CPE: Une rafle suivie d'un massacre déjouée à St Germain
Le CPE, ce n'est pas le contrat première embauche, c'est la capture de pigeons à exterminer.
A St Germain en Laye, le 39.03.2006, les cibles-victimes de la société nazie H.A.(Hitler Adolf?) euh...Hygiène Action sont repartis vivantes...
La suite ici:
http://cousin.pascal1.free.fr/st_germain.html
Extrait; témoignage:
Hygiène sAnCTION,
Rencontrer l’horreur nécessite de se lever de bonne heure. C’est donc à 6h15 du matin que je me pose derrière les colonnes de l’église de Saint Germain en Laye. Un quart d’heure plus tard, l’équipe est prête. Il faut observer, ne pas se faire doubler, ne pas laisser aux employés, serviteur du grand Satan, la possibilité de souiller le bitume du sang des « nuisibles », des « parias », des innocents.
Attendre dans la peur de ne pas être là à temps, attendre pour ne pas se faire remarquer … attendre. Les sens sont en éveil et un souffle glacial, le souffle de la mort passe dans la rue, c’est la camionnette immatriculée 77.
Le cœur flanche, l’horreur submerge le corps, les monstres sont là. On perd en discrétion, car il y a une volonté de découvrir le visage des bourreaux. La camionnette redémarre, il n’y a plus de temps, il faut y aller.
Deux policiers se postent devant les barrières. Ces barrières qui nous séparent, le fer fait prisonnier, ce fer des barrières et le fer de la machine infernale pour rafler nos protégés de l’aube. Cette machine qui dans son horreur me laissera une image terrifiante, c’est la puissance du massacre que l’on ressent … le cri des victimes résonne dans cette sorte d’orgue métallique, machine à prendre la liberté, système d’une froideur et d’une monstruosité indicible.
Il faut sauver, les « rats volants », crier, taper contre la barrière, ne pas laisser les bourreaux agir en silence … Ne pas laisser la barbarie en paix.
Les employés du diable sont d’une laideur qui transperce de leurs âmes, quand je vois l’innocence voler au dessus de nos cris, je ne peux comprendre que l’on peut vendre son âme au crime pour de l’argent. Les monstres d’hygiène action, la sanction de l’hygiène, l’hygiénisme fascisant. Qui choisit de vivre à Saint Germain en Laye, près de la foret pour refuser l’animal, la pureté ? et aseptiser a tout prix par le béton.
Les bourreaux quittent la place des martyres qui aujourd’hui n’en seront pas. C’est une petite victoire dans un long combat.
Des clous sont trouvés sur une voiture, un sympathisant ira en garde à vue, loin de moi l’idée de juger ces actes, symboles d’une souffrance face aux monstres que chacun exprime comme il le peut.
Je fonderai en larme en rentrant chez moi … car l’horreur ne laisse pas de marbre et c’est de retour, la réflexion sur le choc, la vision des ustensiles de mort qui glace le sang.
La deuxième partie de la matinée se fera dans une salle de réunion du service administratif. L’administration des grandes salles et des petits hommes, une ambiance que je ne supporte pas. Il faut faire avec.
On rentre dans une salle, là, où des représentants locaux nous attendent. J’ai le plaisir, de sentir leurs mains flasques et mollasses. Il faut reconnaître qu’ils ont la « gentillesse » de nous recevoir. Après différents exposés des immondices des méthodes d’hygiène action, il semble y avoir quelques ouvertures. Il n’est pas simple de faire arrêter des politiques exterministes.
Régulation, Régulation ! Extermination … Sanction … Hygiène … Action…
Non aux massacres des pigeons ! La mort ne régule pas la vie, elle tue ! Hygiène action, votre fin est proche …
Merci à tous ceux qui se mobilisent contre eux, on les aura !
Yann,
| Clac!, clac !, avec une oreille, j’entends ce bruit métallique. Je me tourne. L’employé désinstalle cet appareil monstrueux, bizarre que je vois pour la première fois et avec lequel les pigeons étaient censés être capturés. J’ai froid, mon ventre est noué et il le restera encore pour longtemps. Nous sommes là, la capture a échoué, je suis soulagée et un peu émue. En même temps, je ressens de la colère, de l’impuissance. Demain, cette entreprise sera dans une autre ville, car il paraît que les affaires marchent plutôt bien. Qui sait où ? Il n’existe aucune excuse, aucune justification, pour que ces oiseaux soient tués selon ces pratiques aussi cruelles et inutiles. Ces captures relèvent d’un autre temps, elles sont moyenâgeuses, honteuses, sauvages et de nos jours, indignes ! Réalisées en catimini elles ne sont pas connues et ignorées par un grand nombre de personnes. Et pourtant, des solutions alternatives existent pour faire face aux soi-disant problèmes des pigeons dans nos villes. Alors, pourquoi ne pas s’informer et les choisir ? Il suffirait d’un peu de bonne volonté et surtout, tout simplement, d’être un peu plus……humain. Je pense à une phrase de Ghandi qui disait : « On peut juger de la grandeur et du degré d’évolution morale d’une nation à la façon dont les animaux y sont traités ! ». A méditer et surtout à mettre en pratique! Suzanne habitante de Saint-Germain-en-Laye |
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