Colère et tristesse. Analysons et changeons. La débilité volontaire des hommes va jusqu'à leur faire douter de l'évidence tant sensorielle que logique de la sensibilité, de l'intelligence, et même de la conscience de tout ce qui n'est pas homme.
traffic d'animaux en thailande. medecine chinoise imbecile et traditions idiotes.un tigre coupé en deux. disparition d'espèces.Menacées pour les autres.
Juste une info sur la situation tragique des espèces victimes de traffic en thaïlande, pour vous servir, m'sieur dame.
| Espèces exotiques. Le projet d'une Interpol réunissant les pays d'Asie du Sud-Est est lancé. | ||
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Remèdes. La population mondiale de tigres sauvages a chuté de 95 % en un siècle ; aujourd'hui, on en recense moins de 7 000 dans les forêts d'Inde, d'Indonésie, de Thaïlande, de Birmanie et de Russie. Première responsable, la déforestation mais aussi et surtout depuis ces vingt dernières années le trafic de peau, os et viande de tigre. Direction : la Chine, où les extraits de tigre, supposés avoir des vertus aphrodisiaques, sont utilisés comme remèdes contre les rhumatismes ou l'arthrose. «Vous en trouverez un peu partout sur les frontières», explique le sénateur Kraisak Choonhavan, président de l'ONG Wild Aid en Thaïlande, en brandissant un os blanchâtre. «Encore que, généralement, il s'agit de faux. Par exemple, dans ce prétendu os, il n'y a même pas de trace de calcium.» Difficile de lutter au niveau national contre des réseaux qui se moquent des frontières. Alors la Thaïlande a invité les pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à coopérer en créant une Interpol régionale spécialisée dans la protection de l'environnement, et offre son expérience pour entraîner les forces de l'ordre des pays voisins dans la lutte contre le trafic d'animaux sauvages, de bois ou de plantes. Leur première réunion aura lieu le mois prochain, avec les Etats-Unis et la Chine comme invités extraordinaires. Saisies. Quelle réponse sera donnée à cette invitation ? «La Chine doit être incluse dans ce projet, ou celui-ci risque d'être mort-né, insiste Steve Galster, fondateur de WildAid. On commence à voir l'impact de ce pays sur les forêts d'Asie. Tigres, léopards, pangolins, ours et tortues sont aspirés hors des parcs nationaux, là où les contrôles sont faibles.» Les contrôles faibles : au niveau national, c'est là que le bât blesse. Même en Thaïlande, pourtant en avance sur ses voisins en termes de lutte contre les trafics, puisqu'une unité spécialisée sur l'environnement vient d'y être créée, ainsi qu'un corps de police concentré sur le plus vieux parc national, Khao Yai, récemment classé Patrimoine mondial de l'humanité. «Les gars font leur travail, mais il faut qu'ils soient appuyés au niveau politique», explique Kraisak Choonhavan. En 2004, la police thaïlandaise a saisi plus de 14 000 animaux, majoritairement des oiseaux exotiques, et arrêté 192 trafiquants. Laxisme. Bon travail, soulignent les associations de défense de l'environnement, sauf que les lois sont encore laxistes et les responsables rarement punis : seuls 15 % de ces trafiquants ont été condamnés à une peine de prison l'an dernier. Problème de gouvernance : les trafiquants font marcher à plein leurs connexions politiques pour éviter de se retrouver sous les verrous. Problème de mentalité aussi : les juges ne sont pas sensibilisés aux atteintes envers l'environnement. «Lorsqu'un trafiquant est arrêté, il perd sa cargaison... mais généralement ça s'arrête là, souligne Steve Galster. La caution pour éviter la prison est fixée, grand maximum, à 1 000 dollars. Vu les profits générés, c'est une broutille.» | ||
Selon le traité sur la constitution européenne, toute personne a droit à la vie. Or l'animal est une personne.Les aficionados ont peur!
...Donc l'animal a droit à la vie.
Quoi de plus naturel en somme?
Mais, me direz-vous les animaux ne sont pas
des personnes. "Ils sont... personne."
De la merde ou de l'or selon, pour leur propriétaire...car s'ils ne sont personne ils ne sont pas à tout le monde, s'ils sont domestiques. les sauvages, eux le sont, et rien en France ne vient les défendre;, sinon qu'ils sont quand même eux aussi reconnus par le code pénal comme êtres sensibles. Toutes sces notions cohabitent tranquillement alors même qu'on ne veut tirer aucun conséquence du fait qu'en les reconnaissant comme sensibles, ils sont de facto des personnes!
Mais dans le méli mélo des esprits;, certains sont plus niés que d'autres...élevages et labos en particuliers... où ils sont
des choses...
Tandis que ceux qu'on chouchoute, c'est plutôt...
du tout affectif, tout-à-l'égoût de nos demandes d'amour inassouvies ailleurs...de nos désirs de frime ou tout autre raison mauvaise de cohabiter avec un animal. Les seules qui se tiennent: l'adoption et le fait de les recueillir. Ceux achetés, déjà, partent avec le handicape d'être considérés comme un bien, meuble immeuble ou pas, mais "bien" quand même.( Variante de la devise de l'homme: "Mes biens, c'est mon bien."
Ce qui fait dire à leurs "propriétaires" qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent avec leur bête.
Sale mentalité! Ils oublient que la loi est pour tout le monde. Mais ils le peuvent car la loi qui sanctionne la cruauté est peu appliquée. Car, cette loi arrachée de haute lutte, loi Gramont d'abord, est en fait une sorte d'OVNI dans la cour des autres lois qui, elles, ne voient pas les choses de cette manière, mais plutôt comme ce qui suit:
En résumé des objets partiels du phallus au sein en passant par le RIEN.
Et le bébé/ogre humain a le droit de réaliser TOUS ses désirs les + monstrueux sur eux. Donc, c'est la preuve que ce ne sont pas des personnes.
Voilà où la belle humanité en est rendue: à croire que son autisme lui dit la vérité sur le réel!!!!
Et bien, non, de même que les noirs, les femmes, les juifs et tous les hommes méprisés de la Terre ont pu se démontrer aux yeux des tyrans pour ce qu'ils sont, des personnes, ils faudra admettre que les animaux le sont au sens où ils sont une subjectivité pensante --et oui --et sensibles, c'est si évident que le démontrer est une perte de temps.
