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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #barbarie-symptome et psychanalyse

Fondation de NIcolas Hulot. LA vie sous cloche impossible; expérience avec morts de bêtes encore; arrêtez les expériences monstrueuses.

23 Mai 2007, 08:33am

Publié par Jo

J'ai reçu ça. Rien pour critiquer cette saloperie d'expérience. Les écolos se foutent-ils de la souffrance animale????
Ecrivez-leur pour leur expliquer.


Info du jour : Pendant six ans, des scientifiques ont cherche a reproduire une nature sous serre avec l'expérience Biosphere II en plein desert d’Arizona, afin de mettre au point les futures bases spatiales de la Lune et de Mars. L'expérience dut être interrompue car le taux d'oxygène diminuait, celui de CO2 augmentait, et presque tous les animaux moururent. Une preuve, s’il en est, que l’homme est inséparable de la nature.
N'attendons pas l'irréparable pour agir. Relevons le Défi pour la Terre a : <http://www.defipourlaterre.org/>
Proteger l’environnement... Et si on en faisait un "reflexe" <http://www.defipourlaterre.org/nos_reflexes/>
Pour que l'ecologie soit au coeur de l'action politique ! <http://www.pacte-ecologique.org/>
ET protéger les animaux, si on en faisait aussi un RÉFLEXE???????????????

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Corrida, chasse, gastronomie carnivore: c'est de l'art ou du gros sale con?

22 Mai 2007, 00:55am

Publié par Jo

"La beauté des choses existe dans l'esprit de celui qui les contemple."
[ David Hume ]corrida.jpg
Rajoutons que celui qui trouve
beau un spectacle de torture comme une corrida a quand même de quoi s'inquiéter pour sa santé mentale.
Le réel de la chose est la souffrance d'un être supplicié, rien d'autre. Une victime dont on rit, dont on se moque, sur laquelle le pire est perpétré par des salauds hypocrites et infatués de leurs souvent snobes et toujours vulgaires personnes.Appelons un chat un chat et une ordure sans couilles, une ordure sans couilles.
"Le beau est le dernier rempart contre de l'horreur", dixit Lacan.
Je rajouterais: pas le masque de ses turpitudes horribles mais leur salvatrice transformation en leur contraire.
C'est ça, l'art, et en aucun cas les corridas...ni la chasse.
Que d'horreurs de gosses sans éducation ni sensibilité soutenues par un verbiage où le gonflage narcissique le dispute avec l'ignominie obscène de ces pornographies de bas étage!
et autorisées par des lois iniques et complices de la barbarie banalisée.

Jouir de sa victime est une maladie mentale qui a pour nom sadisme. Le sadomasochisme est une perversion.

Rappelons donc que la chasse, la corrida et même d'autres activités humaines sur le dos des animaux sont des perversions mentales dignes de Salo, ou autre textes du divin marquis, qui, lui,Sade, était bien plus inoffensif qu'eux, bien moins "voisin de sa propre méchanceté" (Lacan) qu'eux..


Ce n'est pas parce que des gens célèbres et people, ou même pour certains, ARTISTES PAR AILLEURS comme Hemingway, Picasso et d'autres ont aimé la tauromachie que c'est de l'art. L'art, c'est ce qui extirpe notre espèce en voie d'enlisement de la boue de ses pulsions partielles sous l'égide de la pulsion de mort, pas ce qui l'y enfonce.
chasse-ours.jpgrenardeaux-assassin--s.jpg                  Clic renardeaux tués après piegeage

La sublimation permet en effet de satisfaire nos pulsions mais sans faire de mal à personne.
La sublimation est justement l'inverse de la psychopathie. Nous avons à faire avec les corridas à une psychopathie sociale qui dénote une maladie sociale, une sociopathie généralisée de notre culture.
Ce qui est certain, c'est que tant que toute cette boucherie ignoble et impitoyable sera tolérée, ce sera impossible d'avoir pour notre humanité un rempart contre l'horreur. de sa barbarie structurelle
Tout le blabla autour est une vaste fumisterie que gobent nos imbéciles mais heureusement, pas tous les français, puisque la majorité est CONTRE les corridas et CONTRE la CHASSE.
affiche-vg.jpg Simplement je leur demande de réfléchir à présent à leur mode de vie...à leur alimentation qui elle aussi se veut un art, la gastronomie, l'art culinaire comme on dit et qui passe aussi bien trop souvent par de tueries,des vies imposées à des enfants innocents voués à la torture suivie d'assassinats perpétrés en catimini, pour ne pas leur couper l'appétit.
pourtant absolument abominable et intolérable.
Mais toléré et légal.

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Contre la vivisection, le Téléthon, Le Sidaction et toute recherche sur animaux. Arguments psy.

18 Mai 2007, 04:13am

Publié par Jo


Il me semble indispensable que 2 choses du point de vue de l'éthique la plus basique soient rappelées:
*a*) qu'utile ou futile,* faire souffrir un animal, y compris humain non
volontaire*, pour notre profit, santé, plaisir, ou encore recherche
fondamentale est absolument immoral et qu'un peuple immoral,
fatalement;, *est* *suicidaire* car sous le signe de la pulsion de mort.
Fatalement, puisque le temps de l'immoralité est un temps primitif de
l'évolution de l'enfant, un temps où ses pulsions sont sous la
domination de la pulsion de mort exclusivement.Comme les nôtres, sans doute, à ceci près que nous avons mis des limites, celles de la loi qui interdit de jouir de l'Autre jusqu'à la destruction finale. Il se trouve que l'assassinat est interdit, mais que le fait qu'il ne soit possible de parler d'asassinat qu'au sujet des hommes , en limitant le champ d'application de la loi, la rend impuissante  à nous limiter réellement.

*b*) que du coup,  donner à des choses comme *Telethon, Sidaction* et autres du
même genre est *immoral*, malgré ce qu'on croit , car la plupart des
sommes versées sert à la torture des innocents.(sauf Laurette Fugain qui
ne donnerait pas à la recherche, toutefois, il faudrait vérifier, mais demande aux
gens de donner leur sang, ce qui est très moral. Bien sûr ne pas verser
de sommes, mais des plaquettes!)
Il me semble que les arguments psychanalytiques contre toute exploitation de l'Autre sensible et non vraiment volontaire sont les mêmes quelque soit le champ de cette exploitation.Je crois que cette science, car s'en est une que cela lui soit contesté ou non, est la mieux placée pour expliquer la nécessité de l'éthique.

