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Psychanalyse et animaux.

Psychanalyse et animaux.

Colère et tristesse. Analysons et changeons. La débilité volontaire des hommes va jusqu'à leur faire douter de l'évidence tant sensorielle que logique de la sensibilité, de l'intelligence, et même de la conscience de tout ce qui n'est pas homme.

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Corridas: la queue et les oreilles coupés alors qu'ils sont vivants! NON à l'alinea 7!

livre personnel. attention - citez moi!!!

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La violence se transmet par la façon à tort normale dont on traite les animaux. Ecole et apprentissage de la morale.

13 Mars 2017, 14:31pm

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Publié par Jo Benchetrit

Ne m'en Oedipe pas plus. Exemple de la non castration de l'analyste.

Ne m'en Oedipe pas plus. Exemple de la non castration de l'analyste.

Dis papa, c’est encore loin la civilisation ?

—Tais toi et tue.

"La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'Humanité, ce sont ses rapports avec ceux qui sont à sa merci : les animaux.

Et c'est ici que s'est produite la faillite fondamentale de l'homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent"....

Milan Kundera dans "l'insoutenable légèreté de l'être "

Tout le problème de l’humanité tient à ce que pour mûrir, il lui faut abandonner de sa jouissance, donc en passer par un sacrifice d'un peu de soi, ce qui se prend pour le maitre du monde. C’est par l’éducation que l’enfant va, peu à peu, y parvenir afin de former un futur adulte civilisé, capable de se plier à la règle suivante et que la Bible reprend pertinemment : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. »

Or l'école avec sa SVT cruelle, ses banalisations de la coercition par les visites au zoo et au cirque fait faire le travail inverse:"tu seras un barbare, mon fils!"

Freud disait que l’éducation était une activité impossible (à accomplir parfaitement), de même d’ailleurs que la psychanalyse ainsi que le métier de gouvernant.

On peut se demander pourquoi. Selon ce qu’il dit dans Analyse finie, analyse infinie [1] , cela tiendrait à l’imperfection de celui qui exerce cette fonction. Il fait appel à un idée qu’il ne nomme pas bien, alors que Lacan le dit ainsi : « il ne faut pas céder sur son désir. », ce qui signifie que l’ethique analytique veut que l’analyste ne jouisse pas mais « OUISSE », entende, quoi ! Il ne faut pas jouir pour présentifier le nom du père.

Dolto exprimait ça en ces termes dans son seminaire à l'Ecole Freudienne de Paris: « Il faut que la castration passe d’abord par l’analyste ». Cette castration est également indispensable aux deux autres activités. Ce qui guerit en analyse, c'est d'advenir en tant que sujet de sa vie ce qui  permet de quitter la jouissance du symptôme, cette tyrannique addiction. Jouissance phallique, incastrée, douloureuse ou pas, incestueuse d'essence, et gênante pour vivre et desirer.

Il s’agit là, selon mon interprétation, d’exclure ce que peuvent contenir de perversion les métiers qui exerce un pouvoir sur les autres. Cette perversion étant une dérive « naturelle » des hommes­­­­— et c’est sur ce « naturelle » que je vous propose de revenir ici, en y cherchant des causes— ces métiers sont donc impossibles à exercer convenablement.

Mais d’abord, qu’est ce qu’éduquer ?

L’éducation, c’est l’art de faire d’un pervers polymorphe asocial qui se croit tout permis, un être civilisé c’est à dire capable d’ascèse par respect d’autrui, et pour soi, car on ne voudrait pas qu’on nous fasse ce que nous voudrions faire à autrui.

 

L’éducation est ce par quoi l’enfant intériorise ce qui constitue le savoir moral dont en tout premier, les interdits de nuire à autrui.

 

[1] Cette affirmation de Freud figure dans le chapitre VII de l’ « analyse finie / infinie » de 1937 et reprend ce qu’il avait déjà dit en 1925 dans la préface à un livre d'Auguste Aïchhorn, sur « la jeunesse dépravée ». Hitler était au pouvoir depuis 1933, et sa tyrannie montrait bien ce qu’il convient d’éviter en matière de jouissance quand on a le pouvoir sur d’autres vivants sensibles à sa merci, et qu’on croit ainsi avoir le phallus, ce pass pour la jouissance interdite et dont il faut se déposséder en se castrant, en civilisant ses pulsions. Ceci demande une ascèse qu’un tyran évitera par définition.

Enseignons à l'école l'empathie pour les animaux !

Enseignons à l'école l'empathie pour les animaux !

Philosophes, chercheurs, juristes, vétérinaires et psychologues se mobilisent pour un enseignement de l'éthique animale. Un excellent support pédagogique pour développer la sensibilité de l'...

http://www.liberation.fr/debats/2017/02/20/enseignons-a-l-ecole-l-empathie-pour-les-animaux_1549784

un texte de JLeqquesne, psychologue:

Philosophes, chercheurs, juristes, vétérinaires et psychologues se mobilisent pour un enseignement de l’éthique animale. Un excellent support pédagogique pour développer la sensibilité de l’élève et le conduire par l’observation au respect de l’autre.

Enseignons à l’école l’empathie pour les animaux !

Les enfants expriment souvent une empathie spontanée à l’égard des animaux. Ils reconnaissent chez eux une volonté individuelle, une curiosité et une inquiétude qui leur sont familières. Qu’il s’agisse d’animaux proches ou lointains, expressifs, vulnérables, inventifs, curieux ou affectueux… les enfants se reconnaissent dans leur subjectivité et les voient pour ce qu’ils sont : les sujets d’une vie.
Programmes scolaires : loup y es-tu ?

En France, les animaux en tant qu’individus sont largement absents des programmes de l’enseignement. Ils y demeurent évoqués sous l’angle de l’espèce - comme des illustrations de la classification - rarement pour eux-mêmes. Par ailleurs, les connaissances acquises en éthologie sur les capacités cognitives, les émotions ou la pensée animales restent absentes des manuels de biologie, qui demeurent largement mécanistes et centrés sur la physiologie. Autre occasion manquée : dans leur chapitre sur la protection des animaux, les nouveaux manuels d’éducation morale et civique (EMC) n’envisagent d’accorder de la considération aux animaux qu’au titre de la biodiversité, des écosystèmes et de la conservation des espèces. Echouant à considérer chaque animal comme un patient moral ils demeurent ainsi, sauf exception, sans pertinence éthique. Alimentant la confusion classique entre espèce et individu, cette tendance culmine dans les cours de philosophie. La question animale y est abordée dans une approche historique - par le biais de ce qu’en ont dit les grands auteurs - plutôt que par les travaux les plus récents en philosophie ou en science qui nous renseignent mieux aujourd’hui sur la mémoire, la pensée, le langage ou la conscience chez les animaux. Il en résulte que les débats sont posés en termes binaires périmés (inné/acquis, nature/culture, intelligence/instinct…) et qu’on invite les élèves à disserter sur des questions que la recherche scientifique a souvent rendues obsolètes. Enfin, au travers des sorties au zoo ou au cirque jusqu’aux initiations à la chasse ou à la corrida, le rapport aux animaux dont l’école se fait parfois le relais actif valide des rapports de force et banalise aux yeux des futurs citoyens des relations de domination.
Des exemples qui inspirent

Comment concevoir des démarches éducatives qui permettent de cultiver une ouverture aux autres formes de vie sensible, de développer l’empathie et la considération pour autrui, et d’encourager une qualité d’attention à l’autre s’étendant aux animaux - les plus «autruis» des autruis - selon la fameuse expression de Claude Lévi-Strauss ?

Il est en effet établi que, dans un contexte éducatif, le thème de l’animal est un support pédagogique permettant de développer la sensibilité de l’élève, et de le conduire par l’observation au respect de l’autre, de celui qui est différent. L’expérience que fait l’élève de la condition animale favorise ainsi chez le futur citoyen le sens des responsabilités et de la coopération, le rejet de la violence et aussi des discriminations arbitraires entre humains. En Belgique, par exemple, les cours de philosophie et de citoyenneté sont proposés dans l’enseignement officiel durant toute la scolarité, du primaire au secondaire. Cet enseignement vise à permettre aux élèves d’aboutir «à des prises de position personnelles et responsables» et à développer sur des questions éthiques et des enjeux moraux une réflexion collective. En invitant à «comprendre et protéger la vie» et à «épargner la souffrance aux animaux» en adoptant une attitude respectueuse «de leur vie et de leur bien-être», plusieurs chapitres du programme ouvrent des perspectives pour s’interroger sur le statut moral des animaux. En outre, le manuel pour le secondaire soulève cette question dans un chapitre entier, intitulé précisément : Les animaux ont-ils des droits ?

A travers différents thèmes adaptés à l’âge des élèves, il s’agit ainsi d’accompagner chaque enfant dans sa capacité à encourager, par ses choix quotidiens, une relation aux animaux empreinte de respect et de responsabilité.

Vivre ensemble et faire société

En France, l’éthique animale a figuré durant quarante ans dans les manuels officiels pour l’école primaire (de 1883 à 1923) au côté de références à la loi Grammont, première loi historique de protection animale dans le droit français. Sans être nostalgiques de cette période, nous constatons aujourd’hui que notre rapport aux animaux alimente un débat social dont l’acuité est croissante, et qui soulève de vastes et passionnantes questions éthiques et philosophiques.