La cause animale sera celle du 21° siècle qui ne sortira de ses dérives barbaresques que par cette porte de la dignité humaine. Et de sa propre sécurité. A force de considérer tout le reste du monde comme il considère les bêtes;, l'homme a abouti à se figer dans la position régressive du narcissisme primaire d'où tout lui paraît sans subjectivité, et tout serait à ses yeux des objets à sa disposition...ainsi la terre aux richesses s'épuisera et lui, comme un imbécile, se retrouvera bien dépourvu quand la bise sera venue.
La vie humaine risque fort de ne pas s'en remettre car bien des indicateurs sont au rouge. Du point de vue des écosystèmes, déjà, et aussi de celui du terrorisme. Car si la nature est parfois dangereuse toute seule, le coup de pouce que lui donne l'homme va peut-être la rendre invivable.
Et si l'homme est assez fou pour tuer l'autre homme pour des questions de fanatisme religieux, en considérant l'incroyant comme un chien...si celui-ci n'est pas considéré pour ce qu'il est, une personne, et bien je ne donne pas cher de la vie de l'infidèle que les non-islamistes est aux yeux des fous d'Allah.
Les adeptes de la religion funeste des coroidas ont du sang sur les yeux mais ont peur de la constitution européenne: ils ne veulent pas que cette horreur soit menacée par elle.
RESTE CECI/ Lorsqu'ils formulent et mettent en oeuvre la politique de l'Union dans les domaines de l'agriculture, de la pêche, des transports, du marché intérieur, de la recherche et développement technologique et de l'espace, l'Union et les États membres tiennent pleinement compte des exigences du bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles, tout en respectant les dispositions législatives ou administratives et les usages des États membres, notamment en matière de rites religieux, de traditions culturelles et de patrimoines régionaux.Article-III-121
Ecrire aux députés européens contre les tests sur animaux.
Ça y est, c'est lancé. Les associations de défenses des animaux le demandent : il faut s'opposer à ce que le parlement européen continue à autoriser les horribles expériences sur animaux pour protéger nos altesses contre les effets possibles des produits chimiques...qui servent ensuite à fabriquer les produits d'entretien, les pesticides de vos petits jardins etc ainsi que le vaste champ de la cosmétique. Car la loi exige ces tests au moins sur les matières premières, d'autant que USA et le Japon, importateurs, ne veulent que des produits où ça a bien souffert avant pour les beaux yeux de l'aveugle aux autres qu'on appelle l'humain.
Bien-sûr, il faut en fait s'opposer à tous les tests sur animaux mais nous n'en sommes pas là: les mentalités sont des tortues: c'est lent, ça a tort et en attendant ça tue.
Une fois de plus la France est la dernière en matière de défense des animaux. La France, en effet, se bat contre l'Europe pour défendre ce que la majorité des français vomit: les tests cosmétiques sur les animaux.
Note du 9 mai 2005: j'apprends ce jour que c'est gagné.
La France est déboutée. OUF!
Reste à présent l'énorme champ de
la recherche fondamentale,
des essais pour les armes chimiques
et bactériologiques, et last but not least,
celui sur les médiacaments!
mais on sait que l'idéologie médicale est écrasante.
pourtant, il est plus urgent pour l'homme de guérir de sa maladie de barbarie.
Je considère que c'est inacceptable que
la mentalité humaine nous mène à se donner tous les droits y compris celui de sacrifier des
innocents faibles
pour sa santé ou rien que pour le savoir.
Il n'y a pas de doute:
les expériences doivent se passer
avec des humains volontaires
ou avec personne!
sinon, c'est la porte ouverte à la barbarie.
Et la barbarie, c'est plus grave que
les maladies, car
ça fait sauter des bombes atomiques!
Il faut savoir se priver
de savoir pour ne pas être barbare.
Logo des associations européennes
Le recours introduit par le gouvernement français contre le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne concerne la mise en application de l'interdiction des tests cosmétiques sur animaux.
La directive 2003/15/CE stipule en effet l'interdiction de la vente de cosmétiques testés sur les animaux à partir de 2009, "à condition qu'il existe des méthodes alternatives fiables".
Nicole Fontaine, ministre de l'industrie, a demandé l'annulation pure et simple du texte, au motif que son champ d'application comprenait des "incertitudes juridiques importantes".
Le ministère estime par ailleurs que l'industrie cosmétique ne disposerait pas d'ici 2009, de toutes les méthodes alternatives.
"Les firmes cosmétiques qui torturent encore des animaux ont du temps pour faire évoluer leurs pratiques et adopter une éthique en phase avec les opinions publiques française et européenne", rétorque Muriel Amal, présidente de l'association One Voice.
Le gouvernement estime pour sa part que cette nouvelle directive serait une entrave à l'innovation, aux investissements et à la concurrence, dans un secteur clé de l'économie française.
Voici ce que je vais envoyer: n'hésitez pas à en faire autant.
Monsieur, ou madame le député,
Je vous demande d'avoir l'obligeance de lire ce qui suit et de réfléchir à ma thèse, qui peut paraître originale, mais est, selon moi, fiable:
Sachez que tout progrès contre la barbarie épargnera plus de vies humaines que toutes les recherches sur les animaux.
ceci pour au moins 2 raisons:
1. la barbarie est une attitude globale qui va du non-respect pour les plus faibles, en passant par celui de tout ce qui vit, au saccage de la planète et donc des conditions de la vie sur Terre.
Quoiqu'en pensent les hommes, habitués à imaginer que le fait d'être le plus fort donne une valeur qui, à son tour, autorise tout et n'importe quoi sur les plus faibles, je vous demande de bien vouloir réfléchir au fait que les nations dites civilisées ne peuvent continuer à abuser des autres animaux si elles veulent devenir réellement civilisées.
Car nous en sommes, du règne animal, monsieur, sauf à avoir une foi religieuse aveuglante qui empêche de savoir ce que la science a découvert avec Darwin. Croyance en Dieu ou en l'homme-Dieu des athées.