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POURQUOI LA PSYCHANALYSE SE MELE-T-ELLE D'UN FAIT SOCIAL, LA BARBARIE?

16 Mai 2007, 10:57am

Publié par Jo

La psychanalyse est bien placée pour parler de la barbarie, le symptôme étant la figure par excellence de cette jouissance mortifère à quoi elle a à faire à la demande des patients...

L'homme s'en plaint, de son symptôme, mais il est inconsciemment terriblement attaché à lui car le symptôme, même s'il est souffrance, est jouissance. Il s'agit d'une jouissance préoedipienne, archaïque, se satisfaisant de l'objet a perdu mais ainsi récupéré...

Le symptôme est cette jouissance pathologique qui se méfie de la pensée, qui est d'essence son antonyme. Le symptôme est transindividuel, appartenant autant à la famille qu'à l'individu qui en est porteur. La barbarie est génératrice de malheur et en tant que régression mentale, nul n'a interêt à s'en faire le porteur.
Ethique qui en découle: Il y a un devoir de penser, de remettre en doute ses convictions, quand elles sont criminogènes comme dans le "spécisme", le racisme et autres ostracismes.Mais dès qu'on essaie d'amener un homme sans demande de guérir, à s'en défaire, de cette jouissance destructrice, on subit son slogan de manière virulente et parfois terrifiante:
"TOUCHE PAS A MA BARBARIE!"


Alors, quand il s'agit de vouloir analyser symptôme du monde humain dans son ensemble, comme dans la barbarie spéciste, je vous laisse imaginer et observer la violence des résistances que ça réveille...chez l'homme qui veut tout, sauf "ça-voir" ce qu'il est et peut devenir, car progresser est possible sauf si on ne le veut pas. C'est aussi simple que ça.

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Les piègeurs. un exemple entre mille de la cruauté mentale des chasseurs. "Humour " bête et méchant .

13 Mai 2007, 20:32pm

Publié par Jo

"Dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y eût pas non plus place pour l’homme." Romain Gary, extrait de la Lettre à l’elephant, Le Figaro Litteraire, mars 1968

Je prends le risque d'écrire cet article. Merci de votre soutien au cas où ces brutes s'attaqueraient à moi.

Il est vrai qu’on n’aime pas trop savoir la dualité qui nous est interne. Mais n’est ce pas la meilleure façon de sortir de la barbarie que de reconnaitre le mal en soi et ses capacités à nous assujetir afin de le mettre hors d’état de nuire?

 

  Je vous invite à visiter le passionnant blog de Pierre Assouline où son article et une serie de commentaires sur Peter Pan m'ont donné envie d'en parler ici.

 

La barbarie humaine vient du fait que l'homme peut rester enfant toute sa vie. L'âge adulte, civilisé, humain n'est le plus souvent atteint qu'en apparence, et le refoulement necessaire pour laisser fermée la boite de Pandore de ses pulsions barbares est hélas réversible. La barbarie est ce qu'on appelle le retour du refoulé à l'oeuvre dans tout symptôme.

Ce retour du refoulé définit toute jouissance qui necessite un être  "humain" qui jouit  et un autre lésé par l'acte du 1°.   Cette dualité bourreau-victime   s'observe     aussi dans la barbarie du symptôme des individus.C'est sans doute pour cela que Lacan disait que "Le symptôme est transindividuel". De plus, il définit la  personne, car,nous dit-il,  "Le symptôme, c' est la structure." De ce fait, on "est" son symptôme même si on a l'impression d'en "avoir" un.
Remarquez que le langage préfère  cette tournure: "être claustrophobe" à celle-ci:  "avoir de la claustrophobie".

Le jeune enfant, avant d'en être au stade où il est éduqué par la loi d'interdit de l'inceste, est victime de la tyrannie de la pulsion de mort qui  préside à la satisfaction de ses pulsions partielles perverses polymorphes. Chez un enfant, les risques pour les autres sont minimes, puisqu'il satisfait hallucinatoirement ou encore imaginairement ses pulsions destructrices et qu'il n'a ni la force ni les capacités techniques d'un adulte qui, lui, au même stade infantile, serait un véritable nazi.

Encore que parfois, les circonstances font que cet enfant est déjà  un danger publique. souvenez vous qu'on a vu récemment une famille de chasseurs au coeur d'une  tragédie, le fils de 5 ans ayant tué son frère de 2 ans d'un coup du fusil de chasse du papa.

Le nazi est l'enfant du narcissisme primaire, pervers polymorphe, qui, tel Peter Pan, ou encore le Tambour de Gunther Grass, ne veut pas grandir et se croit tout permis.

Le capitaine Crochet n'est que le double de Per Pan, un être adulte exterieurement mais  resté enfant tyrannique dans son réel.

 

 

Si le personnage de Peter Pan,  malgré tout, est  très séduisant, ceux de son école, celle de l'homme qui refuse de mûrir  ne sont pas des êtres moraux. Pour devenir humain, je conseille aux hommes ceci:

  "Rien ne sert de pourrir, il faut mûrir à point."

Mais leur devise serait plutôt:"Rien ne sert de mûrir, il faut pourrir à temps"!

Lisez bien. Il y a peu de choses écrites, mais ça en dit long sur l'auteur, un chasseur qui, en plus, ne cesse de me persécuter de  ses écrits en me désignant nommément à des êtres dont l pratiques cruelles montrent le niveau moral.

Lisez bien leur cynisme devant l'innocence et la beauté qu'ils aiment détruire impitoyablement, eux dont vous pourrez "admirer" 

par ailleurs

l'esthétique  en vous promenant le dimanche, au risque de votre vie.
Ou encore en regardant leurs photos de Capitaine Crochet sur le blog de ce monsieur qui prétend avoir fait psycho...pour en arriver là! Mais si tous les chemins mènent à l'homme, c'est à dire la brute barbare que nous savons en voyant nos oeuvres perverses  dans le monde...la psycho ne mène à l'humain que si elle est bien comprise.

