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Psychanalyse et animaux.

Inhibition scolaire: le lien infernal enseignants- parents-enfants, la transmission de l'angoisse.

28 Avril 2005, 22:00pm

Publié par Jo Benchetrit

Mauvais aiguillage de Google:Lien sur Casas:

 

http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/article-3402146.html


 

La barbarie va se loger partout. Même dans les rapports familiaux les plus anodins.
Un enfant qui fait ses devoirs ou qui apprend ses leçons, quoi en effet de plus banal? Dans ma lutte contre les habitudes génératrices de barbarie, je vous livre le résultat de mon expérience : dans bien des cas, la pression des parents sur le travail scolaire mène l'enfant à perdre confiance en lui.

Le travail scolaire devient tellement angoissant, puisque pris dans la demande amour et de reconnaissance de l'enfant et sa hantise de décevoir que  celui-ci ne supporte plus d'apporter de mauvais résultats. C'est comme un problème d'impuissance.

Rater un "sexamen", si vous voulez!. Du coup, sous le regard omniprésent de ses parents, qui agit même en leur absence  par anticipation du moment où il montrera ses résultats, il perd ses moyens.

Faites attention,  car dans le même temps vous risquez de manquer quelque chose de bien plus important pour lui et pour vous. Vous pouvez être en train de l'isoler, de le rendre méfiant par rapport à vos réactions, au point qu'il ne se confierait pas à vous  en cas de problème. Il peut rencontrer des situations critiques où vous seriez pourtant indispensable. Vous risquez aussi de fabriquer un enfant dépressif, et qui ne vous parlera pas. Sachez que c'est dangereux. Si un jour, il croise quelqu'un qui le valorisera, il le suivra peut-être. Et qui sait si cette personne sera quelqu'un de desinteressé?*

Parents, pensez-y avant de faire travailler votre enfant de manière impitoyable, persillée parfois des remarques sarcastiques qui sont destructrices, même si elles le sont le plus souvent à votre insu. D'autant qu'on en arrive à une ambiance familiale insupportable pour tous.

 

 

 

Aussi, parents, n'écoutez pas les enseignants qui vous demandent de faire travailler vos enfants surtout si ils souffrent déjà d'inhibition scolaire...et sachez qu'on en voit de plus en plus,des enfants intelligents mais qui, sous le régime de l'angoisse, sont bien en dessous de leurs capacités.

 

Mais comment  le sait-on ?

Il y a certains indices dont celui-ci, à mon avis est infaillible : si votre enfant connait sa leçon à la maison et est incapable de la restituer à l'école.

Interrogez-vous alors sur la possible terreur que vous faites régner sur lui.

Mettez vous dans sa peau. Comme le disait Dolto, si votre conjoint vous engueulait à chaque fois que ça s'est mal passé au boulot, croyez vous que ça vous aiderait

Découvrez le repos du guerrier, dans la famille…enfin…afin que vos petits prennent du plaisir à apprendre, à découvrir.

C'est toujours le même problème: comment susciter l'envie au lieu d'imposer?

Le désir de changer (cf. mes textes sur la barbarie) ou le désir de découvrir de nouvelles connaissances…tout cela doit être source de plaisir. Ça n'est pas suscité par un flicage hargneux. C'est difficile. Mais bien plus simple à régler quand le personnage principal est conscient de ses manquements. Ce qui est bien plus le cas dans cette situation que dans celle qui m'occupe ailleurs que dans cet article.

 

Essayez cette nouvelle façon d'être: elle fait ses preuves avec mes patients. Vous n'avez rien à perdre s'il travaille déjà mal et que votre méthode, plus ou moins à la dure, n'a en rien marché. Essayez donc le havre de paix, les discussions, et surtout, apprenez ceci: vos enfant travailleront mieux si c'est vous qui leur demandez de vous expliquer ce que vous ne savez pas et qu'il apprend en cours.
devoirs.jpgSoyez l'élève de l'enfant, valorisez-le ainsi…Il n'est plus un sac vide à remplir mais un trésor de savoir à vous dévoiler !

Et même si son QI est rase-mottes, vous n'avez que le meilleur à attendre de cette méthode : mettez de l'air à la place du plomb…et il se bonifiera. Et ce  pourrait être surprenant si on est bien dans le cas d'une inhibition scolaire chez un enfant intelligent.

Vous avez tout à gagner: ainsi, l'ambiance sera plus détendue. De toutes les façons, les notes ne pouvaient pas être pires..

J'attends de vos nouvelles pour vérifier qu'avec un cancre on peut faire  un bon élève dans la paix.

Et surtout, n'oubliez pas ceci: nous avons tous besoin d'un jardin secret.

Alors, soyez discret sur les notes, et ne vous sentez pas obligé de tout savoir sur ce qui se passe en classe.

Je voulais également vous signaler que les dyslexiques se trouvent parfois être très intelligents. 

De plus, traiter votre enfant comme un idiot produira sans doute en lui un désastre, un effondrement.

Dans tous les cas: ne donnez pas à l'enfant l'impression que votre vie est suspendue à un fil : ses notes!
Parce qu'au fond, si vous ne pensez qu'à ça et si son désir personnel, ses envies, sa façon d'être heureux vous échappent, et à la limite vous indiffèrent, alors il faut vous questionner sur ce que vous lui transmettez. Et sur ce qu'il va penser de vos sentiments à son égard.
Il peut très bien capter que lui ne vous intéresse pas pour ce qu'il est mais pour la valorisation que vous en attendez pour vous.
Ça arrive, ce n'est pas monstrueux mais il est temps pour vous alors, si vous êtes dans ce cas, de songer à vous valoriser autrement que sur son dos...Et si c'est peine perdue, alors je vous conseil une petite tranche d'analyse.L'enfant n'a pas à être un faire-valoir ni une réparation pour ses parents. Le croire peut détruire cet enfant..Ce qui n'est certainement pas le but des parents...même si parfois ces chers petits, vous les désintègreriez bien...quand ces chers anges vous mettent à cran.

*
Sectes, et même islamistes enrôleurs, leader de bandes, pour donner des exemples classiques, en effet, exploitent le mal-être des jeunes pour en faire des recrus. Le nazisme s'est bien servi au début de leur règne de mille ans(sic)sur des jeunes en mal d'assurance qui, enfin, trouvaient une reconnaissance qu'ils n'avaient pas eu jusque là.
En effet, imaginez que vous ayez de fort doutes sur vos capacités, que vous soyez faible ou destabilisé par ce sentiment, si on vous dit: tu n'es pas nul, mais c'est de la faute de X ou Y si tu ne t'en sors pas...quelle aubaine!
Et si ce X ou Y est un peuple designé comme empêcheur de jouir de ses propres capacités  par usurpation, hé bien vous voilà dans la haine d'un bouc émissaire, les juifs en l'occurence pour les nazis. Actuellement
  des néo-nazis s'infiltrent partout avec le même bouc émissaire.  Ceux-ci, actuellement,  sous couvert de bien des choses, déguisés parfois en amis des animaux comme certains de la FEA, recrutent. Leurs proies les plus faciles? Ceux qu'on nomme "les petites gens". Statut fait de frustrations! Mêlé à une ignorance plus ou moins volontaire de ce qui se passe dans le monde, à un blocage devant la reflexion, leur attirance pour les croyances les valorisant, ce statut est une aubaine pour les recruteurs en tout mouvement basé sur la haine.

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