mémoires".


Service France, édité par Gilles Trequesser 

 

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2 gros mots: morale et amour. L'humain n'est pas mon copain.

31 Décembre 2008, 11:54am

Publié par Jo Benchetrit

J'ai pas le moral : y a pas d'morale.
En cette fin d'année déprimante, je nous en souhaite une autre un peu plus gaie, mais le pire est toujours à venir, aussi certain qu'une échéance d 'impôts.
Pardon, je sais, les psy devraient remonter le moral.  Mais moi, je ne songe qu'à vous remonter les bretelles. Vous êtes bien bons de me visiter, vous qui pourriez vous contenter de vivre comme une plante, en évitant la peste que je souhaite vous apporter: la réflexion.
Tenez, pour pas  gâcher, je vous recopie un post laissé pour le blog Assouline:et, réponse à
Rédigé par : abdelkader | le 31 décembre 2008 à 13:15 |
“P.S. comme l’histoire nous l’apprend, être ami des animaux ne veut pas nécessairement dire être ami de la race humaine…”

En effet. Plus je vois l’ignominie humaine qui se donne sans masque avec les animaux, moins les humains sont mes amis. Je ne défends pas les humains, je défends tous les vivants sensibles victimes de la barbarie humaine, y compris donc les hommes.
Mais je défends aussi les valeurs humaines qui, elles, sont belles et en danger sans cesse de ne jamais être appliquées.

L’humain est complexe et peut être un monstre avec certains et un ange avec d’autres.
Ce serait trop beau qu’un soi-disant bon le soit avec tous. Ainsi, donner à manger du foie gras aux pauvres, comme on le voit par ci par là, foie de torture ayant causé des semaines de tourments terrifiants à des innocents animaux gavés, c’est à dire suppliciés sans pitié par des gens qui n’ont aucun scrupule pour des gens qui n’en ont pas plus, et c’est la majorité, en France, c’est la caricature de l’humanité.
Elle se croit belle. Elle est immonde.
Son sens moral est une boussole infidèle (qui n’a aucune fiabilité). Un jour elle donne le nord du bien au sud, un autre jour, elle est à l’ouest.
C’est le pays des merveilles d’Alice, mais sans rêver, donc sans réveil possible, un cauchemar permanent.
Faut qu’elle mûrisse, notre espèce, avant d’avoir foutu en l’air, avec ses valeurs, la nature qui est sa seule possibilité de survie.
Relire la Peste de Camus, ainsi que le Mythe de Sisyphe, livres faits pour les dépressifs actifs (oxymore qui prouve qu' avoir des valeurs morales, ça vous fait vous dépasser, bien que la dépression soit alimentées par le triste constat que ces valeurs sont non partagées, voire méprisées.).  

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On a beau savoir ce que sont les hommes,comment ne pas être surpris?

30 Décembre 2008, 00:34am

Publié par Jo Benchetrit

Mon slogan: je ne comprends pas les hommes, mais je les explique.
il vient de m'arriver quelque chose de pas marrant. je nourris des chats en bas de chez moi, discrètement, mais il fait froid(c'est pas un scoop)et ils ont besoin de ça pour survivre en attendant qu'on les trappe pour les stériliser. Mais ensuite, qu'en faire? il y en a au moins 4, je eux pas tous les adopter, non? Ou alors, je suis foutue, il y en aura encore d'autres et je vais me retrouver refuge, je peux pas.
Néanmoins, leur donner à manger par tous les temps, et malgré ma bronchite, ça je peux.
Mais voilà -t-y pas qu'un petit ami d'une voisine à chien (jeune et petit chien de race ...et sans doute voué à l'abandon vu le petit ami et la noisette qui semble servir de sensibilité à mlle)voilà  t y pas donc qu'il me jette cette nourriture, en criant de surcroît qu'il en fera autant, et que j'ai  pas intérêt à recommencer...le tout à minuit et demi, au moment où j'avais envie de dormir. Mais là, il est 2h et je broie du noir, après être redescendue remplir une gamelle, les pauvres chats effrayés s'étant sauvés mais j'espère qu'ils reviendront.
Accent des banlieues à plein tube, voix violente, acte incontrôlé, mais jusqu'où ce monsieur est en plus psychopathe? Je ne sais.
 