Les animaux ont-ils des droits ? Ont-ils un statut moral ? Notre responsabilité vis-à-vis d’autrui s’arrête-t-elle aux frontières de notre propre espèce ? Jusqu’où tenir compte de tous les individus capables de souffrir ?

Face à ces questions, la reconnaissance des animaux comme des êtres sensibles dans le code rural depuis 1976 en France, dans le droit européen depuis 1992 et depuis le 16 février 2015 dans le code civil français peut constituer un socle solide et légitime pour intégrer la question animale dans une démarche pédagogique concertée. Fondé à la fois sur l’état des connaissances scientifiques et l’état de la législation, un enseignement de l’éthique animale aura à cœur d’engager la réflexion par une approche attentive aux convictions de chacun. Pour l’enseignant, il importera d’accompagner le questionnement éthique et d’intégrer les notions de respect, de justice et d’empathie envers les animaux dans le cours d’éducation morale et civique (EMC) dans son ensemble. Nous, soussigné(e)s, appelons ainsi à ce que l’éthique animale soit mieux intégrée dans l’enseignement, et que les programmes officiels du cours d’éducation morale et civique s’enrichissent de chapitres consacrés au statut moral des animaux, inscrits dans une progression pédagogique globale sur les notions de droits et de libertés.

Signataires : Marie-Claude Bomsel Vétérinaire, professeur honoraire du Museum national d’histoire naturelle Valérie Chansigaud Historienne des sciences et de l’environnement, CNRS Dominique Droz Psychologue clinicienne, formatrice, Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) Hélène Gateau Vétérinaire Martin Gibert Philosophe Dominic Hofbauer Formateur en éthique animale, association GAIA (Belgique) Thomas Lepeltier Historien des sciences Joël Lequesne Psychologue clinicien, ancien psychologue scolaire Jean-Marc Neumann Juriste, chargé d’enseignement en droit animal, Université de Strasbourg Joël Minet Professeur au Museum national d’histoire naturelle Corine Pelluchon Philosophe, professeure, université de Paris-Est Marne-la-Vallée Philippe Reigné Professeur, Conservatoire national des arts et métiers Matthieu Ricard Biologiste, fondateur de Karuna-Shechen Carl Saucier-Bouffard Professeur en éthique au Collège Dawson (Montréal), chercheur associé à Oxford Centre for Animal Ethics Cédric Sueur Ethologue, maître de conférences, université de Strasbourg.

 

 

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Barbarie-symptôme et psychanalyse, Livre personnel. attention - citez moi!!!, Psychologie et éthique

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Agenda PA manifs 2013. Estivales pro- animaux. Fermons les abattoirs. Veggie pride.

24 Avril 2013, 05:28am

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Publié par Jo Benchetrit

Le végétarisme se propage actuellement et se renforce à chaque crise de confiance au sujet de la viande. La lutte se renforce contre la cruauté de la consommation carnée ou végétarienne qui admet oeufs et lait.

Pourquoi?
Non seulement par éthique, mais par prudence pour la santé, et aussi pour la survie des vivants, dont l'humain si mal nommé. L'élevage, quelque soit le produit, viande, oeufs, laitage,fourrure, est un calvaire le plus souvent, qui aboutit toujours à la mort, donc la plupart du temps, à la terrifiante mort industrielle, l'abattoir. Mais sans abattoir, comme on voit en Chine, avec des animaux battus et torturés exprès pour avoir de la viande qui fait bander, écorchés vifs...c'est encore pire.

Avec l'homme envers les bêtes, le pire, je le découvre chaque jour. Aujourd'hui, plus qu'hier et bien moins que demain.
Chaque jour, en effet, je reçois des infos que je ne mets pas souvent sur mon blog qui, sans cela, serait un interminable musée des horreurs.
Mais croyez moi...Notre espèce est très imaginative question sadisme. 

Nous qui désarmés, démunis, mais forts de notre certitude, de notre savoir sur le fait incontournable que nous avons raison, sommes sur de nombreux fronts, nous qui voulons que la civilisation ne s'arrête pas aux portes de notre devoir envers les autres hommes. Nous qui pensons que nous sommes comptables de ce  qu'on subir   aux autres animaux, avons un sacré boulot qui dépasse, et de loin, le soin que chacun doit apporter aux animaux de compagnie.
Cela nous vaut de la plupart des ennemis de la civilisation de nombreux sarcasmes dans  le meilleur des cas, mais pire encore, le plus souvent,la haine.

  La HAINE, comme tous ceux qui sont dans ce dur mais ô combien indispensable pour les hommes eux-mêmes, ce combat ingrat, l'ont ressenti  à leur encontre. Nous devons beaucoup endurer dans ce combat, cette guerre où nous sommes les alliés des plus faibles contre l'idéologie speciste dominante de type SS, il faut bien le dire, vu l'incoryable mépris  de l'autre sous  prétexte qu'il n'est pas reconnu comme digne d'intérêt autre que son intérêt pour notre jouissance.

Le fait qu'aux USA nous soyons classés terroristes au même titre que Ben Laden, en dit long sur la connaissance des hommes sur ce qui les menace, à savoir un véritable changement, un progrès, un abandon de la jouissance régressive qui fait leur lit depuis des lustres, et ce, de plus en plus. Ils sont des enfants capricieux et gâtés qui ont peur de grandir. Au fur et à mesure que l'homme croit se civiliser, il plonge plus profond dans la barbarie.
Paradoxe de celui qui se croit le seul être moral et est le plus immoral, de celui qui confond progrès technique et progrès humain, de celui qui conspue la cruauté montrée mais ne veut rien savoir de la cruauté cachée. Alors, ce que voit l'anti-viande, le carnivore honteux  (se) la cache, et les petits martyrs souffrent, mais en silence. L'oeil est bien dans la tombe , mais il ne regarde plus Caïn.

Quant à la consommation de viande, j'ajouterai un petit bémol à mon cocorico joyeux du début.Elle diminue essentiellement niveau boeufs, c'est à dire le plus souvent les malheureuses vaches à lait. La viande blanche est privilégiée. Les principales victimes, les plus  torturées sans  doute, les volailles, servent souvent de substitut à la viande rouge...Vue leur taille, il  y a plus d'êtres à souffrir.

Cette année, les parisiens devront voyager...


Genève, 16-20 mai, Veggie Pride
La Veggie Pride, cette année, prend une envergure exceptionnelle, devient internationale et regroupe de nombreux événements, aussi bien politiques que festifs, sur cinq jours ! Une sacrée organisation, pour accueillir les personnes du monde entier qui refusent de cautionner les massacres pour la viande ! Vous en saurez plus en allant découvrir le site

http://veggiepride.ch

Du 18 au 26 mai, Semaine mondiale d'actions pour l'abolition de la viande
Comme en janvier et en septembre, la dernière semaine de mai est consacrée à une multitude d'actions à travers le monde visant à promouvoir la revendication d'abolition de la viande, de laquelle découle le sort de milliers de milliards d'êtres
sentients : l'objectif le plus ambitieux du XXIe siècle !
Le cas échéant, n'oubliez pas d'annoncer les actions que vous allez organiser sur le site
http://meat-abolition.org
Paris, Toulouse, Toronto, Istanbul, Sao Paulo, Rio de Janeiro, 15 juin, Marches pour la fermeture des abattoirs
Il est grand temps de revendiquer haut et fort l'abolition de l'esclavage des animaux, l'abolition des pratiques qui leur causent les plus grands torts : l'élevage, la pêche et l'abattage.
Ces marches elles aussi prennent de l'envergure, se multiplient à travers le monde. Elles aussi sont importantes pour propager la perspective d'abolition de la viande !
http://fermons-les-abattoirs.org
Région de Saint-Etienne, du 2 au 11 août, Estivales de la question animale
Dans une ambiance à la fois studieuse et détendue, des rencontres incontournables pour affiner notre appréhension de la question animale, pour rencontrer des personnes passionnantes, discuter et débattre et, espérons-le, fomenter la révolution animaliste !
http://www.question-animale.org

Estivales de la question animale et/ou manif: on a besoin de vous !!!  Il est indécent que les fachos adversaires du progrès envers les homosexuels soient plus nombreux dehors que les forces anti- cruauté humaine.

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Téléthon piège à dons. Recherche, corrida, même combat? Machiavel et la civilisation.

5 Octobre 2011, 06:48am

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Publié par Jo Benchetrit

 

 

Je m'adresse à tous, y compris  anticorrida car il y a parmi nous des gens qui, en tout innocence , donnent à la recherche, et d'autres, qui sont neutres,  plus nombreux, comme par rapport aux corridas et autres turpitudes bien humaines, ce qui les autorise. 
De même qu'ils  imposent aux aficionados de voir de près la souffrance  des taureaux, cf le  film de Jerome Lescure et celui de Thierry Hely,
qu'ils regardent ce qu'on fait avec leur argent:

Video en haut à gauche :

https://secure.peta.org/site/Donation2?df_id=6540&6540.donation=form1&set.custom.Campaign_Code=C11KEABLBNG&autologin=true

 

Barbares en toute innocence, au nom de la bonté, ils donnent au Téléthon, au Sidaction, à l’ARC etc. Barbare aussi l’usage qu’on fait de nos impôts dont une partie va à la recherche fondamentale qui est source d’atrocité et à la recherche militaire qui ne l’est pas moins. Je pourrais me limiter à vous donner des chiffres, de l’ordre de 1 animal tué dans des souffrances abominables dans le monde/par seconde, mais aucun chiffre ne permet de ça-voir ce qui se cache dans les labos. Aussi, certains militants de la civilisation, la vraie, l'ideale, donc l'impossible à jamais, celle qui en finirait avec la cruauté fondamentale du Narcisse que chacun est, s’introduisent en caméra cachée et filment le secret des labos : ce que nous ne voulons pas savoir par pure et honteuse, ridicule, humiliante pour notre espèce, lâcheté.
Regardez  celle-ci avant de vous lancer dans des actions héroïques pour fournir à des tortionnaires de quoi sadiser des êtres qui n’ont par définition, aucune culpabilité, des innocents de nos désirs, de notre craintes, et de nos turpitudes .