Et là, c'est exactement l'inverse.
Il aime à faire de l'humour, si on peut dire, encore que je distingue l'humour(capacité à rire de soi) de l'esprit(capacité à être drôle sans que cela n'implique la  moindre distance par rapport à soi) .
Je vois donc, disons, 2 sortes d'humour:

à un pôle l'humour juif qui reprend à son compte les diffamations des antisémites,

et à l'autre   "l'humour" nazi, ne m'en veuillez pas, je sais ce mot tabou, mais c'est pas autre chose, car  c'est l'humour du bourreau qui ricane (bêtement, fatalement bêtement) de sa victime. 

Ce qui s'observe évidemment dans les camps nazis, mais aussi peut se déplorer dans toutes les agressions, toutes les sortes de barbarie comme les guerres, j'imagine.

De quoi naît ce rire?
Je pense qu'il est comparable à la jubilation narcissique du jeune enfant qui regarde son image dans le miroir, ou du bébé qui reconnaît un visage humain.

Je rappelle que c'est l'âge où le sentiment de toute-puissance imaginaire vient compenser hallucinatoirement l'impuissance réelle du tout petit qui dépend entièrement de l'Autre pour survivre.

 

Ceci est copié collé du site de M. André Marini, des chasseurs de l'Ecluse:


"  EN  LIBERTE, POUR AUJOURD'HUI !!!

 REGARDEZ-LES BIEN TANT QU'ILS SONT ENCORE LIBRES !

        Libres mais en images.

Voici une bonne introduction avant de publier le bilan des captures

sur notre territoire et de remercier les piègeurs de ce prédateur

impitoyable et malheureusement parfois porteur d'une redoutable

parasitose."

 

Au passage, notez cet alibi mensonger de la maladie, alibi que ressortent les  tueurs de pigeons et autres victimes de l'homme qui tue sans faim et sans fin.

C'est honteux, mais bien le signe qu'on peut encore espérer en l'homme car, derrière, il y a la possibilité d'une notion de sa responsabilité et de sa  culpabilité... sinon, à quoi bon un alibi?

Mais en même temps, c'est ça, l'homme qui refuse de grandir. Il transgresse mais le problème c'est que cette jouissance transgressive vient du fait même qu'il sait qu'il brave  l'interdit.
La jouissance humaine est donc enfermée dans cette machivélique problématique de pouvoir se produire dans le mal.

Fort heureusement,  malgré ce qu'en  disent   Sade et l'aficionado Georges Bataille, pas que dans le mal.

En effet, la  sublimation est le recours pour que jouir soit pensable sans braver l'interdit de l'inceste, c'est à dire l'interdit de nuire.

Et il y a la simple et belle jouissance de vivre, comme le ressentirait l'arbre, nous dit Lacan: "l'arbre jouit."

D'être un animal plongé et façonné par le symbolique qui nous éloigne de cette

plus saine

jouissance en nous séparant du réel ...nous sommes, si nous n'y prenons pas garde, des êtres tordus et capables de jouir d'autre chose que de la satisfaction de nos besoins.

Or cette jouissance est celle du pervers de notre enfance narcissique, ce qui, à l'âge adulte est de facto "anormal", donc pathologique.

Or c'est cette pathologie, ce symptôme qui structure notre espèce, la menant, comme le déplorait Freud à n'avoir de civilisé qu'une fine couche de vernis, qui, lorsqu'il craque, laisse , tel dans certains films fantastiques, apparaître l'autre visage, le visage réel d'un monstre.

Simplement,  nul n'aime à se savoir monstrueux et prefère de beaucoup accuser l'autre, la victime, de l'être. D'où les alibis des violeurs"C'est elle qui m'a séduit" , d'où les livres  imposteurs comme "Le protocole des sages de Sion"

non signé et  pour cause puisque son auteur l'a attribué aux victimes juives,

  ou encore

diffamatoires comme

Mein Kampf d'Adolphe Hitler, d'où encore ce qui se lit dans le site de Marini, à savoir l'accusation faite  aux renards qu'ils torturent d'être , je cite, "d'impitoyables prédateurs", et, qui  plus est,  porteurs de maladies qui , sans les bons chasseurs-sauveurs à la façon de celui du chaperon rouge, tueraient toute la faune, nous y compris!!!!!!

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Burgat dénonce l'horreur des élevages. D'autres philosophes se contentent de camper sur leurs privilèges.

10 Mai 2007, 17:47pm

Publié par Jo

A propos des droits de l'animal Le quotidien Le Monde consacre un dossier à l'impact de l'industrialisation de l'agriculture sur les conditions de vie de l'animal d'élevage et sur la souffrance qu'elle engendre pour les animaux.
Florence Burgat, philosophe et directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) explique que l'évolution du statut de l'animal d'élevage a contribué "à mettre en cause la tradition de l'humanisme juridique, qui considère que seuls les êtres de raison ont des droits et qu'il n'y a pas de droits sans devoirs". Elle estime qu'il est capital de légiférer pour améliorer la condition animale.
Interrogée sur le fait que beaucoup craignent qu'en valorisant l'animal, on rabaisse l'humain, elle estime que "le fait de prendre soin des plus faibles l'honore [l'humanité]"

. "Je ne vois pas en quoi le souci porté aux animaux pourrait diluer les droits de l'homme, lequel y trouverait plutôt un surcroît de responsabilité".
Enfin, elle évoque la souffrance des éleveurs confrontés à ces situations. "Ils supportent mal d'un point de vue psychologique, le mode d'existence et les traitements qu'ils infligent aux animaux". Elle rappelle qu'en dehors de la chasse, de la pêche, de l'expérimentation, de la fourrure et des animaux, 1,036 milliard d'animaux de boucherie sont tués en France chaque année.
S'il semble nécessaire de respecter les animaux, "certains semblent craindre qu'en valorisant l'animal on rabaisse l'humain", explique le journaliste du Monde.

