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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #la porte de l'ethique: savoir

Et J.P. Pernaut? Le pauvre homme!

11 Avril 2008, 10:11am

Publié par Jo Benchetrit

Pour Jean Pierre Pernaut qui n'a pas mis les 150 commentaires le contestant après cette idiotie écrite en réponse à BB.

  Oublie pas de t'oublier! Dur, un blog.
Facile   pour s'attaquer à plus faible que soi. Mais des fois des gens plus forts que vous vous mettent en cause et ça fait peur. POV PETIT JPP QUI A PEUR!!!POV BÊTE!je vais dire à BB qu'on te martyrise, pov animal. C'est plus fiérot avec les autre  avaleurs  de bêtes torturées avant. C'est  qu'on n' a pas envie qu'on lise des critiques sur lui. Décidément, les violents sont des faibles et les plus cruels sont souvent les moins courageux..

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Espagne, ne ramène pas ta fraise. France, n' achète pas, c'est polluant.

11 Avril 2008, 09:55am

Publié par Jo Benchetrit

L'autre pays de la cruauté envers les bêtes, l'espagne, nous engloutit sous ses fruits rouges et verts surtout verts...et on decouvre à quel point c'est nocif pour tous.

Mais en même temps des maires comme l'ignoble RIES de Strasbourg font tuer d'innocents pigeons...Au nom de la santé  publique!!!
>

> Très instructif !
>            

> D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
>

> > > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que  soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. 

> Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

>
> > > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in  vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et  de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

>
> > > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses  emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. 
> > > ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

>
> > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. 
> > > 
> > > La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.  
> > > 
... Et les ouvriers agricoles  sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ... 
> > > La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes  encore plus traitées que les pommes françaises... 
PAR Claude-Marie Vadrot 
> > > Politis jeudi 12 avril 2007

>
> > > NB       N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis...

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Le rapport aux animaux du point de vue phénoménologique.

4 Avril 2008, 23:55pm

Publié par Jo Benchetrit

Le rapport aux animaux du point de vue phénoménologique se présente de manière très diverses.

Si on demande aux gens   comment   ils qualifient leur rapport aux animaux, on ne sera pas étonné qu’ils   répondent de manière affective : soit ils aiment, soit ils n’aiment pas, et dans cette catégorie il y a ceux qui sont indifférents et d’autres carrément hostiles.

La  plupart pensera que nous nous référons aux animaux de compagnie et éventuellement aux animaux sauvages. Peu imagineront qu’on puisse parler de rapport aux animaux de boucherie.
Dans ceux qui aiment il y a plusieurs subdivisions. Ça    va de l’amour oblatif que l’on retrouve dans la PA  à l’amour le plus égoïste qui se repère chez ceux qui achèteront un animal sans tenir compte que les refuges regorgent et qu’il serait moins égoïste  d’en adopter.

La P Animal aussi est très diversifiée. On a à un pôle ceux qui ne  défendent qu’une sorte d’animal, à l’autre ceux qui les défendent tous.
On le voit, sans plus nous étendre sur les facettes multiples de la façon dont nous envisageons les bêtes, je maintiens qu’il convient d’utiliser le singulier pour décrire ce qui structure le rapport des hommes au reste du règne dont ils sont selon la science, à savoir le règne animal.

Nous avons tendance à les classer de la façon la plus utilitaire possible. Nous appelons les animaux domestiqués, selon la destination qui leur est donné par le genre  humain les animaux de…compagnie, ; boucherie, d’aveugles, de garde, de défense, d’attaque, de ferme , de laboratoire de rente, de somme, etc. il y a aussi les sauvages qui sont soit laissés libres ou même en vie  le temps que nous le décidons   car faute d’habitat , nous envisageons assez froidement de réduire leur nombre de la manière que vous savez : par le vide. Et quand nous les capturons, ils deviennent des animaux de cirque, de labo ou de zoo, parfois de ferme comme les autruches et kangourous, ou même des NAC, nouveaux animaux de compagnie.

Cette particule « de » n’est pas, vous l’aurez saisi, un anoblissement, mais une marque d’asservissement. Vous voyez qu’à partir de là, on comprend mieux qu’il convient d’écrire le rapport aux animaux au singulier.

Le « DE » est donc ce qui est le trait unaire de notre façon d’envisager les autres animaux. Mais il y a encore un petit mot court, un pronom relatif , le « que » qui les qualifie. L’homme a coutume de dire : ce ne sont QUE des bêtes.

Donc nous commençons à bien cerner ce rapport, fait de mépris(que) et d’utilisation(de).

Ce qui n’empêche ni l’amour ni l’admiration, paradoxalement. Ainsi, tout en minimisant leur importance, on sera ébloui par la façon de se mouvoir d’une panthère, par la rapidité du lévrier, par l’intelligence du pigeon et des autres oiseaux , intelligence que l’on découvre après Buffon. Ainsi, on peut aimer, admirer et en même temps déconsidérer, mépriser le même, car « ce n’est qu’une bête ».

