transgression, jouissance, stupidité... La banalité du mal en habits de lumière !
Curieusement, le mal est plus fédérateur que le bien, et ce n'est pas la grippe aviaire et ses avatars criminogènes délirants qui disent le contraire.
Le lynchage décérèbre...ce qui nous rend vulnérable à tout discours expiatoire où les victimes sont offertes aux Dieux les pires afin de se sortir de ses angoisses de culpabilité. On fait l'impasse sur la question: avons nous merité ça? Comment ces catastrophes sanitaires arrivent-elles? Puis je faire qq. chose contre en changeant?
Il faut dire que si on sait que les elevages sont dangereux, on ne pense pas à en finir avec eux.
En particulier, puisque le cochons sont les probables laboratoires de mutation du virus, pourquoi ne pas arrêter de produire ces pauvres mammifères?
Alors, on tue, c'est plus facile.
Les animaux massacrés au nom de sa petite santé ne doivent pas nous faire oublier que tout dans le comportement des hommes est mû par le désir de mourir, d'où le terme de petite mort pour designer ce qui mène le monde...le desir de jouir sexuellement parlant.
Ainsi, dans les labos d'expérimentation, on tue pour vaincre le cancer, et, dans le même temps, on fume pour en mourir !
Écrire sur le mal suppose un choix. Soit on fait miroiter à la manière de Sade, l'extrême exquisité de la transgression, soit, on dévoile la toute aussi extrême stupidité de l'acte de nuire aux autres.
Dans les deux cas, on croit parler du mal…Mais est-il possible de parler de ce qui est vide de toute pensée?
L'acte petitement raciste et haineux d'un Hitler, c'est peut-être jouissif, mais croyez vous que ce soit riche de réflexion?
Il faut donc à ceux qui choisissent de mettre des mots sur le mal un certain courage pour affronter la chose la plus fade et vide du monde...transformée en strass par les illusionnistes qui le déguisent, le mot est fort bien trouvé, en habits de lumière.
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