 

 

"C'est justement à cette question qu'ont répondu Jean-Marie Meyer, professeur agrégé qui enseigne la philosophie générale en classe préparatoire et l'éthique à l'Institut de philosophie comparée de Paris ainsi que le journaliste et écrivain Patrice de Plunkett en publiant un livre "Nous sommes des animaux mais on n'est pas des bêtes" *.
Dans cet ouvrage, ils s'interrogent en profondeur sur ce qui sépare l'homme de l'animal. La première partie du livre est consacrée au psychisme de la bête. Les animaux communiquent : mais quoi et comment ? L'homme d'aujourd'hui ne se trompe-t-il pas lorsqu'il prête ses émotions humaines aux bêtes? La seconde partie étudie nos relations avec les animaux. Peut-on dire qu'un chat nous "sort de la solitude", alors qu'il n'est pas un humain ? Notre éthique a-t-elle quelque chose à voir avec le fonctionnement des sociétés animales ? Est-il vrai que les animaux ont une morale, dont serait issue la morale humaine ?
Jean-Marie Meyer et Patrice de Plunkett dénoncent la "crise de l'humain" que nous sommes en train de fabriquer sous couvert de "respecter l'animal". Leur livre pointe du doigt les différences entre la bête et l'homme et montre l'urgence, pour l'homme, de se redécouvrir lui-même.
* Nous sommes des animaux mais on n'est pas des bêtes, Jean-Marie Meyer, Patrice de Plunkett, ed. Presses de la Renaissance, avril 2007.

© genethique.org"

http://www.genethique.org/revues/revues/2007/mai/20070507.2.asp

 

Voici ce que répond Adorno à de tels hommes:

"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux." Theodor Adorno...

 

Et on voit ici que la folie narcissique de l'humaniste moyen agrégé ou désagrégé ne peut se décoller de lui, au risque de sacrifier son intelligence pour tenter d'étayer sa peur de se fondre dans le grand tout "animalité" et surtout de perdre ses privilèges d'enfant sadique tout-jouissant d'un monde à l'agonie.

 




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La barbarie, fatalité humaine ou effet LOGIQUE du rapport aux animaux ?

8 Mai 2007, 05:26am

Publié par Jo




On le déplore avec Freud dans MALAISE DANS LA CIVILISATION, « La civilisation n'est qu'un mince vernis prêt à craqueler pour laisser apparaître la barbarie. »

Mais enfin, pourquoi ? Pourquoi est-il si facile de transformer un être apparemment moral en danger public pour les autres hommes? Pourquoi cette barbarie qui devrait appartenir au passé n'est pas du tout éradiquée alors que notre espèce a fait sur le plan technique des progrès époustouflants?

Cette question est un aspect de mon travail.

La langue recèle des secrets, ceux de notre espèce. Ces secrets sont, en fait, des choix inconscients. Jamais un choix comme celui qui suit n'aura eu autant des conséquences.
Une espèce, la nôtre, s'est construite sur une volonté de se démarquer de toutes les autres, en faisant d'une différence attendue, en l'occurrence celle qui fait de chaque espèce de la nature une espèce à part, en faisant donc d'une simple différence, un être, une essence à part, hors du règne animal auquel elle appartient selon la science, et par extension un genre dit "humain", ce qui désigne l'antithèse de la bête en tant que vertu compassionnelle, un "genre" défini par la métaphysique, sacré, déifié, et pas une espèce afin d'en sortir, de cette animalité jugée humiliante et "bestiale", sexuelle, sale, pour s'idéaliser en un être séraphique non naturel.

L'homme n'a donc de cesse de (se )prouver qu'il n'est pas une bête, puisque c'est ainsi qu'il appelle les autres animaux.

Bête, ne l'oublions pas, est un terme polysémique qui peut signifier le diable :
« LA bête ». Donc le mal.

Le mot bêtise qualifie également de manière usuelle le manque d'intelligence.

Le mot animal aussi, parfois, comme au sujet d'un serial killer dont on dit que dans ses actes il est un animal, est synonyme de barbare, ce qui est confirmé par le signifiant bestial.

Il est donc question ici « d'acéphalité », de jouissance sans pensée, de ce qu'Hannah Arendt appelle "le vide de la pensée où s'inscrit le mal"..

Les psychanalystes ont reconnu aisément que l'animalité de l'homme est, à ses yeux, synonyme de ses pulsions non encore maîtrisées (pas "castrées", dit Dolto)et appartenant au temps d'avant la loi d'interdiction de l'inceste si l'animal est sauvage, à l'inverse de la bête domestiquée, qui pourrait s'écrire d'hommestiquée, pour représenter les pulsions canalisées donc "humanisées", apaisées, sublimées, civilisées. C'est du moins ainsi que les enfants mettent tout ça en scène dans leurs jeux. Mais ça s'observe aussi dans nos rêves, ou encore nos fantasmes. Les pathologies de phobies d'animaux, en revanche, sont dans la problématique du nom-du-père, surmoi civilisateur. Le symptôme phobique tient lieu de nom-du-père afin d'éviter au sujet d'être psychotique...On voit que l'animal nous sert à tout!

Mais, au-delà de cette vérité subjective humaine, cette vision manichéenne de la différence entre l'homme et de l'animal est elle objectivement fondée ?

C'est une toute autre histoire, et on sait que l'éthologie nous dévoile des animaux bien plus divers entre eux parfois qu'entre nous et certaines espèces. Tout cela est complexe alors que l'esprit humain simplifie à outrance pour faire entrer ses a priori dans une vraisemblance.