Ce qui démontre dès çà présent que le rapport aux animaux est complexe.
Je rajouterais qu’il est l’analyseur par excellence des humains.
Pourquoi ? Parce que ce qui est exigé de l’homme envers les bêtes, du point de vue moral est à peu près rien du tout. Bien-sûr, on a réussi après force luttes à obtenir quelques maigres lois qui limitent notre action sur eux. Mais au fond, elles sont sans cesse bafouées et contredites par la plupart des autres lois, quand ce n’est pas par des dérogations prévues à l’intérieur  de ces lois..

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Mur de plomb

2 Avril 2008, 19:07pm

Publié par Jo Benchetrit

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/03/27/ce-que-peut-un-homme-seul-par-roger-pol-droit_1028054_3232.html

 

Chronique

Ce que peut un homme seul, par Roger-Pol Droit

LE MONDE | 27.03.08 | 14h37

Extrait :

Il y a des années que le Père Patrick Desbois parcourt l'Ukraine et l'Europe de l'Est. Son travail contribue à changer la face de l'histoire. Il fait connaître ce qu'a été la "Shoah par balles", l'extermination par les nazis d'un million et demi de juifs, assassinés au fusil et à la mitraillette, à la lisière des villages, sous les yeux de leurs voisins, terrorisés ou complices…il a compris que l'histoire ne change pas d'elle-même. Inutile de croire que les autres s'en chargeront. Mine de rien, c'est une grande leçon. Car nous avons cru et répété, depuis des décennies, que l'histoire avançait toute seule. Avec Hegel, avec Marx, avec Bourdieu et tant d'autres, nous étions persuadés que la course du monde n'était affaire que de structures - économiques ou symboliques, sociales ou psychiques, géographiques ou politiques. Ces structures pouvaient se combiner à l'infini, mais le moteur était toujours du collectif, de l'objectif et de l'impersonnel. Ce n'étaient plus les individus qui faisaient l'histoire.

On avait donc fini par oublier combien les rouages du temps peuvent être perturbés par des grains de sable, de petits bonshommes isolés, imprévus, obstinés. Au départ sans soutien, sans crédibilité, sans argent. Pourvus seulement d'une manière singulière de penser et d'agir tout ensemble, car ces hommes seuls ne sont ni des contemplatifs ni des praticiens : ils s'activent conformément à leurs idées, ils réfléchissent en raison de leurs actes. L'essentiel ? Qu'ils ne lâchent pas. Qu'ils suivent leur chemin, lequel ne figure sur aucune carte avant qu'ils ne le tracent.

Ce que peut un homme seul ? Ramer à contre-courant, découvrir de l'insoupçonnable, défaire des pesanteurs, créer dans le flux du monde d'infimes bifurcations qui peuvent, de proche en proche, en modifier de grandes parties. Reviennent ainsi, dans la grande histoire, des bribes de hasard, d'aléa, des initiatives imprévisibles et neuves. Encore faut-il, pour qu'elles ne restent pas sans lendemain, que l'homme seul ne le reste pas indéfiniment. C'est là que tout se joue.

Terreur est humaine…la barbarie manque d’originalité.

 

 


 

 

 

1. Rêve :

 

Un jour la Terre s’éveillera, légère…enfin libre et pacifiée, silencieuse des coups de fusil et de fouet des bourreaux et des plaintes de leurs victimes, joyeusement bruissante d’une vie sauvage où la souffrance hélas inévitable n’est   jamais gratuite, et la rosée de l'aurore ne pleurera plus les millions d’animaux suppliciés qui meurent dès l’aube dans les abattoirs, ou victimes des chasseurs matinaux.

Nous ne serons plus une menace en tous lieux sur et sous terre, dans le ciel et dans les eaux.

 L’univers offensé aura enfin éjecté l’espèce humaine.
Mon seul regret : ne pas être là à cette fin qui inaugurera le début de cette ère quasi messianique d’une nature déliée de son tyran et de ce fait, allégée de ce couvercle infernal.  

Il lui faudra selon une étude commandée par l’ONU 10.000 ans si demain cela se produisait, pour commencer à se remettre de notre passage. Les espèces et animaux disparus le sont à jamais.

Telle la Camille d’Horace déchirée devant son frère vainqueur  assassin de son amant  à la tirade célèbre: « Rome, l’unique objet de mon ressentiment », pour le reste du règne dont nous sommes, l’animal, je m’insurge  en rétorquant à leurs « hourras ! » non le « bravo ! »   attendu par notre narcissisme mais par   : « L’homme, unique objet de mon ressentiment… ». La protection des animaux s’y rallie, car il n’est pas aisé de ce lieu de s’identifier à un genre dit  humain   pris en flagrant délit de saloperie  envers les  animaux sous son joug, ce qui arrive aussi souvent qu’on respire. 