Cette appartenance au règne des animaux nous permet de connaître le mode de souffrance tant physique que psychique que subissent les autres animaux.
2. on ne peut extrapoler déjà d'un individu à l'autre, alors, vous pensez, d'une espèce à l'autre, c'est bien plus hypothétique.
Aussi, et indépendamment du fait que, selon des scientifiques avertis et les malheureuses expériences que l'on sait comme celle des bébés nés infirmes à cause de la Thalidomide, les tests sur animaux laissent à désirer du point de vue de la fiabilité, nous ne pouvons que trahir la civilisation en acceptant que des êtres subissent l'enfer pour nous épargner, nous.
Car au nom de quoi et de quel droit nous pourrions nous affirmer non barbares si nous admettons comme civilisés tous ces énormes abus dont nous sommes coupables, dont la recherche et les tests sur les esclaves des temps modernes que sont nos semblables en sensibilité?
Il faut tenir bon contre la demande de la France dont la motivation n'est en rien morale mais économique: il s'agit de continuer à exporter aux USA et Au japon, alors que ce que doit faire l'Europe est tout autre: montrer à ces pays qu'ils sont dans l'erreur en croyant dans les tests sur animaux.
La France adore niveler par le bas. Il vaut mieux le faire par le haut et avoir confiance dans ses bonnes raisons en montrant le bon exemple.
Avec l'expression de ma considération respectueuse.
Le veritable scandale de l'ARC est méconnu
« La vivisection est barbare, inutile, un obstacle
> au progrès de la médecine. Il n'y a que deux
> catégories de médecins qui sont pour la vivisection
> : ceux qui ne sont pas suffisamment informés, et
> ceux qui y gagnent de l'argent. »
>
> Dr. Werner Hartinger, Allemagne, chirurgien, premier
> Président de la Ligue Internationale de médecins
> pour l'Abolition de la Vivisection, 1992
Le véritable scandale?
Tout l'argent n'était pas dépensé en festivité. Il en restait assez(trop) pour donner des cancers à des animaux incarcérés dans les labos.
A votre bon coeur et bonne santé!
adptez Yasmine, pointer liberée d'un labo d'experimentation.
Mis à l'adoption après opérations de sauvetage d'animaux en provenance de différents laboratoires
> français. Jasmine a trop connu la détention et les expérimentations, nous
> devons à tout prix nous mobiliser pour lui permettre de franchir les portes
> de son labo, la tête haute.
C'est ça ou mise à mort après 8 ans de torture!
> Lisez son histoire.
>
> Renseignements : 01 43 28 58 28
>
>
>
> Voici la fiche signalétique de Jasmine
>
> Nom: Jasmine
> Race: type Pointer / Saint Hubert
> Age: 8 ans (née le 29/10/1997)
> Caractère: très gentille et assez placide. A néanmoins besoin d'espace
> (chienne de grande taille)
> Taille: 62 cm au garrot
> Poids: 29 kg
>
> Et son histoire
> Jasmine est née aux Etats-Unis et est arrivée en Europe toute jeune. Elle a
> été intégrée dans des travaux de suivi d'endocrinologie du cycle de
> reproduction chez la chienne. Elle a donc eu des prises de sang
> régulièrement pendant ses cycles de reproduction. Elle a été stérilisée en
> septembre 2004.
>
> Elle est à jour de ses vaccins et est identifiée par puce électronique.
>
> Ce que nous recherchons pour Jasmine :
> L'adoptant parfait aurait de la place (jardin ou beaucoup de balades en
forêt, car les Pointers sont des chiens dynamiques) et aurait d'autres
chiens, Jasmine est habituée à avoir de la compagnie.
Flying rats! Coup de gueule contre l'art contemporain. Biennale de Lyon : Kader Attia et les pigeons martyrs transformés en bourreaux.Négationnisme.
Flying rats! Coup de gueule contre l'art contemporain. Biennale de
En bas de cet article, il y a la lettre à copier avec les adresses pour protester contre les conséquences néfastes de ce qui se présente comme oeuvre avec un titre qui est pousse-au-crime: Flying Rats.
L'objet de ce qui suit? Une installation "artistique" sic. à la bIennale de Lyon.
J'explique ici mon sic.
Il s'agit donc d'une re/présentation d'une sorte de cour de récré avec des tas d'enfants charmants et des pigeons. Les pigeons sont vrais mais les enfants sont des représentations en céréales agglomérées et comme il n'y a que ça à manger, les pigeons, devant les yeux des spectateurs vont manger les ceréales .
Mais le badaud, il verra quoi? Ben... des enfants en train de se faire dévorer par des oiseaux et...Peur...haine...désir...jouissance...
Appel au meurtre.
Il ne s'agit pas de prendre Kader Attia comme bouc émissaire de notre combat pour les pigeons mais de le rallier à celui-ci en lui montrant que
toutes les victimes sont unies
par la même haine, et
la même méconnaissance
que les autres leur portent et ne songent
qu'à les éliminer sous le même prétexte
d 'auto-défense à une agression imaginaire et mensongère !
Des enfants dévorés sont un stimulus pousse- au-crime déjà connu dans l'histoire de la délation et diffamation.
(En Russie et en Pologne les pogroms en furent déclenchés en ce nom: on accusait les juifs d'opérer ce à quoi ils répugnent le plus, à savoir d'utiliser le sang des enfants qu'ils tuaient(sic)pour faire leur matzots.
Quand on sait le tabou du sang de la religion juive, leur adoration pour les enfants( souvent rois), c'est un comble!)
Car ici, non seulement le mauvais objet tue mais encore il tue ce qui, dans l'imaginaire représente l'innocence. Il agresse ce qu'il y a de plus cher en nous, et pas toujours pour les meilleures raisons car l'enfant, c'est aussi notre narcissisme primaire.
C'est aussi le temps d'avant la castration. C'est aussi ce que nous devons "tuer" en nous pour grandir et devenir un adulte sans perversion. Ce qui donne à cette scène un grand retentissement inconscient. On y retrouve l'horreur de ce qui va instaurer le prototype du deuil et des séparations divrses imposées par la vie, le temps de la Loi qui interdit l'inceste et vous propulse dans le monde de l'humanité, monde structurellement insatisfaisant.C'est l'horreur de la castration.
