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Psychanalyse et animaux.

Articles avec #la porte de l'ethique: savoir

Et Le Pen? Il n'est heureusement qu'un détail d'une histoire pas assez marrante pour être juive! Et les Ch'tis???

30 Avril 2008, 08:27am

Publié par Jo Benchetrit

Comme vous le savez, en bien ou en mal, les gens qui veulent qu'on leur fasse de la pub, veulent qu'on parle d'eux. Désesperément, Le Pen gratte sur ses anciennes provoc croûteuses, histoire de se retrouver sur le devant  de la scène. Alors il tente pathétiquement un nouveau tour de piste, un surf sur une vague trop grande pour lui...Le mieux qu'on puisse faire est de se taire et de laisser ce pauvre homme à son agonie...Car s'il est un effet remarquable du Sarkozi, au delà de son mariage avec la si jolie Carla Bruni (il nous en a bouché un coin, non, allez avouez!!) c'est bien la chute de ce parti lamentable.
Voyant le plouf de sa réédition du détail, il cherche à se faire entendre en étant à contre courant au sujet d'un phénomène du ciné, le film "Les ch'tis", ce film sur la France profonde--joué...Sacrilège!-- par entre autres des beurs et  Dany Boon, qui se paie le luxe d'être enfant d'une chrétienne et d'un musulman et celui, le pire aux yeux de cet ami de nazis,  n'en doutons pas, d'une récente conversion au judaïsme après son mariage avec une juive!
Pour Le Pen, c'en est trop. Faut quand même pas comparer l'importance de cette indignité avec le minuscule détail de la solution finale . Qu'est-ce qu'une chambre à gaz comparée à une salle de cinéma où la France est déshonorée par cette effrayante représentation cosmopolite?
V'là donc la critique cinéma de Le Pen:

Le Pen: succès des "Ch'tis" infondé

Jean-Marie Le Pen, président du Front national, a vu dans le succès du film "Bienvenue chez les ch'tis", qu'il a trouvé "médiocre", un signe de "décadence de l'esprit français".

Interrogé aujourd'hui par France Inter sur la banderole insultante pour les "ch'tis" qui avait été déployée lors d'un match PSG-Lens, l'ex-candidat à la présidentielle a répondu: "c'est une bulle de savon. On sait qu'il y a des banderoles plus ou moins fines, intelligentes et de bon goût".

"On a monté cette affaire de façon dérisoire, d'autant que - je vais peut-être choquer beaucoup de gens - j'ai trouvé le film qui en était à l'origine très médiocre", a poursuivi le leader frontiste.

"Comment imaginer qu'une telle foucade médiocre ait pu rassembler 20 millions de télespectateurs?", s'est interrogé M. Le Pen. "Je crains que ce ne soit un signe de la décadence de l'esprit français", a-t-il assuré.

Source: AFP

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Les souris de labo rapportent du fric en bourse.

29 Avril 2008, 22:03pm

Publié par Jo Benchetrit

ne donnez rien à la recherche, ni au telethon ni au sidaction.
SVP.


je transmets:

Voici un an, Genoway s'introduisait à la Bourse de Paris pour financer son développement.

.. Gilles de Poncins, directeur général et financier du fournisseur de lignées de souris et rats génétiquement modifiés, défend son bilan et sa stratégie...

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le lien suivant :
http://www.capital.fr/Actualite/Default.asp?source=FI&numero=68431&Cat=SOF

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**********************************************************************
www.international-
campaigns.org pour les droits des animaux
Ne rien faire, c'est laisser faire !
http://semaine-mondiale-animaux-laboratoire.org



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Une autre contribution aux journées Animal et Société.

23 Avril 2008, 17:57pm

Publié par Jo Benchetrit

Je vous invite à aller sur le site et à laisser contributions nombreuses et variées.
Merci.
Puis allez sur L214 et laissez les y afin qu'elles soient lues, sinon, elles passent à la trappe.
Si on réussit à soigner les humains, irons-nous au Pantheon?
Sans doute. "Aux grands hommes la Patrie reconnaissante."
Mais ne rêvons pas. l'humain est foutu, et les animaux avec. Pas d'espoir mais faut lutter.
Après tout, c'est la seule chose à faire, non?

Lacan appelait le Panthéon: "ce merveilleux vide-poches." Je trouve ça marrant.
La famille de Cesaire ne veut pas se séparer du corps de leur parent. Aimé n'aurait peut-être pas aimer se retrouver ainsi loin de sa Martinique.
Mais si on cherchait qui y mettre?
Le plus grand homme possible dans la logique humaine, c'est Tartuffe.
Mais il n'existe pas mais tous les hommes le sont !
Bon, alors, n'importe qui fera l'affaire.
 
