Combattre le projet de loi pro-chasse de Poniatowsky.
Un état dévoué aux chasseurs et à la tauromachie? Communiqué:
Le sénateur et chasseur Poniatowky vient de déposer un projet de loi pour "la
simplification du droit de chasse", où figure, à l'article 11, la
création d'un nouveau délit, "l'empêchement de l'action de
chasse" qui devrait être, selon lui, sanctionné par 1500 euros d'amende.
Ainsi, non contents de défendre des traditions et des privilèges d'Ancien
Régime (comme la chasse à courre ou le droit de suite) et des
corporations créées par Pétain (les fédérations de chasse), les chasseurs, dans
leur absolutisme, entendent désormais sanctionner la liberté d'expression. Que
la direction des théâtres ne punit-elle de 1500 euros d'amende les spectateurs
qui s'aviseraient de siffler quand la pièce leur déplaît. ! Le but des
chasseurs est de criminaliser les opposants à la chasse, de transformer toute
critique de la mort-loisir en délit. Ils ont attaqué en Justice un responsable
associatif qui juge "pervers" le fait de tuer pour le plaisir, tout
en traitant leurs adversaires de "terroristes ". Ils souhaitent maintenant
poursuivre en Justice celles et ceux qui n'agissent que par compassion en
aidant les animaux sur le terrain, dans le seul but de leur éviter de subir les
pires souffrances.
De nombreux pays ont renoncé à la pratique de la chasse à
courre, dont il ne supportaient plus la cruauté. Les chasseurs tentent-ils de
faire oublier que 73% des Français s'opposent eux-aussi à la chasse à courre,
pratiquée par 0,01% de la population, que 47% des Français sont pour
l'abolition de toute chasse ? Tentent-ils de faire oublier que tout débat est
bloqué par un Etat cynégécrate ?
Si le
gouvernement approuvait une pareille loi scélérate, liberticide et
clientéliste, contraire au droit républicain comme à la législation
communautaire, ainsi qu'il l'a déjà fait dans le passé, (dates de chasse, loi
Verdeille, complaisance au braconnage...), il confirmerait
qu'il n'existe en
France aucune séparation de la chasse et de l'Etat, que les députés sont à la
botte du lobby chasse,
au mépris de l'intérêt général,
et que la France est
bien une cynégécratie où la chasse n'est pas plus séparée de l'Etat que
l'Eglise dans les théocraties.
L'expression populaire demandait une loi pour interdire cette pratique
odieuse. Non seulement elle n'a jamais été écoutée, tout projet d'abolition de
la chasse à courre ayant été passé à la trappe (en 1981, 1988 et 2005), mais en
plus elle sera désormais réprimée.
Voici à quoi promet-on de réduire l'état de
droit en France, pays à la botte des chasseurs. Nous n'aurons plus le droit
d'aider un animal à éviter le sort cruel qui lui est réservé au nom du
divertissement. Notre pays fera une fois encore la part belle aux tueurs
d'animaux, à la destruction contre la compassion. Nous appelons toutes les
associations de protection de la nature et des animaux à manifester leur dégoût
qu'un tel projet soit seulement possible dans une république.
Communiqué signé par : Droits des animaux, CVN.
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