Il s'agit ici d'interpréter et non d'agresser même si parfois mon ton pourrait le faire penser, pour essayer de montrer que
la voie éthique est ailleurs, dans la réhabilitation de l'image des pigeons et non dans l'appui aux pires fantasmes qui ne peut qu'aboutir à l'inverse.
donc ce garçon de St Denis, bien de chez nous, Kader Attia, nous la joue à l'américaine en intitulant son installation "Flying rats". Donc, "rats volants". Sachant que le rat est l'animal (martyrisé dans le silence général) servant d'étalon-or à la détestation humaine, il y a peu de chances que cette expression soit bienveillante à l'égard de ceux qu'elle désigne, les pigeons.
Je suis très en colère de voir que ce monsieur Kader Attia, juif et arabe, donc de ceux qui ont pu souffrir au cours de l'histoire récente des conséquences mortelles du fait d'être traité de "rat"en vienne à donner ce titre à son installation. Cette expression de "rats volants"est utilisée par les gens de peu, les spécistes, persuadés qu'ainsi ils se gonflent eux-mêmes d'importance en dévalorisant de manière radicale
ces innofensifs granivores
martyrs
de notre domestication
irresponsable de notre abandon
et de notre haine égale à notre amour fasciné pour ce bel oiseau intelligent et très proche de l'homme. Oui, intelligent. Je peux vous assurer pour en avoir sauvés et soignés que leur réceptivité et leur entendement de ce que je leur dis est pour moi un emerveillement renouvelé à chaque fois que je me suis vue comprise au quart de tour, et sans apprentissage aucun, par eux.
N'oublions pas que les malheureux rats, très inteligents comme tous les exclus qui n'ont que cette arme pour survivre et passer à travers les gouttes de la haine, sont tellement persécutés dans nos villes qu'ils n'ont comme unique possibilité de survie
que les lieux les plus sombres, les égoûts.
Là où vont les tonnes
des excréments humains
avant d'aller polluer la nature.
Les rats, dans l'ombre menaçante,
les miasmes de nos excréments,
sont ainsi en position
d'être transformés dans nos fantasmes en maîtres des étrons
en mauvais objets, en mangeurs d'enfants,
en ogres dangereux !
Cette identification au rat, étalon-or de la détestation, n'est utilisée que dans le but
de rabaisser au rang d'objet anal
celui qui, de ce fait, sera considéré comme objet -déchet, petit a,
de trop, à jeter car à faire disparaître
comme repoussant et dangereux.
Pour rendre haïssable un groupe de vivants, c'est un moyen très usité.
C'est en cela que je soutiens que
le racisme est toujours un "ratisme",
et je suis presque sûre que sans spécisme, le racisme ne serait peut-être pas, en tous cas il ne saurait se servir de l'animalisation de l'autre pour en faire un mauvais objet.
Les pigeons qui sont effroyablement mal traités par l'ingrat humain, crèvent de dénutrition. Il est interdit de les nourrir, du moins dans les pays comme la France.
Dans d'autres, ils sont encore symboles de richesse, de paix , d'amour, de fidélité et de beauté. Dans des pays arabes, par exemple !
Il ne faut jamais oublier
notre responsabilité
car c'est l'homme
qui les a mis dans cette situation de dépendance par l'effet pernicieux de la domestication.
Cette domestication, de plus, a sélectionné des pigeons prolixes !
Elle a créé l'infantilisation propre à ce processus de "d'hommestication" qui rend tout animal trempé dans le bain-là , ainsi que sa plus lointaine descendance, "en mal d'homme"(Lacan) inapte à se débrouiller sans hommes.
Dépendants, les pigeons le sont aussi par la destruction de leurs habitats et lieux de nourrissage, affamés par la loi et la haine des hommes, diffamés à qui mieux mieux, afin de les exterminer. Comme ils sont très intelligents, malgré ce que nous en croyons par ignorance crasse, ils ont compris que leur seule chance de survie, même mauvaise, est de rester dans l'ombre de leur ancien "maître", celui qui les a séduits puis abandonnés, l'homme.
Ils n'avaient pas besoin qu'on enfonce le clou sur une image déjà bien injustement mais gravement détériorée..
Ici, la "plaisanterie" qui consiste à présenter des pigeons, paisibles granivores, comme des anthropophages, en leur donnant pour toute pitance des figurines à l'image d'enfants en amalgame de céreales n'est pas sans conséquence néfaste sur la gente colombine.
Ce spectacle de Grand guignol frappe l'imagination, vise l'effet au lieu de viser l'intellect malgré l'objet pompeux de l'exposition sur "le temps".
Ici pourtant, les pigeons n'y souffrent peut-être pas trop en dehors du stress de ce genre de lieux de passage, de la chaleur, la poussière, les transports d'une ville à l'autre dont on ne sait rien. Certes, ils sont nourris et logés...rêve de pigeon des villes, animal domestique abandonné sans toit ni graines. Il y aurait aussi à vérifier que les couleurs soient comestibles, ce dont je doute, vu que de sa haine des pigeons, Kader parle sans vergogne dans ses interwievs.
Dans cette installation, ce qui, a priori, me pose le plus problème est l'idéologie fortement spéciste. C'est le fait que les pigeons martyrs de nos villes ingrates soient transformés en bourreaux! C'est une inversion de rôle qui confine au négationnisme. Négationnisme qui mène à dire que ce qui est n'est pas, que les pigeons ne sont pas des indigents qui souffrent mais des nantis qui nous vampirisent...
De même, les révisionnistes négationnistes affirment au sujet de la Shoah que les juifs ne furent pas tués.
Mais qu' ils ont tout inventé pour se faire plaindre et surtout accuser les innocents aryens du monde "civilisé" aux fins de les dominer par la culpabilité et de les déposséder par les réparations que ça implique.
Bové en fit autant lorsqu'en l'an 2000 (que nous attendions avec une sorte d'illusion de paradis retrouvable), les agressions antisémtes faisaient rage. Il assura avec aplomb que tout était inventé par les juifs pour se faire plaindre, donc manipuler l'opinion en leur faveur. Blabla sur fond de soutien à Arrafat, comme chacun sait.Quelques
mois plus tard, il fut contraint de demander pardon aux juifs, mais le mal était fait.