Nous sommes conditionnés à penser :

1)   que nous ne devons  protéger les animaux qu’en cas de non utilité pour nous de leurs souffrances ! (d’où le nombre impressionnant des militants anti-corridas)

2)    Même athée, à croire en un Dieu, l’Homme, celui qui, par définition  serait l' être le plus précieux, les animaux devant rester « à leur place »(Ha ? quelle place dame nature leur a-t-elle donné ? Ha, la Bible ! la religion ? mais qui de vous est assez fanatisé pour croire que les animaux sont des choses faites par Dieu him-self pour nous servir ?)

3)    du coup, aux yeux de beaucoup, la corrida est barbare, mas la torture animale en labo, c’est moral ! au nom de quelle morale on peut imaginer bien et bon qu’utiliser les faibles, parce qu’ils ne peuvent se défendre est le must de la morale ? La grande orgie des bons sentiments, le Telethon, est en réalité une immonde fête de l’égoïsme et de la cruauté.    Les plus faibles sont corvéables à merci ? C'est l'ethique , pourtant décriée,  de Machiavel. « Bravo » à ceux qui fondent leur éthique sur celui pour qui les scrupules ne sont qu’une entrave à notre liberté de faire n’importe quoi  pourvu que ça nous serve. Et notre civilisation fière d’elle peut ensuite s’étonner d’avoir façonné l’humain en une espèce dangereuse, toxique pour elle-même et la nature dont elle est à son insu, capable  de décevoir ses aspirations à une humanité pacifique et bonne !

d'un côté, en effet, la civilisation se donne comme le moyen par excellence de lutter contre une barbarie qui lui semble l'essence de l'homme, d'où ses lois, sa police, son armée. Et de l'autre, elle fait en sorte d'echouer dans ce projet au nom d'une paradoxale surévaluation du  même humain.  Car celui qui lui semble le pire, l'homme, est en même temps à ses yeux le meilleur, puisqu'il est celui à qui tout être non humain (ou pas assez humain comme le furent les "sous-hommes") doivent être sacrifiés. Du coup, il est clair que le nazisme est l'ideologie humaniste par excellence.

Pourquoi alors s’étonner de la tauromachie, du nazisme, des guerres ethniques de partout, de la sottise diffamatoire qui divulgue des écrits calomniateurs  comme les Protocoles, faits pour pousser à la haine ?

Puisque la fin justifie les moyens—merci Dieu et Machiavel— alors TOUT est permis. Voilà où est installée notre ideologie, le grand Autre non barré qui nous sert de réference pour mesurer à son aulne notre degré de...civilisation!!!

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Corridas. Psychose et perversion. La perversion est le rapport banal aux animaux.

31 Juillet 2011, 03:59am

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Publié par Jo Benchetrit

 http://www.sade-ecrivain.com/images/saderayr2.jpg

Portrait de Sade par Man Ray, de l'art, donc de la sublimation qui rend la pulsion la pire parfaitement inoffensive. Cet homme fait de pierres fait penser à une pierre tombale, celle qui manque à Sade qui  a interdit toute inscription sur sa tombe.

http://ecthoren.edres74.net/IMG/taureau_vs_matador.jpg

La saloperie dans les arènes : l'enfer des pulsions débridées contre de pauvres bêtes.

 

 

D'un côté de l'art, de l'autre une hallucination d'art perçue uniquement par les aficionados en tant que pervers. Les autres y voient une scène insupportable de torture...

Le pervers hallucine le réel, comme le fait un psychotique, ce qui pose la question de sa responsabilité.  Le fou est en effet réputé irresponsable . Pourquoi pas le pervers? C'est qu' il y a une différence  Au fond, le pervers sait qu'il "hallucine" le réel en le formatant à sa botte mais fait comme si il n'y avait pas d'autre réel que cette construction. En fait, c'est une hallucination qu'on peut dire presqu' imaginaire chez lui, plus une interpretation erronée du réel qu'une image inventée, alors que l'  hallucination psychotique, c'est, pour le fou qui la perçoit du réel indubitable...

La corrida, on le sait,  est un acte interdit car classé comme sevices graves en france...et autorisé par un alinea, le 7 de la loi 521-1 du code pénal. Zlle a été admise par un ministre de Sarkozi, l'aficionado, par une comisson dirigée par un aficionado...la pillule a du mal à passer. Mais   admettons que ce ne soit rien qu'une anodine reconnaissance que la chose est un fait de culture locale qui ne l' empechera pas d'etre interdite un jour. 

Qu'estce qu ça implique en realité?

Faut-il distinguer plusieurs morales parfois antagonistes mais tout aussi respectables au nom d’un principe égalitaire entre les cultures ? Dans ce cas, attendons- nous encore un progrès humain ou tout se vaut, tout est aussi respectable et nul n’a   à s’ériger comme modèle pour l’autre ?

Tout cela soulève d’autres questions tout aussi fondamentales : L’accès à la jouissance est il un droit ? Qu’est-ce que le devoir ? Un empêcheur de jouir en rond ou une ouverture vers la maturité de notre espèce ?

Le fait que nous ne sachions pas comment en finir  vraiment avec la barbarie qui menace notre espèce en   posant comme   prédateurs des hommes pour d’autres hommes, est ce quelque chose d’inéluctable ? Doit on dire que c’est la nature humaine et que nous ne pouvons  pas lutter ?

Statut de la culpabilité relative aux cultures. Devons nous penser que la morale est relative, locale ou bien universelle ?
Selon la psychanalyse, il n’ y a qu’une  morale, celle qui, effet de la loi qui interdit l’inceste saura formater un homme qui sera sujet de son désir…et non une chose qui sera objet jouissant au profit d’un surmoi tyrannique.

 

  

 

Bon, alors, là, laissant de côté ma colère et ma tristesse quand je vois l'innommable imposé aux pauvres bêtes...  je vous donne un petit aperçu de ce que la psychanalyse peut dire de  ce que nous sommes à la lumière du rapport entretenu structurellement aux (autres, mais déniés en tant que tels) animaux.
A tout humain dans son rapport aux bêtes comme à l’aficionado, dont il est le paradigme non reconnu comme tel, de même  que chacun se croit résistant et pas nazi, on peut conseiller utilement une réflexion sur ce qu'est la perversion. Et pour cela, il y a par exemple sur Wikipedia un article sur la perversion narcissique qui en est une des formes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Perversion_narcissique

 

 A présent, allons plus loin en comparant la structure perverse et ce qu'il faut bien appeler l'absence de structure psychotique. Elles ont en commun de substituer au Réel une version personnelle que chacun appellera réalité, en toute sincérité. Bien sûr que le névrosé n' echappe pas à ce que Lacan a représenté par i(a), c'est-à-dire au fait que le réel ne se perçoit pas en tant que tel, qu'il est « imaginarisé », reconstruit avec une touche de son fantasme. Chacun voit midi à sa porte et le réel à sa façon. On parle alors de réalité, ce qui vient à la place du réel. Cependant , on ne vit pas dans un monde solipsiste et on ne va pas jusqu’à douter que le réel existe bien.
De plus, on peut se mettre d'accord au moins sur certains points de ce qu'il est.
D’ailleurs, parfois, il nous atteint tel quel, par exemple quand on subit un choc. C’est pour cela sans doute qu'on a pensé aux électrochocs pour soigner la psychose et  que Disney   rend  la mémoire à Mickey amnésique en lui donnant un grand coup  sur la tête.

Ou encore, comme en Mai 68, le réel est perçu tel qu'il est, quand on analyse aisément les choses, sans s’encombrer des conventions et des préjugés donc du bain idéologique qui nous formate à notre insu pour percevoir de telle ou telle façon le réel.

C’est en cela qu'il est indispensable à qui veut savoir parler honnêtement, juste, donc le plus adéquatement à la réalité non entachée de trop d’imaginaire, de critiquer ce bain idéologique, de mettre en question nos évidences, et de ne jamais se laisser être la dupe d’un discours préétabli avant de l’avoir passé sous la lumière de la perplexité prudente, et de la pensée. C’est à mon sens ça aussi, l’éthique. On aurait pu l’appeler le doute cartésien si, justement, Descartes avait vraiment douté de tout dans le Discours de la Méthode, ce qu'il ne fit pas.

Le principe de réalité ne peut être toujours perdant face à celui de plaisir. Je rappelle que le principe du plaisir est dominé par la pulsion de mort. Il se répère àl’extrême dans la folie (psy-chose) où le sujet n'est pas autre chose que sa chose.

