Une sentence de Kafka est ma question: Comment fendre la mer gelée des hommes?
Parlant d'une revue littéraire, la mer gelée, Pierre Assouline a cité cette foudroyante phrase de Kafka: “Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous”Comme dans le crime de l'Orient Express, il y a consensus pour ne rien laisser filtrer du secret de la famille Hommes... Je parle de ce en quoi une parole, un mot, une pensée devrait si elle était efficace, comme le serait le livre écrit par Kafka, susciter chez l'autre autre chose qu'une fermeture.
Mais c'est compter sans la résistance qui naît chez celui qui ne veut rien savoir de son désir, comme l'humain moyen. Une pensée, un livre, ne suscite cette fracture en soi que si on se laisse aller à s'ouvrir à la pensée.
La pensée c'est à dire la remise en cause de ses évidences, de ses certitudes de sa mise en pilotage automatique. Le livre , aurait dû dire Kafka, qui fend la mer gelée est un livre idéal qui rencontrer son lecteur, ou un livre a besoin d'un lecteur idéal qui sait risquer la castration en remettant en doute ce qu'il est à chaque page.
L'auteur doit savoir ne pas se heurter à la résistance de celui qui, défendant sa jouissance, ne peut que rejeter l'autre si celui-ci la stigmatise, cette jouissance comme étant à rejeter.
Le lecteur veut pouvoir transgresser imaginairement.
C'est bien, car de ce fait le lecteur ne sera pa le criminel à la jouissance illicite, perverse et pré-oedipienne.
Mais le livre doit faire la différence avec le réel.
On n'est pas coupable de ses fantasmes, mais de ce que l'on fait de nocif à d'autres.
Le sentiment de culpabilité est honnis dans notre société mais
c' est, jusque là, le plus civilisé des sentiments:
"Être homme, c'est être responsable." ST Ex.
Mais... il y des livres qui au contraire renforce cette mer gelée, des livres comme MEIN KAMPF. Mais sont-ils dignes d'être appelés livres, ces vomissures de haine pousse-au-crime?
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