l'Afrique du Sud massacre ses éléphants. Le maire de Venise massacre ses pigeons.le maire ou?demande à ce que le refuge d'Hagenau massacre ses chiens à mine pas assez sympath;
Et puis quoi encore? Soyons braves. Continuons.
Nous ne sommes pas arrivés au bout de nos peines pour débarrasser notre espèce, le genre humain (mauvais genre, celui-là!) de cette barbarie pulsionnelle qui nous colle à la peau.
Il y a de quoi se décourager, je sais. Il y a de quoi mais nous ne nous découragerons pas. Nous avançons, nous devons donc continuer; tel notre ami Sisyphe!
Voici une lettre au sujet des éléphants. QUE CHACUN EN FASSE UNE.
Ambassade d'Afrique du Sud
59 Quai d'Orsay
75343 Paris Cedex 07
info@afriquesud.net
En fait, il n'y a pas de place pour les éléphants, pas de place car l'homme prolifère et rien ne peut le convaincre de stopper cette folie expansionniste et meurtrière.
Il faut arrêter de couvrir la terre comme les algues bourrées de nitrates couvrent certaines plages du littoral breton, etouffant tout le reste.
Monsieur l'Ambassadeur,
Cette décision de l'Afrique du Sud d'abattre des familles entières d'éléphants est scandaleuse.
Seul l'humain et sa responsabilité concernant la disparition dramatique des forêts et de l'habitat, indispensables à la faune sauvage mériterait une politique radicale contre ces crimes perpétrés sur la nature.
Nous nous devons de protéger ces espaces afin que les populations animales puissent y vivre en paix, et non éradiquer systématiquement les "Gêneurs" afin que les hommes puissent investir et détruire encore et toujours un peu plus, une planète dont ils ne sont pas les seuls propriétaires.
Lorsque tout ce qui fait la beauté de cette terre aura disparu, ce sera notre tour, et cela pour avoir été trop gourmand et d'une irresponsabilité imbécile et criminelle.
Nous espérons tous que la décision des Pouvoirs Publics ne sera pas irrévocable, et qu'ils réfléchiront avant de commettre l'irréparable sur des animaux d'une sensibilité et d'une intelligence qui n'est plus à prouver contrairement à celle de beaucoup d'entre nous.
Je vous en remercie
Anne VERTADIER
"Mais il est bien plus facile de perturber un écosystème que de le restaurer... Libérés de toute menace, les éléphants se sont mis à se reproduire. Ainsi le parc Kruger, 2 millions d’hectares, qui comportait traditionnellement une population de 7.000 individus a non seulement rétabli son quota, mais en l’absence de chasse même traditionnelle le nombre d'éléphants a plus que doublé. Au parc Hwange, la population est passée de 45.000 à 75.000. Dans chaque cas, cette prolifération dépasse les capacités du milieu.
Aujourd’hui, les pachydermes se voient contraints de partager en grand nombre des territoires devenus trop exigus pour eux, et contractent des maladies dont la transmission est facilitée par la densité de population. Les points d’eau, surexploités, se polluent rapidement. Alors qu’autrefois ils pouvaient migrer vers d’autres territoires, ceux-ci sont déjà envahis par des hordes à la recherche d’espaces libres, ou tout simplement déplacées par l’homme en tentant de régulariser la situation comme cela a été entrepris à plusieurs reprises.
« Aujourd’hui, la surpopulation crée des inquiétudes pour le paysage, la viabilité des autres espèces, les conditions de vie et la sécurité des personnes qui habitent dans leur champ d’action », déclare le ministre d’Afrique du Sud van Schalkwyk.
De fait, l’éléphant est un des rares animaux dont l’appétit et l’action ont réellement la capacité de changer le paysage et cela n’échappe pas au WWF (Fonds mondial pour la Vie sauvage) qui a reconnu que ces animaux, dont le nombre augmente de 7 % par an en Afrique du Sud, étaient devenus une réelle menace pour l’habitat. « Nous aimons les éléphants, ils sont une image charismatique de l’Afrique, mais on ne peut pas autoriser une espèce à altérer notre capital naturel », admet Rob Little, directeur des programmes de conservation de WWF en Afrique du Sud.
La limitation de l'espèce, seule solution
Le ministre de l'environnement, Marthinus van Schalkwyk, a présenté un plan de réduction de la population des éléphants, sans en préciser l'étendue. Devançant les critiques, qui ne manquent pas, le ministre a affirmé que des normes strictes encadreront l’abattage et que celui-ci ne sera organisé qu’après examen de toutes les autres options, telles les modifications de terrain pour déclencher de nouvelles voies migratoires, les déplacements forcés ou encore la contraception. Tous ces moyens alternatifs devront être examinés par des professionnels des écosystèmes.
D’autres pays africains sont également concernés par le problème, comme le Zimbabwe qui concentre quelque 100.000 éléphants sur son territoire, mais aucune décision n’y a encore été prise. Au parc national du Hwange, plusieurs dizaines d’éléphants sont morts et on s’attend à ce que de nombreux autres périssent par manque de nourriture et d’eau. La Namibie, qui accueillait autrefois des hordes d’éléphants en migration naturelle ou organisée par l’homme (notamment en provenance du Zimbabwe), est désormais en surcapacité et refuse toute importation."
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