Je vous envie, en fait,  de croire dans le  progrès de l'humaine moralité. Le passé est ...noir, le  présent l'est moins, selon vous et la majorité de nos semblables en barbarie. Pleurons sur le passé et faisons en sorte que ça ne se reproduise pas. Quelle connerie! Quelle naïveté! ça se reproduit sans cesse et sur notre ordre.
Voici ce que je viens de laisser au ministre de l'agriculture, sur le site Animal et société. où il faut laisser des contributions.
 Je peux vous affirmer que notre espèce est malade à son insu. Les cruautés que subissent les autres espèces en témoignent ainsi que le fait que les hommes trouvent ça naturel. Ces journées du Grenelle des animaux devraient nous aider à soigner notre humanité. C’est donc bien plus important que vous semblez vous l’imaginer. En êtes-vous conscients ? J’en doute. Pourtant nous avons besoin de vous, des lois, pour imposer à notre espèce peu scrupuleuse et peu compatissante un autre mode d’être au monde, moins sans gêne. L’homme croit avoir tous les droits. Vous voyez bien qu’il est malade.

Pour bien faire, il faudrait aller vers l'interdiction de la chasse et autres cruautés terrifiantes. Commençons par la chasse à courre, à l’arc (atrocité que M.Barnier a autorisé :!), la corrida, les déterrages, les piégeages, les classements obsolètes des animaux en nuisibles.)

Faisons enfin un examen de conscience au lieu de croire que nous sommes en guerre et de chercher comment calmer les esprits des défenseurs des animaux et donc de la dignité humaine tout en continuant comme avant et pire avec les élevages atroces que vous voulez subventionner encore plus et ce, avec l’argent des fruits, légumes et céréaliers.

Nous avons sur notre conscience la vie de milliards de milliards d’animaux. Nous aurions un immense fleuve d’hémoglobine si le sang des animaux massacrés de partout était réuni en haut d’une montagne…Si tous les animaux hurlaient alors qu’on les massacre, et qu’aucun autre bruit ne venait estomper ces cris, nous serions assourdis de leurs plaintes…les labos, d’expérimentation et les élevages sont bien à l’abri des regards…et trop secrets pour cela. Les corridas, en pleine lumière assourdissent les cris et empêchent de voir ce qui se passe en vrai derrière les musiques,  les coups de cul et les envolées ringardes de la muleta du petit personnage qui fait le show obscène des corridas…Si je devais choisir un personnage qui soit vraiment représentatif de notre espèce, je choisirais Tartuffe.

Je vous demande de bien réfléchir avant de jeter aux orties nos revendications pour les animaux. La SPA nous dit vos résistances à stopper les corridas. Nous sommes vigilants à ne pas nous faire avoir par un susucre.

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L'humain moyen ricaneur et les défenseurs des animaux.

23 Avril 2008, 10:02am

Publié par Jo Benchetrit

L'humain moyen ricaneur ne me fait pas peur par sa pertinence qui n'est pas au RV à  propos de la défense des bêtes.
Son impertinence est séduisante sauf quand il la met au service de la barbarie.
 
Mon slogan le gène: égalité entre les victimes sensibles.
Vaut mieux torturer selon lui  les "inférieurs" que les "supérieurs", donc lui.
 C'est la formule préalable à  la barbarie. mais il est trop bête pour savoir qu'il est une sale bête, et que la supériorité qu'il pourrait avoir, l'éthique, est absolument pas exploitée par lui. Or ses moyens techniques lui donne un pouvoir que nulle autre bête pourrait avoir et ce pouvoir il l'utilise dans le mal. Ce qui le rend pire, donc inférieur, à toutes les autres bêtes.
Honte sur l'humanité!
allez voir ce qui se passe dans la filière élevage, allez en chine ou sur les sites qui montre les animaux là bas,, ouvrez les yeux et vous saurez que nos malheurs ne sont que des nuages comparés à ce que nous leur faisons subir en permanence. Coup de gueule contre cette espèce cruelle, abrutie par son amour de soi, et insupportable de prétention.
Heu! pas assez politiquement correct???

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Le CRAC et l'Alliance anti-corrida seront au Grenelle des animaux.

16 Avril 2008, 07:09am

Publié par Jo Benchetrit

Le ministre (sinistre?) de l'agriculture demande aux élus de ne pas   faire de publicité à ce qui se passe aux journées Animal et Société. HA?
Mon  oreille avertie qui en vaut 2...me dit de me méfier.
Voici donc ma lettre ouverte à ceux qui seraient tentés d'obéir:
PARLONS!!!!!!!!!!!!!!!