Il faut dire que son désir de ne pas savoir est grand, d'autant plus qu'il trouve de nombreux bénéfices dont une sorte de réassurance à croire ce qui l'arrange. Et ne pas avoir une connaissance objective de ce que sont les animaux lui permet d'éviter de savoir ce qu'il est, lui, un abuseur de ces êtres, ses semblables refusés comme tels, à la subjectivité déniée par lui pour les besoins de la cause. Et ainsi, de continuer tranquillement, sans être perturbé par sa conscience, à exploiter de manière éhontée le monde auquel ses a priori lui permettent de ne pas s'identifier, celui des autres animaux, avec comme alibi que ce qu'il fait, lui, est d'essence moral, puisque l'immoralité, c'est l 'animal, c'est ce qui n'est pas homme. Et même si la bête, le mal en lui, c'est lui, il ne veut qu'une chose : l'ignorer, comme les enfants qui vous opposeront sans vergogne à tout flagrant délit ce cri du coeur : « C'est pas moi, c'est l'autre. »

Mon hypothèse, c'est que le type de jouissance qui lie l'homme aux autres animaux est sado-masochiste, c'est-à-dire régressée à un stade très archaïque du développement qui concerne les très jeunes enfants en proie à diverse pulsions qui se résument selon moi à la pulsion de maîtrise, la pulsion d'emprise. Je pense que le fait que la jouissance qui détermine le rapport au animaux soit absolument hors la protection de la loi post-oedipienne (qui n'est compris selon un malentendu dû au désir monstrueux de continuer à nuire dans la jouissance archaïque d'avant la loi que comme ne légiférant que le rapport aux autres hommes au lieu de celui à l'Autre en général, à entendre comme alter ego sensible), soit topologiquement régressive est logique.
En effet, elle est ce que les jeunes enfants du temps de la perversion polymorphe se croient autorisés à vivre, du moins en hallucination de toute-puissance qui compense leur impuissance de fait, temps refoulé à jamais si l'homme ne retombe pas dans sa barbarie, nommée également « retour du refoulé » comme le fut de manière aveuglante le nazisme, comme l'est en moins pleine lumière le rapport abusif à la base aux animaux.
Et, selon toute logique, cette régression qui est pourtant norme sociale du rapport aux bêtes, est pathologique évidemment. ET je me demande comment, à part des personnes rares comme Lévi-Strauss, personne ne semble comprendre que l'anthropocentrisme est suicidaire, puisqu'il repose sur le narcissisme dont on sait dès le mythe de Narcisse qu'il est fatal.
S'annonçant comme défense et illustration du genre humain, cette forme de narcissisme dite aussi humanisme fait de l'homme le kamikaze que l'on sait, celui qui détruit l'Autre en s'exposant à n'avoir plus aucune assise. Le seul singe à scier sa branche est bien le singe Homo Sapiens. Qu'il y voit le signe qu'il n'est pas singe serait finalement assez raisonnable, vu la supériorité indéniable de la raison chez les autres primates qui ne peuvent que se désespérer de voir l'homme, le singe fou, leur scier leurs arbres et les vouer ainsi à la mort, quine fait que préfigurer la mort des déforestateurs aveuglés par leur narcissisme dévastateur.
"Nul n'est sensé, d'ignorer la loi" disait très rigoureusement le psychanalyste Jacques Hassoun !
S'être installé dans le pathologique de ce retour du refoulé (des pulsions barbares) est la cause majeure de l'impossibilité pour les hommes de faire le moindre progrès moral, et je dirai dans la foulée, le moindre progrès intellectuel.
Le rapport aux animaux qui fonde l'espèce dite humaine est pour le moment et hélas de plus en plus un rapport tyrannique, tout-puissant donc sans loi comme le montrent la parodie de vie imposée dans les élevage de la honte qui recouvrent notre planète de leur présence mortifère.
C'est pour cela que je tiens pour impossible que l'homme puisse devenir civilisé, à entendre comme ayant refoulé ses pulsions perverses dites à tort bestiales. Or il ne veut pas se reconnaître dans ce tableau, arguant du fait que les animaux ne sont pas ses semblables ce qui, à ses yeux, lui donne tous les droits sur eux. L'image que les défenseurs des animaux lui renvoie ne lui plaît pas et il veut les casser, ou qu'ils se cassent.L'homme ne veut rien en "ça-voir" de ce qu'il est puisque ça l'obligerait à changer. Car il est ce qu'il fait, ou fait faire aux tortionnaires à gage qu'il paie pour faire le sale boulot.

Mais si l'image vue dans le miroir nous déplaît, si ce que nous sommes est une offense à la morale et donc un danger pour la vie de tout un chacun, homme ou autre animal, une chirurgie éthique s'impose, plutôt que le briser.
Mais ceci est sans doute trop raisonnable, et l'homme, qui au fond préfère, comme tout terroriste kamikaze, la mort à la vie ne la fera que trop tard, sans doute. Pour l'instant, le genre humain y préfère le paraître, donc la chirurgie esthétique, celle qui le montre beau, celle qui maquille et dissimule l'horreur qu'il est.
La caricature est atteinte dans le blabla cruel et mensonger des corridas, les aficionados dissimulant leur obscène jouissance derrière un alibi pseudo artistique dont la ringardise serait simplement ridicule si dans la tauromachie il ne s'agissait pas de torture.





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L'OREAL, BRAVO! Enfin, la peau humaine reconstituée va servir pour les tests cosmetiques.

5 Mai 2007, 18:03pm

Publié par Jo

Je transmets:
L'Oréal trouve une alternative au test sur les animaux

Une avancée comme celle-ci mérite de faire du bruit. Pensé par L’Oréal et sa
filiale Episkin, un test destiné à évaluer l’irritation cutanée due aux
substances chimiques sans recourir aux animaux vient d’être validé par
l’ECVAM, le Centre Européen des Validations de Méthodes Alternatives. Un
test "in vitro", sur lequel travaille L’Oréal depuis le début des années 80,
qui repose sur un épiderme humain élaboré grâce à un support de collagène.



Etape du test d’irritation cutanée Episkinsur deux échantillons circulaires
de peau - Photo : Episkin


"Plus de vingt années de recherche sur la reconstruction de la peau sont
aujourd'hui récompensées", déclare Jean-François Grollier, vice-président
directeur général de la recherche et développement de L'Oréal. "Aujourd'hui
Episkin est utilisé en routine pour évaluer la tolérance de tous nos
produits et notre engagement pour le développement de méthodes alternatives
continue", ajoute Jean-François Grollier.

Cette méthode alternative présente un intérêt tout particulier dans le cadre
de REACH qui prévoit l’évaluation de l’irritation cutanée d’environ 10 000
substances.