Mon seul voeu c’est qu’il restera assez de nature vivante après le passage de ce Hun que nous sommes, de ce Hun qui se veut plus que le premier, le seul, ce qui n’aboutit qu’à  une alternative terrible : c’est ou lui, ce Hun, ou les autres vivants. Mais  poser ainsi les choses est en fait un leurre car sans les autres, ce Hun n’est rien. De même que le maître sans l’esclave, comme le démontre Hegel. Or le comble de l’ignorance humaine se résume dans cette prétention risible: l’homme affirme  « gérer la nature » ! Qu'il dise qu’il la digère serait plus approprié. Comme si la nature, son esclave déchiquetée, délabrée, asphyxiée, cette mécanique de précision déréglée par ses soins, avait besoin de celui qui la détruit pour vivre ! 

 

2. Réveil :

 

Avouons  que cet être cruel et égoïste qui, ne se voulant surtout pas animal se dit ange, n’a pas de quoi attirer la sympathie. Et pourtant il est dit à celui qui oublie de l’adorer qu’il blasphème et doit avant tout pour faire parti de ce genre dit humain que mme  Elisabeth de Fontenay la philosophe  ne veut pas offenser (on se demande pourquoi  ) que seul est acceptable celui qui le monte au pinacle. Mais, cher genre humain, pour être aimé, il faut être aimable. Et je ne vois point dans cette attitude qu’il faut bien nommer pour ce qu’elle est, à savoir…perverse polymorphe…quelque chose qui attire une inconditionnelle affection.

Ce n’est pas, comme nous le voyons dès que nous observons, parce que ce curieux animal prestidigitateur a le pouvoir de faire disparaître de sa vue ses monstruosités quotidiennes qu’elles n’en sont pas moins existantes.
L’homme est en effet capable de se monter affable, généreux, compatissant, tout en faisant des choses qui occasionnent à d’ invisibles victimes de terribles souffrances.

J’en donne pour preuve les galas de bienfaisance où des humain-es en fourrure dégoulinante du sang d’ écorchés vifs, dégustant la « gloire » de la gastronomie française, le foie gras de torture …ou encore, ça existe, des corridas au profit d’oeuvres de charité, ou bien ces Téléthon  et autres appels à la recherche sur animaux.  On se congratule, on est si bon, tchin tchin…alors que cette gluante attitude est le masque bling bling  du plus puissant sadisme.

 

3. Sommeil :

 

Comme le soulignait Lacan à un auditoire sous le charme, nous sommes très peu réveillés dans une journée. Nous ne dormons pas seulement quand nous dormons…

Le rapport aux animaux est un rapport endormi. « Le sommeil de la raison » (Finkelkraut) y préside. Nous sommes là, on s’en rend compte quand on sait l’écouter, en plein délire…et il faudra bien y mettre suffisamment de pensée à la place des croyances pour en arriver à sortir de la dangereuse force qui y règne, celle que Freud appela Thanatos, la pulsion de mort.

 

 

 

 

4. Se coucher :

 

C’est  bien-sûr à son corps défendant que j’étends cette espèce sur mon divan…Or il  n’est pas coutume de forcer ainsi à l’analyse celui qui ne veut rien savoir de ce qu’il est réellement. Pourquoi analyser, si le  patient n’est pas d’accord, alors ? On doit déjà connaître qu’analyser n’est ni excuser, ni comprendre, ni soigner…Analyser permet simplement de savoir que ce qui se passe n’est pas sans rapport avec ce qu’on est et que ce qu’on est à la fois causé et cause. L’analyse donne des pistes, mais ne met pas un point final à la question du pourquoi en est-on arrivé là- ni comment s’en sortir…Elle  ouvre simplement au champ de l’interrogation là où il n’y a qu’évidences  et certitudes verrouillées.
Le réel représenté par le discours courant, en effet, est bien trop souvent vu comme allant de soi alors même qu’il peut être une intolérable justification du pire. C’est ce qu’Hannah Arendt appelait «  la banalité du mal. » A l’inverse   débanaliser   le mal, déconstruire le discours de l’idéologie dominante, analyser ce qui ne pose de problème à personne  a une chance de permettre un combat contre le mal qui, lui, est un réel impossible à supporter. Ceux qui le subissent en attestent.

Je voudrais que ce texte soit cause de désir…celui de la découverte de ce qui se cache dans le dessin, le dévoilement d’une anamorphose. Il convient de mettre en évidence que  le discours courant n’est que poudre aux yeux et que pour ça-voir ce qui se passe en vrai, il faut se garder de le conserver comme vérité de référence.

 

5. Un regard dans le miroir : si vous n’en êtes pas content, ne cassez pas le miroir. Une chirurgie éthique s’impose !

 

 

 

Telle une gentille fée, je voudrais prendre doucement la main de l’homme pour l’emmener dans un autre coin, le point de vue  d’où se révèle un autre paysage dissimulé jusqu’alors à sa conscience. Ce que l’on a l’habitude de se cacher pour mieux jouir  sans conflit interne entre son moi, son ça et son surmoi. Alors qu’on  se laisse de manière fautive gouverner par son ça, sa jouissance barbare se révélerait soudain à ses yeux étonnés. Mais ce savoir que je lui montrerais, je le sais, hélas ! sera  dès que possible à nouveau enterré sous des montagnes de mauvaise foi et surtout de foi en l’homme, créature faite Dieu depuis que Dieu fut fait homme et même avant . Disons depuis le néolithique.…La force de la jouissance barbare est bien plus grande que la conscience morale chez la plupart d’entre nous. Or c’est ça le pathologique, quand le ça  occupe la place du sujet désirant. « Il ne faut pas céder sur son désir » disait Lacan, prenant la suite de Freud : « Le ich, le sujet, doit déloger le ça. »

 

Si durant le sommeil « le rêve est satisfaction d’un désir »selon la célèbre découverte de Freud, le réveil est, à l’inverse de cette jouissance, désir, tension, manque.   Et  donc. si on y voyait une explication aux érections matinales ?  C’est ce manque qui nous fait sortir de la léthargie bienheureuse pour assumer d’être vivant, c'est-à-dire sujet de désir…La nécessité et le besoin en sont le maquillage.