Je m'adresse en particulier  aux autres participants au Grenelle des animaux.
En fait je m'adresse aussi aux autres, les comme moi, la majorité qui ne doit pas rester silencieuse non plus !
Voici:
Barnier, ce matin à canal + : "il faut remplacer la culture du silence par la démocratie."
Ha? Avez vous  remarqué que personne ne doit parler des journées animal et société sur ordre de ce ministre de l'agriculture qui les dirige?
souvenez vous qu'on parlait à la télé des journées sur l'"environnement.
Savez vous seulement qu'une infime minorité sait qu'elles ont lieu?
la démocratie, disait je ne sais plus qui c'est: Cause toujours. Et c'est ce que Barnier appelle débat démocratique, sur le mode de chut!
J'ai appris ce matin que les agriculteurs allaient voir leurs subventions changer de main: ceux de la viande prendront celui des végétaux.
C'est pourquoi je vous demande de faire un maximum de publicité à TOUT ce que vous savez au sujet des journées Animal et société.
La SPA aussi m'a dit que Barnier veut de la DISCRETION.
Vraiment? La mort, le supplice des animaux souffre d'assez de discrétion. Hier, il y eut 50.000 lycéens dans les rues pour le manque de prof programmé par économie.
Important, certes, mais à côté de ce qui se passe avec le martyr des animaux...une lutte secondaire.

Comparez avec nos manifs et vous verrez si la discrétion est de mise pour ces journées qui ne seront rien sans qu'elles aient un écho le plus fort possible dans notre société.
N'oubliez pas que la France prend la presidence de l'Europe. C'est aussi pour l'europe que nous devons nous battre.
N'oublions pas qui est Barnier, que  c'est   lui qui a autorisé la chasse à l'arc, abomination absolue.. Au contraire, faites du bruit   pour donner au public la mesure exacte du véritable scandale. Le scandale de la souffrance DISCRETE est à opposer aux tortionnaires et à leurs complices, ainsi qu'au peuple passif et autiste.
Que les corridas soient moins discrètes ne signifie pas qu'elles montrent ce qui se passe car la lumière éblouit, comme je l'ai déjà dit, et les taureaux au sortir des torils, et les tarés qui y vont.

Faut être entendu. Ne rentrez pas dans le jeu du Cause toujours...si ils ne veulent pas que nous parlions publiquement c'est parce qu'ils veulent simplement nous donner un susucre pour nous empêcher d'aboyer. Pour ensuite étouffer dans l'oeuf toutes les promesses qu'ils nous feront.
Aboyons.
Le silence des bêtes  n'est que la surdité des hommes. Les bêtes, elles, elles crient: SOS!!!!
Soyez leur porte-voix auprès des sourds et aveugles. Ne soyez pas muets. Faites un max de pub à ce qui se passe. Ne rentrez pas dans le jeu de l'ennemi. Et demandez vous pourquoi cette exigence de discrétion.
Je suis convaincue que ce silence imposée est un pîège de plus. Ces gens ne nous estiment pas.Mais  Ils nous  craignent car les défenseurs des animaux détiennent à leur insu (ils sont svt naïfs)de quoi faire  péter la société des hommes. La libération animale c'est vraiment LA révolution. Ne vous leurrez pas et surtout ne vous taisez pas. MerciMerci
Merci pour eux.

Oui, tremblez, les barbares, "le gang des  mémères à chien-chien" a plus de changement structurel à proposer à la  société que tous les marxistes réunis.
 


  Ce que nous appelons de nos voeux, c'est l'âge adulte de l'humanité, la maturité de la civilisation qui limite sa jouissance à ce qui ne nuit à personne contre l'infantilisme barbare..
:0055:

 


 


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"Earthlings",un film qui mérite le détour: sur Internet.

13 Avril 2008, 07:11am

Publié par Jo Benchetrit

Attention, ceci peut ouvrir vos esprits:

Pour ceux qui ne l'ont pas vu, vous pouvez visionner l'excellent film
"Earthlings" ici.

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Et J.P. Pernaut? Le pauvre homme!

11 Avril 2008, 10:11am

Publié par Jo Benchetrit

Pour Jean Pierre Pernaut qui n'a pas mis les 150 commentaires le contestant après cette idiotie écrite en réponse à BB.

  Oublie pas de t'oublier! Dur, un blog.
Facile   pour s'attaquer à plus faible que soi. Mais des fois des gens plus forts que vous vous mettent en cause et ça fait peur. POV PETIT JPP QUI A PEUR!!!POV BÊTE!je vais dire à BB qu'on te martyrise, pov animal. C'est plus fiérot avec les autre  avaleurs  de bêtes torturées avant. C'est  qu'on n' a pas envie qu'on lise des critiques sur lui. Décidément, les violents sont des faibles et les plus cruels sont souvent les moins courageux..