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Retour de camps. Robert Antelme.L'Espèce humaine.

29 Décembre 2008, 00:00am

Publié par Jo Benchetrit



Robert Antelme
L'Espèce humaine

Collection Tel

 

Avant-propos

  Il y a deux ans, durant les premiers jours qui ont suivi notre retour, nous avons été, tous je pense, en proie à un véritable délire. Nous voulions parler, être entendus enfin. On nous dit que notre apparence physique était assez éloquente à elle seule. Mais nous revenions juste, nous ramenions avec nous notre mémoire, notre expérience toute vivante et nous éprouvions un désir frénétique de la dire telle quelle. Et dès les premiers jours cependant, il nous paraissait impossible de combler la distance que nous découvrions entre le langage dont nous disposions et cette expérience que, pour la plupart, nous étions encore en train de poursuivre dans notre corps.


Comment nous résigner à ne pas tenter d'expliquer comment nous en étions venus là ?


Nous y étions encore. Et cependant c'était impossible. À peine commencions-nous à raconter, que nous suffoquions. À nous-mêmes, ce que nous avions à dire commençait alors à nous paraître inimaginable.



  Cette disproportion entre l'expérience que nous avions vécue et le récit qu'il était possible d'en faire ne fit que se confirmer par la suite. Nous avions donc bien affaire à l'une de ces réalités qui font dire qu'elles dépassent l'imagination.


Il était clair désormais que c'était seulement par le choix, c'est-à-dire encore par l'imagination que nous pouvions essayer d'en dire quelque chose.
  J'ai essayé de retracer ici la vie d'un kommando (Gandersheim) d'un camp de concentration allemand (Buchenwald).
  On sait aujourd'hui que, dans les camps de concentration d'Allemagne, tous les degrés possibles de l'oppression ont existé. Sans tenir compte des différents types d'organisation qui existaient entre certains camps, les différentes applications d'une même règle pouvaient augmenter ou réduire sans proportion les chances de survie.
  Les dimensions seules de notre kommando entraînaient le contact étroit et permanent entre les détenus et l'appareil directeur SS. Le rôle des intermédiaires était d'avance réduit au minimum. Il se trouve qu'à Gandersheim, l'appareil intermédiaire était entièrement constitué par des détenus allemands de droit commun. Nous étions donc cinq cents hommes environ, qui ne pouvions éviter d'être en contact avec les SS, et encadrés non par des politiques, mais par des assassins, des voleurs, des escrocs, des sadiques ou des trafiquants de marché noir. Ceux-ci, sous les ordres des SS, ont été nos maîtres directs et absolus.
  Il importe de marquer que la lutte pour le pouvoir entre les détenus politiques et les détenus de droit commun n'a jamais pris le sens d'une lutte entre deux factions qui auraient brigué le pouvoir. C'était la lutte entre des hommes dont le but était d'instaurer une légalité, dans la mesure où une légalité était encore possible dans une société conçue comme infernale, et des hommes dont le but était d'éviter à tout prix l'instauration de cette légalité, parce qu'ils pouvaient seulement fructifier dans une société sans lois. Sous eux ne pouvait régner que la loi SS toute nue. Pour vivre, et même bien vivre, ils ne pouvaient être amenés qu'à aggraver la loi SS. Ils ont joué en ce sens un rôle de provocateurs. Ils ont provoqué et maintenu parmi nous avec un acharnement et une logique remarquables l'état d'anarchie qui leur était nécessaire. Ils jouaient parfaitement le jeu. Non seulement ils s'affirmaient ainsi aux yeux des SS comme différents de nous par nature, ils apparaissaient aussi à leurs yeux comme des auxiliaires indispensables et méritaient effectivement de bien vivre. Affamer un homme pour avoir à le punir ensuite parce qu'il vole des épluchures et, de ce fait, mériter la récompense du SS et, par exemple, obtenir en récompense la soupe supplémentaire qui affamera davantage l'homme, tel était le schéma de leur tactique.
  Notre situation ne peut donc être assimilée à celle des détenus qui se trouvaient dans des camps ou dans des kommandos ayant pour responsables des politiques. Même lorsque ces responsables politiques, comme il est arrivé, s'étaient laissé corrompre, il était rare qu'ils n'aient pas gardé un certain sens de l'ancienne solidarité et une haine de l'ennemi commun qui les empêchaient d'aller aux extrémités auxquelles se livraient sans retenue les droit commun.
  À Gandersheim, nos responsables étaient nos ennemis.
  L'appareil administratif étant donc l'instrument, encore aiguisé, de l'oppression SS, la lutte collective était vouée à l'échec. L'échec, c'était le lent assassinat par les SS et les kapos réunis. Toutes les tentatives que certains d'entre nous entreprirent furent vaines.
  En face de cette coalition toute-puissante, notre objectif devenait le plus humble. C'était seulement de survivre. Notre combat, les meilleurs d'entre nous n'ont pu le mener que de façon individuelle. La solidarité même était devenue affaire individuelle.
  Je rapporte ici ce que j'ai vécu. L'horreur n'y est pas gigantesque. Il n'y avait à Gandersheim ni chambre à gaz, ni crématoire. L'horreur y est obscurité, manque absolu de repère, solitude, oppression incessante, anéantissement lent. Le ressort de notre lutte n 'aura été que la revendication forcenée, et presque toujours elle-même solitaire, de rester, jusqu 'au bout, des hommes.
  Les héros que nous connaissons, de l'histoire ou des littératures, qu'ils aient crié l'amour, la solitude, l'angoisse de l'être ou du non-être, la vengeance, qu 'ils se soient dressés contre l'injustice, l'humiliation, nous ne croyons pas qu 'ils aient jamais été amenés à exprimer comme seule et dernière revendication, un sentiment ultime d 'appartenance à l'espèce.
  Dire que l'on se sentait alors contesté comme homme, comme membre de l'espèce, peut apparaître comme un sentiment rétrospectif, une explication après coup. C'est cela cependant qui fut le plus immédiatement et constamment sensible et vécu, et c'est cela d'ailleurs, exactement cela, qui fut voulu par les autres. La mise en question de la qualité d'homme provoque une revendication presque biologique d'appartenance à l'espèce humaine. Elle sert ensuite à méditer sur les limites de cette espèce, sur sa distance à la nature et sa relation avec elle, sur une certaine solitude de l'espèce donc, et pour finir, surtout à concevoir une vue claire de son unité indivisible.