Lance une rumeur, il en restera toujours quelque chose, au nom de l'inepte proverbe paranoïaque: "il n'y a pas de fumée sans feu."
C'est le coup de la pseudo-victime qui est en fait bourreau, qu'on nous ressert allègrement, du côté gauche, à propos d'Israël, d'ailleurs. Car le négationnisme est loin d'être l'apanage de la droite. Et, comme on le voit avec les oiseaux "RATisés" afin de les RATiboiser, c'est un mécanisme mental qui est loin de se limiter au champ de la Shoah. C'est ce qui, en terme psychanalytique est désigné du mécanisme de défense cher aux pervers, le déni.
Il serait bon, pour continuer sur cette lancée, de RATionaliser un peu l'homme, propice à gober tous les messages pousse-au-crime, même les plus saugrenus.
Monsieur Kader Attia, coincé entre 2 identifications hélas peu compatibles de nos jours mais toutes deux de "races" assimilées à des rats pour mieux les asservir et les mépriser, rejoue quelque chose de cette méprisable méprise sur le dos des pigeons, peuple diffamé et chaque jour exterminé par les municipalités de notre "douce" France.
Les victimes granivores du spécisme transformées en mangeurs d'enfants, cela ne peut pas ne pas évoquer les juifs accusés d'être buveurs de sang d'enfants, pousse -au-délire diffamatoire imaginé pour les rendre effrayants et détestables, et justifier les pires pogromes à leur encontre. Surtout que les juifs ont aussi une forme de phobie religieuse: le sang leur est interdit.
Ainsi, les juifs furent d'abord diffamés, ensuite exterminés, comme le sont les pigeons accusés entre autres choses --toutes fausses-- de donner des maladies. Jusque là, qui connaît une seule personne malade d'une maladie de pigeons? Pas la DSV en tous cas. (Direction des services vétérinaires).
Cependant, c'est toujours au nom de l'hygiène et de la protection contre les maladies imaginaires que chaque matin des milliers de ces beaux oiseaux partent dans des cages se faire "traiter" dans des chambres à gaz, ou pire dans des caissons à vide d'air.
Non, on ne dit pas "traiter" au public, expression nazie, on dit euthanasier…expression à connotation généreuse, car l'euthanasie a ceci de particulier qu'elle est là pour soulager une souffrance insupportable et ne se justifie que du fait qu'on ne peut rien faire d'autre car l'issue fatale est inéluctable.
Mais la même hypocrisie criminelle est là, montrant que le déni du crime est tout aussi présent. Ils n'ont pas besoin qu'on en rajoute. Ils souffrent déjà assez. La loi les affame. Les maires les font tuer de la pire des façons dans ces chambres à gaz ou à vide d'air. Ils sont empoisonnés par des tueurs urbains et non menacés de sanction car ici règne une grande indulgence, contrairement à ce qui se passe à l'encontre de ceux qui font leur devoir en les nourrissant.
Je suis convaincue que ce monsieur est à des années-lumière de savoir tout ça. Je ne l'accuse en rien d'être nazi. Je sais bien qu'il doit être simplement ignorant de ce qui se passe. Il ne sait pas que les pigeons ont besoin qu'on les aide. Il faut qu'il se responsabilise. Les pigeons sont les mal aimés de notre société hygiéniste soumise à Thanatos plus qu'à la pulsion de vie.
Ces petites victimes de la domestication sont des êtres aussi spoliés et massacrés que les chiens et chats errants des pays barbares de Serbie , par exemple, mais aussi du nôtre dans les DOM TOM, entre autres mais aussi dans nos associations saturées d'animaux abandonnés ou par leurs maîtres qui, sous n'importe quel prétexte (déménagement, comportement, etc.) s'en débarrassent en les assassinant ou le faisant faire par des vétérinaires patentés.
Et pourtant, il serait bon de les reconnaître enfin pour ce qu'ils sont, des animaux abandonnés afin que la loi qui interdit de les nourrir, l'article 120 de la préfecture de Paris soit abrogée. Je prends connaissance à cet instant d'une interview. Interview où m. K.Attia avoue une phobie des oiseaux. D'autre part, il utilise un terme à propos des pigeons des villes, terme aux relents nauséabonds et même "naziabonds". Jugez en plutôt: "Dégénérescence de la race "!!!!!!!
Ceci montre la complexité de notre rapport aux animaux, lieu de projection et de fantasmes à gogo où l(on se donne le droit de dire des choses dont on rougirait de le proferer au sujet d'hommes!!!
Je crois pouvoir, par ailleurs, vous montrer en quoi l'art qui utilise des vivants non volontaires ne peut être de l'art.
Cet art comptant pour rien, ou pour Hun, est dans la ligne des monstruosités de ceux qui, comme l'innommable imposteur Damien Hirst utilisent les vivants pour les torturer en opposant à ceux qui veulent arrêter la main de ce bourreau d' animaux : "C'est possible. Liberté de l'artiste. Tout lui est permis!"
Non, utiliser du vivant n'est pas permis au regard de la Loi de l'Oedipe, dont l'intériorisation est la condition de la morale chez les hommes.
C'est elle qui interdit la satisfaction telles quelles des pulsions destructrices et demande pour cette décharge indispensable de la sublimation. Celle-ci est la condition de l'art. Sans sublimation, on est dans le passage à l'acte pervers. De même, on sait avec Freud que "la perversion est l'envers de la névrose". Le pervers réalise en acte ce que le névrosé se contente de réaliser en fantasme.
La perversion réifie l'autre pour le réduire à l'objet de pure jouissance désiré.
