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Psychanalyse et animaux.

La mode des animaux au japon fait l'affaire de la mafia nipponne

27 Décembre 2010, 15:00pm

Publié par Jo Benchetrit

Doit on se rejouir?
Moi, ça me fait peur, comme toute domestication. Cependant, le nombre important d'adoptions me rend plus sereine... Et vous, qu'en pensez vous?
Chiens et chats, ou la «pet fashion» nippone
JAPON | Selon le mensuel économique «Shukan Toyo Keizai», le nombre d'animaux de compagnie recensés a doublé en quinze ans. En 2010, le gouvernement japonais recensait seulement 1,6 million de naissances, contre plus de 22,3 millions d'adoptions d'animaux.


Rédaction online / L.T. | 27.12.2010 | 13:32

D'après les enquêtes menées en 2010 par le Shukan Toyo Keizai, 61% des Japonais ont déjà un chien ou souhaitent en adopter un dans l'année à venir, tandis que 36% d'entre eux ont déjà un chat ou envisagent l'adoption dans l'année à venir. Enfin, 59% considèrent que l'animal adopté est un membre de la famille.

L'engouement suscité par les chiens et les chats au pays du Soleil Levant est généralement attribué à la dénatalité, au vieillissement de la population et au nombre croissant de célibataires.

Au Japon, cette année 2010, l'indice de fécondité a été d'environ 1,2 enfant par femme - un des plus faibles au monde. Chiens et chats, considérés comme membres à part entière de la famille, semblent servir de substituts aux enfants.

Des bars à chats aux massages canins

Depuis moins d'une année, les assurances maladie pour animaux voient leur clientèle augmenter. En 2007, Anicom était la première assurance pour animaux légalement autorisée à s'implanter sur le marché japonais. 280 000 contrats seront signés en 2010, contre 120 000 en 2008.

Le marché des accessoires et des produits pour animaux de compagnie est également en plein essor au Japon. Estimé à 1137 milliards de yens (environ 12,6 milliards de francs suisses), ce marché croît de 3% par an depuis 2002.

De l'acupuncture au massage canin en passant par l'aromathérapie, les offres dédiées au bien-être animal se sont largement développées. En tout, toilettage, accessoires et vétérinaire inclus, un foyer dépense en moyenne plus de 250 francs suisses par mois pour un animal.

Le gouvernement japonais a lui-même pris part à la valse du soin des animaux domestiques: dès 2000, il a soumis la fabrication de la nourriture pour animaux à des contrôles plus sévères. Ainsi a été limitée l'importation des aliments en boîte bon marché produits en Chine, jugés trop bas de gamme.

Et cela ne s'arrête pas là. On trouve au Japon des onsen (bains thermaux) canins (dont le «Dog Petit Resort», ouvert en mars 2010), des bars à chats et encore «Pet City», un immense supermarché entièrement dédié aux animaux de compagnie.

Bon plan, même pour la mafia

Le marché autour de ces petites bêtes est tellement lucratif que les yakuza (la mafia nippone) s'y sont mis. Selon les gérants, ils contrôleraient désormais un grand nombre d'animaleries sur les territoires qu'ils ont investis à coup d'acquisitions immobilières.

Le chat et le chien, c'est kawai

La culture kawai, terme omniprésent au Japon, représente un univers esthétique qui a pour base le monde doux et mignon de l'enfance. Qui ne connaît pas la gamme Hello Kitty, dont l'égérie n'est autre qu'une petite chatte - à qui sa créatrice Yuko Shimizu vient de donner une nouvelle amie, très kawai elle aussi: Rebecca Bonbon, petite bouledogue française noir et blanche... Le critère kawai, largement utilisé dans le marketing japonais, s'est transposé sur le marché des animaux, dont les bébés sont particulièrement adulés.

Mais le manque d'espace et l'interdiction de garder un animal dans les appartements loués alimentent la frustration de certains Japonais, qui aimeraient avoir accès à ces nouveaux «biens de consommation». Reste alors la solution de la location d'animaux à temps partiel, très en vogue...

Commenter cet article
J
<br /> <br /> J'ai déjà lu sur la location d'animaux et j'avoue ne pas être trop pour ce procédé....mais bon c'est peut -être bien aussi. Il y a le pour et contre d'où ma perplexité !<br /> <br /> <br /> <br />
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