1947  

© www.gallimard.fr 2005

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 Pierre Assouline a mis un lien sur ce texte; J'ai été voir.  Vous interessera-t-il?

Le silence des agneaux, ou la surdité humaine?

 

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DIEUDONNÉ FAURISSON VIDEO M'BAS LÀ, M'BAS LÀ.

28 Décembre 2008, 20:15pm

Publié par Jo Benchetrit

Dans cette video, vous verrez mieux quelque chose d'encore plus vile: il se fout de la gueule des déportés en pyjama avec étoile jaune.
Une sorte de laisser - aller pulsionnel d'où s'aperçoit la pâte de Le Pen.
http://www.dailymotion.com/video/x7uve9_glissage-de-quenelle_fun 

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Bon Noël non coupable. De la mauvaise utilisation de la psychanalyse.

24 Décembre 2008, 00:13am

Publié par Jo Benchetrit

Lorsque l'on psychologise tout au point d'en oublier l'éthique, que l'on désangoisse en déculpabilisant, confondant le bien-être du sujet avec le bien,
on fait de la psychologie de bazar et pas de la psychanalyse.
Pour celle -ci, le symptôme est  transindividuel, et le bien pour le sujet est celui pour son entourage aussi. Le symptôme psychologique est barbare en ce sens qu'il est satisfaction pulsionnelle non sublimée, et que le sujet qui en souffre ne manque pas de faire souffrir avec son entourage. 


photo montage trouvée là.


