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Psychanalyse et animaux.

la « farra do boi » ou l'art de montrer le visage de l'humanité telle qu'elle est .....

31 Mars 2006, 09:46am

Publié par Jo benchetrit

Je me fais le relais de ce texte du rpofesseur Paula Brugguer. Mais avant, prenez connaissance de cette effroyable coutume:

FARRA DO BOI 26 février 2004, par buteo

 

Bonjour, Chaque année, dans des villes et villages de l’état de Santa Catarina (Brésil) a lieu la "Farra do boi", pendant laquelle des centaines de boeufs sont torturés à mort.

Plusieurs jours avant , les boeufs sont enfermés, sans boire, ni manger, mais avec de l’eau et de la nourriture visibles et hors de portée. Lors de cette "fête", on lâche le boeuf, et hommes, femmes et enfants le poursuivent avec des pierres, des fouets, des couteaux. La torture doit durer le plus longtemps possible, parfois plusieurs jours. (Os brisés, membres sectionnés, yeux arrachés... pour finir, brulé vif).

Ces crimes sont interdits depuis 1997. Mais le Gouverneur de cet état ne semble pas s’en soucier.

Vous pouvez protester et demander que la loi soit appliquée auprès de l’Ambassade du Brésil. pour la France : ambassadeur@bresil.org

Pour plus d’info : http://www.farradoboi.org

 

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    Pétition contre la Farra do Boi 29 mars 2004, par buteo

    Vous pouvez signer la pétition suivante : http://www.thepetitionsite.com/takeaction/441230448 Merci.

    Répondre à ce message

      Congrès végétarien international, à Florianopolis, Santa-Catarina, Brésil 2 avril 2004, par buteo

       

      Bonjour,

      Le prochain congrès végétarien international se tiendra au Brésil, à Florianopolis, état de Santa Catarina, seul état où se pratique encore la Farra do Boi.

      A mon avis, on ne devrait pas inviter des gens à se rendre à Florianopolis, mais plutôt à boycotter la ville et l’état. A moins que cette rencontre soit l’occasion d’une campagne contre cette tradition.

      La coordinatrice (ivu) du Brésil a répondu à un courrier que je lui avais envoyé dans ce sens, en me disant qu’une note dénonçant la Farra do Boi serait lu pendant le congrès, mais qu’il y a tant d’animaux qui sont tués pour la consommation, etc...

      C’est vrai qu’il y a moins d’animaux suppliciés au nom de la "tradition", de "l’art", bref au nom du plaisir de se défouler que pour la consommation humaine. Est-ce une raison pour se contenter d’un commentaire à l’endroit même où perdure un des plus abject pseudo-rituel qui soit ?

      Ou alors ne fallait-il organiser le congrès dans un autre état ?

      Sur le site d’IVU, on peut lire que Santa-Catarina c’est : "+ de 100 belles plages Plein de soleil L’endroit est fantastique Un paradis, vraiment"

      Pour ceux qui ne seraient pas au courant, un aperçu du paradis : http://www.farradoboi.org

       

      Répondre à ce message

. Là où la barbarie refoulée, à nouveau triomphe, là aussi il faut que Sisyphe veille à remonter en vitesse son rocher:

http://www.eobicho.org/
signez leur livre de visites (livro de visitas) et laissez y votre
message !!

(Lettre rédigée par le professeur Paula BRÜGGER)
Traduction : Anna Cristina Reis Xavier et Jean-Pascal Rouvrais

Des ONG crient au secours pour l'abolition de la « farra do boi
1 ,dans l'état de Santa Catarina - Brésil.

Le Carême et  Pâques sont des périodes de l'année maudites par les
protecteurs des animaux de l'état de Santa Catarina car c'est à
cette époque qu'a lieu plus fréquemment la célèbre «farra do boi ».
Cette pratique spéciste, lâche et violente consiste au lâcher d'un
ou plusieurs boeufs - par manque de ceux-ci, sont utilisés des veaux,
génisses ou chevaux - qui sont poursuivis par des dizaines, voire
une centaine de personnes, la plupart d'entre elles complètement
ivres. C'est une scène réellement déprimante.

Bien que la « farra do boi » ait été expressément interdite par
recours extraordinaire, au moyen d'un accord du « Supremo Tribunal
Federal » (la Cour Suprême brésilienne) , dans le code « Ação Civil
Pública (poursuite civile publique) nº 023.89.030082-0 » et soit
considérée comme crime par la loi 9.605/98, plusieurs secteurs de la
société de l´état en question  défendent le maintien de cette
pratique comme part d'une « tradition culturelle ».


LA POLICE POUR QUI EN A BESOIN.

Nous sommes fatigués d'appeler la police pour faire respecter la loi
et celle-ci ne fait rien. Elle affirme qu'elle se rendra sur place
mais n´arrive jamais, probablement parce qu'elle désire éviter des
conflits personnels avec des voisins ou parents qui participent à
la « farra ». Ils mentionnent aussi le manque de véhicules ou le
fait qu'il existe des questions plus importantes à résoudre comme
poursuivre les bandits. Mais, récemment, il ne manquait ni véhicule
ni personnel pour réprimer violemment une manifestation contre
l'augmentation des tarifs des bus à Florianópolis, de laquelle
plusieurs personnes ressortirent blessées.