Plaque de test Episkin : dans chaque puits un épiderme humain reconstruit
Photo : Episkin


Pour en arriver là, tout un processus de validation sous l'égide de l'ECVAM
a été conduit depuis 1999 en collaboration avec des institutions tant
publiques que privées (notamment Sanofi Aventis, Unilever et Syngenta).
Soixante substances chimiques de référence pour leur pouvoir irritant ou non
irritant ont été testées indépendamment par les partenaires et les résultats
ont été soumis au Comité scientifique de l'ECVAM (ESAC) qui a rendu son avis
favorable de validation.

Produit à Lyon et commercialisé par SkinEthic, le modèle Episkin est à la
disposition de tous les utilisateurs de la communauté scientifique et des
secteurs industriels de la chimie, la pharmacie, les produits de
consommation courante et les cosmétiques.



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Arène France 25.4.2007. Tout-puissants impuissants tortionnaires des animaux malades de l'homme.

2 Mai 2007, 06:08am

Publié par Jo

" Et si je t'aime, prends garde à toi" ( Carmen de Bizet).

Ce n'est pas par hasard si cette phrase se trouve dans un texte dont le contexte est la corrida.
Ce désir étalé par les procorrida et les chasseurs est décrit par un ami, J. Lequesne dans un commentaire*, comme celui de salir, de détruire ce qu'on aime, ce qu'il y a de plus beau en l'Autre, ce qui évoque l'objet a (à récupérer car perdu si absent, à jeter car anxiogène si présent).
Ce désir mortifère est motivé par cette appropriation impossible du bon objet qui résiste à son intériorisation et la rage du bébé envers sa mère volage ,heureusement "pas toute"(Lacan) à lui!, et qui préfère LA tuer (en hallucination!) puisqu'elle lui échappe.

A l'arène de France du 25 avril 2007, le thème: "les animaux sont-ils malades de l'homme"? nous avons débattu de la corrida et de la chasse...Mais il aurait été aussi pertinent de parler de ce rapport général à la nature et aux autres vivants issus de la nature en ces termes. J'ai été contrainte, hélas, vu le style de l'emission et aussi sans doute mon stress, après 5 h d'attente en coulisse, à lancer des phrases lapidaires qui furent malheureusement vécues comme des injures par certains, mais dont d'autres m'ont félicitée.
Voici ce que j'ai envie de dire à présent à ces hommes et cette femme, Marie Sara, sur le sujet, qui est aussi bien celui ci, cette question restée sans réponse posée à plusieurs reprises par Henri-Jean Servat et d'autres, moi y compris, et qui peut se résumer ainsi:
" Qu'est-ce qui les motive à torturer puis tuer ce qu'ils aiment?"
Puisqu'ils n'y ont pas répondu, faute sans doute de savoir le formuler, et aussi parce que sur la défensive, ils ne cherchaient que des alibis imbéciles, que j'ai stigmatisé par ce signifiant: BLABLA, Je vous propose ici ce que je voulais dire, tout droit issu de la théorie des pulsions de la psychanalyse: Ils aiment VRAIMENT leurs victimes, mais comme un enfant de moins de de 3 ou 4 ans...un enfant en proie avec la pulsion d'emprise,
celle qui veut posséder l'autre au point de vouloir qu'il n'ait plus d'autre désir que de soi, au point de le bouffer, au point de vouloir réintégrer ce lieu de vie sans conflit que fut le ventre de la mère, ou même ce lieu d'avant la vie qui est pour nous la seule image de ce qu'est la mort, au point donc de vouloir soi-même s'en faire dévorer.
C'est là, dans ce point où le sujet vise son propre anéantissement que victime et bourreau se rejoignent dans le désir monstrueux de celui-ci.
Mais on aura reconnu là aussi ce que demande l'amour...qui rejoint là ce qu'exige la jouissance.
Ce n'est donc pas pour rien que Lacan écrit ainsi la pulsion dans ce mathème de base:
$<>D.
Ce qui veut dire: le sujet est en fading devant la demande de l'AUTRE; CE QUI EST AUSSI BIEN DEMANDE D' AMOUR.
Or les pulsions partielles sont dominées par la pulsion de mort(Lacan)
On connaît tous des expressions qui veulent bien dire ce que ça veut dire, le rapport de l'amour au pulsionnel:
Par exemple, "manger de baisers", "belle à croquer", serrer jusqu'à ne faire qu'un avec l'autre", et on sait l'indulgence des jurés envers les crimes passionnels.