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Espagne, ne ramène pas ta fraise. France, n' achète pas, c'est polluant.

11 Avril 2008, 09:55am

Publié par Jo Benchetrit

L'autre pays de la cruauté envers les bêtes, l'espagne, nous engloutit sous ses fruits rouges et verts surtout verts...et on decouvre à quel point c'est nocif pour tous.

Mais en même temps des maires comme l'ignoble RIES de Strasbourg font tuer d'innocents pigeons...Au nom de la santé  publique!!!
>

> Très instructif !
>            

> D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
>

> > > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que  soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. 

> Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

>
> > > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in  vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et  de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

>
> > > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses  emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. 
> > > ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

>
> > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. 
> > > 
> > > La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.  
> > > 
... Et les ouvriers agricoles  sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ... 
> > > La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes  encore plus traitées que les pommes françaises... 
PAR Claude-Marie Vadrot 
> > > Politis jeudi 12 avril 2007

>
> > > NB       N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis...

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Le rapport aux animaux du point de vue phénoménologique.

4 Avril 2008, 23:55pm

Publié par Jo Benchetrit

Le rapport aux animaux du point de vue phénoménologique se présente de manière très diverses.

Si on demande aux gens   comment   ils qualifient leur rapport aux animaux, on ne sera pas étonné qu’ils   répondent de manière affective : soit ils aiment, soit ils n’aiment pas, et dans cette catégorie il y a ceux qui sont indifférents et d’autres carrément hostiles.

La  plupart pensera que nous nous référons aux animaux de compagnie et éventuellement aux animaux sauvages. Peu imagineront qu’on puisse parler de rapport aux animaux de boucherie.
Dans ceux qui aiment il y a plusieurs subdivisions. Ça    va de l’amour oblatif que l’on retrouve dans la PA  à l’amour le plus égoïste qui se repère chez ceux qui achèteront un animal sans tenir compte que les refuges regorgent et qu’il serait moins égoïste  d’en adopter.

La P Animal aussi est très diversifiée. On a à un pôle ceux qui ne  défendent qu’une sorte d’animal, à l’autre ceux qui les défendent tous.
On le voit, sans plus nous étendre sur les facettes multiples de la façon dont nous envisageons les bêtes, je maintiens qu’il convient d’utiliser le singulier pour décrire ce qui structure le rapport des hommes au reste du règne dont ils sont selon la science, à savoir le règne animal.

Nous avons tendance à les classer de la façon la plus utilitaire possible. Nous appelons les animaux domestiqués, selon la destination qui leur est donné par le genre  humain les animaux de…compagnie, ; boucherie, d’aveugles, de garde, de défense, d’attaque, de ferme , de laboratoire de rente, de somme, etc. il y a aussi les sauvages qui sont soit laissés libres ou même en vie  le temps que nous le décidons   car faute d’habitat , nous envisageons assez froidement de réduire leur nombre de la manière que vous savez : par le vide. Et quand nous les capturons, ils deviennent des animaux de cirque, de labo ou de zoo, parfois de ferme comme les autruches et kangourous, ou même des NAC, nouveaux animaux de compagnie.

Cette particule « de » n’est pas, vous l’aurez saisi, un anoblissement, mais une marque d’asservissement. Vous voyez qu’à partir de là, on comprend mieux qu’il convient d’écrire le rapport aux animaux au singulier.

Le « DE » est donc ce qui est le trait unaire de notre façon d’envisager les autres animaux. Mais il y a encore un petit mot court, un pronom relatif , le « que » qui les qualifie. L’homme a coutume de dire : ce ne sont QUE des bêtes.

Donc nous commençons à bien cerner ce rapport, fait de mépris(que) et d’utilisation(de).

Ce qui n’empêche ni l’amour ni l’admiration, paradoxalement. Ainsi, tout en minimisant leur importance, on sera ébloui par la façon de se mouvoir d’une panthère, par la rapidité du lévrier, par l’intelligence du pigeon et des autres oiseaux , intelligence que l’on découvre après Buffon. Ainsi, on peut aimer, admirer et en même temps déconsidérer, mépriser le même, car « ce n’est qu’une bête ».

Ce qui démontre dès çà présent que le rapport aux animaux est complexe.
Je rajouterais qu’il est l’analyseur par excellence des humains.
Pourquoi ? Parce que ce qui est exigé de l’homme envers les bêtes, du point de vue moral est à peu près rien du tout. Bien-sûr, on a réussi après force luttes à obtenir quelques maigres lois qui limitent notre action sur eux. Mais au fond, elles sont sans cesse bafouées et contredites par la plupart des autres lois, quand ce n’est pas par des dérogations prévues à l’intérieur  de ces lois..

