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Psychanalyse et animaux.

Spleen et foie gras.

2 Mars 2008, 22:17pm

Publié par Jo Benchetrit

P.Assouline parle de Drieu la rochelle,, d'Aragon pas que...pas que stalinien, pas que collabo. Certes.

 
Ne pas réduire l’autre à ce qu’il est, parce qu’il est multiple, c’est un luxe qu’une victime ne peut s’offrir.
Lorsque le bourreau…vous torture, il est difficile de se dire qu’il a un côté brave type.
Je me rappelle une chanson de qui, déjà?
“entre l’ombre et la lumière, je m’balance, je m’balance. Je m’amuse bien.”
Je regarde le pianiste tout en travaillant sur mon ordi, une oreille sur le nazisme, un oeil sur une video que vous devriez voir, surtout si vous croyez que ça vous indiffère, et qu’en même temps vous pensez que vous ne seriez pas nazi si…Il s’agit de canards gavés et je ne vois rien de bien lumineux dans tout ça. Sauf que le pianiste rencontre un nazi peut-être pas que nazi, tiens! brin d’espoir. L’homme n’est peut-être pas que ça:
http://www.stopgavage.com/videos.php
?
Oui, existe-t-il quelqu’un ici qui, voyant ce qui est au bout de ce lien changera de l’ombre à la lumière, du luxe barbare à la luz ?
Ce sera mon pari de Pascal ce soir.
Tiens, le chanteur, il s’appelle Pascal, je crois, mais Pascal comment?
je viens de voir ce qui suit, afin de le conseiller à des gens qui ne se croient pas dans le mal quand ils mangent du foie gras…Ils ne savent le bien et le mal, et ils sont la banalité du siècle et des siècles à venir, et ils sont des gens que j’aime par ailleurs mais comment supporter d’aimer ceux qui ne savent pas qu’il faut savoir pour entrer dans l’éthique minimum exigible d’un humain pour ne pas être un nazi?
Savoir.

Et le comédien qui joue si bien le pianiste, Brodi, il aime les corridas, je crois, en tous cas il a accepté de jouer un matador.
La complexité humaine, n’est-ce pas…
D’ombre, de bcp d’ombre et d’un peu de lumière, juste comme les pervers, pour qu’on ne puisse pas les détester tout à fait. Pour qu’on ne puisse savoir s’ils sont côté mal ou côté fenêtre.
Fenêtre, veux-tu naître, petit humain si mal humain?