Comme si le fait d'aimer donnait au final le droit de tuer!!!!!!!!!!!
L'inconscient de tous hommes a ça en commun, une collective complaisance coupable envers ses pulsions.
Lorsque l'on juge qu'un artiste a le droit de massacrer des animaux pour des performances comme celles de Nitch, ou des soi-disant oeuvres d'art comme celle de tant d'autres( cf mon article sur l'art contemporain, contente pourris) on reconnaît cette complaisance.
La liberté de l'artiste est alors évoquée. Mais ceci repose sur un malentendu ( pas pour rien, vu que les hommes n'ont aucune sévérité envers leur barbarie de départ). En effet, l'art est la satisfaction des pulsions, celles qui demandent la destruction final de l'objet dans une jouissance orgastique parfaite...et donc mortelle pour l'un comme pour l'Autre. On parle bien de petite mort, dans l'orgasme.
Or cette satisfaction pulsionnelle de l'art a un point particulier, mais qui fait toute la différence avec la barbarie, c'est que ces pulsions ne doivent se satisfaire que métamorphosées pour que le terme art puisse s'appliquer à la chose dite oeuvre parfois à tort car ce peut être un simple crime. ET cette métamorphose, qui les rend méconnaissables du fait que l'autre visé par ces pulsions est épargné, Freud l'a appelée SUBLIMATION. Cette sublimation s'obtient par ce que Dolto appelait "castration des pulsions".
Cette sublimation fait passer de "l'enfer" des pulsions (barbares, si non castrées par l'oedipe) au "paradis" de l'art (civilisé,
et instrument de civilisation du coup, . Enfer et paradis que j'emprunte à un article sur l'art de la femme de l'hélas aficionado Philippe Sollers , la psychanalyste Julia Kristéva).
Je l'ai développé ailleurs mais il faut le dire à nouveau car ce terme est invoqué
comble de l'imposture, par les pro-corridas comme l'excuse suprême, ainsi que par les chasseurs de palombes.
Tout "art" qui se complaît dans l'enfer de la barbarie de la pulsion non castrée est une antithèse de l'art, un mensonge de bazar que le tyran tyrannisé par l'impérieux appel de sa jouissance se donne comme "alibi-do" à une libido non adulte devant lequel il est tout con, tout faible, tout impuissant.
On sait que bébé se croit tout-puissant est à cet âge plus impuissant qu'il le sera de toute sa vie. Mais il est presque normal que l'artiste soit sur le fil entre les 2 et seule la société peut l'aider à résister et à rester du côté art.
Encore faudrait-il que la société soit elle-même en bon état psychique pour savoir distinguer le bien du mal. Lui se prend pour le symbole de la liberté. Et la société qui n'y comprend rien, elle aussi le croit.
Quoi de plus libre, pense-t-on, que le créateur, avec toute l'ambiguïté de ce terme ?
En effet. Mais il n'y a de liberté que si il y la limite de la loi. Sinon, le sujet n'est plus libre mais en réalité, il est dans l'illusion de la liberté; Celle du tyran qui, lui, ne sait pas qu'il est en proie à son surmoi féroce qui lui dit: "JOUIS!"
Le tyran est un barbare, donc il est à la fois le bourreau, mais aussi luminescente victime de sa jouissance qui en demande toujours encore comme toute jouissance, dont on devient facilement accroc. Ce qui s'éclaire donc lorsqu'on pense au rapport des drogués à leurs produits .
C'est dans ce lieu pathétique mais nuisible du tyran que les arbitraires de tout poil, les exploiteurs, les jouisseurs, les violeurs se situent, et qu'importe la victime, pourvu qu'on en jouisse...Comme l'a dit
genialement au sujet des corridas François Reynard, journaliste du nouvel observateur qui conclut les arènes : "Qu'importe le bovin, pourvu qu'on ait l'ivresse."
Et de la souffrance de la victime, les aficionados n'en ont pas plus cure( analytique, sic.) car ce qu'ils visent, c'est à lui fabriquer une subjectivité.
On pense parfois à tort que c'est la reification qui tue les animaux. En fait, dans certains cas, dans le cadre du sadisme, cette reification est doublée d'une chose paradoxale: une subjectivité préfabriquée par les hommes sadiques...ce qui ne leur va pas mieux, pensez aux taureaux qui en sont les martyrs, eux qui , selon les aficionados, sont heureux de combattre!!!!!!!!!!!!
A ce sujet, lire Kant avec Sade de Lacan ,
in les Ecrits.
Le 1° Autre de l'enfant, c'est la mère. Dès le stade du miroir, vers 6 mois, il prend conscience de son existence à lui et à elle comme Autre dans le miroir.
Mais que fut pour l'espèce dite humaine ce 1° Autre, sinon ce qu'elle continue à penser comme sienne, la nature, comme au bébé sa mère?
Si le bébé en restait là, s'il ne passait pas plus tard par l'Oedipe, sa mère continuerait à être son terrain d'investigation, de réalisation de ses fantasmes et surtout d'assouvissement de ses pulsions telles quelles. Sa mère, il l'aime. Mais l'amour d'un bébé est régi par la pulsion d'emprise, celle qui demande à l'autre d'être sien, mais au point d'aller jusqu'à cette jouissance ultime de la possession... jusqu'à la destruction de l'objet d'amour.
Les hommes, ici en pleine lumière dans la chasse et la corrida, mais tout aussi bien masqués dans la recherche avec vivisection,dans la nourriture non végétalienne, les zoos, les cirques etc. dans le scandale innommable de l'élevage se contentent de changer l'objet, de substituer à leur mère les animaux et la nature complète, et ainsi réalisent leurs pulsions sans les sublimer de manière incestueuse donc
transgressive , barbare et mortelle puisque destructrice. C'est un tort, car ainsi, ils en oublient le nécessaire du parfait civilisé, à savoir la canalisation des pulsions vers un interêt superieur, afin que la pulsion de vie, Eros, gagne sur Thanatos.
Je voudrais rajouter ceci sur le beau, qui est de LAcan:
"Le beau est le dernier rempart contre l'horreur."
On voit   ici que les pro-corridas et pro-chasse  ont abattu ce rempart par leur perversion.
Perversion qui atteint tous les domaines, puisque sur les animaux, on n'a pas assez d'interdit! Au nom de  l'art,  sous ordre de l'affreux Arrabal dans Viva la muerte, ce rempart fut abattu.
On se souvient, pour ceux qui ont eu la malchance de voir ce film qui, en plus, se veut de gauche, de l'actrice qui se fit
réelle tueuse de veaux, et montra le vrai visage de ces amoureux de animaux au snes incestueux du terme, en se vautrant toute entière dans le ventre ensanglanté du petit veau qu'elle venait d'éventrer pour "obéir aux ordres" de son metteur en scène (scène primitive...). Un acteur de ce film m'a dit avoir vu Arrabal se branler devant  ce spectacle d'une intolérable cruauté qu'il a fait faire plusieurs fois, avec  à chaque fois un autre veau et une branlette derrière la caméra.

*Commentaire de Joël Lequesne:

"Parmi les pistes prometteuses, dans les charges contre la chasse, il y avait celle du viol.
"la nature, vous la violez!" as-tu lancé à l'un de tes adversaires (Costes).
Sublime raccourci, mais cette vérité-là, pour faire mouche, mériterait quelques développements dignes d'une psychanalyste.
Pour le cas où, comme je crois, il y aurait un rapport, je cite D. Vasse (le texte qu'il m'a passé pour mon bouquin) dans une incidente :
"C'est alors qu'il est tout entier dans son oreille aux aguets de la présence et de la voix qui le rendrait à lui-même... Etre aux aguets évoque la chasse : cette position d'être surpris par la vie pour la tuer par peur de mourir."
Moins que l'angoisse de mort, c'est la vie que je rate à petit feu qui m'angoisse.
Parler de jouissance à propos du moment où, en désespoir de vie, je vais non seulement tenter de m'approprier mais surtout détruire, souiller ce qui dans le vivant, est particulièrement beau (ce qui rajoute une 2ème cause de désespoir : "le beau, c'est ce qui désespère", comme dit P. Valéry), libre, sauvage et normalement inaccessible, parler de jouissance serait un peu elliptique par rapport à ce qu'on peut montrer de misérable dans la tête du chasseur."

http://arene-de-france.france2.fr/videos.php?video=20070425_sommaire&id_rubrique=43

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Psychanalyse, éducation des enfants et des grands, et engagement contre toutes formes de barbarie, impossibilité ou pléonasme?