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Mur de plomb

2 Avril 2008, 19:07pm

Publié par Jo Benchetrit

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/03/27/ce-que-peut-un-homme-seul-par-roger-pol-droit_1028054_3232.html

 

Chronique

Ce que peut un homme seul, par Roger-Pol Droit

LE MONDE | 27.03.08 | 14h37

Extrait :

Il y a des années que le Père Patrick Desbois parcourt l'Ukraine et l'Europe de l'Est. Son travail contribue à changer la face de l'histoire. Il fait connaître ce qu'a été la "Shoah par balles", l'extermination par les nazis d'un million et demi de juifs, assassinés au fusil et à la mitraillette, à la lisière des villages, sous les yeux de leurs voisins, terrorisés ou complices…il a compris que l'histoire ne change pas d'elle-même. Inutile de croire que les autres s'en chargeront. Mine de rien, c'est une grande leçon. Car nous avons cru et répété, depuis des décennies, que l'histoire avançait toute seule. Avec Hegel, avec Marx, avec Bourdieu et tant d'autres, nous étions persuadés que la course du monde n'était affaire que de structures - économiques ou symboliques, sociales ou psychiques, géographiques ou politiques. Ces structures pouvaient se combiner à l'infini, mais le moteur était toujours du collectif, de l'objectif et de l'impersonnel. Ce n'étaient plus les individus qui faisaient l'histoire.

On avait donc fini par oublier combien les rouages du temps peuvent être perturbés par des grains de sable, de petits bonshommes isolés, imprévus, obstinés. Au départ sans soutien, sans crédibilité, sans argent. Pourvus seulement d'une manière singulière de penser et d'agir tout ensemble, car ces hommes seuls ne sont ni des contemplatifs ni des praticiens : ils s'activent conformément à leurs idées, ils réfléchissent en raison de leurs actes. L'essentiel ? Qu'ils ne lâchent pas. Qu'ils suivent leur chemin, lequel ne figure sur aucune carte avant qu'ils ne le tracent.

Ce que peut un homme seul ? Ramer à contre-courant, découvrir de l'insoupçonnable, défaire des pesanteurs, créer dans le flux du monde d'infimes bifurcations qui peuvent, de proche en proche, en modifier de grandes parties. Reviennent ainsi, dans la grande histoire, des bribes de hasard, d'aléa, des initiatives imprévisibles et neuves. Encore faut-il, pour qu'elles ne restent pas sans lendemain, que l'homme seul ne le reste pas indéfiniment. C'est là que tout se joue.

Terreur est humaine…la barbarie manque d’originalité.

 

 


 

 

 

1. Rêve :

 

Un jour la Terre s’éveillera, légère…enfin libre et pacifiée, silencieuse des coups de fusil et de fouet des bourreaux et des plaintes de leurs victimes, joyeusement bruissante d’une vie sauvage où la souffrance hélas inévitable n’est   jamais gratuite, et la rosée de l'aurore ne pleurera plus les millions d’animaux suppliciés qui meurent dès l’aube dans les abattoirs, ou victimes des chasseurs matinaux.

Nous ne serons plus une menace en tous lieux sur et sous terre, dans le ciel et dans les eaux.

 L’univers offensé aura enfin éjecté l’espèce humaine.
Mon seul regret : ne pas être là à cette fin qui inaugurera le début de cette ère quasi messianique d’une nature déliée de son tyran et de ce fait, allégée de ce couvercle infernal.  

Il lui faudra selon une étude commandée par l’ONU 10.000 ans si demain cela se produisait, pour commencer à se remettre de notre passage. Les espèces et animaux disparus le sont à jamais.

Telle la Camille d’Horace déchirée devant son frère vainqueur  assassin de son amant  à la tirade célèbre: « Rome, l’unique objet de mon ressentiment », pour le reste du règne dont nous sommes, l’animal, je m’insurge  en rétorquant à leurs « hourras ! » non le « bravo ! »   attendu par notre narcissisme mais par   : « L’homme, unique objet de mon ressentiment… ». La protection des animaux s’y rallie, car il n’est pas aisé de ce lieu de s’identifier à un genre dit  humain   pris en flagrant délit de saloperie  envers les  animaux sous son joug, ce qui arrive aussi souvent qu’on respire. 