 

6. Le nom du père c’est le non de la mère.

 

 Toute jouissance qui nuit à soi ou à autrui est le mal. Cette jouissance est régressive au stade d’avant l’établissement de la morale. Celle-ci advient par la métaphore paternelle énoncée par la mère. Elle montre ainsi que l’inceste n’est pas sa tasse de thé et qu’elle regarde ailleurs parce que l’enfant n’est pas suffisant pour elle. Elle n’a pas d’yeux que pour lui. L’enfant  n’est pas son Dieu fait homme. Il n’a pas tous les droits, en particulier il n’est pas tout-puissant et sa jouissance sera pondérée par les bornes de la liberté et du bien-être de l’autre.

En fait,  pour   arriver à la morale, il faut grandir jusqu’à ce stade post oedipien, mais comme le dit Freud les stades ne se suppriment pas au fur et à mesure du développement psychique de l’enfant mais s’empilent comme des strates géologiques.  Si on se réfère à Mélanie Klein et à Lacan, ces stades sont déjà présents dès le début, avant même de se mettre en lumière. L’enfant n’a en effet pas attendu le temps classique de l’Œdipe, vers 3 ou 4 ans pour savoir que sa mère n’est pas toute à lui. Il est dans le symbolique dès le cri à partir du moment où sa mère y cherche une signification et n’y répond pas de suite.  

Mais c’est au temps du nom-du-père que l’enfant se décolle du réel. Sa mère décidément le pousse hors du nid de leur relation qu’il voudrait plus fusionnelle. Puisque son père ou tout autre rival prend « sa » place auprès d’elle, il tuera symboliquement l’intrus, s’y identifiera, et de guerre lasse, refaisant le circuit des frères de la horde primitive, intégrera la loi comme sienne, remplacera ses satisfactions pulsionnelles perverses infantiles et en satisfactions sublimées. Le voilà donc à l’age d’apprendre. Et aussi à l’âge où commence à se mettre entre lui et sa mère une distance pudique.

Mais le système est instable, les stades antérieurs ne sont pas hors d’atteinte et les diverses pathologies humaines, dites par Lacan structures ce qui les fait sortir du champ de la médecine, ces diverses structures donc ne sont que retour en arrière, au temps du refoulé, au temps où l'enfant croyait que tout était encore possible entre lui et sa mère, entre lui et l’autre.
Si la psychose y est  fixation par absence totale de métaphore paternelle, les autres, les  névroses et les perversions sont des régressions.

Ce qu’il nie s’il refuse la loi du désir, ce qu’il fera plus souvent qu’à son tour avec l’autre quand cet autre n’est pas en mesure de lui interdire quoi que ce soit, comme c’est le cas des animaux..

 

 

 

II C’est quoi cette bouteille de laiD ?

 

Le  1° pas pour quitter le lit de la rivière du glauque pulsionnel, là où on est kamikaze donc destructeur pour les autres et   pour soi est le désir de savoir ce que l’on est et les conséquences sur l’Autre de ce que l’on fait pour en jouir . Connaître l’autre ne doit pas aller jusqu’à l’ultime point du désir de savoir : la destruction de l’autre. Il faut accepter le reste qui n’est pas à connaître. C’est en cela que le réel est impossible à dire, et j’ajouterais  à entièrement connaître. Il n’y a de bien et de mal que pour celui qui admet que la satisfaction pulsionnelle a une limite, celle de l’Autre.

« La jouissance du corps de l’Autre n’est pas le signe de l’amour »

L’arbre de la connaissance est visible. Le connaître en  en mangeant un fruit c’est attenter à son intégrité. Accepter une ascèse, c’est ça que l’arbre de la connaissance du bien et du mal transmet. N’est ce pas ce que Dieu voulait dire dans la Genèse en interdisant de manger le fruit de l‘arbre de la connaissance ? Sans doute cela peut  aussi s’interpréter comme me l’a écrit Joel Lequesne : être amoral comme un animal est moins dangereux que de connaître la morale qui ouvre à l’immoralité.

C’est donc la sortie de l’innocence que de connaître la distinction entre le bien et le mal.

Que ce désir soit doublé de désir d’analyse m’est évident. Il est désir de mettre des mots sur le réel, mais là, pas des gesticulations de prestidigitateurs pour le camoufler mais des signifiants qui le dévoilent  en  le cernant au plus près de sa réalité…Que cette découverte de ce qui est à la fois évident et invisible à la plupart puisse être moins plaisante que le truc magique lui-même, c’est certain.   Dormir est une mise en stand bye de son autocritique.  

