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Psychanalyse et animaux.

2 émissions inégales sur France 2 pour parler des chiens qui ont mordu.

27 Octobre 2007, 13:45pm

Publié par Jo Benchetrit

Je vais laisser ça sur le site de France 2:

Hebdo du mediateur, puis Science on tourne:

 

Une question posée est restée sans réponse alors que ma logique en éveil m'a donné une réponse. Réponse fort inquiétante quant à notre avenir. puisque la loi va être votée en novembre! Jugez en vous-mêmes.
La question était: pourquoi en Allemagne où la formation du maître des
gros chiens bientôt votée ici est obligatoire il y a le double de morsures mortelles qu'en France ?
Dans le même temps, 30 ans, chez nous il y a eu 30 morts, et chez eux, 60. Malgré la formation ou à cause d'elle?
Tout le pb est là.
Cherchez l'erreur: la formation en
Allemagne est basée sur  l'idée que la solution, c'est l'autoritarisme. JE CRAINS QUE CE SOIT IDEM ICI!
Or les chiens mordeurs ont déjà des maîtres autoritaires, le plus souvent incoherents, humiliants pour qui ils sont la dernière roue de la charette: frustres, sadiques, ignorants, et irrespectueux de leur animal. Comme l'a justement dit Me Lanty de la SPA: des abrutis. Les tyrans autoritaires qui les humilient     rendent fous leurs victimes .

 Les chiens d'Yves Regnier, présent dans l'émission suivante où le même sujet fut abordé  , comme les miens, dorment dans le lit familial ne mordront jamais personne.
Mes chiens n'ont jamais attendu que je mange pour manger après afin de leur montrer que  "leur place est la dernière" comme le conseille Mme Bronsfeld. 

Je suis en colère contre cette injonction qui est pousse au sadisme
et va aboutir à faire des chiens frustrés,humiliés malheureux et donc

plus possiblement agressifs que de braves toutous cocoonés.
Au contraire, pour avoir la paix et ne pas exciter leur frustration, je
leur ai tjrs donné à manger avant nous. C'est la moindre de choses si on
aime que de ne pas faire souffrir.et ils n'ont jamais croqué personne!

Je m'insurge aussi contre celui qi a dit que les chiens qui sont croisés
sont potentiellement dangereux ce qui en contradiction avec ce qui fit
dit fort justement que les races ne sont pas en cause mais les maîtres.
Les refuges croulent, les eleveurs vont se frotter les mains. C'est
honteux alors que l'on devrait cesser tout élevage tant qu'il y a des
chiens qui sont tués faute de maitres.

Malgré ce que dit le dr Bromfield qui récite ce qu'on lui a appris
quand elle était étudiante, le coup du chef de meute, notion qui est
actuellement contestée par de nombreux éducateurs canins et complètement
abandonnée aux USA, je constate que c'est cette optique qui est
inculquée de manière stereotypée et grossière aux gens qui viennent de
prendre un chien par les vétos, est à proscrire. Mais qui m'entendra enfin?
Je ne suis pas seule à le dire en vain car on ne donne pas souvent la
parole à ceux qui ont une attitude scientifique et cherchent la
solution mais à ceux qui ressassent de vieilles et illusoires
certitudes. La science avance en revenant sur ses certitudes d'hier et
on apprend de l'expérience. mais ce ne sera peut-être pas le cas en
France.... Aussi, désolée, attendons nous au pire du fait de cette
formation imbécile qui nous guète..
Cette idée du chef de meute est issue de la croyance que le chien est
enfant du loup. .
Or même la lignée loup- chien n'est pas sûre. C'est pour certains
chercheurs..
.un autre lignée.
Pourquoi, alors les allemands ont ils de chiens plus dangereux malgré la
formation, sinon parce que cette formation basée sur la notion du chef
de meute est mauvaise et ne tient pas compte du paramètre le plus
important, celui de l'amour respectueux dans un climat intelligent,
logique et moral. Aimez votre chien, rassurez le, ne le traitez pas
comme on vous le conseille,cad  comme les maîtres chiens odieux le fond, en
le faisant passer après tout le monde. Cette place est la pire pour un
animal, car il est votre invité, celui à qui vous demandez de vivre une
vie anormale selon les besoins de son espèce en échange d'amour et de
soins.
Ce n'est pas pour rien que les chiens maltraités mordent. Zut alors, il
serait temps enfin qu'on réfléchisse avec du coeur et son cerveau et
pas avec ses vieilles habitudes.
Je suis psychologue et je peux vous dire que le psychisme des chiens
n'est pas si eloigné du nôtre qu'on veut nous le faire accroire.
La solution est une leçon d'amour et de respect

Traitez les comme vous voudriez qu'on vous traite et tout ira bien.