C'est l'envers de la sublimation qui, elle, permet d'atteindre de manière détournée la satisfaction sans altérer le vivant, ni le réifier en lui ôtant toute subjectivité. L'accès à l'Autre en tant qu'alter ego est une marque de maturation indispensable pour en finir avec la barbarie de la petite enfance, dite par Freud, "perversion polymorphe de la petite enfance". C'est le temps où l'Autre, la mère est perçu psychologiquement comme ce qu'elle est physiquement: le lieu de la satisfaction de toutes les pulsions. Sans la mère, le petit d'homme n'est rien. Il meurt. Il a un fantasme de toute-puissance, croit qu'elle n'est là que pour lui. Il ne se pose pas la question du désir de sa mère car il est dans la problématique de la Jouissance mais le moindre retard de celle-ci à répondre à ses demandes, à son cri, le mettra en rage. Tout lui dit qu'il est "l'aimé" et se convainc ainsi qu'elle-même ne peut désirer autre chose que lui. C'est une position érotomaniaque. Ce qui est paradoxal, car, en fait le bébé est l'impuissance -même.Mais il est le lieu de pulsions partielles extrêmement fortes, aussi fortes qu'elles le seront plus tard mais non limitées par la Loi dans leur réalisation. Vous me direz qu'elles le sont par son impuissance. C'est vrai. Mais il n'est pas sans agir! Avec sa bouche, il dévore sa mère. Avec ce qui sort de son corps, urine et excréments, il peut détruire ce qui le gêne.
C'est là que l'acte hallucinatoire va venir à la rescousse. Satisfaisant son fantasme d'amour fusionnel qui lui donne faim de sa mère. ("L'amour, c'est miam-miam". Lacan.) Mais aussi fantasme destructeur quand il veut se venger des retards de celle-ci ou de ses incompréhensions de son état, de sa souffrance parfois. Car la mère ne peut objectivement pas tout et il prend ça pour de la mauvaise volonté intolérable de sa part. Elle devient alors un mauvais objet à faire disparaître et réapparaître à la demande !
Grâce à la Loi de l'oedipe, l'enfant sait bien qu'il ne peut aller aussi loin que ses fantasmes le demande pour satisfaire ses pulsions perverses, donc mortifères. Car la pulsion ne peut se rassasier et irait bien jusqu'à la destruction pure et simple de l'objet, destruction qui le laisserait néanmoins sur sa faim.
Le désir humain ne se satisfait pas complètement, n'a pas de satiété, n'a pas de fin…d'où l'expression: "ça se mange sans faim." En effet, l'objet a est contourné, et donc jamais atteint dans la satisfaction de la pulsion. La cause en vient de ce fait que l'homme parle le symbolique. C'est là qu'il habite imaginairement. Il en oublie que son réel, c'est qu'il habite la Nature et pas les constructions imaginaires qu'il en fait.
La brèche que l'homme a laissé ouverte vers la barbarie, c'est le rapport aux bêtes. Là, il juge qu'il n'a pas à utiliser la même limite qu'il est contraint par la Loi de l'Œdipe de mettre entre lui et la destruction de l'autre humain.
Mais, me direz-vous, il s'agit aussi d'autre. L'autre humain comme l'autre animal est un vivant sensible et à ce titre, la morale veut qu'il soit épargné de ses pulsions barbares par la sublimation. C'est ainsi que l'homme se civilise. Mais au fur et à mesure que l'homme se protégeait de la nature par la technique, au fur et à mesure qu'il remplaçait la Nature par des constructions réelles, afin d'aller dans le sens de ses constructions imaginaires où il refaisait le monde en reniant sa propre nature, à savoir son animalité, il entrait dans un processus inverse à la civilisation: il devenait avec les (autres) animaux au plus proche de ce qu'exigeaient ses pulsions barbares et mortelles. La satisfaction de ces pulsions que la Loi de l'Œdipe lui avait fait abandonner était alors possible et, vous l'aurez deviné, la régression au stade de la perversion polymorphe de la petite enfance était alors fatale.
Tout cela à cause de son rapport aux (autres) animaux.
Rapport qu'il a choisi hors Loi, car il a désigné l'animal comme équivalent à un objet sans subjectivité, non alter ego. La sublimation, on l'a vu, permet la décharge de jouissance sans la destruction du sujet porteur de l'objet. Le respect de l'Autre est la condition de la maturation humaine. La création artistique va dans ce sens en permettant satisfaction sans nuire à un autre imaginairement réifié. On ne peut donc utiliser des êtres sensibles morts ou vifs, pour faire un homme mature.
La civilisation ne peut prétendre à la fois être un barrage contre la barbarie et installer cette même barbarie comme principe d'une humanité qui, en rejetant son animalité, prétend que les bêtes ne sont pas des sujets. Au fins de les utiliser à sa guise, ou plutôt à la guise de ses pulsions non castrées (d'avant la Loi). L'art est un des moyens de se rendre civilisé. Tout y autoriser ne peut être qu'imposture au regard de cette condition que l'art est une des issues non barbares à la perversion polymorphe et destructrice de la petite enfance... condition qui va dans le sens de la limite, au contraire!
L'art b'art b'art n'en est donc pas. L'humain ne peut sortir de la perversion en gardant des secteurs de son activité dans la perversion. On ne peut être non-fumeur tout en continuant à fumer dans le fumoir, même si c'est uniquement dans ce fumoir. Et ceux qui ont lu Sade savent bien que dans le boudoir, on ne faisait pas que de la philo... Donc, les installations et autres performances modernes ne peuvent être de l'art, lorsqu'elles forcent des vivants, les rabaissant à l'état de choses non subjectives et non libres de leur destin.
Ce n'est pas de la sublimation, donc pas de l'art. Cf. aussi cet article sur l'art b'art b'art: http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/article-254076.html
Et je rajouterai, personnellement:de l'art sans morale n'est pas de l'art. Cf. pourquoi dans mon texte plus haut.
Azouz Begag contre la tradition de l'Aïd qui consiste à massacrer des moutons pour Allah (qui n'en veut pas, comme disait Isaie.)
Petit extrait d'une interview d'Azouz Begag, ministre délégué à la
Promotion de l'Egalité des chances, dans la revue de la SPA de Lyon et du
sud-est :
"Je suis végétarien... Je trouve que tôt ou tard, il faudra mettre fin à
cette pratique de l'Aïd El Kebir, qui ne correspond plus du tout à notre
époque.
[..]
Pourquoi les chasseurs et les aficionados, si prompts à évoquer ces
traditions, ne respectent-ils pas ceux dont la tradition est de respecter la
vie sous toutes ses formes ?"