MOURIR ET TUER DE FAIM, DE COLÈRE ET DE SOIF.

Les mauvais politiciens stimulent aussi la « farra» par des dons de
boeufs aux  participants en échange de votes. Ces politiciens sont
les mêmes qui votent pour l'augmentation des tickets de transport,
pour l'occupation urbaine incontrôlée, pour la destruction de
l'environnement. Ils détruisent la vie des «participants» et leur
donnent des boufs pour expier leurs pêchés, des boufs comme paiement
de l'exercice de leurs « pouvoirs pourris ».

APOLOGIE DU CRIME.

Il y a moins d'un mois, un journaliste a manifesté, dans sa colonne
d'un journal de grand tirage, le désir d'assister à une «farra».
Quelle honte ! Mais le directeur de marketing de la Santur
(Organisme Officiel de Tourisme de l´Etat de Santa Catarina) a fait
pire : il a déclaré publiquement être pour la réalisation de la «
farra » et - étonnez-vous- que cette fête pourrait même constituer
une attraction touristique pour la région ! Ce Monsieur a été
notifié judicieusement par le Ministère Publique de Santa Catarina
et devra être poursuivi en justice pour apologie du crime.

IGNORANCE CULTIVÉ.

Malheureusement certains professeurs universitaires, surtout des
anthropologues et des historiens
défendent publiquement la «farra do boi » comme une tradition
culturelle. Outre le fait d´être paternaliste et démagogique, cette 
position montre une vision réductrice de la science, car ces
intellectuels justifient cette pratique cruelle en prenant comme
paramètre le paradigme spécisme et anthropocentrique qui domine
notre culture et, certes, ses aires de connaissances.

Ces docteurs, plongés dans cette rationalité anthropocentrique,
oublient qu´ils défendent le même paradigme qui est responsable de
la destruction des conditions de vie de la planète. Paradigme qui
est seulement une parmi plusieurs visions du monde. Ils oublient
surtout que le problème de la raison, c'est que par elle il est
possible de justifier n´importe quoi, sauf son propre fondement.
La science doit questionner ses présupposés philosophiques, revoir
ses « vérités » et redéfinir les métaphores sur lesquelles son corps
de connaissances est érigé. Au contraire, il ne s´agit plus de
science mais de fondamentalisme.

PANIS ET CIRCENSIS ! AVONS NOUS BESOIN DE N´IMPORTE QUELLE CULTURE ?

La «farra do boi» est une pratique moralement indéfendable  qui
motive la violence et la lâcheté, car elle soumet des êtres 
sensibles   à des souffrances physiques et psychologiques.

Même si l´animal n´est pas sévèrement blessé ou mutilé, ce qui
arrive dans la grande majorité des cas, la pauvre bête, assaillie
par la peur,  essaie de s´enfuir et finit par mourir noyée, par
tomber dans des précipices ou elle est abattue  par des tirs de la
police. D´ailleurs il y a aussi eu  des personnes qui sont mortes
(des participants et des non-participants de la « farra »), de la
destruction du patrimoine de personnes qui sont contre cette «
farra », etc. La « farra »est, enfin, un grand « cirque » dont
l´énergie pourrait être utilisée pour la revendication de droits,
d´expressions artistiques, etc. Ceux qui encouragent la bringue ne
sont pas « amis » du peuple. Ceux qui aiment leur peuple, leur
donnent de l´éducation et non pas du « pain et du cirque ».

Nous regrettons de devoir protester contre des attitudes qui
transgressent les lois, qui attisent la violence et l´ignominie,
tout en évoquant le « goût » de la culture de quelques êtres
humains. Est-ce que ces personnes défendraient avec la même
indulgence la sauvegarde d´une telle tradition culturelle si elles
tombaient dans les mains d´un peuple cannibale pour devenir leur
repas?

Des manifestations culturelles qui causent des souffrances ont
toujours existé. Et leurs défenseurs aussi. Cependant, la
maintenance de ce genre de manifestation culturelle, dépourvue de
préoccupations d´ordre éthique ne nous aidera pas à bâtir un monde
meilleur.

Professeur Paula Brügger
Projet « Amigo Animal » / Département d´Ecologie et de Zoologie de
l´Université Fédérale de Santa Catarina.

1.      Farra do boi = pour mieux comprendre ce que c´est que
cette « farra » regardez l´article de l´adresse suivante :
http://terresacree.org/vaches.htm

REAGISSEZ ET SIGNEZ CONTRE CETTE « FETE » HORRIBLE !
http://www.thepetitionsite.com/takeaction/441230448?ltl=1142717792

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J
TRES bel argument, je m'en reservirai.<br /> Peux tu retourner sur le texte droits des animaux? j'y ai mis une photo qui pourrait te plaire...et qd tu seras sur ce site, régale-toi
Répondre
G
On devrait brûler les sorciers et les sorcières aussi (après tout n'est ce pas une vieille tradition bien de chez nous, et malheureusement perdue?). <br /> Cet argument est tellement débile qu'on devrait pouvoir le prouver par l'absurde. J'ai signé la pétition.
Répondre