Mon seul voeu c’est qu’il restera assez de nature vivante après le passage de ce Hun que nous sommes, de ce Hun qui se veut plus que le premier, le seul, ce qui n’aboutit qu’à  une alternative terrible : c’est ou lui, ce Hun, ou les autres vivants. Mais  poser ainsi les choses est en fait un leurre car sans les autres, ce Hun n’est rien. De même que le maître sans l’esclave, comme le démontre Hegel. Or le comble de l’ignorance humaine se résume dans cette prétention risible: l’homme affirme  « gérer la nature » ! Qu'il dise qu’il la digère serait plus approprié. Comme si la nature, son esclave déchiquetée, délabrée, asphyxiée, cette mécanique de précision déréglée par ses soins, avait besoin de celui qui la détruit pour vivre ! 

 

2. Réveil :

 

Avouons  que cet être cruel et égoïste qui, ne se voulant surtout pas animal se dit ange, n’a pas de quoi attirer la sympathie. Et pourtant il est dit à celui qui oublie de l’adorer qu’il blasphème et doit avant tout pour faire parti de ce genre dit humain que mme  Elisabeth de Fontenay la philosophe  ne veut pas offenser (on se demande pourquoi  ) que seul est acceptable celui qui le monte au pinacle. Mais, cher genre humain, pour être aimé, il faut être aimable. Et je ne vois point dans cette attitude qu’il faut bien nommer pour ce qu’elle est, à savoir…perverse polymorphe…quelque chose qui attire une inconditionnelle affection.

Ce n’est pas, comme nous le voyons dès que nous observons, parce que ce curieux animal prestidigitateur a le pouvoir de faire disparaître de sa vue ses monstruosités quotidiennes qu’elles n’en sont pas moins existantes.
L’homme est en effet capable de se monter affable, généreux, compatissant, tout en faisant des choses qui occasionnent à d’ invisibles victimes de terribles souffrances.

J’en donne pour preuve les galas de bienfaisance où des humain-es en fourrure dégoulinante du sang d’ écorchés vifs, dégustant la « gloire » de la gastronomie française, le foie gras de torture …ou encore, ça existe, des corridas au profit d’oeuvres de charité, ou bien ces Téléthon  et autres appels à la recherche sur animaux.  On se congratule, on est si bon, tchin tchin…alors que cette gluante attitude est le masque bling bling  du plus puissant sadisme.

 

3. Sommeil :

 

Comme le soulignait Lacan à un auditoire sous le charme, nous sommes très peu réveillés dans une journée. Nous ne dormons pas seulement quand nous dormons…

Le rapport aux animaux est un rapport endormi. « Le sommeil de la raison » (Finkelkraut) y préside. Nous sommes là, on s’en rend compte quand on sait l’écouter, en plein délire…et il faudra bien y mettre suffisamment de pensée à la place des croyances pour en arriver à sortir de la dangereuse force qui y règne, celle que Freud appela Thanatos, la pulsion de mort.

 

 

 

 

4. Se coucher :

 

C’est  bien-sûr à son corps défendant que j’étends cette espèce sur mon divan…Or il  n’est pas coutume de forcer ainsi à l’analyse celui qui ne veut rien savoir de ce qu’il est réellement. Pourquoi analyser, si le  patient n’est pas d’accord, alors ? On doit déjà connaître qu’analyser n’est ni excuser, ni comprendre, ni soigner…Analyser permet simplement de savoir que ce qui se passe n’est pas sans rapport avec ce qu’on est et que ce qu’on est à la fois causé et cause. L’analyse donne des pistes, mais ne met pas un point final à la question du pourquoi en est-on arrivé là- ni comment s’en sortir…Elle  ouvre simplement au champ de l’interrogation là où il n’y a qu’évidences  et certitudes verrouillées.
Le réel représenté par le discours courant, en effet, est bien trop souvent vu comme allant de soi alors même qu’il peut être une intolérable justification du pire. C’est ce qu’Hannah Arendt appelait «  la banalité du mal. » A l’inverse   débanaliser   le mal, déconstruire le discours de l’idéologie dominante, analyser ce qui ne pose de problème à personne  a une chance de permettre un combat contre le mal qui, lui, est un réel impossible à supporter. Ceux qui le subissent en attestent.

Je voudrais que ce texte soit cause de désir…celui de la découverte de ce qui se cache dans le dessin, le dévoilement d’une anamorphose. Il convient de mettre en évidence que  le discours courant n’est que poudre aux yeux et que pour ça-voir ce qui se passe en vrai, il faut se garder de le conserver comme vérité de référence.