Si vous voulez aller voir ce que je veux dire, pourquoi ne pas visiter ceci qui ne doit pas vous allécher, car la facilité est porteuse de jouissance, un peu comme quand on lit son horoscope tout en sachant que c'est du vent.
Mon ordi me dit que Google déconseille de s'y inscrire car il y aurait dessus de la malveillance....donc des virus
Je pense qu'on peut se contenter d'y passer sans risque.
Sinon,  j'ai lu un peu et en ai été dégoûté tant ça me semble juste l'inverse de la psychanalyse.
Le thème de la discussion:
Une fille raconte avoir tué un animal en voiture, et en fait comment en est elle sûre qu'il était mort? Puisqu'elle ne s'est pas arrêtée, ce qui est source "du" problème qu'elle pose, car se dit elle, aurait-elle dû le faire?
L'un d'eux la rassure ainsi:
"Tu n'es pas une tueuse. D'ailleurs tu te serais arrêtée si ça avait été un humain."

Ouf! On voit vraiment l'idéologie facho derrière. Ce n'est "qu'un " animal alors on peut s'en foutre.
Le sentiment de culpabilité est un sentiment que je dirais très noble. Il est ce qui manque alors qu'on nous rebat les oreilles avec le fait qu'il serait envahissant. Toute l'éducation consiste à tenter de permettre à un enfant de juger pour discriminer le bien du mal et de ne pas opter pour le mal.
Qu'est ce que le mal:?
C'est se faire du bien en causant du mal à autrui.
Le sentiment de culpabilité permet à celui qui risquerait le pire contre le père, en langage lacanien, donc le mal contre le bien, de ressentir un malaise causé par une auto-accusation inconfortable, douloureuse. une désidéalisation de soi, une altération de son image en sera le prix.
La psychologie de bazar vise à alléger le fardeau de celui qui en souffre.
Est ce une bonne idée?
Je crains que non.
Si on doit alléger quelque chose, il faut en effet permettre à celui qui se sait coupable de ne pas être envahi par l'angoisse stérilisante, paralysante.
Mais si veut avoir une chance   de créer un monde humain au sens noble du terme, donc qui "parie du père au pire" (Lacan), un monde éthique, un monde adulte, donc d'hommes non dévastateurs, non destructeurs, non pollueurs, non tortionnaires, il faut absolument cultiver le jardin d'orties qu'est celui de notre (difficile à assumer) conscience morale.
Et pourtant, tout irait mieux pour les victimes potentielles et réelles de nos pulsions partielles si ce genre de mots ne rencontrait pas de la part du socius un certain scepticisme. Les gens ne croient plus dans les religions, nul ne s'en plaindrait. Mais en prime, ils ont acquis une certaine aversion envers la terminologie morale. Or s'il ne faut pas  confondre la morale et le moralisme qui étouffe la vie quotidienne de préjugés idiots, il ne faut pas oublier que seule la morale est civilisatrice.
Entre autres préjugés idiots mais, ici,  fondés sur la phobie des hommes à se voir du règne animal, la phobie du terme GUEULE.  
Sachant que notre civilisation n'est pas notre culture, elle même faite de traditions entachées de barbarie, sachant que la tradition est souvent un mélange de choses que la morale réprouve mais que l'usage banalisé et généralisé rend psychopathe, sans conscience morale, je n'ai envie, pour ce réveillon, car j'écris ça la veille de Noël ce soir de 24 décembre que de vous demander de passer un bon Noël sans cruauté.
Donc ni foie gras, ça va de soi, ni autres produits animaux. des  amuse-GUEULE et non amuse-bouche, selon la vraie façon de dire....mais sans avoir de sang sur les doigts. 
Simplement, je crains en disant cela de ne pas être populaire. Les hommes qui portent les mauvaises nouvelles ne le sont guère.
Et la mauvaise nouvelle, en ce jour  de bonne nouvelle, c'est que le monde sans sacrifice annoncé par Jésus Christ selon les textes, ce monde sans barbarie n'a pas encore vu le jour. L'homme doit d'abord s'avouer qu'il n'est pas l'idéal qu'il s'imagine. Il doit assumer sa conscience de culpabilité pour non se faire pardonner par une simple confession comme le font les catholiques avec les curés et les autres avec des psy à la mord moi l'noeud, mais CHANGER. 
Car il ne s'agit pas de pardon mais de désir de cesser de nuire. 

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