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T
merci pour cette belle explication, jean-bernard !entièrement d'accord avec toi.
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V
Un "prédateur suprême" comme l'homme ne peut être qu'un nuisible suprême, et ne s'insère pas dans la chaîne alimentaire.<br /> Quelle autre espèce détruit tout ce qui vit, ausi bien sur terre qu'au fond des mers?<br /> Le prédateurs naturels ont un rôle de régulation et maintiennent les équilibres, sans lions les antilopes disparaitraient vite.<br /> Il en est ainsi pour toutes les espèces animales.<br /> La prédation humaine n'est pas régulatrice mais destructrice, c'est d'ailleurs pourquoi les hommes ont créé les élevages, car sinon il y a longtemps que n'existerait plus de "gibier".<br /> Mais alors un autre problème se pose: car les élevages sont en opposition avec les lois naturelles, la prédation humaine contrairement à celle des prédateurs animaux ne participe en rien à la sélection naturelle et au maintien des grands équilibres.<br /> Elle devient donc injustifiable.<br /> Injustifiable et illégitime.
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D
CQFD ! Terrienne,Pour Clopine : www.vegetarisme.frJB, le végétarien de service... 
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T
"Je souhaite continuer à manger de la viande. Mes dents, par exemple, sont parfaitement adaptées aux différentes tâches découlant de la mastiquation de la viande."Bonjour Clopine. Votre phrase citée ci-dessus n'est pas exacte, tout comme "l'homme a toujours mangé de la viande" qui, elle aussi, fait partie des arguments que les mangeurs de viande nous assènent, à nous végétariens, à longueur de temps.Que nenni !!!! Idée fort répandue mais fausse : les premiers hommes étaient des cueilleurs qui se nourrissaient de fruits, de baies et de racines. la chasse est venue beaucoup plus tard. notre mâchoire n'est d'ailleurs PAS conçue pour ça (je vous conseille de lire "les origines de l'homme" d' Yves Coppens, paléoanthropologue, 2 tomes très intéressants qui expliquent d'où nous venons).
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C
et qui dit qu'on ne le doit pas ?J'ai du plaisir à manger de la viande. Sans doute est-ce culturel, puisque l'idée de manger de la chair de phoque crue, par contre, puisée à pleines mains dans l'animal saignant, me révulse bien un peu. Mais c'est ainsi : s'il me fallait en passer par là pour sauver ma peau, je puiserai moi aussi, j'en suis sûre. le problème, encore une fois, n'est pas pour moi de tenir ce rang-là, de prédateur suprême, dans le cycle de la vie. Le problème est de le faire dans l'abjection, en oubliant que nous sommes (peut-être) au bout de la chaîne, mais que nous n'existerions pas sans elle, et que toute atteinte à la dignité d'un bout quelconque de la chaîne nous atteint en fait tous. Le traitement que nous infligeons aux animaux, abominable, relève de l'abomination avec laquelle nous traitons TOUT ce qui est vivant. C'est en train de nous retomber sur la gueule, of course... Et j'enrage quand un petit Sarkozy vient parler de "respect" à des enfants dont les parents, en choeur, vont à la corrida, bouffe des animaux indsutriels et soutiennent l'agriculture intensive; mais bon. Tant que la clim arrive dans les cabine des moissonneuses-batteuses, tout va bien.bien à vousClopine
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J
Merci de signer, merci de ce beau texte. Clopine, vous n'êtes "pas que" barbare...Je le reconnais.Mais pauvres poules, quand même. Evidement c'est moins pire que la façon de tuer, après des voyages terrifiants etc.Mais qui dit qu'on doive manger de la viande?
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C
Bonjour, Jo Benchetrit, je n'étais jamais venue chez vous, et vous m'embarrassez. Parce que, bien entendu, vous avez raison : la barbarie humaine à l'égard des animaux est "fasciste", en ce sens qu'elle veut nier le vivant chez la bête,  comme elle niait l'humain chez la victime de la Shoah.De plus, (et un jour je l'écrirai, "littérairement",  j'en suis sûre), j'ai ressenti "physiquement ", "sensoriellement", la proximité des deux barbaries, le jour où je suis allée visiter une porcherie industrielle.Puis-je vous raconter ?  La forme du bâtiment, allongée, basse de plafond, "posée" sur le sol - sans aucune de ces nécessités qui expliquent qu'une ferme est à côté d'une mare, d'un ruisseau, au milieu de prés exposés au sud, ou bien dans un creux de terrain, etc.  - rappelait indiscutablement les baraquements vus à Auschwitz. Dès la porte franchie, la ressemblance s'accentuait. La lumière électrique dessinait des murs, crûment, tout entiers destinés à leur usage, impitoyables donc. Laids, d'une laideur tournée vers l'efficacité industrielle. Des grilles pouvaient, sur simple commande électrique, s'abaisser ou se lever, pour emprisonner les coches, couchées sur le flanc, à l'heure de la têtée. Les porcelets t^étaient ainsi leurs mères : à travers des grilles, censées les protéger des coups de dents. Car les coches, enfermées jour et nuit, ne voyant jamais la lumière du jour, étaient bien évidemment folles, et là où, dans une bauge classique, la coche peut éventuellement  tuer  un de ses marmots, sur une portée de 8 ou 10 (et peut-être et-ce là une mesure de sélection naturelle, j'ai vu des chattes refuser d'allaiter un chaton sur une portée, et me suis doutée que ce chaton-là était déficient) , là, rien ne garantissait une férocité étendue à toute la portée, défiant ainsi la loi naturelle - mais les coches connaissent peut-être, elles aussi, le désespoir ? Les cages étaient à claire-voie, pour une élimination "rationnelle" des déchets organiques. Cela signifiait que les coches ne pouvaient se déplacer normalement, puisque l'espace, en-dessous d'elles, n'était pas stable. Mais on leur demandait juste de tenir le rôle d'une usine à grossir, à mettre bas, à allaiter. Leur bien-être n'avait absolument aucune importance. Par exemple, on les nourrissait par tube, d'une bouilllie composée dieu savait quoi, qu'elles avalaient directement. Or, quiconque a vu un cochon dans sa vie sait que c'est un animal fouisseur. Tout son instinct le pousse à utiliser son groin, pour défoncer la terre et mettre à jour les tubercules qui font son alimentation naturelle. La nourriture industrielle absorbée par les coches était certes nourrissante, mais niait leur caractéristique vitale. Imaginez un  être humain à qui, pour des raisons d'hygiène et de rapidité d'ingurgitation, on aurait ôté les dents, lié les mains, ouvert de force la bouche et nourri uniquement de liquide. Vous aurez une vue de la condition de ces coches. A part ça, évidemment, tout était "impeccalbe". Calibré, nettoyé, aseptisé, surveillé électroniquement, rationnalisé. Je suis évidemment sortie vomir, et pas seulement à cause de l'odeur. Tout ici, le but poursuivi, les méthodes employées, le vocabulaire aussi (on ne me parlait que de "produits", on ne citait que des chiffres), tout ici me renvoyait directement à la barbarie nazie. Certes, le but n'était pas l'extermination des coches, mais simplement leur exploitation. Mais le vivant était absent du lieu. Le désespoir absolu venait du même ressort : dénier à l'autre la moindre étincelle, la moindre participation à l'ensemble du monde sensible; Le réduire à sa part corporelle, et réduire ensuite ce corps : en cendres, à Autschwitz, en tranches roses, translucides et plastifiées, ici. Inconstestablement, il n'y avait que le cerveau humain, qui, dans les deux cas, avait pu concevoir et mettre en oeuvre de tels projets. Notre indifférence à notre propre condition, notre refus de voir l'animalité en nous (qui pourtant éclate à chacun de nos pas) faisait que, puisqu'il ne s'agissait que de coches, que d'animaux, nous nous autorisions à nous-mêmes de tels crimes, puisqu'ils ne sont pas inscrits comme tels, puisque nous tuons les animaux dont nous nous nourrissons. .Mais moi je vois une différence ontologique dans la "manière". Oui, quand mon compagnon prend une poule dans ses bras, la caresse pour la rassurer, la coince dans un trou aménagé dans la porte et, le plus rapidement possible, lui coupe la tête, j'accepte cet acte. La poule a été bien traitée toute sa vie, nous l'avons nourrie et protégée du renard. Nous la mangeons...Mais je ne nous ressens pas comme des "barbares". La barbarie, c'est la négation de l'autre, dans ce qu'il est. Au-delà de sa mort même, n'est-ce pas. je vais signer la pétition, même si je suis sûre que ma position ne vous correspond pas tout à fait. Je souhaite continuer à manger de la viande. Mes dents, par exemple, sont parfaitement adaptées aux différentes tâches découlant de la mastiquation de la viande. Et le plaisir que cette nourriture me procure (et la certitude qu'un animal pourrait aussi me manger....) m'est essentiel. Mais notre grandeur serait, en acceptant notre nature humaine et carnivore, de refuser notre barbarie, engendrée par notre cerveau malade de la civilisation...Bien à vous Clopine Trouillefou
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G
J'ai regardé le pianiste hier soir...difficile de s'imaginer nazi...
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N
BonjourLabeyrie : le scandale des fichiers illégaux ,Non contente de torturer des animaux et de vendre du foie gras, la maison Labeyrie a permis, l'accès aux adresses e-mail de sa clientèle et de ses contacts divers, dont des opposants à fabrication du foie gras , à toute personne souhaitant avoir accès au fichier contenant plus de 3000 adresses e-mails dont certainement les vôtres si vous êtes passés par sa page contact pour manifester votre désaccordhttp://foodpia.geocities.jp/labeyrislamique/foie.gras.index.htmlCette société, est une véritable honte, on est en démocraitie ici !
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