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Psychanalyse et animaux.

Le rapport enfant / animal.

2 Mars 2008, 18:15pm

Publié par Jo Benchetrit


 

On a tendance à penser ce couple-là idéal. Les deux se comprennent, et sont faits l’un pour l’autre, pense-t-on.

Ainsi, l’animal devient nounou, parfois même souffre-douleur des enfants.
Mais il n’y a qu’à voir certains enfants qui, comme dans le lion de Kessel, se retrouvent dans les bras d’un fauve le plus souvent élevé par leurs parents pour ressentir qu’il y là, parfois, en effet, une entente étonnante, voire magique. Partant de cette conviction, les parents en mal d’imagination trouvent, pour distraire leurs enfants, une grande facilité dans ce que nous offre le socius dans ce domaine, du cirque avec animaux (où ils souffrent) au zoo (où ils ne sont pas plus à leur place), en passant par les fermes dites pédagogiques où on fait exister un modèle hélas dépassé, loin de la réalité infernale des élevages industriels, ce qui banalise le traitement peu civilisé qu’on leur y impose.

Ainsi, on pourra  leur en acheter, ou en adopter pour eux ce qui est plus humain, à leur demande d’ailleurs bien souvent.
Et la cerise sur le gâteau…on pense utile à l’éducation nationale d’en mettre dans les classes où ils sont bien souvent délaissés pendant les vacances ou alors si mal entretenus qu’ils en meurent..

On croit  que pour eux, c’est la meilleure distraction.

 

Qu’en est-il alors? On sait par expérience que l’enfant s’engage à s’occuper entièrement d‘un animal ne le fera pas, dans l’immense majorité des cas. S’occuper d’un être est difficile, et encore plus d’un être d’une espèce différente qui demande tact et doigté.

Donc ce « couple idéal » ne l’est pas toujours tant que ça si c’est fait sans véritable surveillance, et sans investissement des parents qui doivent, eux, s’engager à tenir l’animal de compagnie pour membre à part entière de la famille et pas comme la possession d’un d’entre eux, ni comme un inférieur, car ça apprend le mépris aux enfants, et l’abus de pouvoir. Et surtout, j’insiste  là dessus, c’est aux parents de s’occuper des soins, l’animal étant un enfant de plus et l’ enfant n’étant pas en âge d’être parent, sinon de poupées et de Tamagushi. Dire qu’il faut leur apprendre à être responsable avec un animal est irresponsable et un déni de ce qu’est un enfant ! En revanche, un animal peut montrer à l’enfant qu’on peut résoudre un conflit autrement que par la violence, qu’il faut de l‘amour dans les rapports, et qu'on peut être amis même si on n’est pas de la même race.

Il y a en fait, à travers le rapport aux animaux, une véritable éducation morale qui s’opère et il  s’agit de ne pas la rater   car il en va de notre avenir à tous.

 

On doit tout de même constater que les animaux nous apportent beaucoup, en faisant concurrence aux psy : on sait qu’un enfant autiste peut être amélioré par ses bains avec des dauphins venant le soigner en toute liberté comme en Israël.

La morale veut qu’on le leur rende !

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