 

5. Un regard dans le miroir : si vous n’en êtes pas content, ne cassez pas le miroir. Une chirurgie éthique s’impose !

 

 

 

Telle une gentille fée, je voudrais prendre doucement la main de l’homme pour l’emmener dans un autre coin, le point de vue  d’où se révèle un autre paysage dissimulé jusqu’alors à sa conscience. Ce que l’on a l’habitude de se cacher pour mieux jouir  sans conflit interne entre son moi, son ça et son surmoi. Alors qu’on  se laisse de manière fautive gouverner par son ça, sa jouissance barbare se révélerait soudain à ses yeux étonnés. Mais ce savoir que je lui montrerais, je le sais, hélas ! sera  dès que possible à nouveau enterré sous des montagnes de mauvaise foi et surtout de foi en l’homme, créature faite Dieu depuis que Dieu fut fait homme et même avant . Disons depuis le néolithique.…La force de la jouissance barbare est bien plus grande que la conscience morale chez la plupart d’entre nous. Or c’est ça le pathologique, quand le ça  occupe la place du sujet désirant. « Il ne faut pas céder sur son désir » disait Lacan, prenant la suite de Freud : « Le ich, le sujet, doit déloger le ça. »

 

Si durant le sommeil « le rêve est satisfaction d’un désir »selon la célèbre découverte de Freud, le réveil est, à l’inverse de cette jouissance, désir, tension, manque.   Et  donc. si on y voyait une explication aux érections matinales ?  C’est ce manque qui nous fait sortir de la léthargie bienheureuse pour assumer d’être vivant, c'est-à-dire sujet de désir…La nécessité et le besoin en sont le maquillage.

 

6. Le nom du père c’est le non de la mère.

 

 Toute jouissance qui nuit à soi ou à autrui est le mal. Cette jouissance est régressive au stade d’avant l’établissement de la morale. Celle-ci advient par la métaphore paternelle énoncée par la mère. Elle montre ainsi que l’inceste n’est pas sa tasse de thé et qu’elle regarde ailleurs parce que l’enfant n’est pas suffisant pour elle. Elle n’a pas d’yeux que pour lui. L’enfant  n’est pas son Dieu fait homme. Il n’a pas tous les droits, en particulier il n’est pas tout-puissant et sa jouissance sera pondérée par les bornes de la liberté et du bien-être de l’autre.

En fait,  pour   arriver à la morale, il faut grandir jusqu’à ce stade post oedipien, mais comme le dit Freud les stades ne se suppriment pas au fur et à mesure du développement psychique de l’enfant mais s’empilent comme des strates géologiques.  Si on se réfère à Mélanie Klein et à Lacan, ces stades sont déjà présents dès le début, avant même de se mettre en lumière. L’enfant n’a en effet pas attendu le temps classique de l’Œdipe, vers 3 ou 4 ans pour savoir que sa mère n’est pas toute à lui. Il est dans le symbolique dès le cri à partir du moment où sa mère y cherche une signification et n’y répond pas de suite.  

Mais c’est au temps du nom-du-père que l’enfant se décolle du réel. Sa mère décidément le pousse hors du nid de leur relation qu’il voudrait plus fusionnelle. Puisque son père ou tout autre rival prend « sa » place auprès d’elle, il tuera symboliquement l’intrus, s’y identifiera, et de guerre lasse, refaisant le circuit des frères de la horde primitive, intégrera la loi comme sienne, remplacera ses satisfactions pulsionnelles perverses infantiles et en satisfactions sublimées. Le voilà donc à l’age d’apprendre. Et aussi à l’âge où commence à se mettre entre lui et sa mère une distance pudique.

Mais le système est instable, les stades antérieurs ne sont pas hors d’atteinte et les diverses pathologies humaines, dites par Lacan structures ce qui les fait sortir du champ de la médecine, ces diverses structures donc ne sont que retour en arrière, au temps du refoulé, au temps où l'enfant croyait que tout était encore possible entre lui et sa mère, entre lui et l’autre.
Si la psychose y est  fixation par absence totale de métaphore paternelle, les autres, les  névroses et les perversions sont des régressions.

Ce qu’il nie s’il refuse la loi du désir, ce qu’il fera plus souvent qu’à son tour avec l’autre quand cet autre n’est pas en mesure de lui interdire quoi que ce soit, comme c’est le cas des animaux..

 

 

 

II C’est quoi cette bouteille de laiD ?

 

Le  1° pas pour quitter le lit de la rivière du glauque pulsionnel, là où on est kamikaze donc destructeur pour les autres et   pour soi est le désir de savoir ce que l’on est et les conséquences sur l’Autre de ce que l’on fait pour en jouir . Connaître l’autre ne doit pas aller jusqu’à l’ultime point du désir de savoir : la destruction de l’autre. Il faut accepter le reste qui n’est pas à connaître. C’est en cela que le réel est impossible à dire, et j’ajouterais  à entièrement connaître. Il n’y a de bien et de mal que pour celui qui admet que la satisfaction pulsionnelle a une limite, celle de l’Autre.