La perversion est proche de la folie, en se soumettant presque exclusivement à son principe de plaisir.   En déniant le réel , en le fabriquant à la  mesure de la jouissance que ça lui procure, le pervers ne perçoit que ce qui est au service de cette jouissance et pas du tout ce qui est en soi. Pourtant, le pervers n’est pas psychotique. Ça veut dire ceci : il n’hallucine pas vraiment, mais il fait comme si le réel reconstruit, sa réalité rêvée et plaquée sur l’étant, était l’unique version de ce qui est. Il f     ait comme si, mais en fait, il sait bien que c’est faux.
Le pervers, comme son nom peut l’indiquer, est assez tordu pour cela, alors que le psychotique ne manigance rien. Il subit son hallucination sans  être  en mesure de lutter, de douter, de critiquer sa perception erronée. C’est en cela qu'on ne parle pas de responsabilité pénale dans le cas de folie. Le pervers, quant à lui, est capable de cette mise à distance, mais s’y refuse par sa conviction certes délirante mais d’une certaine façon mimée par un jeu de cache-cache avec lui-même en tant que sujet lucide floué au final, car entièrement joui par l’Autre, conviction donc… que ce qu'il voit est comme il le voit. Il n’y a peut être que le père symbolique qui soit en mesure de lui rappeler son erreur de perception, en sanctionnant ses fautes. Mais ce révélation du réel est fugace et il est comme tout adict, très faible par rapport à son surmoi archaïque, celui qui lui dit : Jouis ». C’est en cela que certains  demandent à rester en prison, pour se protéger et aussi protéger  les autres de ce qu'ils savent  être mal, mais savent aussi  ne pas savoir, vouloir, donc pouvoir résister. Quelque chose en eux ricane et est ravi de tromper le père en baisant la mère. C’est pour cela que la perversion est le plus souvent inaccessible à la psychanalyse. Mais si sa motivation est assez forte, alors, c’est rendu possible.

En fait, si le sujet psychotique est bouffé par l’inceste, le sujet pervers en est détruit, mais    peut se reconstruire s’il le veut. Le psychotique peut  de son coté espérer s’ en sortir si la métaphore  du nom du père manquante peut au moins trouver de quoi être jouée par un « symtôme » qui peut être comme pour Joyce selon lui, l’écriture. Freud disait que même  un délire peut jouer ce rôle, que j’appellerais de passeur vers la guérison, enfin, quelque chose qui permet au sujet de tenir sans être complètement dissout dans son réel, donc déconnecté de la réalité.

Le pervers est passé par la castration, puis a régressé car ça lui a été intolérable. Le  psychotique n'y est jamais parvenu.
Le fait d'avoir regressé fait que le pervers  frôle mais échappe à la psychose fixée,elle, avant la castration. Le pervers tient à son illusion (imaginaire) d'être ce qu'il faut à l'autre pour le compléter, le déni (imaginaire et réel) remplaçant l'hallucination psychotique (réel), mais comme on le voit dans le regard qui ne voit rien que leur jouissance des aficionados sur la corrida, n'en est pas loin. On pourrait parler dun mécanisme dedefense qu'on voit plus souvent chez les schizophrènes : l’isolation. Le pervers aficionado, tout regard ne voit rien de ce  qui se passe par identification à la victime puisqu’il ne le veut pas. Ce qu'il veut, c’est que cette horreur le fasse jouir, pas autre chose qui puisse troubler sa montée vers l’orgasme  qui explose dans les mises à mort.

Le souci avec le pervers, c’est que, contrairement au fou, il a l’air tout à fait  normal, en dehors du moment où il est pris par sa perversion, dans un passage à l’acte.

De plus, il fascine car il jouit sans se soucier du quand dira ton…il ne connaît pas la honte s ni le sentiment de culpabilité qui envcombre le névrosé moyen. Il fait ce dont tout névrosé fantasme, rêve, mais ne fera pas, ou alors en en souffrant beaucoup, des années plus tard encore, car lui se sait coupable et à la limite peut être en grand conflit avec lui-même, et se haïr d’avoir cédé à sa jouissance.

Car ce qui est certain, c'est que le pervers ne voit pas le réel, mais ce qu'il veut y voir pour se sentir exister. Or il ne peut exister qu'en croyant que ses sévices, ses forçages ne sont pas son désir mais du désir de l'Autre qui a besoin de ça, selon son fantasme pervers.

Lire absolument dans les Ecrits le magistral texte de Lacan : Kant avec Sade.
Alors que le psychotique  ne voit pas plus que le pervers le réel réel   ce qu'il voit lui est imposé (comme) par le désir de l'Autre de manière aussi réelle que nous percevons la réalité,le psychotique n'a pas d'imaginaire. Il est halluciné.

Ce qu'il voit ne vient pas de son désir. il ne trafique pas le réel comme le fait le pervers. Mais c'est très proche pourtant.
Le psychotique subit le  réel imposé par son délire et ses hallucinations. Il ne le fait pas, mais le réel le fait. Avec le psychotique, tout est, de son point de vue, réel.

Le pervers est l'envers du névrosé en cela qu'il passe à l'acte dans le réel , là où le névrosé se contente de son fantasme imaginaire pour jouir. Le pervers peut se croire proche de l'artiste en cela qu'il crée, par son déni du réel réel , qu'il crée donc,  comme l'artiste, un réel. Mais   au lieu de s'en tenir à cette création imaginaire comme un névrosé ou d'en faire une œuvre  sublimant ses pulsions en les rendant inoffensives comme l'artiste, il passe à l'acte et détruit l'autre à qui il dénie toute capacité de choisir son destin. Il   ne  met  pas entre sa jouissance et ses actes la barrière de la reconnaissance que ce que veut l'autre est une énigme qui lui appartient et que lui, le pervers, ne peut savoir à sa place.

A  la question angoissante du désir de l'Autre: que veut la mère? il répond comme le fait le bébé-phallus: "MOI, rien queue- moi!" C'est pour cela que le pervers est désarmé par la manifestation contraire de l'Autre qui, au lieu de lui dire merci, l'accuse.

Le psychotique, lui, est déjà le lieu de la jouissance de l'Autre. La question ne se pose pas. il en est la réponse. Le psychotique ne doute donc pas.   Le pervers ne doute pas plus, il "sait", en fait il croit que tout ce que veut l'Autre, c'est lui.

Le psychotique paranoïaque ne doute pas du fait que l'Autre lui veut du mal. Le pervers ne doute pas qu'il veut du bien à l'Autre et que lorsque lui, le pervers, jouit, l'Autre aussi, et réciproquement puisqu'il est, lui, le serviteur de la jouissance de l'Autre. Cette jouissance de l'Autre est la raison d'être du pervers qui s'en fait l'instrument, la chose, plus que l'esclave.

Si l'Autre dit au paranoïaque: "je ne te veux pas de mal",il sera entendu comme menteur, menace de nouvelles entourloupettes.

Si l'Autre dit au pervers:"tu ne me fais pas de bien", il sera entendu comme monstre d'ingratitude, le niant, lui, ce qui le rend...fou de rage puisque c'est sa fonction unique, sa raison d'être, qui lui est refusée par cet individu de mauvaise foi, ce traître qui désire ailleurs, le menaçant d'un tiers, donc  d'un père.  Donc de la loi d'interdiction de l'inceste, ce que le pervers fuit, ne veut pas voir, s'aveugle pour ne pas être aveuglé comme Oedipe le fit (castration de la pulsion scopique) pour avoir vu ce qu'il est interdit de voir: sa mère jouissant (remplacée par la souffrance et la mort du taureau pour la perversion tauromachique).

Le pervers hait celui qui lui ouvre les yeux par peur de la pire des sanctions: son savoir sur lui et sur l'Autre, pouvoir entendre l'Autre, son propre sentiment de culpabilité.  et cerise sur le gâteau: la castration symbolique obligatoire pour devenir un sujet humain. Mais, contrairement au psychotique, le pervers sait. Il fait comme si il ne savait pas. Ainsi, la castration déniée est reconnue en prélevant au martyr ce qui manque à ses tourmenteurs: la queue...et les oreilles des sourds que sont les gens du mundillo.  

J'espère que ma petite élaboration vous aura servi de point de départ à une  réflexion sur le "qui suis-je?" qui devrait s'imposer à tous pour se donner les limites que l'éthique impose.

 

A une relation aficionada, ami d'un  ami, j'ai écrit ceci :

Tu noteras un des traits commun à toutes les perversions, je pense: l'absence d'empathie. C'est à dire une nécrose de sa capacité à s'identifier à la victime comme telle. Il est évident que  si l'aficionado s'identifie au taureau, c'est en jouissant d'un rapport sexuel sado-maso  imaginaire. L'enfant très jeune confond la scène primitive (le coït de ses parents) avec un  rapport violent. Le pervers aficionado  confond un rapport violent avec une scène d'amour. C'est cela la perversion. Le déni de ce qui est, au bénéfice de ce qu'on veut qui soit.

J'y rajouterai l'illusion de sa légitimité, de sa toute-puissance, et aussi celle de tout savoir sur ce qui est bien pour soi et pour l'autre. C'est pour cela qu'un pervers ne peut savoir qu'il fait mal tant que la justice  et l'opprobre sociale ne le lui disent pas.

C'est en cela que la loi doit faire son devoir. Or l'alinéa 7 est au contraire pervers en cela qu'il est complice de la perversion de l'imundillo. je ne dis pas que chaque tauromaniaque est pervers. Je dis que la position de chacun est alors de la perversion sociale. Un peu comme Freud dit que la religion est une névrose obsessionnelle sociale.