On aime mieux continuer à croire que les laitages viennent d’une vache qui l’offre sans que ça lui pose problème, certains ignorant encore qu’un mammifère ne produit du lait que si il y a un bébé, tandis que pour prendre ce lait, il faut le voler au nourrisson. Le magicien doit ainsi faire penser que le veau n’a jamais été autre chose qu’une escalope sans passer par les cases :

-arrachement  à la tendresse maternelle dès que né ou presque…d’où souffrance de la mère et du bébé.

-Vie entravée, sans compagnon de jeu, sans même en voir alors que c’est un besoin grégaire chez eux, douloureuse tant par les dégâts sur le corps que sur le mental et les affects du veau.

-transports terrorisant et en dépit du bon sens, parfois pendant des jours entiers sans boire sans manger ni répit.

-abattoirs : laissez moi ne pas vous montrer la descente du camion, les jambes flageolantes, souillées de cette merde mêlée au vomi qui coulent sur soi  depuis le départ et sur laquelle on glissait et se brisait les os dans le camion, sans compter à présent qu’on est delivré du transport éprouvant, la peur de descendre vers l’inconnu qui sent la mort , sous les cris de haine et les coups pour avancer, l’électricité sur le derme hypersensible des bovins, de manière parfois si brutale que des membres se cassent…pourquoi tant de hargne ? De  quoi sommes nous coupables ? Comment arrêter ça ? Maman !!! Le regard de ces petits pris dans ce cauchemar éveillé est une leçon de morale. Mais qui voudra bien en être l’élève ? Qui aura leur courage ?

-le coup destiné à assommer mais sait-on si ce n’est pas notre  sens moral  qui s’anesthésie  là ? Car certains médecins affirment que le choc  paralyse mais ne fait perdre ni connaissance ni sensibilité et enfin…

-Après avoir subi les larmes et la mort des autres devant ses yeux dont je ne vous décris pas plus la peur glaçante, être enfin celui qu’on assassine…  saccades nerveuses et de souffrance, le sang… tout devient sang…

-sachez aussi qu’on écorche parfois encore vivant et conscient.

Ce qui arrive ensuite, le découpage à la tronçonneuse, la mise en bière des bouts de petits cadavres dans des linceuls de plastiques, et tout ce qui s’ensuit avant la morgue de votre estomac vise à vous faire croire que vous avez raison de ne pas mettre en doute votre intuition de départ : à la question y a-t-il une vie avant la cellophane ? Il faut répondre que non, il n’y a rien eu d’autre avant  la bouteile de lait , le fromage ou  l’escalope dans un supermarché où je suis de plus en plus surprise que l’acte d’acheter les produits de ces infractions est absolument légal.

 

 III Grain  de sable…

 

Isolés chacun dans son milieu, nageant avec obstination à contre-courant au sujet du sort fait aux autres animaux, de rares humains lucides et justes  veillent à dire ce qu’ils savent .

La transmission est une partie difficile. Comment trouver les mots pour atteindre celui dont le bouclier est si étanche que bien des autistes en pâliraient de jalousie ?

Je pense réellement la partie perdue d’avance. Il n’y a pas la moindre fissure dans ce mur de métal…mur de plomb qui ne laisse passer aucun rayon.

À mon invitation au petit voyage qui change le point de vue et révèle l’anamorphose du réel, je suis certaine que  l’on m’oppose un sacré « je n’en veux rien savoir ».

Mais je continue. Je ne cède pas sur mon désir.

Il se trouve que j’ai une formation de psychanalyste et que l’on y apprend  que nul n’est indemne de ce qu’il produit chez l’autre.

 

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Journées Animal et Société: huis clos?

29 Mars 2008, 18:12pm

Publié par Jo Benchetrit

Juste pour vous dire que c'est bien silencieux, la presse à ce sujet. Mais ce ne sont QUE DES animaux, hein?

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Dégriffer un chat? Un vétérinaire en colère donne son avis: negatif.

28 Mars 2008, 06:36am

Publié par Jo Benchetrit

Le dégriffage est une mutilation barbare.


Les plus belles roses ont des épines. Avoir un chat comporte
 un inconvenient, ses griffes. On a le choix entre avoir ou ne pas avoir un chat ou to be or not to be un sale imbecile qui veut le chat comme on a un nounours en peluche. Les degriffages très en vogue aux USA le deviennent en France.
Cette horreur masquée devrait être interdite.
Un véto explique les consequences du dégriffage de nos matous:

désastreuses

. Charles Danten ( Un vétérinaire en colère )

¨ Difficulté de réadaptation. Le chat n'arrive pas à prendre
appui sur ses MOIGNONS. Il doit réapprendre à marcher.

¨ Les problèmes neurologiques tels que :

Ø Les douleurs fantômes persistantes avec sensation de
picotement aux extrémités des membres amputés. En fait, il s'agit
d'une inflammation des terminaisons nerveuses qui ont été
sectionnées.