 



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J
1) Bien d'accord pour épingler l'éthologie à trois sous de nombre de vétérinaires comportementalistes et leur assimilation paresseuse du maître au "chef de meute". Certes, il y a consensus dans la communauté scientifique, à la lumière des dernières données de la phylogénie moléculaire, sur le fait que le chien descend du loup, la divergence entre les deux lignées remontant à plus de 15 000 ans (jusqu'à 100 000, en partant de certaines hypothèses avec certaines méthodes d'analyse). Cela dit, de la même manière que les scénarios de différenciation des hominidés ne cessent de bouger au fil des nouvelles connaissances, il y a lieu de penser que les scénarios de différenciation de la lignée canine (et les scénarios de sa domestication par l'homme) vont continuer à bouger.Mais l'important est que les chiens domestiques (Canis lupus familiaris), comme leur nom l'indique, sont des animaux génétiquement modifiés par les hommes depuis qu'ils sont entrés en contact, et donc une éthologie décalquée sur celle du loup est une ineptie. Les (rares) observations de chiens errants (stray dogs), mais aussi de chiens sauvages (feral dogs) montrent d'ailleurs que les regroupements de chiens ne possèdent pas la structure hiérarchisée qui caractérise les loups. Freud, au terme d'une vie de réflexion, en 1938, dans son "Abrégé de psychanalyse", synthétisait sa conception de l'esprit humain en concluant : "Ce schéma général d'un appareil psychique est valable aussi pour les animaux supérieurs qui ont avec l'homme une ressemblance psychique. Il convient d'admettre l'existence d'un surmoi partout où, comme chez l'homme, l'être a dû subir dans son enfance, une assez longue dépendance." A quels animaux pensait Freud ? On ne peut s'empêcher d'évoquer ses chiens, et notamment Jo-Fi et Lin-Yug, les deux chows-chows qui accompagnèrent la fin de sa vie.J'avoue que pour ma part j'ai une conception plus étroite que Sigmund, et je pense que le fonctionnement psychique de l'homme est inséparable de "l'instinct symbolique". Je fais référence à la mise en oeuvre génétiquement programmée d'une triple activité cognitive de découpage, de combinaison et de mise en correspondance, activité qui conduit à générer ou à assimiler des systèmes de représentation permettant des mises en correspondance illimitées (au premier rang desquels bien entendu le langage).Il n'empêche que les chiens et nous sommes à bien des égards sur la même longueur d'onde. Contrairement par exemple aux chats, dont l'Umwelt est à des années-lumière du nôtre, la relation que nous entretenons avec eux en tant qu'animaux de compagnie reposant à mon sens essentiellement sur une illusion anthropomorphiste.2) Pour autant, faut-il traiter nos compagnons canins comme des égaux ? Je n'en suis pas absolument certain. De la même manière que je ne suis pas absolument certain que ce soit rendre service aux enfants que les traiter comme des égaux. Je n'ai rien contre le fait de faire dormir son chien dans son lit et de lui donner à manger avant de se servir. Mais je n'ai rien non plus contre le fait de le faire dormir dans son panier et de lui donner à manger après qu'on se soit servi. Certains chiens élevés sans cadre éducatif (par exemple par des femmes seules pour qui ils ont fonction de compagnons de substitution) sont des chiens qui aboient et couinent pour un oui ou pour un non, qui grognent ou s'agitent sans qu'on comprennent pourquoi, qui ont des comportements craintifs ou hostiles à l'égard des étrangers, bref manquent de la sérénité qu'on suppose à un animal heureux. Un chien a besoin d'un cadre cohérent (ce qui ne signifie nullement un cadre coercitif), ce qui implique que d'un côté il doit être rassuré par la régularité et la prévisibilité des interactions avec son "maître", et de l'autre il doit être habitué à tolérer un certain nombre de contraintes.Le problème étant que la seule bonne volonté du "maître" ne suffit pas à assurer le bon équilibre du chien. Le bon équilibre du maître lui-mêm est également capital, la chien réagissant comme une éponge à son environnement humain. Et un maître psychiquement instable donnera souvent un chien perturbé.Enfin bon, ça fait au moins 15 000 ans qu'on fonctionne comme ça eux et nous...
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G
Tu peux pas savoir comme ça me fait plaisir...Quand j'ai eu ma chienne, on m'a offert un livre pour "dresser" son chien. Je l'ai jeté à la poubelle, je le sentais pas. D'abord, il parlait de cette histoire de dominant dominé, de meute, etc, mais en plus il prétendait que les chiens n'ont pas de mémoire...Et sous la plume d'un "spécialiste", c'est atterrant, à croire qu'il n'avait jamais vu de chien dans sa vie ! Une simple observation montre le contraire.La dernière fois que je suis allée voir la véto de mon village, une jeune qui vient de s'installer, elle m'a dit que j'avais beaucoup de chance que mes chiens s'entendent bien (c'est la mère et le fils), qu'ils ne se battent pas. A vrai dire, ils se partagent un os !!! J'avais jamais vu ça...En effet, il arrive parfois, rarement, que je n'ai qu'un os pour deux et quand je peux pas le couper, je le donne à l'un ou à l'autre. Et à chaque fois, au bout d'un moment, l'os a changé de propriétaire (ça marche dans les deux sens)...Pareil quand ils trouvent les rognures de sabots des chevaux (ils adorent ça), y'en a un qui commence et après il laisse la moitié à l'autre. Bon, moi je suis comme toi, envers et contre tous, je les laisse dormir sur le canapé...et je leur donne à manger même quand on est à table, ils adorent les croûtes de fromage... (je sais c'est pas bien de manger du fromage) ou les os du poulet (je sais c'est pas bien de manger du poulet, mais tu le sais, j'ai un mari qui veut pas entendre parler du végétarisme et je n'achète que du vrai poulet fermier, qui court toute la journée et qui mangent des vers, directement à l'éleveuse qui refuse de faire du foie gras (elle élève aussi des canards qui vont se baigner dans la rivière), tous les éleveurs ne sont pas des brutes épaisses...).
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