Mais tu dois penser que je suis folle...ce qui est vrai car j'ai l'illusion que tu pourrais changer, t'émouvoir devant la souffrance atroce des animaux alors que justement tu ne peux être que dans le déni sinon tu ne supporterais pas plus que moi ces abominations.

 

 

Mais on a vu parfois quelqu'un enfin VOIR ce qu'il se cachait, traitant le réel comme une anamorphose. Y compris parmi les assassins, comme le sont les toreros. 

C'est dans cette optique que je lutte, en attendant que la loi suive le chemin de la raison, c'est à dire ne se comporte plus comme l'esclave jouissant du maître pervers. Ça ne rend pas service au pervers qui se tient en deçà d'être un sujet du fait que son refus de la castration le tient en état d'esclave, lui, de chose, d'addict à une jouissance de l'Autre qui le ravale au rang d'ordure indigne, c'est à dire d'objet a, d'abject, et non de sujet désirant. Relevez vous, l’Autre vous voit et sait que ce que vous   faites est hors la loi! Loi qui interdit l’inceste à distinguer de la loi perverse des hommes, loi qui vous autorise au pire et vous confine dans l’abjection désubjectivisante.

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Nous voulons d'un monde meilleur? Matons-la-bête-en-nous et fichons la paix aux animaux.

31 Janvier 2011, 05:58am

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Publié par Jo Benchetrit

grosse-gigi.jpg

Ma belle pigeonne Gigi se reposant tranquillement sur notre canapé: une image du paradis, toutes espèces réconciliées? Gigi fut sauvée de la rue, et du coup, des griffes d'Hygiène Action qui assassine dans d'atroces souffrances ses congénères de la ville de Cachan avec l'aval tacite par indifférence ou haine abrutie  de tous, commanditée par la mairie de Cachan...Monde ignoble dont je ne veux pas. Dire NON à la barbarie est notre devoir, NON?

Notre rapport abusif aux autres à notre merci est à l'origine de bien des déboires.

Nous nous voyons civilisés alors que nous faisons la preuve du contraire, en temps de guerre certes, mais tout le temps avec les animaux.


Nous avons tendance à oublier la morale dès lors que la loi ou le climat, par effet de foule, nous y autorise, que dis-je, ne nous y incite. Or, pour faire partie du groupe humain, la foule des hommes veut que vous en passiez parfois par des rites d'initiation tout comme le font les "sauvages".
Pour en être, pour que les autres acceptent notre identification à leur groupe en s'identifiant à nous, bien souvent, on doit montrer sa capacité à faire souffrir, à tuer, à affronter la bête, qu'on dit. C'est le partage du repas carnivore qui représente le mieux ça, au quotidien. Bien des gens, souvent des hommes, ne veulent reconnaître avoir mangé que s'ils ont eu au repas un animal.

Or cette bête n'est que la représentation de nos pulsions, et du père de la horde primitive, et là, je m'adresse à ceux qui ont lu "Totem et Tabou" de Freud. Et si, en effet, il y a une bête à mater, ce n'est pas un animal extérieur porteur imaginairement de ces violences qu'on lui attribue, comme le disent les aveugles amateurs de corrida et autres barbaries. C'est ce qu'on n'ose pas voir en soi, ce qu'on appelle "la bête" , c'est à dire le diable qui  est dans un de ses sens  l'indécence.

Ainsi, , au lieu de s'interdire la cruauté, l'humain a mis son tabou sur la sexualité! D'où la profondeur plus révolutionnaire qu'il n'y paraît du slogan soixante-huitard: "Faites l'amour, pas la guerre". Accepter sa sexualité quand elle est respectueuse du désir de l'autre, c'est pacifier ses pulsions. Or  c'est difficile à l' humain. Il a voulu réglementer ça, le légiférer, en faire un tabou, se souciant moins de la loi éthique que de ses ébats dont les bonobos montrent bien pourtant la fonction pacificatrice. Ça me paraît nevrotique de ne rien voir de mal là où il y a violence sur les "à notre merci" comme les animaux et de s'offusquer d'un gros mot qui est souvent un terme sexuel ou animal!(le tabou du mot gueule ravalé au rang de gros mot  est édifiant).

Il faut cesser de s’aimer soi-même plus que les animaux et regarder un peu ce que nous sommes à travers ce que nous acceptons d’ignoble du monde humain et qui est la bête en réalité. Je n’ai qu’un mot d’ordre: "Commence par changer pour que le monde change." On peut y ajouter: N’accepte jamais la souffrance des faibles car tu peux les aider, quoique tu en croies.
Allez, sachons le, le monde ne changera que si chacun reconnaît SA responsabilité et SON devoir.
On n’attend pas le paradis terrestre ou céleste, on le CREE!(I)

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Comprendre la philosophe E de Fontenay?

21 Novembre 2010, 08:34am

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Publié par Jo Benchetrit

Comprendre la philosophe E de Fontenay?
Il faut voir que,  contrairement aux humains classiques, elle inclut dans sa réflexion sur l’homme, les animaux, et sur les animaux, l’homme, sans que ce soit par le fameux leitmotiv imbecile du propre de l'homme. Est-ce cela ou pour autre chose qui fait qu’elle ne développe pas le discours paranoïaque, manichéiste,  qu’on retrouve dans celui des révolutions de type marxiste ? Elle ne développe pas de clivage entre les bons animaux et les méchants hommes.

Elle ne veut pas léser l’homme, et sa compassion va tout autant à lui qu’aux animaux , ce qui gêne les 2.  Ceux qui défendent les bêtes  attendent un discours plus musclé de la part  de la philosophe qui a commis un ouvrage  précieux pour leurs recherches, rare de la part de quelqu'un de son niveau, « le silence des bêtes ».  mais cela ne peut pas plaire trop non plus aux  exploiteurs d’animaux, aux tortionnaires, en un mot aux hommes moyens, majoritaires, idéologiquement blindés par la notion d’un animal d’essence fait pour eux.  Ceux-ci ne veulent pas penser que les animaux  sont des sujets, vulnérables de surcroît, et dont ils auraient le devoir de s’occuper afin de ne plus (trop) les léser, de les protéger, y compris d’eux, ce qui donne à la lutte revolutionnaire pour la liberation des animaux une structure moins paranoïaque.
Ce qui mène  E de F à bien des pirouettes, à faire du funambulisme. L’avantage premier de cette position éthique inconfortable est celui-ci : ne pas heurter le monstre qui, en l’homme ne cherche que son intérêt, à savoir sa satisfaction pulsionnelle. Lui permettre d’être quelqu’un qu'on va inviter plus que d’autres, plus radicaux, sur les ondes. Une neutralité de bon aloi qui ne fait pas peur. Un discours dénotant d’une grande culture, pas toujours facile à comprendre, qui fait penser à l’auditeur moyen que ce qui est dit est intelligent, mais néanmoins pas complètement obscur, et surtout n’est pas révolutionnaire, et donc ne veut pas créer de changements déstabilisants. Du coup, peut être ne créera t elle pas de résistance car l’homme déteste à avoir à changer et, sur ce point, elle ne prône que de tous petits pas, faisables par tout le monde, dans l’attitude qui consiste à ouvrir peu à peu les yeux, sans pour cela voir une image de soi trop dévalorisée.

L’avantage  premier de cette recherche de bienveillante neutralité est de faire passer des idées neuves, enfin toujours et semble-t-il neuves du fait qu’elles sont oubliées, plus que refoulées, forcloses,  dès qu’entendues. Regardez donc combien son livre le démontre : les grands hommes dont il  s’agit, et qui ont eu entre autres un discours sur les animaux n’ont laissé de traces dans les esprits que sur ce qui ne concerne pas ces derniers !

Sauf lorsqu’il s’agit de les conforter dans l’idée délirante et qui a atteint son climax avec  Descartes et ses amis comme  le sadique Malebranche que l’ animal   est un objet animé de reflexes , un meuble capable de se mouvoir de lui-même, comme le dit encore, en 2010, le code civil ! Ou comme les textes de La Fontaine où l’animal n’est qu’un support pour parler des hommes.

Je ne pense pas qu’E de F soit une stratège volontaire. Je pense qu’elle fait s ce qu’elle peut, vue ce qu’elle est , ce qu’elle a vécu, vue qu’elle ne veut pas heurter ceux qu’elle aime et qu’elle sait combien la lutte pour les animaux crée des inimitiés. Et pourtant, comment faire pour prôner une révolution telle que celle qui vise à libérer les animaux de notre joug sans heurter le réactionnaire en soi ?  car toute lutte révolutionnaire  vise à transformer non seulement les rapports entre exploiteurs et explpités, mais à se changer soi-même, car l’homme est un être multiple. Aucune personnalité n’est qu’unifiée. Certes, l’image que nous en avons est une. Mais si on pratique la psychanalyse ou la simple introspection honnête, on se rend compte que nous ne sommes pas fait d’une seule pièce. D’où la magnifique trouvaille de la dialectique thèse, antithèse synthèse, qui fait que celui qui écrit doit  être l’avocat de chacun , y compris de son ennemi. Ensuite, la synthèse signifiera que rien n’est simple, mais est simplifiable en prenant chez l’un et l’autre ce qui est le meilleur à nos yeux.