Ø Les névralgies chroniques surtout si avec l'âge, le chat
devient obèse.

Ø Les tendinites causées par trop de tension aux tendons reliant
le bras à deux phalanges seulement au lieu de trois.

¨ Affaiblissement progressif des pattes avant, de l'épaule et
des muscles du dos avec altération de l'équilibre (surtout chez les
vieux chats obèses)

LES AFFECTIONS PSYCHOSOMATIQUES ET COMPORTEMENTALES

La cause première de ces problèmes est l'INSÉCURITÉ du chat privé de
ses défenses naturelles. Après le dégriffage, l'animal peut :

¨ devenir malpropre en développant une aversion pour sa litière
à cause de la douleur de ses plaies qui s'accentue quand il gratte

¨ souffrir d'incontinence urinaire

¨ commencer à avoir recours aux morsures pour compenser la perte
de ses griffes

¨ devenir agressif envers les humains et les autres animaux,
parce qu'il a peur et doute qu'il peut se défendre sans ses griffes
en cas de danger. Il devient dans un état de survie permanente.

Tout le contexte entourant l'intervention chirurgicale (déplacement,
hospitalisation, amputation etc.) contribue à installer un
traumatisme psychique qui passe souvent inaperçu aux yeux de
certains propriétaires, plus ou moins sensibles aux états d'âme de
leur chat.

Toutes ces affections résultant du dégriffage peuvent malheureusement
justifier l'abandon, ou la mise à mort des victimes par leur
propriétaire.

5. LES ALTERNATIVES AU DÉGRIFFAGE

OU COMMENT GÉRER LES GRIFFADES

Si votre chat n'a pas d'impulsions destructrices et qu'il n'a pas de
problème de comportement (excès de griffades compulsives dénotant de
l'anxiété), il n'y a aucune raison pour que vous le fassiez
dégriffer.

¨ DES GRIFFOIRS À CHATS POUR TOUS LES GOÛTS

Sur le marché, il existe une panoplie d'arbres à chat et de griffoirs
(corde enroulée sur un poteau, en carton, des bûches, substrat en
coco, planche recouverte de tapis, etc.).

Cependant, vous devez lui enseigner comment s'en servir. Le chat est
intelligent, il apprend rapidement si vous usez de stratégies pour
stimuler son intérêt pour le griffoir.

Un truc facile et efficace est d'imprégner le griffoir d'herbe à chat
(cat nip). Ensuite, au début, le placer près des endroits où il a
pris la mauvaise habitude de faire ses griffes. Lorsqu'il commence à
griffer là où il ne faut pas, prenez ses pattes avant et frottez-les
sur le griffoir. Ensuite, lorsqu'il aura pris l'habitude de
l'utiliser, vous pourrez, petit à petit, déplacer le griffoir près de
l'endroit où il se repose et au niveau de ses points de passage.

Si vous n'avez pas la vocation de l'enseignement, procurez-vous un
condo à étages (escaliers et paliers avec cachettes). Ce genre de
structure recouverte de tapis est irrésistible pour les chats. Ils y
passent la plupart de leur temps.

¨ LA COUPE RÉGULIÈRE DES GRIFFES DE SON CHAT

Toutes les 2 semaines ou une fois par mois selon les besoins en
commençant dès son jeune âge pour l'habituer. Si vous manipulez tous
les jours les pattes, les coussinets et les griffes de votre chat, la
taille n'en sera que facilitée.

Si vous coupez seulement les pointes des griffes ou la partie blanche
en utilisant des ciseaux spéciaux pour chats (non pour chiens trop
gros parfois), vous n'avez pas à craindre de blesser votre animal.
Mais tout même, soyez attentif à ne pas couper le nerf, la partie
rose, vivante, de la griffe.

¨ LA SOCIALISATION DES CHATONS en les manipulant souvent.
Ainsi, ils ne chercheront pas à griffer et à mordre et se laisseront
prendre facilement.

¨ LA PROTECTION DES ENDROITS GRIFFÉS

§ À l'aide d'objets piégés : Certaines de ces mesures peuvent
paraître drastiques, mais elles ne sont que provisoires.

Ø S'il s'agit d'un mur, placer un meuble devant et ne faites
surtout pas disparaître pour un certain temps, les repères olfactifs
déposés par votre chat.

Ø S'il s'agit d'un meuble, placer un objet décoratif ou une
plante devant jusqu'à ce que votre chat n'y accorde plus d'intérêt.
S'il persiste, recouvrir l'endroit griffé avec un des matériaux
suivant qui l'agacera et le découragera : papier d'aluminium, film
alimentaire transparent, papier à sabler, papier à bulles,
moustiquaire en plastique ou ruban adhésif côté collant vers
l'extérieur. Certains utilisent même des ballons gonflables suspendus
sur les rideaux.

§ En vaporisant les endroits griffés avec de la citronnelle
ou du vinaigre blanc dilué.

¨ LA DIMINUTION DE L'ANXIÉTÉ DE SON CHAT en vaporisant sur les
griffades ou en diffusant dans la pièce la plus griffée, des
phéromones de synthèse (en vente dans les cliniques vétérinaires).