« La jouissance du corps de l’Autre n’est pas le signe de l’amour »

L’arbre de la connaissance est visible. Le connaître en  en mangeant un fruit c’est attenter à son intégrité. Accepter une ascèse, c’est ça que l’arbre de la connaissance du bien et du mal transmet. N’est ce pas ce que Dieu voulait dire dans la Genèse en interdisant de manger le fruit de l‘arbre de la connaissance ? Sans doute cela peut  aussi s’interpréter comme me l’a écrit Joel Lequesne : être amoral comme un animal est moins dangereux que de connaître la morale qui ouvre à l’immoralité.

C’est donc la sortie de l’innocence que de connaître la distinction entre le bien et le mal.

Que ce désir soit doublé de désir d’analyse m’est évident. Il est désir de mettre des mots sur le réel, mais là, pas des gesticulations de prestidigitateurs pour le camoufler mais des signifiants qui le dévoilent  en  le cernant au plus près de sa réalité…Que cette découverte de ce qui est à la fois évident et invisible à la plupart puisse être moins plaisante que le truc magique lui-même, c’est certain.   Dormir est une mise en stand bye de son autocritique.  

On aime mieux continuer à croire que les laitages viennent d’une vache qui l’offre sans que ça lui pose problème, certains ignorant encore qu’un mammifère ne produit du lait que si il y a un bébé, tandis que pour prendre ce lait, il faut le voler au nourrisson. Le magicien doit ainsi faire penser que le veau n’a jamais été autre chose qu’une escalope sans passer par les cases :

-arrachement  à la tendresse maternelle dès que né ou presque…d’où souffrance de la mère et du bébé.

-Vie entravée, sans compagnon de jeu, sans même en voir alors que c’est un besoin grégaire chez eux, douloureuse tant par les dégâts sur le corps que sur le mental et les affects du veau.

-transports terrorisant et en dépit du bon sens, parfois pendant des jours entiers sans boire sans manger ni répit.

-abattoirs : laissez moi ne pas vous montrer la descente du camion, les jambes flageolantes, souillées de cette merde mêlée au vomi qui coulent sur soi  depuis le départ et sur laquelle on glissait et se brisait les os dans le camion, sans compter à présent qu’on est delivré du transport éprouvant, la peur de descendre vers l’inconnu qui sent la mort , sous les cris de haine et les coups pour avancer, l’électricité sur le derme hypersensible des bovins, de manière parfois si brutale que des membres se cassent…pourquoi tant de hargne ? De  quoi sommes nous coupables ? Comment arrêter ça ? Maman !!! Le regard de ces petits pris dans ce cauchemar éveillé est une leçon de morale. Mais qui voudra bien en être l’élève ? Qui aura leur courage ?

-le coup destiné à assommer mais sait-on si ce n’est pas notre  sens moral  qui s’anesthésie  là ? Car certains médecins affirment que le choc  paralyse mais ne fait perdre ni connaissance ni sensibilité et enfin…

-Après avoir subi les larmes et la mort des autres devant ses yeux dont je ne vous décris pas plus la peur glaçante, être enfin celui qu’on assassine…  saccades nerveuses et de souffrance, le sang… tout devient sang…

-sachez aussi qu’on écorche parfois encore vivant et conscient.

Ce qui arrive ensuite, le découpage à la tronçonneuse, la mise en bière des bouts de petits cadavres dans des linceuls de plastiques, et tout ce qui s’ensuit avant la morgue de votre estomac vise à vous faire croire que vous avez raison de ne pas mettre en doute votre intuition de départ : à la question y a-t-il une vie avant la cellophane ? Il faut répondre que non, il n’y a rien eu d’autre avant  la bouteile de lait , le fromage ou  l’escalope dans un supermarché où je suis de plus en plus surprise que l’acte d’acheter les produits de ces infractions est absolument légal.

 

 III Grain  de sable…

 

Isolés chacun dans son milieu, nageant avec obstination à contre-courant au sujet du sort fait aux autres animaux, de rares humains lucides et justes  veillent à dire ce qu’ils savent .

La transmission est une partie difficile. Comment trouver les mots pour atteindre celui dont le bouclier est si étanche que bien des autistes en pâliraient de jalousie ?

Je pense réellement la partie perdue d’avance. Il n’y a pas la moindre fissure dans ce mur de métal…mur de plomb qui ne laisse passer aucun rayon.

À mon invitation au petit voyage qui change le point de vue et révèle l’anamorphose du réel, je suis certaine que  l’on m’oppose un sacré « je n’en veux rien savoir ».

Mais je continue. Je ne cède pas sur mon désir.

Il se trouve que j’ai une formation de psychanalyste et que l’on y apprend  que nul n’est indemne de ce qu’il produit chez l’autre.

 

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