Tout ça, c’est bien beau, mais en attendant, les animaux souffrent. La souffrance ne chôme jamais. Or elle est le plus souvent due à l’action des hommes. Alors, qu’est-ce qu'on fait ? On attend gentiment que les hommes se donnent le mal d’essayer défaire un petit effort ? Lorsque quelqu'un se noie, alors que vous êtes endimanché, attendez vous doucement de   bien réfléchir d’abord à ce qui est mieux pour vous,   mouiller vos beaux habits, en changer pour de moins chers, ou passer votre chemin sans  rien voir ?

Or, en ce moment où confortablement chez moi, je pense à eux, des milliards d’êtres sensibles, aussi vulnérables que vos enfants, sont en train de s’enfoncer dans des situations que vous ne voudriez pas pour votre pire ennemi(enfin, si, vous le voudriez, mais n’oseriez pas le dire !). Alors, combien de temps allez-vous réfléchir pour savoir si vous n’allez pas trop souffrir de  changer vos habitudes ? Combien de milliards d’animaux dont chacun est un sujet ^ris d’angoisse intolérable, de douleurs atroces, combien attendrons nous encore pour ne pas souffrir, nous de légers changements dans notre vie? IL suffit d’un peu d ‘imagination pour éviter d’utiliser les animaux. Les vegans y arrivent bien, eux. Alors, pourquoi pas tout le monde ? Pour que tout le monde (monde est étymologiquement : propre) abandonne l’immonde en soi, il faut troquer le reflexe humain : j’ai tout les f droits, je suis prioritaire, par un : nous sommes tous sur le bateau de la vie. Ce n’est pas facile. Mais  ça peut aussi être jouissif. Simplement, au lieu de jouir au détriment des autres, ils faudrait juste avoir une attitude de partage, de compréhension que nous sommes des êtres  pour vivre mais aussi pour mourir et que nos droits s’arrêtent  à ceux des autres et nos devoirs eux, commencent  quand l’autre a besoin de notre aide, comme nous pouvons avoir besoin un autre jour de  la sienne, et ce, sans que personne n’en soit lésé. Le seul sacrifice, de toutes les façons,   qui vaille n’est pas celui qu’ont inventé les hommes par peur d’un être suprême sévère  qui les punirait, eux de leur vilénie, est le seul sacrifice rédempteur, le seul acceptable par la morale, et c’est le sien pour l’autre.

Et pourtant, vous qui sacrifiez  les autres pour vous, pour votre salut, vous vous sentez bons. Enfin, vous vous savez égoïstes, jouisseurs même si ça nuit à autrui, mais vous vous trouvez au final plutôt mieux que  d’autres. Mais vous voulez faire en vous la synthèse de toutes les positions. Du coup, vous ne vous mouillez pas et vous laissez le mec ( cad le monde, les animaux, vous...) se noyer pour épargner vos belles habitudes comme vos beaux habits. 

Mais dire cela fera peut être  moins avancer les choses que la position d'Elisabeth de Fontenay qui, petit à petit arrivera peut-être  à creuser dans la certitude mégalomaniaque  et autiste de l’  humain moyen le salvateur trou du doute de soi.

 

On saura alors que certains encore souffriront, mourront…puisque dans tous les cas, notre travail est immense devant le tsunami de l’ignominie des hommes.

Mais sommes nous certains d’être sur le même projet ? Entre Mme de Fontenay et moi, il peut se faire sentir des différences douloureuses. Par exemple, je n’aurais jamais pu dire la dernière phrase, en particulier les   3 derniers mots de cette interview alors que j’adhère  évidemment avec   la fin de la 1° qui signale l’urgence de s’occuper d’interdire  les élevages intensifs et de tout ce qui va avec:

(…) je  crois qu’il appartient à des gens qui ont fait politiquement leurs preuves, non pas de mélanger hommes et bêtes, en disant trop abruptement qu’il y a entre eux une communauté de destin, mais de dénoncer, au titre de l’humanité de l’Homme, de la solidarité des vivants et de la lutte contre le commerce mondial, l’élevage intensif en batterie et certains modes barbares de transport et d’abattage. Cela me paraît plus urgent que de combattre la chasse ou la corrida qui, comme les sacrifices antiques, ont un riche contenu anthropologique.

Elisabeth de Fontenay, larges extraits d’un dialogue avec Jean-Marie Brohm, Philagora , 2001. http://www.vacarme.eu.org/article764.html

 

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L'avènement de l'Autre comme personne: la morale.

9 Juillet 2010, 06:45am

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Publié par Jo Benchetrit

Le développement de l'enfant est apparemment linéaire. Il va d'un point A à un point B. De la petite enfance amorale, riche en fantasmes et hallucinations d'un monde qui serait fait rien  que pour le bébé, régi par le principe du plaisir, vers un état plus digne, plus noble, qui respecte l'Autre sous toutes ses formes.
Les pulsions partielles s'y réalisent de manière débridée.
Il n'y a pas de bien, pas de mal au sens courant de la morale. il y a juste une personne pour qui le bien , c'est ce qui lui fait du bien, que nous appellerons de manière kleinienne la bonne mère, et le mal, ce qui s'oppose à son bien-être immédiat, la mauvaise mère. Ce  qui échappe à sa maîtrise, donc, et qui,de ce fait, contrecarre son désir de complétude jouissive est vécu comme ennemi persécuteur. Peu à peu, l'enfant va sortir de cet état de non conscience morale à la conscience que l'autre a autant de droit que lui, de par sa subjectivité. ce qui constitue le substrat de toute conscience morale réelle.
L'avènement d'un sujet détaché de  l'Autre va de pair avec l'avènement de l'Autre comme personne, comme être qui existe en  dehors de lui et sa jouissance.
La mère, son Autre privilégié, celui ou celle qui s'occupe de lui, devient peu à peu autre chose qu'un support au puzzle de ses objets partiels.
Comment ce changement s'opère-t-il? Magnifique signifiant, il "s'au père" de par la fonction paternelle qui, elle, préexiste à la fin de l 'oedipe où on la re-père dans l'interdit de l'inceste. Cet interdit signifie: tu ne peux jouir de ta mère. Elle désire ailleurs pour sa liberté et pour la tienne qui peut aller voir le monde pour rechercher de quoi   combler le désir né de ce refus.
Sans jamais l'atteindre, car ce serait en mourir  en tant que sujet de ton désir.
La fonction paternelle est repérable dans l'éducation, ce qui passe par des sevrages successifs. Elle est ce qui sépare.  Le nom du père est c e qui, en la mère, dit NON à la toute-jouissance basée sur la toute-puissance fantasmatique du tyran bébé.
Le développement de l'enfant est donc un développement moral, pour ne pas dire politique. Il est en effet ce qui va de la tyrannie à la démocratie.
moral car il est ce qui sort l'enfant d'un état barbare où l'autre est là rien que pour lui, à un état civilisé qui tient compte de l'autre comme être désirant et ayant un vécu détaché du vécu de l'enfant. l'Autre voit le monde de sa fenêtre.
Mais alors, me direz vous, pourquoi ça ne fonctionne pas? Pourquoi le sujet humain est il, même adulte, en susceptibilité de  barbarie?
C'est là tout le problème que je propose d'étudier ici.


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La guerre contre les animaux a tué l’humanité..

8 Août 2009, 15:45pm

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Publié par Jo Benchetrit

Auto-psy d’un ratage :

  Ou comment la guerre

 contre les animaux  a tué  l’humanité..

 

 

Acte 1 : la guerre dans le réel.

Cette guerre n’est pas toujours consciente aux yeux des hommes, déni oblige. Le front est partout, protéiforme.

D’abord dans l’utilisation des animaux :
A. Alimentation

B. expérimentation animale : pour la recherche fondamentale, la santé, la guerre, les tests divers et cruels pour les produits corrosifs d’entretien,

C. compagnie, chiens de garde, chats mangeur de souris, chasseur de rats, oiseaux en cage, poissons en aquarium : pb de la domestication des espèces.

D. distraction :

  Equitation, cirques, dressage, zoo, delphinarium, chasse, corridas et autres jeux taurins, combats d’animaux, etc.

Ensuite dans leur non-utilisation :

Malheur  à eux :

 

  1. si on ne voit pas à quoi ils servent et qu’on les trouve, en prime, gênants.
  2. ou si l’abandon de leur utilisation en fait des êtres désadaptés,  car rendus par le désastre de la domestication, et ce, de manière irréversible, eux et leur descendance, dépendants des hommes et dans leurs pattes: pigeons, chiens et chats abandonnés qui couvrent le monde dans notre ombre, affamés et tristement coupés de toute capacité à se débrouiller seuls.
  3. Ou dans la « gestion » des espèces sauvages, car l' homme, ce grand perturbateur de la nature, qu’on commence à entrevoir comme un des plus grands si ce n’est le plus grand fléau que les vivants aient eu à subir depuis 3 milliards d’années, se pique d’être gestionnaire  de ce monde qu’il considère comme sien.
  4. Ou encore s’ils sont décrétés nuisibles et/ou  proliférants selon un langage politiquement correct.

Chaque activité concernant les hommes et les animaux se paie  d’une grande souffrance animale. Quelques olibrius, des gens qui ne peuvent de par leur sensibilité, leur lucidité sur ce point , rester passifs et indifférents, voire jouisseurs du malheur de ces plus autruis des autruis(E. de Fontenay) se sentent investis d’une mission souvent périlleuse: celle de protéger  les « improtégeables » selon la norme. Du coup, ils semblent aux yeux des autres des déviants, de anormaux. Et il faut l‘être un tant soit peu pour nager ainsi à contre- discours courant qui, on le sait, donne le la de la norme.