¨ LA CORRECTION INDIRECTEMENT DE SON CHAT

Il est très important de ne jamais punir votre chat de façon trop
directe. Cette attitude augmente son anxiété et par surcroît, ses
griffades. Il faut plutôt :

Ø Détourner son attention dès qu'il s'en prend à vos meubles en
jetant près de lui un petit objet ou en lui vaporisant de l'eau. Il
ne doit pas savoir que vous êtes l'investigateur de cette mauvaise
blague, de sorte qu'il croira que c'est l'objet qu'il griffe qui
l'arrose.

Ø Après avoir détourné son attention, toujours ramener votre
chat près de son griffoir et lui montrer à nouveau comment s'en
servir.

¨ LES CAPUCHONS EN VINYLE MOU NON-TOXIQUE

Produit japonais qui dure entre 4 et 6 semaines dans lequel on
introduit la griffe après la taille. L'inconvénient est que votre
chat peut mettre un peu de temps à s'adapter aux fausses griffes.

6. CONSEILS PRATIQUES SI VOUS DEVEZ OBLIGATOIREMENT ENVISAGER LE
DÉGRIFFAGE pour une question de vie ou de mort de votre chat ou pour
des raisons médicales.

CONSIDÉRATIONS SUR LE DÉGRIFFAGE AVANT L'OPÉRATION

ACCEPTABLES
INACCEPTABLES

Chat à partir de 6 mois, le dégriffage se fera en même temps que la
stérilisation Chez les chatons de moins de 10 sem. ou en dessous de 1
kg de poids vif * et chez certains chats adultes **
Le chat est en bonne santé et ses vaccins sont à jour Le chat
présente des problèmes de santé et ses vaccins ne sont pas à jour
Le chat est à jeun de 12 à 18 heures avant l'opération Le chat a
mangé par erreur et on l'opère quand même dans les heures qui suivent
Reprendre son chat après 48 ou 72 hres d'hospitalisation Reprendre
son chat la journée même de l'opération
Choisir son vétérinaire en fonction de ses compétences et de sa
renommée Choisir son vétérinaire en fonction des tarifs avantageux

*

Certains sites internet préconisent de faire dégriffer son chat à
partir de 10 semaines ou à 1kg de poids vif quitte à ce qu'il subisse
une 2e anesthésie vers l'âge de 6 mois lors de la stérilisation.
C'est un point de vue controversé et parfois mercantile. En sachant
que l'anesthésie affaiblit de façon notoire le système immunitaire
(les protections naturelles) et qu'à 10 semaines celui-ci n'est pas
totalement développé ou à maturité, je crois que cette question doit
être envisagée cas par cas.

Cette décision doit être prise conjointement entre le vétérinaire et
son client qui connaît normalement son chat mieux que quiconque. En
effet, ce n'est qu'en alliant la connaissance intime du propriétaire
pour son animal dans son environnement aux expertises médicales du
vétérinaire, qu'une estimation valable de l'état de santé du chat
selon son poids, son âge et sa forme physique déterminera si celui-ci
est en mesure ou non de subir cette délicate opération et/ou une
deuxième anesthésie trois mois plus tard.

D'un autre point de vue, est-il vraiment possible de déceler chez un
chaton de 10 semaines s'il possède des comportements destructeurs sur
son environnement ? Il n'est pas raisonnable de croire que le
caractère d'un chaton restera inchangé à jamais. Ce n'est que vers
l'âge de 6 mois que l'on peut percevoir la vraie personnalité de son
chat. De plus, n'oublions pas que le dégriffage doit être toujours
considéré en dernier recours ou de façon optionnelle quand les
alternatives ne fonctionnent pas, ou quand il y a des risques de
zoonose pour ses propriétaires.

** Les chats adultes ayant un excès de poids sont les pires
victimes.

Les plaies sont plus importantes, plus traumatiques et plus
douloureuses.

LES CONDITIONS IDÉALES LORS DE L'OPÉRATION

Prenez les choses en main. Rien ne vous empêche de vous assurer
auprès de votre vétérinaire que la douleur est contrôlée
adéquatement :

¨ L'isoflurane, un halogéné des plus souples et sécuritaires des
anesthésiques.

¨ Un analgésique efficace : Le timbre ou (patch) de Fentanyl),
appliqué sur la peau du sternum la veille de l'intervention,
maintient en continu des niveaux constants de Fentanyl qui est un
analgésique agissant jour et nuit durant toute la durée de
l'hospitalisation. Le timbre de Fentanyl agit 4 à 8 heures après sa
pose et son effet peut subsister pendant plus de 5 heures. Les chats
sont plus calmes lorsqu'ils se réveillent et semblent moins réticents
à marcher sur leurs doigts mutilés.

LES SOINS POST-OPÉRATOIRES

Vous devez remplacer pendant au moins 10 jours la litière
agglomérante pour une litière en papier. Cela évitera que les plaies
de votre chat s'infectent. De plus, le grattage s'en trouvera
facilité et se fera sans douleur. Cette litière plus légère et
s'accumulant moins aux pattes empêchera votre chat de développer une
aversion pour sa litière habituelle qui pourrait le rendre malpropre
sa vie durant.