Ceci doit nous faire penser à cet extrat de la Bible:
Isaïe écrit : « Que me fait la multitude de vos sacrifices ? dit Yahvé. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux gras ; et le sang des taureaux, et des agneaux et des boucs, je n'en veux pas ! (...) Vos noémies et vos solennités, mon âme les hait, elles me sont un fardeau, je suis las de les supporter. Quand vous étendez les mains, je ferme les yeux devant vous ; vous avez beau multiplier la prière, je n'écoute pas !
Vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la malice de vos actions.
Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien.
Recherchez le droit, secourez l'opprimé, rendez justice à l'orphelin, défendez la veuve. » (1 :11-17).
la barbarie est une, quelque soit la victime...un symptôme, quelque soit la victime.
Pourquoi, jamais la barbarie ne se guérira et
Pourquoi, jamais, les hommes ne sauront penser ce handicap...
Il ne peut y avoir de réflexion sur le mal qui détruit l'homme et ses victimes de toutes espèces et quelles qu'elles soient, sa barbarie, si on ne se rend pas compte qu'elle est ce qui est entre la victime et le bourreau, comme l'objet a.
Je m'explique: de même que pour tout symptôme, la responsabilité du symptôme qui s'attaque aux hommes est entière. Car le symptôme, et ce, quel que soit ce symptôme, est barbare, impitoyable et fait souffrir celui qui en est porteur, selon mon observation des souffrances humaines.
Dans cette optique, il faut bien dire que chaque homme, au départ, n'est pas coupable de son symptôme, mais en revanche il est coupable de ne rien faire contre. Coupable de se complaire dans le malheur qu'il subit et engendre.
"Tout symptôme est transindividuel". Lacan. Ce qui signifie que tous les humains en jouissent et tous en pâtissent.
Les animaux eux, se contentent en majorité d'en souffrir, de ce cirque humain qui n'a rien à voir avec leurs préoccupations, plus terre à terre et ...raisonnables que névrotiques encore que ça arrive, tant que l'homme ne les domestique pas, ni ne les attaque.
Conclusion: tant que les hommes montreront patte blanche en se définissant comme humanistes, c'est-à-dire en affirmant que c'est plus grave si c'est un humain qui subit que si c'est un (autre) animal, il n'y aura aucune chance de penser le problème de la barbarie, ce qui interdit tout espoir pour notre espèce et ses victimes.
Passant, pensez-y avant de jeter ma thèse avec l'eau du bain de Ponce Pilate.
Je le reconnais: il est bien plus facile d'être un barbare pour se faire des amis que d'être un rabat-joie...
Mais si on décidait d'être tous courageux, alors, les emmerdeurs ne seraient plus seuls et, avec un peu de chance, les empêcheurs de jouir sur le malheur des autres pourraient enfin prendre leur pied avec les autres !
La défense des bêtes c'est aussi être contre la persécution des animaux espèce hommes.
La défense des bêtes et la persécution des gens ...« trop » sensibles et compatissants pour être normaux et donc fréquentables...
« Les hommes sont prioritaires, bien-sûr ». Ainsi répondit à la radio, Pascal Picq[1][1], pourtant plus proche du monde animal que cette réplique le pourrait faire croire. Il est en effet un des auteurs de « La plus belle histoire des animaux » qui trace pourtant une voie vers une meilleure considération des animaux.
« Il faut d’abord prendre soin des hommes ». Ainsi s’exprima à la télévision la philosophe Elisabeth de Fontenay[2][2], pourtant auteur du livre « Le silence des Bêtes », fruit d’un travail considérable et passionnant qui parcourt l’histoire du rapport des hommes aux « bêtes » qu’elle appelle ainsi avec tendresse, à travers les écrits des philosophes et assimilés.
« Il ne faut pas être extrémiste, ça nuit à notre cause », dit Brigitte Bardot à Michel Drucker, lors de l’émission Vivement Dimanche à elle consacrée. La « fée des animaux » dont je suis une fan pour sa carrière et son œuvre en faveur des (autres) animaux, et je le dis malgré que cela ne soit plus politiquement correcte, a toujours su se battre contre les souffrances infligées par cet animal irrespectueux qu’est l’homme aux individus bafoués des autres espèces.
"Il faut bien-sûr s'occuper de la souffrance des hommes d'abord" (citation non garantie dans la forme mais dans l'esprit) d' Alain Finkielkraut.
J'ai choisi ces exemples chez ceux que je considère comme mes amis d'esprit mais dont je suis (presque) inconnue.
Mon ami Cavanna, lui aussi, qui fut un jour battu par des afficionados) lorsqu'il parle de ses révoltes dans Charlie, parle souvent avec humilité: "Vous devez me prendre pour un fou, mais vous me connaissez..." des trucs pour s'excuser d'être normalement sensible dans un monde anestésié à la douleur de l'Autre au mal fait aux bêtes.
Tout cela, on ne peut imaginer qu'on le ferait au sujet de n'importe quelle lutte pour l'égalité des droits. Mais ce serait celles d'hommes.
Pourquoi avoir choisi des gens qui me sont chers ? Parce qu'il faut savoir pister là où elle est le plus absente les traces de l'idéologie humaniste que ces mêmes personnes m'ont montré qu'il fallait la critiquer résolument. Car ce que j'y vois, c'est que quelque part...ils se font avoir par le régime tyrannique humain.
Ce dont il s'agit dans ce genre de piège, c'est qu'on nous demande de montrer que nous aussi, nous sommes des humains, avec nos faiblesses et nos préférences pour nous-mêmes, qu'ainsi, nous en sommes et que nous ne trahissons pas notre espèce, comme il nous en est fait reproche.
Ainsi, avec des questions stupides et insidieuses, du genre: "Et toi, si un homme était en même temps qu'un chien dans un incendie, tu sauverais qui?" peu à peu, on peut se laisser intimider. Erreur fatale car si on tombe dans ce piège de la préférence à l'homme, on entre dans la logique humaniste, à l'origine de la barbarie.
On est sommé de montrer patte blanche, de se renier, comme le fit Galilée pour ne pas être tué, car la mort sociale guette celui qui n'obtempère pas au terrorisme intellectuel de ceux qui veulent protéger leur emprise sur le monde.