Je vous assure que les protecteurs se donnent un mal de chien à accomplir sans  cesse ce qui ne paraît aller de soi qu’à eux et à quelques autres, sans plus. Le mal que l’on fait aux animaux, dites-vous ? , leur rétorque-t-on. Mais ce n’est pas urgent. Sachez qu’il y a toujours une autre urgence, celle du malheur des hommes. Sous entendu : nous faisons   ce que nous voulons aux bêtes, en attendant Godot, et fichez nous la paix.

 

Résumé du problème que rencontrent les défenseurs des animaux.

On les contraint sans cesse à expliciter des choses qui vont de soi, en particulier à démontrer que la réponse à la question :

Pourquoi c’est mal de faire du mal ? est bien :
Parce que ce n’est pas bien.

Pourquoi cette vérité universelle n’est-elle pas admise quand il s’agit de faire du mal aux animaux ? Il y a une réponse, assez simple : l’animal, cet objet subissant le mal  que les hommes ont décidé de lui faire subir, ne bénéficie pas de  la protection  minimum  dont les hommes pensent pour leur part qu’il est normal qu’ils en aient un droit exclusif.  Ce   qui fait qu’envers les bêtes, le curseur de la norme est sur le mal, le bien qu’on leur fait allant jusqu’à choquer certains qui y voient là une marque de pathologie ou pire à leurs yeux, d’une malveillance misanthropique vis à vis du genre auto-décrété malgré ça, « humain ». Il faut dire que la morale humaniste qui  a cours est de donner comme bien le fait d’aimer le genre humain, même lorsque celui-ci se montre dans sa terrifiante et haïssable spécialité :l’inhumanité. Ainsi, l’homme a tout loisir d’être bestial avec les bêtes sans penser y perdre le melting pot de vertus contenu dans le signifiant magnifique et si mal t’à propos d’« humanité ».

Acte 2. La guerre des mots.

 

L’humanité et la bestialité sont des signifiants qui s’opposent selon les usages en cours.

Il plane dans la nature une odeur de souffre.

L’homme y voit le lieu de la réalisation multiforme et sans entrave   de tous les désirs. Comme les animaux ne parlent pas, ou plus précisément pas le  langage des hommes, ceux-ci ont l’impression que les autres espèces sont hors des contraintes (interdit de l’inceste) que leur a imposées l’accès au symbolique. L'homme voit dans les autres animaux des êtres sans l’obligation qui lui est faite d’être ou plutôt de paraître d’un bon niveau moral. La morale en question n’est pas nécessairement si morale que ça et peut simplement se contenter de la résignation au  code  de bonne conduite de sa société. Ainsi, ils  voient dans la nature et particulièrement dans le reste du règne animal comme une obscénité. De là est née  d’ailleurs  la notion de bestialité. Est bestial celui qui se montre amorale, incapable de contrôler ses pulsions, sans aucune limite d’aucune sorte, en particulier   celle du minimum de respect dû aux autres. L’idée  est donc qu’on pourrait jouir sans ce reste   d’insatisfaction  qu’on connaît tous fatalement si on pouvait aller au bout de son  désir. Et quel est-il ce bout, si on n’est plus soumis à la limite imposée par les règles du respect des autres ? Je vous le demande. Peut être ne le savez-vous pas. Pour le savoir, il faudrait qu’avec les gens, nous ayons parfois l’opportunité de le vivre, ce sans entrave Mais cela n’arrive pas dans notre quotidien. On sait bien certaines choses , « d’instinct ». Par exemple qu’on serait bien capable de tuer ceux qui dérangent nos ambitions. Les hommes, du coup, font tout pour maquiller leur appartenance à ce règne animal auquel ils attribuent  par projection ce qui est en eux, qu’ils refoule ordinairement, et qu’on appelle le mal.  Cette dissimulation de son animalité est donc en fait une tentative d’ignorer ce qui est le plus humain, pourtant, à savoir ses pulsions qu’ils voient comme la bête en eux.  Cette rupture volontaire d’avec le règne animal trouve dans la Bible un belle métaphorisation : après le péché originel, Adam et Ève doivent sortir du paradis où ils étaient à égalité avec les autres espèces. Souvenons nous que dans la Genèse 1, les animaux étaient déjà créés avant  Adam, et que dans la Genèse 2, ils le furent après, pour lui tenir compagnie. Mais comme ça ne suffisait pas, Ève fut créée à son tour. Rappelons que c’est sa pulsion cognitive, c'est-à-dire sa curiosité, qui fut le ver dans la pomme de ce système bien huilé.

Dans les 2 cas, ces créatures, les hommes et les animaux ne se mangeaient pas entre eux, la mort n’existait pas,  et tous vivaient, selon la  très intéressante formule, « en bonne intelligence. » Et ils ne supportent plus  leur nudité qu’on pourrait dire animale, comme si le corps était l’animal en soi, mais comme si il fallait en avoir honte.
Tout dans notre humanité montre la honte de l’animalité comme illustration de ce qui fait tabou, à savoir la sexualité qui nous dévoile comme animal. Tout est fait pour    la faire disparaître sous les vêtements. Ce qui est amusant à noter, c’est que le refoulé du sexe revient dans les vêtements sous la forme de la séduction érotique qui fait de la mode un moyen de plaire à un éventuel partenaire.  Mais le rire s’arrête vite lorsque l’on constate qu’aux yeux de certains, le comble de la séduction du vêtement féminin , crut se voir dans la peau volée aux bêtes écorchées et suppliciées pour cela : la fourrure. Mais avouez que c'est un comble que ce
retournement , cette vacillation humaine qui ne peut voir dans la sexualité qu’une façon d’être une bête.

Cacher sa sexualité en niant son animalité fait revenir le refoulé sous la forme obscène et terrifiante de cette industrie barbare.

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Qui est fou? Le juste et résistant? Ou celui qui est dans la norme?

21 Mai 2008, 07:28am

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Publié par Jo Benchetrit

« Le monde est fou, et ce serait être fou par un autre tour de folie que de ne pas être fou. »

Blaise Pascal.

 

Cette phrase me semble absolument adéquate au sujet qui m'occupe : la façon de se comporter de l'espèce dite humaine (expression en soi assez folle quand on sait de quelle  singulière inhumanité nous pouvons nous prévaloir)  dans le monde. Son rapport aux autres espèces, issu d'un rapport à la Nature absolument abusif est d'une qualité particulière, celle qui, chez l'enfant, créerait la psychose : notre relation à elle n'est en rien triangulée par la limite de la Loi. Quand je parle de Loi avec une majuscule pour la distinguer des   lois écrites par les hommes, je parle de ce qui, en conformité avec   la morale, permet à tout un chacun de vivre en tranquillité. Ce qui signifie à l'abri de ce qui nous menace, les  pulsions destructrices des autres hommes ... et même des siennes. Cette Loi est appelée interdit de l'inceste.

Cependant, m'objecterez vous, on a des lois. Et ces lois, de plus en plus peut-être, régissent un certain nombre de choses dans notre relation à la nature et aux autres espèces.
Certes, et, en effet, une prise de conscience de plus en plus    aiguë   de ce notre action destructrice semble être  en train d'émerger.
Mais pour le moment, à part la  protection d'espèces anéanties par nous et où il ne reste que   quelques exemplaires, je ne vois guère de lois qui protègent vraiment les animaux.
Oui, on a réussi à avoir en France une loi dans le code pénal qui reconnaît les animaux comme êtres sensibles. Mais il y a dans cette loi un vice : il ne faut pas les faire souffrir "sans nécessité" ! Donc cela exclut de la sanction les souffrances inhérentes à l'élevage, à la recherche, au dressage etc. en un mot toutes les  souffrances qui nous sont utiles ou agréables, ou les 2. Cette loi est donc, si ce n'est tout-à-fait fantoche, parfaitement au service de la folie de notre société , qui veut que ce qui est bien pour l'homme soit considéré comme étant bien.

Il me semble clair que si une boussole morale prend pour le Nord du bien celui qui s'accorde au bon plaisir d'un prince, on n'est plus dans une politique respectueuse de chacun mais dans un système servant un seul, l'homme, ici en place de ce que nous repèrerions comme une tyrannie si ce n'était pas des animaux qui en pâtissaient mais des hommes. C'est ici que se structure la folie des hommes, à partir d'une morale qui n'est qu'un canada dry de morale, une imposture au service du fantasme des hommes « de le valoir bien », une mégalomanie qui n'inquiète que les gens de la  marge, ceux qui sont, eux, vus comme fous par la folie des hommes.

Ce texte est un appel à faire le choix de la résistance à la tyrannie et une explication que ce qui est soi-disant bon pour les hommes n'est qu'une jouissance meurtrière tant pour leurs victimes que pour eux-mêmes.

Le  nazisme est une forme d'inceste. On doit rester entre soi, ne pas se mélanger (ici, à ce qui n’est pas aryen), ce qui est contraire à la fonction de la Loi qui demande que l'on ne se marie pas entre soi. En ce sens tout racisme et par extension tout ostracisme est incestueux. pour vivre il faut fur l'inceste qui vous pllace sous le signe exclusif de la jouissance barbare, celle qui sert son Dieu Thanatos.

