Poules martyrs: n'achetez pas d'oeufs, pondez les vous mêmes!
Esperons que cette fois, elle fera diligence, cette justice qui n'en a que faire des bêtes que les humains sacrés à leurs yeux donc aux yeux de leurs tribunaux méprisent au point de ne voir d'elles que ce qui leur sert!!! les bêtes sont traitées comme des objets. Le scandale d'une justice qui ne reçoit pas les plaintes contre cruauté envers animaux : C'EST REPUGNANT. Et c'est la définition de la perversion.
video:
http://www.rue89.com/2009/06/21/
deux-associations-portent-plainte-pour-cruaute-envers-des-poules
Les services vétérinaires n'aiment pas qu'on travaille à leur place. Quand une association de protection animale leur apporte en vain la preuve qu'un élevage n'est pas aux normes, ils lui répondent que l'affaire suit son cours et qu'il ne faudrait pas remettre en cause leur compétence.
Les militants végétariens de L214 ont donc porté plainte avec la Société nationale pour la défense des animaux pour « cruauté envers les animaux » dans un élvevage intensif de poules, un délit passible de deux ans de prison (article 521-1 du code pénal).
Avant d'en arriver là, L214 s'est procuré une enquête de terrain et l'a transmise à l'administration. Les images tournées à Languidic, en Bretagne, ne laissent pas de place à l'ambiguïté.
Les « enquêteurs » ont en effet pu filmer des poules dont on n'a pas envie de manger les œufs. Et que l'on retrouvait pourtant en 2008, conditionnés en coquille sous les marques Matines ou Mas d'Auge, ou bien dans la composition d' »ovoproduits » tels que la mayonnaise.
(Voir la vidéo)
L214 dispose d'un relevé minutieux effectué au sein du hangar où vivraient quelque 20 000 poules. Et apporte toutes les preuves des infractions :
- chaque poule devrait selon la législation en vigueurdisposer de 550 cm2, un peu moins qu'une feuille A4. Or dans les cages mesurées par l'association, qui font 38x48 cm soit 1824 cm2, on ne devrait trouver trois poules mais on en voit cinq à sept.
- l'inspection quotidienne des animaux ne semble pas être la règle dans cet élevage : on aperçoit par exemple des cadavres de poules en décomposition avancée, qui bloquent la descente des œufs vers le collecteur.
L'association s'appuie sur deux rapports de visites clandestines dans l'élevage, une en juillet 2008 et une autre en février 2009. Depuis avril dernier, l'association a signalé à trois reprises l'élevage à la direction départementale des services vétérinaires (DDSV). Contactée, cette dernière explique avoir transmis au ministère de l'Agriculture.
Finalement, le ministère vient de répondre à l'avocate de l'association qu'une inspection avait été diligentée : il confirme que les infractions ont été constatées et dit que « des contrôles seront effectués ».
Dans ce courrier que Rue89 s'est procuré, l'administration se retranche derrière le manque de moyens (« l'objectif annuel de la direction générale de l'alimentation est de contrôler 1% des élevages »).
Plus loin, l'administration remet fermement l'association à sa place :
« Vous ne disposez d'aucune autorité hiérarchique pour demander aux DDSV qu'ils procèdent à des inspections. Ces inspections sont réalisées par des personnes dont vous ne pouvez remettre en cause a priori la compétence. »
Pour Caroline Lanty, l'avocate des associations, les choses sont claires :
« On se heurte à la complicité des services vétérinaires avec les intérêts des industriels. Bien que l'infraction ne fasse pas de doute, ils ne vont pas mettre un élevage à terre pour ça. »
D'autres plaintes déposées par L214 sont toujours restées sans réponses : un cas de cruauté envers les animaux dans un abattoir en Alsace (classé sans suite) et unentassement de chevreaux et d'agneaux constaté à Parthenay en avril dernier.
Le temps que l'administration fasse son travail dans l'élevage de Languidic, les œufs auront été commercialisés et les poules, dont la durée de vie est d'un an après la mise en cage (à 18 semaines) seront parties à l'abattoir. Pour finir en bouillon.