N'oublions pas ceci, qui est d'ordinaire ignoré: L'HUMANISME EST UNE RELIGION ET SES INTEGRISTES EN SONT AUSSI VIRULENTS QUE CEUX DES AUTRES RELIGIONS. A CECI PRES QUE LA MAJORITE DES HUMAINS, TOUTES RELIGIONS CONFONDUES, EN SONT AFFECTES.
Alors, on peut parfois se renier. Ca se comprend, vu l'enjeu. Mais du coup, on ne rend service à personne: on est assuré de continuer à faire ce que j'appelle du patinage autistique dans la boue de nos pulsions partielles. Car le mal se soigne à la racine, et pas avec des thérapies comportementales où pointent le retour du mal dès la "guérison" comme dans "Orange Mécanique".
J’ai pris ces exemples un peu au hasard parmi ceux que j’admire, pour bien mettre en évidence qu’aucun discours construit n’est encore implanté pour servir de colonne vertébrale à la défense des animaux, même chez les plus brillants, même chez les plus conscients.
Et, de plus, on perçoit dans toute cette prudence oratoire une difficulté qui concerne l’image qu’ont les (autres) animaux dans notre espèce.
Image dévalorisée d’une animalité à notre service, inférieure, et donc, dans un tel contexte, il est bien difficile de dire ce qu’il convient de saisir de ce réel qui nous entoure mais aussi que nous sommes.
Ainsi, il est actuellement quasi-impossible à la plupart de parler d'égalité et de droits des (autres) animaux ! Alors, parler d’égalité de droit entre les espèces paraît aussi périlleux que de soutenir celle qui existe de droit entre noirs et blancs dans un pays comme le fut l’Afrique du Sud, au temps de l'apartheid.
Nous sommes au cœur de la même logique. Car une chose est certaine, c’est que dans notre façon de considérer la nature nous sommes politiquement placés dans la case tyrannie.
Se battre contre la souffrance infligée à des êtres sans défense est déjà assez difficile et, il faut le dire, est si démoralisant que ceux qui le font ont peu le loisir de prendre le recul nécessaire à la conceptualisation.
Mais, me direz-vous, si on refuse toute stratégie, on ne peut atteindre ceux qui ont le pouvoir--tous le monde--et qui se ferlmet.
Certes, mais ils se fermeront de toutes façons car le mur est indestructible avec des boulettes de papier et déjà là. les hommes s'arqueboutent de toute les façons sur leurs avantages acquis sur la peau des autres.
Je crois plus en la vertu de l'interprétation psy qui, même refusée, fera son chemin que dans celle du glissement progressif de l'éthique. En tout cas il ne faut pas céder sur son désir anti-humaniste si on veut faire avancer l'éthique.
Sinon, l’idéologie en cause n’est jamais combattue efficacement. Comment remonter à contre-courant quand on se sent déjà si faible et qu'on donne des armes au camp qui jouit des biens issus du malheur ?
Être minoritaire n’est pas chose facile. Bien-sûr, en général, les défenseurs des animaux ne risquent pas d’être tués, bien que dans certains pays, il ne fait pas bon s’opposer aux braconniers, et la courageuse Diane Fossey[3][3] paya de sa vie son engagement pour la dignité humaine, car il s’agit de ça, dans la défense des animaux persécutés (pléonasme).
Mais les défenseurs souffrent d’un meurtre social. Ils sont eux-mêmes ridiculisés, bafoués dans leur droit à vivre dans un monde conforme à leur éthique, qui serait juste, et où la cruauté ne saurait être considérée comme banale et normale donc acceptable, cruauté qui fait force de loi dans notre humanité. Leur souffrance compassionnelle est aggravée par celle de devoir s’identifier comme humains alors même que cette espèce les déçoit et les rejette.
Ceux qui aspirent à une humanité à la hauteur de la qualité morale que ce nom suppute, sont méprisés dans leurs convictions par des us et coutumes qui les agressent.
Ces habitudes de vie sont appuyés par des lois qui contredisent ce droit et vont jusqu’à les persécuter, les punir, comme lorsqu’ils sont coupables du crime de nourrissage de telle espèce, comme celle des pigeons des villes, qu’il faut laisser mourir de faim car elle est de trop aux yeux des hommes, bien qu’elle ne soit pas même pas classée nuisible.
les défenseurs sont féminisés parce queleurs valeurs sont traditionnellement féminines: sensibilité, amour.
Mais moi, ici, je pose les bases d'une approche bisexuelle, où la loi, l'éthique, et le désir ont une place au moins aussi importante.
[1][1] A l’occasion d’une interview le 30.1202004, post-raz de marée du 26.12.2004 sur l’Asie du Sud. Il était interrogé sur le comportement des animaux avant les catastrophes naturelles. Il a dit qu’aux informations sur cette catastrophe on ne voyait guère d’animaux, mais que cela ne voulait rien dire, car il était normal qu’on filme plutôt des hommes.
[2][2] Lors d’une émission à la télé, où était conviée Brigitte Bardot, qui exprima sa surprise à ce propos inattendu.
[3][3] 26.12.1985 : assassinat au Rwanda de Diane Fossey, née en 1932 aux USA. Une image restera d’elle : elle fut la première de notre espèce à lier amitié avec un gorille qui lui a pris la main avec affection et une confiance remarquables dans un pays qui a décimé son espèce. Ce gorille fut assassiné avant quelle le soit à son tour.
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ai 2004 : la police thaïlandaise intercepte un véhicule de trafiquants d'animaux sauvages. A son bord, un tigre. Mort et coupé en deux. Pourquoi endommager de la sorte une peau, payée 60 à 100 dollars au tueur de l'animal, mais dont le prix de vente peut atteindre, au final, jusqu'à 15 000 dollars ? La réponse est arrivée de Chine, d'où ces félins ont disparu depuis plusieurs décennies ; cet été, des associations de défense de la nature ont rapporté des photos, prises lors de cérémonies traditionnelles au Sichuan et au Tibet. Les participants étaient revêtus de costumes cousus à partir de morceaux de peau de tigre.