Il est étrange que la nature non plus ne soit pas incestueuse en général. L’explication donnée classiquement veut que l’on s’attarde sur la génétique. En effet les animaux qui se reproduiraient en famille ne pourraient le faire  longtemps, à cause des tares qui, se retrouvant dans  les 2 doublent leurs chances de les voir apparaître et finir par rendre stérile la descendance.

Or la Loi protège également des pulsions perverses de la petite enfance. A l’inverse la tyrannie nazie demande à ce que ces pulsions soient satisfaites obligatoirement. De manière suffisamment autoritaire pour que le Moi des sujets ne soit pas en conflit avec leur surmoi. Car du fait que le tyran se substitue au surmoi post-oedipien en reprenant les injonctions du 1° surmoi celui qui impose jouissance au petit enfant pervers polymorphe, le sentiment de culpabilité disparaît et on se retrouve devant une psychopathie sociale. Pour reprendre l’exemple criant (et même vociférant !) du nazisme, tout ce qui est interdit par la Loi, comme réduire l’autre à un terrain de jeu pour sa jouissance perverse, puisque violer, tuer ou torturer  était devenu le devoir de tout « bon aryen », avec et sans jeu de mots.

La boussole morale était tout entière orientée vers le nord de la maladie mentale du clown Hitler,   qui prenait pour bien le bien de l’humanité, l’aryen n’étant pas une race d’homme parmi d’autres mais   LA    race, que dis-je ?  L’Espèce Humaine. Homo Sapiens Sapiens .Du coup, ce bien se définissait par l’élimination de la tentation de s’accoupler avec les non aryens, donc les faux hommes dont les juifs étaient, du moins dans un 1° temps, les plus dangereux pour l’humanité et estampillés du cigle infâmant aux yeux spécistes de "non-hommes", exprimé par le terme « sous-hommes », donc d’animaux. Et pour éloigner le désir fatal à notre « sainte » humanité-- humanisme oblige-- seule l’élimination des objets libidinalement convoités aurait un pouvoir salvateur.

 Le mot d’ordre du nazisme qu’on retrouve dans Mein Kampf c’est qu’il fallait débarrasser la terre de l’espèce juive polluante de l’espèce humaine en voie de disparition aux yeux pourtant pas bleus d’Adolf le brun identifiant comme seuls hommes les blonds aux yeux bleus…Il est assez « comique » de voir des arabes comme le grand Mufti de Jérusalem unis à Adolf pour   et par le pire : la haine des juifs qui, pour Adolf étaient symboles  de la brunitude dégénérante menaçante. De même il était quand même étonnant et assez daltonien de la part d’Adolf de ne pas voir sa propre brunitude et la blonditude, yeux bleus de nombre de  juifs.

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Mai 68 n'est pas fini.

28 Avril 2008, 21:50pm

| 

Publié par Jo Benchetrit

 J’ai   vécu de manière assez active Mai 68, mais pas à la manière plus musclée des « camarades » de Paris. J’étais à Strasbourg, fief situationniste.
Assez brutalement, mais verbalement, les situ m’ont fait comprendre que je m’identifiais à des vérités idéologiques illusoires et qu’il convenait de repenser le monde, chacun pour soi, en faisant sa propre autocritique, qui devait avant tout déboucher sur une révolution personnelle.

Ça  m’a influencée toute ma vie, même si je trouvais qu’ils attigeaient quand, pour nous démontrer, si, comme je le fis, nous protestions,  que nous nous identifions à des objets, ils délabraient les plafonds de la fac (et en plus,  sans doute, y avait-il là de l’amiante que leur petites mains militantes avaient dû mettre à nu !).
De   cela j’ai gardé une morale qui me fait privilégier toujours les vivants sur les choses ce que notre société ne fait pas du tout, n’hésitant pas à massacrer des espèces entières pour ne pas avoir de possibles (et le plus souvent imaginaires, et en tous cas rien en face de ce que produisent les activités humaines) dégradations. Les  pigeons des villes persécutés en savent quelque chose.  Une injonction  sur les murs de la fac  «  Celui qui parle de révolution sans faire la révolution de sa vie quotidienne a un cadavre dans la bouche. » Debord, m’a influencée.
Ainsi, je me suis toujours attachée depuis à rechercher une cohérence entre ce que j’énonce et ce que je fais ...Mais parfois ça rate, bien sûr, je ne suis pas une superwoman. .

Les soixante-huitards, en tous cas, se sont habitués  dès cette époque à ne pas prendre pour argent comptant ce qui se dit depuis des lustres sur le monde et les rapports entre les êtres, limitant hélas ceci de manière générale à ce qui se passe entre les humains, car le malheur veut que le plus gros morceau de cette idéologie empêcheuse de penser, l’anthropocentrisme est rarement mise en question. Les luttes qui à partir de ce moment-là se fomentèrent allaient de soi vues de ce point d’où plus rien n’allait de soi des évidences du passé.
Il nous fallait arrêter de voir le monde avec les lunettes obscurcissantes de l’idéologie dominante. Le monde tel qu’un discours courant nous le décrivait était entièrement à réinterroger, pour le percevoir enfin tel qu’il était, et non tel que l’on nous le décrivait

Ainsi, nous avons demandé l’égalité entre hommes et femmes, alors que tout un chacun imaginait les femmes inférieures sur bien de points aux hommes.

Nous avons demandé à ce que la sexualité ne soit plus taboue. La révolution a bien eu lieu, celle des mentalités, mais en ne sortant pas du cadre humaniste, nous avons entièrement fait foirer la véritable possibilité d’une réelle…EVOLUTION des hommes.
En oubliant les animaux, les révoltés ne faisaient donc là qu’une lutte corporatiste, celle des hommes défendant leurs intérêts ommettant par là-même que ce que nous recherchions était une révolution éthique. Or l’éthique du corporatisme n’est rien d’autre que celle de la charité bien ordonnée qui commence par soi-même. Admettons. A présent, il serait bon  de continuer le travail…La charité pour soi, les droits de l’homme, on en connaît l’importance. Je ne dis pas que le monde a changé au point que les luttes entre les hommes et pour les hommes ne seraient plus utiles, hélas…Mais il est temps d’ouvrir les yeux sur ce que nous faisons aux autres vivants sensibles dans le même temps. Ce que nous faisons aux autres espèces, c’est quoi, alors ? Je ne répondrai que par cette phrase : quand on parle d’impensable cruauté, si on en voulait un symbole, on ne pourrait qu’avoir l’embarras du choix dans  le traitement réservé par nous à la majorité des autres animaux.

 Je n’ai pas fait une révolution violente comme à Paris, car j’étais à Strasbourg. La violence, très peu pour moi. Et pourtant, cette terrible oppression des animaux est dénoncée depuis des millénaires par des auteurs, et pas des moindres, et certainement par des anonymes, inconnus   qui, comme certains d’entre nous, ont réussi à sortir  spontanément du narcissisme qui fait que la majorité des hommes ne ressent pas d’émotion  compatissante envers les autres espèces, certains n’en ressentant jamais, si ce n’est pas eux ou leur proches qui souffrent.   

Or les millénaires passent, des milliers d’espèces sont soit déjà occises jusqu’au dernier, soit en voie de disparaître, le tout  de notre fait.

Il est évident qu’il ne faut plus se contenter de déplorer. Les mentalités doivent changer.

L’évolution est en panne. Passons à la vitesse supérieure, celle qui s’attaque aux fondations. Un immeuble avec des fondations mauvaises finit par s’écrouler…Aussi pénible que cela soit de laisser volontairement ses privilèges, il n’y a pas d’autres solutions que la révolution du rapport aux animaux pour se prémunir de cette fondement.

Passer de l’homme centre de l’univers, avec Copernic, à l’homme centre et maître de la nature, supérieur et distinct des autres animaux,  ne fut pas un  réel progrès. Lorsque l’homme abandonnera le narcissisme qui lui fait croire que son image est si belle que lorsqu’il se mire, c’est Dieu qu’il voit, il ne risquera plus la fin tragique de Narcisse, mort noyé dans le fleuve qui reflétait celui dont il était amoureux, son image.

L’homme a un tropisme positif pour la position « nombril du monde ». Le problème, c’est que les tropismes sont parfois dangereux, surtout quand l’homme est passé par là, comme le drame de celui des papillons pour la lumière.  Regardez les avec d’autres insectes volants pris dans les globes de nos lampadaires, brûlés par nos ampoules. Il en est de même pour les hommes qui se brûlent les ailes en étant éblouis par eux-mêmes, leur valeur auto-supposée supérieure à celles des autres animaux les met en position d’avoir une attitude sans morale avec ces derniers, ce qui finit par se donner les même droits si les groupes humains dans son collimateur sont animalisés.

Dans  cette logique, tout ce qui est fait pour les hommes est réputé bien. Sacrifier des millions d’animaux dans les laboratoires, si c’est pour les hommes, c’est bien,

De même si c’est pour « éduquer » ou distraire les enfants comme les zoos, les cirques…

La liste est longue des monstruosités faites au nom du bien, ce qui est ahurissant pour tout être logique.

C’en est au point que de notre point de vue, le monde a envers nous des devoirs, et nous, en retour, exclusivement des droits. Ce que est le comble de l’absurde. Car s’il est une espèce qui devrait avoir des devoirs, c’est bien la nôtre, du fait qu’elle a mis le monde à feu et à sang et à sac. En effet, si on cherche à tout crin un  propre de l’homme…celui de sa nocivité extrême sur les conditions même de la vie sur terre me semble prouvé.

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