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Psychanalyse et animaux.

Les piègeurs. un exemple entre mille de la cruauté mentale des chasseurs. "Humour " bête et méchant .

13 Mai 2007, 20:32pm

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Publié par Jo

"Dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y eût pas non plus place pour l’homme." Romain Gary, extrait de la Lettre à l’elephant, Le Figaro Litteraire, mars 1968

Je prends le risque d'écrire cet article. Merci de votre soutien au cas où ces brutes s'attaqueraient à moi.

Il est vrai qu’on n’aime pas trop savoir la dualité qui nous est interne. Mais n’est ce pas la meilleure façon de sortir de la barbarie que de reconnaitre le mal en soi et ses capacités à nous assujetir afin de le mettre hors d’état de nuire?

  Je vous invite à visiter le passionnant blog de Pierre Assouline où son article et une serie de commentaires sur Peter Pan m'ont donné envie d'en parler ici.

La barbarie humaine vient du fait que l'homme peut rester enfant toute sa vie. L'âge adulte, civilisé, humain n'est le plus souvent atteint qu'en apparence, et le refoulement necessaire pour laisser fermée la boite de Pandore de ses pulsions barbares est hélas réversible. La barbarie est ce qu'on appelle le retour du refoulé à l'oeuvre dans tout symptôme.

Ce retour du refoulé définit toute jouissance qui necessite un être  "humain" qui jouit  et un autre lésé par l'acte du 1°.   Cette dualité bourreau-victime   s'observe     aussi dans la barbarie du symptôme des individus.C'est sans doute pour cela que Lacan disait que "Le symptôme est transindividuel". De plus, il définit la  personne, car,nous dit-il,  "Le symptôme, c' est la structure." De ce fait, on "est" son symptôme même si on a l'impression d'en "avoir" un.
Remarquez que le langage préfère  cette tournure: "être claustrophobe" à celle-ci:  "avoir de la claustrophobie".

Le jeune enfant, avant d'en être au stade où il est éduqué par la loi d'interdit de l'inceste, est victime de la tyrannie de la pulsion de mort qui  préside à la satisfaction de ses pulsions partielles perverses polymorphes. Chez un enfant, les risques pour les autres sont minimes, puisqu'il satisfait hallucinatoirement ou encore imaginairement ses pulsions destructrices et qu'il n'a ni la force ni les capacités techniques d'un adulte qui, lui, au même stade infantile, serait un véritable nazi.

Encore que parfois, les circonstances font que cet enfant est déjà  un danger publique. souvenez vous qu'on a vu récemment une famille de chasseurs au coeur d'une  tragédie, le fils de 5 ans ayant tué son frère de 2 ans d'un coup du fusil de chasse du papa.

Le nazi est l'enfant du narcissisme primaire, pervers polymorphe, qui, tel Peter Pan, ou encore le Tambour de Gunther Grass, ne veut pas grandir et se croit tout permis.

Le capitaine Crochet n'est que le double de Per Pan, un être adulte exterieurement mais  resté enfant tyrannique dans son réel.

 

Si le personnage de Peter Pan,  malgré tout, est  très séduisant, ceux de son école, celle de l'homme qui refuse de mûrir  ne sont pas des êtres moraux. Pour devenir humain, je conseille aux hommes ceci:

  "Rien ne sert de pourrir, il faut mûrir à point."

Mais leur devise serait plutôt:"Rien ne sert de mûrir, il faut pourrir à temps"!

Lisez bien. Il y a peu de choses écrites, mais ça en dit long sur l'auteur, un chasseur qui, en plus, ne cesse de me persécuter de  ses écrits en me désignant nommément à des êtres dont l pratiques cruelles montrent le niveau moral.

Lisez bien leur cynisme devant l'innocence et la beauté qu'ils aiment détruire impitoyablement, eux dont vous pourrez "admirer" 

par ailleurs

l'esthétique  en vous promenant le dimanche, au risque de votre vie.
Ou encore en regardant leurs photos de Capitaine Crochet sur le blog de ce monsieur qui prétend avoir fait psycho...pour en arriver là! Mais si tous les chemins mènent à l'homme, c'est à dire la brute barbare que nous savons en voyant nos oeuvres perverses  dans le monde...la psycho ne mène à l'humain que si elle est bien comprise.