Votre chat est maintenant un animal strictement d'intérieur.
Néanmoins, si votre environnement le permet, vous pouvez, sous
surveillance, l'attacher à l'extérieur quelques minutes par jour.

PRENDRE SES RESPONSABILITÉ

  SI LE DÉGRIFFAGE DE SON CHAT TOURNE MAL

Si pour sauver vos meubles, vous avez pris la décision de modifier
l'apparence de votre chat et que ce dernier ne répond plus du tout au
compagnon que vous souhaitiez, de grâce, acceptez-le car il n'y est
pour rien.

Pardonnez-vous pour votre erreur et prenez bien soin de cet être
vulnérable qui possède sa personnalité propre, des sentiments et
ressent la douleur. Ne l'abandonnez surtout pas, car il ne peut plus
se défendre, et du coup, vous participeriez à augmenter la
population de chats errants avec tout ce que cela comporte.

Avant de le faire euthanasier, demandez-vous si vous avez le droit de
disposer de sa vie, car il a sa place, comme vous et moi, dans cet
univers où tout vivant provient de la même Source de vie.

voir :

Un Vétérinaire en colère

L'Association canadienne des Médecins Vétérinaires

Vétérinet - Le dégriffage- Pour ou contre

Projet Sphinx
SPCA Laval

Silvie Drapeau

pour Aequo Animo

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Au salon du livre, un chasseur de signataires pour le manifeste VIP anti-corrida du CRAC m'a raconté.

19 Mars 2008, 07:07am

Publié par Jo Benchetrit


On a beau s'y attendre, on peut être déçu que les gens ne vous surprennent pas de manière heureuse.
Ainsi, c'était archi-sensible vu son absence de réactions à mes  commentaires, Pierre Assouline n'a pas signé.   Il est en bonne compagnie, Jean-François Mattei, président de la Croix Rouge non plus.
Rappel:
 Je n'ai cessé de dire que le devoir de mémoire non assorti de devoir de pensée, c'était du pipi de chat.
Apparemment en vain.
Quant à Mattei de la Croix Rouge, c'est une honte, mais n'oublions pas que la Croix Rouge n'a rien fait pour les juifs pendant la guerre et a donné son  blanc-seing aux nazis pour la tenue des camps.
Réponse chaleureuse et encourageante, mais "En tant que pdt de la CRF, si je signe une pétition, je vais avoir le CA sur le dos". 

Soyons juste, ils ne furent pas seuls à ne pas signer et je vous en mettrai quelques noms, histoire que vous sachiez qui sont rellement certains derrière le  vernis bling bling de civilisation.

 
Ceux qui ont signé sans problème sont sans doute dans la même proportion que les justes pendant la guerre, et ce n'est pas un hasard si, sur 50 personnes abordées par cet ami et collègue psychiatre,  sorti 1° de sa promotion  en ayant refusé pourtant de faire des expériences sur des animaux durant ses études, ll n'y eut que 3 signataires.:
Alain Touraine
M.F.Pietragala
Christophe Bourseiller

Voici ce qu'en dit
J. Paul  :

 
 
A signé sans chichi, comme les vraies personnalités qui n'ont plus rien à prouver.
 
Un type sympa à mi-chemin entre la comédie et le journalisme. "J'ai une soeur qui est torero, mais bon, c'est une demi-soeur".
 
  "les tauromaniaques parlent toujours de leur sinistre farce en termes de "danse" ou de "ballet", 
Elle a soigneusement lu, et elle a signé sans questions. 


_bug_fck

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Leçons d'amour anti-speciste.

20 Février 2008, 09:54am

Publié par Jo Benchetrit

 
  Partageons dans ce monde où humanité rime trop souvent avec brutalité et non comme on le prétend avec moralité, un moment magique et naturel, celui, dénié,  de la solidarité entre les espèces animales:
 















 


 
 
 

 


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Courbet renonce à son idée de mariage entre chiens.

18 Février 2008, 09:39am

Publié par Jo Benchetrit

Système D a compris à temps que faire reproduire des chiens pour gagner du fric était une maltraitance.
http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-12540.html
Merci à tous ceux qui ont protesté et à Caroline Lanty de la SPA. Belle victoire.

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Une idée à l'heure. Sarko a oublié que les français n'aiment pas le changement.

17 Février 2008, 18:36pm

Publié par Jo Benchetrit

Pub ou pas pub à France télévision?
Sarkozy a répondu: plus de pub.
Et l'argent, le 1 milliard d'euros fourni par la pub?
Sarko: Pas de problème, on va  augmenter la redevance.
Mais quelle mouche le pique encore?

Voici ce que je vois dans ma boule de cristal:
On augmente bien la redevance et ...on remet la pub. Et qui c'est qui est baisé, hein?
C'est pourquoi je suis pour la pub. En plus, en général je la regarde pas.
Par contre, le fric, j'en ai besoin...pas mal d'assoces à nourrir.

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