29 Avril 2007, 14:17pm

Publié par Jo

En tant que psy, je devrais selon certains respecter la neutralité. Mais là, je m’engage. Oui, je pense de mon devoir de femme ET de psychanalyste de m’engager auprès de toutes les victimes du fascisme humain, qu’ils soient hommes ou autres animaux.
Ma recherche : POURQUOI AUTANT DE BARBARIE ALORS QUE LES SOCIETES SONT ORGANISEES EN GENERAL POUR LUTTER POUR LA SECURITE ? Doù vient donc ce goût des hommes pour l'abus des faibles?
Pourquoi, sinon parce que les hommes ont créé une zone de non droit, celle de leur rapport aux animaux?


Ce qui les rend à jamais IMMATURES, qu'ils soient ou  pas chasseurs, tueurs directs, aficionados, ou bien encore...Simple carnivores en supermarchés..Mais bien  pire quelqu'il soit, car le problème de chacun déteint sur les autres.

En ouvrant cette boite de Pandore de ses pulsions parttielles non sublimées d'avant l'oedipe, en admettant comme normal des comportements psychopathes comme ceux des toreros des chasseurs, certes, mais aussi celle de nombreux exploiteurs d’animaux, notre société s’est exposée au pire.

De même que Robespierre a fini la tête tranchée, les tueurs humains, et leurs complices dont nous sommes tous d’une manière ou d’une autre, nous ont mis tous en danger.

Les enfants élevés en leur faisant croire que la barbarie est normale, que chasser est un activité sportive ou de loisir normale comme a osé le dire Voynet perdant ainsi les voix qu’auraient pu lui donner des amis des animaux, que manger de la viande est obligatoire pour être en bonne santé alors que nous réalisons que c’est l’inverse, QUE DES MEDECINS NOUS LE DISENT , alors qu’on peut enfermer au zoo et au cirque des animaux pour le plaisir, ou sous prétexte d’éducation…etc…ces enfants sont déboussolés. Comment imaginer ce qu’est le bien quand le mal est présenté comme normal, donc bien ?
C’est donc en tant que psy que je parle car c’est faire de la prévention que de mettre en garde les parents :

N’emmenez jamais les enfants à la chasse, à la corrida, au cirque avec animaux, ou encore au zoo. Tous ces lieux sont dangereux pour une personnalité en formation qui cherche des modèles auxquels s’identifier.
Quant à la viande, cet héritage de violence datant de la préhistoire est caduc. Nous, les homo sapiens nous sommes omnivores et devons tirer nos nutriments des autres aliments.
Quant à faire passer aux enfants qu’on peut se jouer de la souffrance des plus faibles, c’est leur indiquer la plus mauvaise voie qu’un parent pourrait indiquer à ce jeune esprit prêt à tout gober sans aucune critique.

 

Je ne m'engage pas contre les barbares, puisque nous le sommes tous, en puissance du moins, mais contre la barbarie, nuance de taille.



Ce qui nous ramène à ceci que dit Freud dans Totem et Tabou: les frères après avoir tué et mangé le père (réel, pas le symbolique) ont pensé à juste titre devoir se protéger les uns des autres par la loi.
Mais je rajouterais ceci: le totem est un animal et représente le père réel. Du fait que lui aussi soit réel et sacrifié après avoir été choyé en souvenir du meurtre du père, nos ancêtres  n'ont pas appliqué la loi qui les protège   tous. Et de ce fait, ils en sont arrivés à ça: l'impossibilité de trouver dans la loi le côté absolu et donc en adéquation avec la morale qu'il leur fallait pour éradiquer la barbarie.

Nous en sommes tous là, à répéter ce meurtre d'avant la loi, qui permettrait la loi et le passage au symbolique si nous n'avions pas utilisé le meurtre du totem pour continuer à nuire.
Ce meurtre du père réel est donc réitéré, et nous sommes coincés là, dans cette répétition, du fait des meurtres d'animaux, et ce, à l'infini.

Les enfants élevés en leur faisant croire que la barbarie est normale, que chasser est un activité sportive ou de loisir normale comme a osé le dire Voynet perdant ainsi des voix qu’auraient pu lui donner des amis des animaux, en leur faisant croire aussi que manger de la viande est obligatoire pour être en bonne santé alors que nous réalisons que c’est l’inverse, QUE DES MÉDECINS NOUS LE DISENT , alors qu’on peut enfermer au zoo et au cirque des animaux pour le plaisir, ou sous prétexte d’éducation…etc…ces enfants, parfois même trainés de force dans des corridas autorisées à tout âge, ou à la chasse, sont déboussolés.

Comment imaginer ce qu’est le bien quand le mal est présenté comme normal, donc bien ?AlmanachEnfant-chasse.jpg






















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C’est donc en tant que psy que je parle car c’est faire de la prévention que de mettre en garde les parents : n’emmenez jamais les enfants à la chasse, à la corrida, au cirque avec animaux, ou encore au zoo. Tous ces lieux sont dangereux pour une personnalité en formation qui cherche des modèles auxquels s’identifier.

Quant à la viande, cet héritage de violence datant de la préhistoire est caduc. Nous, les homo sapiens nous sommes omnivores et devons tirer nos nutriments des autres aliments.

Quant à transmettre aux enfants qu’on peut se jouer de la souffrance des plus faibles, c’est leur indiquer la plus mauvaise voie qu’un parent pourrait indiquer à ce jeune esprit prêt à tout gober sans aucune critique.

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