Et là, c'est exactement l'inverse.
Il aime à faire de l'humour, si on peut dire, encore que je distingue l'humour(capacité à rire de soi) de l'esprit(capacité à être drôle sans que cela n'implique la  moindre distance par rapport à soi) .
Je vois donc, disons, 2 sortes d'humour:

à un pôle l'humour juif qui reprend à son compte les diffamations des antisémites,

et à l'autre   "l'humour" nazi, ne m'en veuillez pas, je sais ce mot tabou, mais c'est pas autre chose, car  c'est l'humour du bourreau qui ricane (bêtement, fatalement bêtement) de sa victime. 

Ce qui s'observe évidemment dans les camps nazis, mais aussi peut se déplorer dans toutes les agressions, toutes les sortes de barbarie comme les guerres, j'imagine.

De quoi naît ce rire?
Je pense qu'il est comparable à la jubilation narcissique du jeune enfant qui regarde son image dans le miroir, ou du bébé qui reconnaît un visage humain.

Je rappelle que c'est l'âge où le sentiment de toute-puissance imaginaire vient compenser hallucinatoirement l'impuissance réelle du tout petit qui dépend entièrement de l'Autre pour survivre.

Ceci est copié collé du site de M. André Marini, des chasseurs de l'Ecluse:

"  EN  LIBERTE, POUR AUJOURD'HUI !!!

 REGARDEZ-LES BIEN TANT QU'ILS SONT ENCORE LIBRES !

        Libres mais en images.

Voici une bonne introduction avant de publier le bilan des captures

sur notre territoire et de remercier les piègeurs de ce prédateur

impitoyable et malheureusement parfois porteur d'une redoutable

parasitose."

 

Au passage, notez cet alibi mensonger de la maladie, alibi que ressortent les  tueurs de pigeons et autres victimes de l'homme qui tue sans faim et sans fin.

C'est honteux, mais bien le signe qu'on peut encore espérer en l'homme car, derrière, il y a la possibilité d'une notion de sa responsabilité et de sa  culpabilité... sinon, à quoi bon un alibi?

Mais en même temps, c'est ça, l'homme qui refuse de grandir. Il transgresse mais le problème c'est que cette jouissance transgressive vient du fait même qu'il sait qu'il brave  l'interdit.
La jouissance humaine est donc enfermée dans cette machivélique problématique de pouvoir se produire dans le mal.

Fort heureusement,  malgré ce qu'en  disent   Sade et l'aficionado Georges Bataille, pas que dans le mal.

En effet, la  sublimation est le recours pour que jouir soit pensable sans braver l'interdit de l'inceste, c'est à dire l'interdit de nuire.

Et il y a la simple et belle jouissance de vivre, comme le ressentirait l'arbre, nous dit Lacan: "l'arbre jouit."

D'être un animal plongé et façonné par le symbolique qui nous éloigne de cette

plus saine

jouissance en nous séparant du réel ...nous sommes, si nous n'y prenons pas garde, des êtres tordus et capables de jouir d'autre chose que de la satisfaction de nos besoins.

Or cette jouissance est celle du pervers de notre enfance narcissique, ce qui, à l'âge adulte est de facto "anormal", donc pathologique.

Or c'est cette pathologie, ce symptôme qui structure notre espèce, la menant, comme le déplorait Freud à n'avoir de civilisé qu'une fine couche de vernis, qui, lorsqu'il craque, laisse , tel dans certains films fantastiques, apparaître l'autre visage, le visage réel d'un monstre.

Simplement,  nul n'aime à se savoir monstrueux et prefère de beaucoup accuser l'autre, la victime, de l'être. D'où les alibis des violeurs"C'est elle qui m'a séduit" , d'où les livres  imposteurs comme "Le protocole des sages de Sion"

non signé et  pour cause puisque son auteur l'a attribué aux victimes juives,

  ou encore

diffamatoires comme

Mein Kampf d'Adolphe Hitler, d'où encore ce qui se lit dans le site de Marini, à savoir l'accusation faite  aux renards qu'ils torturent d'être , je cite, "d'impitoyables prédateurs", et, qui  plus est,  porteurs de maladies qui , sans les bons chasseurs-sauveurs à la façon de celui du chaperon rouge, tueraient toute la faune, nous y compris!!!!!!

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