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Psychanalyse et animaux.

Trafic: ne pas acheter de perroquets, ni de singes. Maltraitance.

21 Octobre 2008, 14:09pm

Publié par Jo Benchetrit

Si vous vous sentez seul, adoptez des animaux en refuge.
Arrêtez de faire marcher d'odieux commerces. Non, un animal n'est pas un bien de consommation.
Un peu de décence, que diable!


L'étau se resserre autour des trafiquants d'animaux sauvages au Brésil

http://fr.news.yahoo.com/2/20081017/tsc-l-etau-se-resserre-autour-des-trafiq
-c2ff8aa.html


Vendredi 17 octobre, 22h10

Claire de OLIVEIRA
Des cris stridents fusent de toutes parts dans la petite salle du Centre de
tri animalier de Rio où 300 jeunes perroquets verts ont été recueillis
totalement affamés, victimes des contrebandiers brésiliens.

Indifférente au vacarme, une étudiante vétérinaire les alimente un à un, à
l'aide d'une sonde, avec une mixture de protéines et de fruits. Ils sont
encore trop jeunes pour se nourrir seuls.

"Ceux qui arriveront à survivre seront relâchés dès que possible dans la
nature", déclare à l'AFP Vinicius de Oliveira, responsable du Centre de Tri
d'Animaux Sauvages (Cetas) de Rio de Janeiro, un organisme qui dépend du
ministère de l'Environnement.

Tous ces perroquets ont été saisis lors de contrôles policiers qui ont été
multipliés au cours des dernières semaines à Rio et dans tout le pays pour
lutter contre le trafic animalier.

"Dans l'un des cas, une centaine de perroquets étaient entassés dans le
double fond d'une camionnette, assoiffés et affamés", se souvient Vinicius.

"Le trafiquant est prêt à tout pour faire un maximum de bénéfices. J'ai déjà
vu un petit singe caché dans une bouteille isotherme", ajoute-t-il.

Le jeune qui effectuait le transport clandestin des perroquets devait
recevoir 500 dollars pour ses services, soit deux fois plus que le salaire
minimum mensuel. Il encourt maintenant de deux à huit ans de prison pour
trafic d'animaux, association de malfaiteurs et recel.

Plus de 7.000 animaux dont une majorité d'oiseaux mais aussi des singes,
chats sauvages, tortues et serpents arrivent tous les ans au Cetas. Nombre
de primates ont aussi été recueillis après avoir été simplement abandonnés à
l'âge adulte car devenus trop agressifs, par leurs propriétaires peu
scrupuleux.

"C'est un vrai problème. D'autant qu'on ne peut plus les relâcher dans la
nature car ils ne sont plus aptes à se débrouiller tous seuls", déplore
Vinicius, médecin vétérinaire.

"Nous resserrons l'étau autour des braconniers et des trafiquants. Au cours
des trois derniers mois, nous avons saisi plus de 2.000 oiseaux et arrêté 25
personnes", déclare le commissaire de la Police Fédérale pour
l'Environnement de l'Etat de Rio, Alexandre Saraiva.

La législation brésilienne interdit la chasse dans tout le pays ainsi que la
détention de tout animal sauvage en captivité, sauf s'il est issu d'élevages
autorisés, très rares dans le pays. Acheter au marché noir un perroquet vert
ou un toucan extrait de son milieu naturel coûte moins de 100 dollars alors
qu'il en vaut 10 fois plus dans une boutique légale.

"C'est cette différence de prix qui encourage le trafic", explique le
commissaire, rappelant qu'après la drogue et les armes "le trafic d'animaux
est la troisième source la plus importante de revenu illicite".

Mettre fin à ce trafic n'est pas tâche facile au Brésil riche d'une immense
biodiversité où les frontières sont poreuses, surtout en Amazonie,
ajoute-t-il.

"C'est la loi de l'offre et de la demande. Il faut en finir avec le marché
noir au Brésil mais aussi à l'étranger. Un ara bleu, espèce en voie de
disparition, coûte plus de 10.000 dollars sur le marché noir international",
affirme M. Saraiva qui table sur une "meilleure coopération internationale".

"Notre but immédiat est de réduire les bénéfices et d'augmenter les risques
des chasseurs et des contrebandiers. Mais, cela demande un gros travail
préalable des services de renseignements", explique-t-il.

A plus long terme, il faudra également travailler sur les mentalités selon
lui: "Depuis l'arrivée des Portugais, en 1500, c'est une tradition
culturelle au Brésil que d'avoir un perroquet ou un singe comme animal de
compagnie".

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